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The Path of Least Resistance – Apprendre à Devenir la Force Créative de Votre Propre Vie -2

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 The Path of Least Resistance - Apprendre à Devenir la Force Créative de Votre Propre Vie

Phrase-résumée du livre : Notre liberté dans la vie est, comme pour notre liberté de mouvements dans un immeuble, en partie définie par la structure de celle-ci; ainsi pour pouvoir créer sa vie et tendre vers notre idéal, il est préférable de changer sa structure plutôt que de changer nos comportements en restant dans un même cadre ; ce livre nous apprend à le faire en nous montrant comment créer des structures de vie, qui, par leur chemin de moindre résistance – celui qui nous attire inexorablement et presque sans efforts – nous poussent à créer ce que l’on souhaite réellement pour nous-même.

De Robert Fritz, 285 pages, 1984 (première édition), 1989 (édition révisée actuelle).

Note : Ce livre étant extrêmement dense et intéressant, et quelque peu sec (traduisez difficile à résumer :) ), je le publie en deux parties. En voici la deuxième (la première se trouve ici).

Résumé et chronique du livre :

Partie 2 – Le Processus Créatif

  • Chapitre 11 : Le Cycle Créatif (The Creative Cycle)

Il y a trois étapes majeures dans le processus créatif de construction de sa vie et son développement :

  1. La germination. Emplie d’une énergie particulière – l’énergie caractéristique des commencements – cette étape est le moment idéal pour agir. La motivation, l’excitation et l’enthousiasme sont à leur comble. Malheureusement, la plupart des approches du développement personnel se focalisent exclusivement sur cette étape, et bien que ce soit une étape importante et vitale, elle ne suffit pas en elle-même à produire des résultats suffisants. De nombreuses personnes sont accrocs au pic d’énergie lié à cette étape et procrastinent les étapes ultérieures en se dispersant dans de nombreuses activités sans jamais les approfondir.
  2. L’assimilation. Cette étape est cruciale et est la moins évidente du développement humain, particulièrement dans ses phases de départ. Durant cette période, ce que nous avons créé croît organiquement, se développant de l’intérieur et en appelant à nos ressources internes, pendant que nous agissons pour le développer. Nous nous enseignons notre vision à nous-même, vision qui dépasse le statut de nouveauté et devient semblable à un vieil ami. C’est alors que intuitions, idées et connections surgissent.
  3. L’achèvement. Mener à son terme ce que nous créons est une étape que peu de personnes maîtrise. Nous connaissons tous des personnes qui n’ont pas terminés ce qu’elles ont commencés, parfois pour des projets très importants, et cela nous est sûrement arrivé de nombreuses fois. Cette étape se caractérise non seulement par la finition de notre création mais aussi par le fait d’apprendre à vivre avec elle.

  • Chapitre 12 : La Germination et le Choix (Germination and Choice)

La germination ne consiste pas seulement à concevoir ce que nous voulons et à établir une direction vers laquelle nous voulons aller, mais de manière plus importante, à activer les graines de notre création. La manière dont nous activons les graines de notre création est de faire des choix sur ce que nous voulons créer. Quand nous faisons un choix, nous mobilisons de vastes quantités d’énergie et de ressources qui autrement resteraient sans utilisation, et bien souvent les personnes échouent à focaliser leurs choix sur les résultats, ce qui rend leurs choix inefficaces.

Il faut donc apprendre à choisir pour maîtriser cette étape de la germination. Cela revient à apprendre à laisser de coté certaines possibilités pour se concentrer sur celles qui sont le plus susceptibles de nous faire attendre les résultats que nous voulons. A ne pas sacrifier des possibilités nous sacrifierons toutes les autres car il sera impossible de passer aux étapes suivantes et nous resterons bloqués à ce stade.

Il y a selon l’auteur de nombreuses manières de choisir de manière non efficace :

  1. Le choix par limitation – choisir uniquement ce qui semble possible ou raisonnable.
  2. Le choix de caractère indirect – choisir le processus plutôt que le résultat.
  3. Le choix par élimination – éliminer toutes les autres possibilités afin qu’un seul choix demeure.
  4. Le choix par défaut – le "choix" de ne pas faire de choix, afin que le résultat quel qu’il soit semble ne pas provenir d’un choix.
  5. Le choix conditionnel - imposer des conditions prédéfinies aux choix.
  6. Le choix par réaction – les choix conçus pour triompher d’un conflit.
  7. Le choix par consensus – choisir en trouvant ce que tout le monde recommande et suivant les résultats de ce sondage.
  8. Le choix de la possession adverse – un choix basé sur une notion métaphysique brumeuse sur la nature de l’univers.
  • Chapitre 13 : Les Choix Primaires, Secondaires et Fondamentaux (Primary, Secondary and Fundamental Choice)

Un choix primaire est un choix à propos des résultats majeurs que l’on souhaite atteindre. Il ne fonctionne pas comme une étape dans une série d’étapes, mais comme le but ultime. Nous pouvons en avoir dans pratiquement tous les domaines de notre vie : nous pouvons choisir de devenir l’un managers les plus efficaces de notre entreprise, de développer une méthode sûre pour transporter des matériaux dangereux, d’ouvrir une usine à Singapour, de devenir un blogueur professionnel, d’avoir une superbe relation avec notre conjoint(e), une maison merveilleuse, ou des vacances magnifiques.

Un choix primaire est à propos d’un résultat que vous voulez par lui-même et pour lui-même. Si vous avez des doutes sur la nature de ce que vous voulez, entre choix primaire ou partie d’un processus, posez-vous cette question :

- "Ce choix est conçu pour faire quoi ?"

S’il est conçu pour vous aider à réaliser quelque chose au delà de lui-même, alors c’est une partie d’un processus. C’est donc un choix secondaire. S’il n’est pas conçu pour vous amener plus loin, alors c’est qu’il vous amène au résultat souhaité par et pour lui même et c’est un choix primaire.

Exercice pour trouver ses Choix Primaires

  1. Faites une liste de tout ce que vous voulez, de aujourd’hui jusqu’à la fin de votre vie. Incluez à la fois vos envies personnelles et professionnelles. Ne vous limitez pas au possible ou au probable. Traitez cet liste comme un premier jet.
  2. Relisez votre liste pour être sûr que vous avez inclut tous les composants majeurs de votre vie.
  3. Testez tous les points de votre liste avec cette question : "Si je pouvais l’avoir, est-ce que je le prendrai ?". Si la réponse est non, barrez ce point de votre liste. Si la réponse est oui, formalisez ce choix en vous disant "Je choisis ce résultat : <insérez ce que vous voulez>".
  4. Continuez le processus jusqu’à ce que vous ayez choisi tout ce que vous voulez vraiment dans la liste.

Un choix secondaire nous aide à avancer d’une étape vers notre résultat primaire. Si nous souhaitons cuisiner un bon plat (choix primaire), nous irons acheter les ingrédients au supermarché (choix secondaire).

Un choix fondamental est un choix dans lequel nous nous engageons pour l’orientation de notre vie et de notre existence. Les choix primaires ne concernent qu’eux mêmes et les choix secondaires supportent les choix primaires. Un choix fondamental est une fondation sur laquelle se reposent les choix primaires et secondaires.

Si vous n’avez pas fait le choix fondamental de ne pas fumer, alors quel que soit le système que vous essayerez, vous n’arriverez pas à arrêter. Si vous avez fait ce choix, alors n’importe quel système fonctionnera pour vous. Être un non-fumeur est un choix d’existence de base et est très différent du choix d’existence d’être un fumeur qui essaie d’arrêter. C’est un choix fait avec l’âme.

  • Chapitre 14 : L’Assimilation

Cette étape est une des plus naturelles de la croissance et du développement. Nous l’avons tous expérimentés. Alors que nous étions des enfants en train de d’apprendre à marcher, nous avons assimilés les compétences de l’équilibre, de la coordination et du mouvement. Quand nous avons appris à parler, nous avons assimilé et incorporé le vocabulaire et la syntaxe de notre langue maternelle. Et nous continuons à utiliser l’assimilation dans notre vie d’adulte – dans les sports, au travail, dans nos relations et notre vie quotidienne.

Pourtant cette assimilation reste mal comprise.

En effet pendant cette étape, les progrès que nous faisons restent invisibles pendant un moment. Pendant de longues périodes tout se passe comme si rien de significatif ne se produisait. A ce moment où l’excitation de la phase de germination s’est éteinte et où les résultats des nouveaux développements créatifs se font attendre, de nombreuses personnes abandonnent. C’est à ce point que tant d’étudiants abandonnent leur instrument de musique, à ce point que tant de personnes abandonnent leur programme de gym ou de fitness, ou leur apprentissage d’une langue.

En ayant une orientation créative plutôt que guidée par la réaction-réponse, ces moments cruciaux du début où rien ne semble se produire ne sont pas un problème, pour deux raisons :

  1. Les personnes ayant une orientation créative comprennent qu’il y aura des périodes dans leur processus créatif durant lesquelles rien ne se produira, et où il y aura surtout des échecs, et elles comprennent que ces moments n’inhibent en rien le développement qui les mènera au résultat souhaité. Apprendre à rouler en vélo inclut une période – qui peut être un jour, ou une semaine – pendant laquelle l’apprenti cycliste perd souvent l’équilibre et tombe. Mais il sait que s’il continue, il pourra rouler à vélo comme les autres. En fait, l’échec fait partie du processus car il permet de savoir ce qu’il faut apprendre pour obtenir les résultats souhaités.
  2. Le fait même d’observer qu’il ne se passe rien renforce la clarté de notre perception de la réalité actuelle, et ainsi renforce la tension structurelle qui nous pousse vers le résultat souhaité.
  • Chapitre 15 : L’Élan (Momentum)

L’assimilation est un processus graduel. Ces étapes se construisent l’une sur l’autre. Alors qu’elles se contruisent, le processus génère de l’énergie, énergie qui se nourrie en partie d’elle même, et le processus prend de l’élan.

Au plus nous assimilons les premières étapes de notre processus de croissance ou d’apprentissage, au plus nous serons capable d’assimiler les étapes supérieures. Il est plus facile d’apprendre une langue étrangère si nous maîtrisons déjà une langue étrangère. En apprenant une langue étrangère, nous assimilons non seulement cette langue, mais aussi notre capacité à apprendre une langue étrangère. Si nous en maîtrisons deux, alors la troisième sera encore plus facile à apprendre.

L’assimilation peut ainsi conduire à des résultats exponentiels. En fait, avec l’orientation créative, une fois que nous avons assimilé notre propre processus créatif, notre maîtrise de notre vie en général s’accroît, ce qui nous permet de créer de manière plus naturelle et facile ce qui est important pour nous.

Tous les entrepreneurs ayant réussis ont appris à construire de l’élan. Une des manières de le faire consiste à créer une habitude du succès en structurant délibérément une succession de petites victoires sur le chemin qui mène à votre objectif final. Lisez cet article sur l’art de casser un objectif en mini-objectifs pour en savoir plus. Prendre de l’élan est le fait d’apprendre de manières consciente de ses actions, qu’elles soient des succès ou des échecs, et de se servir de ce savoir pour aller plus loin.

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  • Chapitre 16 : Les Moments Stratégiques (Strategic Moments)

Dans le processus créatif il y a des moments stratégiques pendant lesquels il semble que nous patinons ou même que nous revenons en arrière. Les actions que nous effectuons pendant ces moments vont largement déterminer de notre réussite ou de notre échec.

Souvent nous pensons que nous sommes plus près de notre objectif que ce qui est vrai. Un alpiniste en haut du montagne pourrait estimer la distance de la montagne voisine à environ 3 kilomètres puis se rendre compte une fois dans la vallée qu’elle est bien plus loin que ce qu’il avait cru. Il pourrait même croire qu’il s’est trompé de route et qu’il s’est éloigné de sa destination alors qu’il s’en est lentement rapproché.

Il est ainsi possible de se tromper sur notre emplacement sur notre chemin du progrès et de prendre des décisions basées sur cette perception erronée. Pour éviter cela, il y a plusieurs facteurs à prendre en compte.

Tout d’abord, le délai.Quand nous commençons à faire des changements dans notre vie, il y a souvent un délai entre le temps où nous initions ce changement et le temps où nous verrons arriver les premiers résultats. Par exemple, il y a un délai entre le moment où nous commençons un régime et celui où nous voyons notre poids diminuer. Notre poids pourrait même augmenter au début, conséquence du régime alimentaire que nous venons juste de quitter. Il est important de ne pas abandonner pendant cette étape, ni de se tromper en concluant que notre nouveau régime fait grossir !

Ensuite, il est important de voir la réalité telle qu’elle est actuellement, et qui est souvent différente de ce que l’on croit qu’elle est. Si nous sommes souvent confrontés au fait que les circonstances présentes divergent de ce que nous croyons qu’elles devraient être, alors nous entravons notre capacité d’utiliser le pouvoir de la réalité pour créer pleinement une tension structurelle qui nous mènerait vers le résultat que nous désirons.

Le problème avec l’analyse de la réalité est que l’on nous apprend dès notre plus jeune âge à mal la représenter ou même à la cacher complètement afin de ne pas blesser les autres. Ainsi, notre tante n’est pas grosse, elle a juste pris un ou deux kilos ou le dîner était merveilleux, même si les légumes était trop cuits, le vin insipide ou la viande dure comme du cuir.

Cette tentative de protéger les personnes de la réalité sous-entend que ces personnes ne peuvent pas supporter la vérité pleine et entière. Or quand nous sommes habitués à mal représenter la réalité, la vérité peut nous paraître dangereuse. Mais la vérité n’est pas dangereuse, elle nous permet de créer grâce à la reconnaissance des faits tels qu’ils sont.

La technique du Pivot

Cette technique est un outil permettant de nous aider à bien nous représenter cette réalité et à utiliser les circonstances non souhaitées comme un catalyseur pour nous aider à aller où nous le souhaitons.

  1. Décrivez où vous êtes. N’hésitez pas à vous dire "Je suis perdu. Je ne sais pas dans quelle direction se trouve ma destination".
  2. Décrivez où vous souhaitez être.
  3. Encore une fois, formalisez les résultats que vous souhaitez. Dites "Je choisi…" en ajoutant le résultat que vous voulez obtenir.
  4. Avancez. Une fois que vous avez décrit où vous êtes (réalité actuelle) et où vous voulez aller (vision) et que vous avez choisi formellement les résultats que vous voulez (en ré-établissant la tension structurelle), changez la focalisation de votre esprit pour qu’il passe au delà de la situation inattendue. Passez les vitesses. Changez de sujet.
  • Chapitre 17 : L’Achèvement (Completion)

Ce stade final est l’accomplissement complet et total du résultat que nous voulons créer. Cela peut sembler être une source de joie ultime, mais bien souvent c’est également une source d’anxiété, exactement comme ces prisonniers qui vont sortir enfin de prison et qui n’en dorme pas la nuit.

Pourquoi ? Parce que réussir implique souvent  un changement important dans notre vie.

Un de talents les plus importants pour créer est le talent de recueillir les fruits de son propre labeur. Alors qu’il commençait à réussir et à recueillir les fruits du labeur d’années de travail, Robert Fritz se sentait étrangement bizarre. Plus il réussissait, et plus ce sentiment augmentait. Il a alors compris qu’il avait appris à réussir, mais qu’il n’avait pas appris à recevoir cette réussite. D’une certaine manière, il ne s’autorisait pas complètement à avoir les résultats pour lesquels il avait travaillé pendant tant d’années.

Alors il a rapidement décidé d’apprendre à accepter et à pleinement recevoir ces résultats. Il s’est rendu compte que recevoir est un processus très simple. Quand on nous livre un colis, nous le recevons en l’acceptant de son transporteur. Tant que nous ne l’avons pas accepté, nous n’avons pas le colis. C’est exactement la même chose avec les résultats.

Une fois que nous les avons acceptés, il est également nécessaire d’en accuser réception, de les reconnaître. Nous jugons alors que les résultats sont complets, de la même façon que lorsqu’un peintre signe sa toile, il la juge terminée.

Partie 3 – Transcendance

Je ne m’attarderai pas sur cette partie et me contenterai d’une brève description, car il me semble que ces chapitres sont un peu des "bonus" par rapport au sujet du livre.

  • Chapitre 18 : Signes du Futur, Signes du Temps (Signs of the Future, Signs of the Times)

Dans ce chapitre, manifestement écrit en 1984 et présentant ainsi une vision presque prophétique de l’importance que vont jouer les ordinateurs et les réseaux informatiques dans la libération et la créativité des personnes – Robert Fritz parle de son Mac et du Commodore 64 de son fils relié par modem à des BBS, ancêtres des forums actuels – l’auteur soutient que tant que des personnes créatives subsisteront, le monde sera en bonne santé et demande à la société de reconnaître la valeur des créatifs talentueux.

  • Chapitre 19 : Le Pouvoir de la Transcendance (The Power of Transcendence)

Le livre se termine sur une note optimiste et la notion de transcendance. La transcendance est le fait de renaître, de repartir de zéro, en faisant table rase du passé. La transcendance est le résultat de choix fondamentaux et de la reconnaissance des obstacles de notre vie et du travail pour les changer.

Critique du livre :

Ce livre est d’une profondeur et d’une complexité auxquelles je ne m’attendais pas. J’ai mis deux semaines à le lire et à vous en faire le résumé, et c’est la première fois que cela m’arrive depuis le début de mon projet Personal MBA. C’est de plus un livre sec, difficile, empli de jargon et de nombreuses redites, et clairement parfois un peu lourd.

Mais, contrairement à de nombreux livres de ce genre, cela vaut la peine de s’accrocher et de passer outre car le contenu qui se cache derrière cette forme pesante est comme un filon d’or caché derrière une épaisse muraille : il faut creuser pour l’atteindre, mais une fois arrivé, quel festin ! Ce livre nous donne une méthode riche et complète pour nous libérer de nos carcans et mener la vie dont nous rêvons. Le processus créatif est ici abordé de la manière la plus universelle qui soit – et bien plus que dans The Creative Habit qui était davantage centré sur la création artistique – et s’applique à tout un chacun, et même aux plus allergiques à la création artistique, puisqu’il s’attache avant tout à nous donner des outils pour mieux créer ce dont nous sommes le seul et unique créateur: notre vie.

C’est le premier livre que je connaisse qui aborde de manière concrète la notion de structure et de système, alors que les théories systémique et structuraliste sont prédominantes aujourd’hui dans les sciences. L’idée non seulement de changer la structure plutôt que les comportements à l’intérieur de la structure, mais aussi d’utiliser les tensions structurelles pour nous pousser vers nos objectifs me semble brillante et même géniale. Le fait de ne pas changer de structure m’apparaît à présent comme une source évidente des échecs que l’on peut voir tout autour de soi au quotidien. Peut être Alexandre Délivré, consultant en systémique, pourra t-il nous donner son sentiment là-dessus :)

Je me suis d’ailleurs rendu compte à sa lecture que j’ai longtemps été – et suis toujours, quoi qu’à un degré moindre que par le passé – accro à la poussée d’excitation et d’adrénaline causée par le stade de germination, ce qui m’a conduit à expérimenter de nombreuses choses, en les approfondissant rarement. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose en soi à condition de trouver le délicat équilibre entre curiosité satisfaite et dispersion futile. Le curseur est difficile à placer, et je parle en connaissance de cause.

Je vous mentirai en vous disant que j’ai tout compris à ce livre à la première lecture. L’écriture du résumé m’a énormément aidé à le décortiquer, et c’est un livre qui gagne à être lu et relu pour que l’on puisse en extraire toutes les pépites, parfois profondément enfouies sous des strates de jargon. Rendez-vous compte que ce résumé en deux parties qui vous a peut-être demandé une demi-heure à lire m’a pris 10 heures pour être écrit et en tirer l’essentiel. J’espère que vous tirerez parti de ce travail :)

Points forts :

  • Méthode complète, riche et profonde
  • Utilisation concrète de la systémique pour changer nos vies
  • De nombreux passages exceptionnels par leur intelligence et l’impact qu’ils causent
  • Un livre dense qui ne se découvrira complètement qu’après plusieurs lectures

Points faibles :

  • Très dense
  • Beaucoup de jargon
  • Beaucoup de redites
  • Complexe

Ma note : image image imageimageimageimageimageimageimage

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Défi PMBA :

Coût du livre : 9,91 €
Coût total du projet : 115,99 €
Nombre de pages : 285
Nombre de pages totales : 1600
Temps pour le lire 6H
Temps pour écrire cet article : 10H
Temps total du projet : 55H30
 
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7 Commentaires sur “The Path of Least Resistance – Apprendre à Devenir la Force Créative de Votre Propre Vie -2”

  1. #1 Alexandre Delivré
    on déc 9th, 2008 at 21:17

    Bonjour Olivier,

    Bravo pour ton travail remarquable (je dirai même de titan) !

    A propos de la systémique et des détails que tu as donné la dessus, je suis entièrement d’accord : pour changer sa vie, ou atteindre un but quel qu’il soit de manière efficace et durable, il faut une vision d’ensemble (même s’il elle n’est pas forcément complète). Une vision pertinente du système, ou de la structure. Car souvent se sont des petits détails qui font la différence (mais reste à savoir lesquels) !

    A ce propos je viens juste de lire une anecdote intéressante dans un livre sur la créativité (d’Edward De Bono), qui illustre d’ailleurs bien ce changement de perspective :

    Un petit Australien de cinq ans est la cible des moquerie de ses camarades un peu plus âgés que lui.
    Régulièrement, pour s’amuser à ses dépends, ses camarades lui propose ce jeu: ils lui montrent deux pièces, une qui vaut 1 dollars et l’autre 2 dollars, celle de 2 dollars étant une pièce plus petite que celle de 1 dollars.
    Ses camarades lui demande de choisir une des deux pièces, en lui précisant qu’il pourra garder celle qu’il choisira. A chaque fois, l’enfant de cinq ans prend la pièce la plus grosse, celle de 1 dollars. Alors les autres se moquent de sa naïveté.
    Un jour, alors qu’un adulte passait dans la rue et assistait à cette scène, il prit l’enfant à part et lui expliqua que la pièce plus petite valait plus. « Je sais bien monsieur, mais combien de fois ils m’auraient proposé de faire ce jeu si j’avais tout de suite pris la pièce de 2 dollars hein ? »
    L’enfant a gagné plusieurs fois un dollars, à chaque fois que l’on veut rire de son ignorance. Il avait raisonné plus large et pris en compte le comportement même de ses camarades sur le long terme, au lieu de se fixer sur le problème plus restreint des deux pièces e 1 ou 2 dollars.
    Il avait un objectif: gagner plus que deux simples dollars. Et surtout il a vu la structure de façon plus complète, dans l’espace (ses camarades) et dans le temps (leur comportement).

    J’écrirai certainement un article sous peu pour souligner ton projet Olivier. Il est ingénieux, ambitieux, et possède un potentiel très intéressant !

    A bientôt.

    Alexandre

  2. #2 Eric
    on déc 12th, 2008 at 20:35

    Merci pour l’article !

    Et courage pour la suite, n’abandonnez pas ! Moi aussi je suis friand des phases de germination.

  3. #3 Olivier Roland
    on déc 12th, 2008 at 22:01

    Merci, ça fait plaisir de voir que des personnes arrivent à lire des articles de 19 pages A4 et en tirent quelque chose ;)

  4. #4 Linh TRAN
    on déc 17th, 2008 at 22:09

    Bonjour Olivier,

    En lisant ton article, on ne dirait pas que ce livre soit si difficile à lire, tellement que ton article est clair et concis. Chapeau! Je ne pensais pas non plus qu’il fasse 19 pages, il est vraiment captivant.

    Bonnes fêtes de fin d’année, et n’oublie pas nos cadeaux: les résumés des livres de ton projet PMBA ;)

    Linh TRAN.

  5. #5 Olivier Roland
    on déc 18th, 2008 at 19:17

    Merci Linh, tes encouragements me font plaisir ! Et heureux de savoir que ce résumé t’a apporté quelque chose ;)

  6. #6 Chris
    on jan 24th, 2010 at 17:54

    FA-BU-LEUX!
    Ta chronique m’a fait prendre de la hauteur par rapport à l’usage de PNL que je voyais uniquement comme outil de résolution de problème.
    Je perçois maintenant, avec difficulté certes, la différence entre les petits thérapeutes et les grands thérapeutes.

    Je te fais part de mon observation, car tu sais aussi bien que moi qu’écrire permet la structuration les idées importantes reçues :

    Le petit thérapeute observe le problème de son client, émet un diagnostic et propose une solution pour résoudre le problème, comparable à un médicament pour soulager un maux.

    Coach : Vous avez du mal à parler en public? Je vais vous donner de la motivation et avec cette motivation vous réussirez à parler ».

    Le grand thérapeute tentera du mieux qu’il peut de faire gagner en hauteur son client. Et c’est ainsi qu’on parle de miracle dans les thérapies.

    Coach : Vous avez du mal à parler en public? Bien. Qu’est ce que vous permettra le fait de réussir à parler en public?
    M: euh…Je pourrai alors être reconnu dans mon domaine d’expertise
    Coach : Votre but est donc d’être reconnu. Existe il un autre chemin pour accéder à cette reconnaissance?
    M: …EUREKA! Et si j’écrivais un blog pour me faire entendre?

    Et c’est pas ce genre de procédé que des Tony Robbins, Henri Grinder réalisent aux yeux du commun des mortels, des miracles sans « soi disant » agir.

  7. #7 assy
    on juin 7th, 2010 at 11:39

    Merci Olivier pour cette in formation concernant les 3 phases de la créativité surtout sur l’assimilation, facteur important de l’apprentissage qui précède l’achèvement ou la transmission
    Souhad


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