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Comment obtenir ce que vous voulez
5 minutes pour changer la donne avec tous vos interlocuteurs
Phrase résumée de “Comment obtenir ce que vous voulez” : Ce livre répond à 40 problématiques dans de très nombreux cas de figure que nous vivons tous les jours dans nos relations avec les autres ; pour répondre à ces différentes problématiques, l’auteur utilise des leviers psychologiques universels.
Par David J. Lieberman, 2009, 256 pages
Note : Cette chronique invitée a été écrite par Romain du blog Les ressources du changement dont l’objectif principal est de présenter les meilleures ressources existantes dans le domaine du développement personnel ainsi que dans le domaine de la séduction.
Chronique et résumé de “Comment obtenir ce que vous voulez” :
Partie I – Faites-vous apprécier, aimer ou simplement admirer par qui vous voulez
Vous allez apprendre dans cette partie à quel point il peut être facile de vous faire aimer ou détester par autrui. Il ne s’agira ici pas de techniques manipulatoires, mais de règles psychologiques à mettre en place afin de créer et d’entretenir une alchimie naturelle. C’est souvent par des peurs liées à l’égo que nous n’arrivons pas à tirer l’essence véritable de nos relations. Ces techniques ont donc pour but de casser les freins psychologiques de votre interlocuteur en faisant appel à ses meilleurs traits.
Chapitre 1. Comment plaire tout le temps
Les raisons d’apprécier quelqu’un relèvent de l’inconscient et ne sortent pas de nulle part. Voyons les 9 lois tirées de la psychologie qui font que nous aimons inconsciemment quelqu’un.
Le principe d’association
Si votre interlocuteur vous associe à un stimuli agréable alors il vous aimera davantage. C’est un principe souvent vu en PNL sous le nom d’ancrage.
L’exposition répétée
Plus vous avez d’échanges avec quelqu’un, plus cette personne vous appréciera.
L’affection réciproque
Nous avons tendance à aimer ceux qui nous aiment en retour.
Les ressemblances
Nous avons tendance à préférer ceux qui nous ressemblent.
Ce que vous lui faites ressentir
Pour qu’une personne vous apprécie, il faut que vous lui fassiez ressentir de bonnes sensations lorsque vous êtes ensemble.
La sympathie
En étant sur la même longueur d’onde que quelqu’un, vous allez facilement pouvoir créer de la confiance. Imitez donc sa posture et ses mouvements et adaptez-vous à son rythme pour qu’il ait davantage confiance en vous.
Une petite aide
Si nous agissons pour le bien de quelqu’un nous l’aimerons davantage.
Faites en sorte à ce que votre interlocuteur vous accorde une petite faveur pour qu’il vous aime plus.
Restez humain, tout simplement
Montrer que vous n’êtes pas quelqu’un de parfait. Sachez avoir de l’auto dérision et accepter vos erreurs, cela vous rendra bien plus humain et moins robotique.
Une attitude positive
Nous aimons les gens positifs, de bonne humeur et optimistes car ils nous tirent vers le haut et nous font passer de bons moments.
Chapitre 2. Comment faire pour qu’on vous trouve irrésistiblement attirant
Ce chapitre complète le précédent en parlant de l’attirance entre 2 personnes. Tout comme le principe d’affection d’une personne, le principe d’attirance se passe essentiellement au niveau inconscient. Voyons de même les 6 techniques psychologiques permettant d’être désirable aux yeux de quelqu’un d’autre.
Suscitez l’émotion
Lorsque vous suscitez de l’émotion chez votre interlocuteur, vous aurez bien plus de chances de le voir attiré par vous que par le biais de votre look. Cela est dû au fait que l’adrénaline a tendance à provoquer un désir sexuel.
Question de démarche
Ce qui est jeune est plus attirant. Ce qui vous donnera l’image attirante d’un jeune physiquement est principalement votre souplesse. N’hésitez donc pas à abuser de la pratique du Yoga par exemple.
Droit dans les yeux
Regardez la personne dans les yeux lorsque vous lui parlez ainsi que quand vous l’écoutez, et profitez des pauses pour regarder ailleurs.
Le principe de contraste et le principe d’association
Le meilleur contexte pour rencontrer quelqu’un une première fois, consiste à soit être tous seul, soit à être accompagné d’une personne attirante du sexe opposé.
L’estime de soi et l’attraction
Si vous avez une plus haute estime de vous-même que l’autre, celle-ci sera davantage attirée par vous.
Les affinités réciproques
Nous sommes d’avantages attirés par les gens qui sont potentiellement attirés par nous.
Chapitre 3. Comment produire une première impression sensationnelle
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Cessez d’être gentil soyez vrai !
Phrase-résumée du livre : Nous avons tendance à dire plus facilement leurs quatre vérités aux autres plutôt que d’exprimer simplement ce qui se passe en nous. Exprimer sa vérité dans le respect d’autrui et de soi-même, voici le projet du livre. Faites-vous souvent l’effort d’inventorier les sentiments qui motivent vos jugements ? Etes-vous capables d’identifier les besoins refoulés et camouflés derrières vos propos ? Faites-vous aux autres des demandes réalistes et négociables ? Cet ouvrage vous propose de rencontrer l’autre sans cesser d’être soi.
de Thomas D’Ansembourg, 2001, 249 pages
Note : Cette chronique invitée a été écrite par Monalisa du blog Le Bonheur pour les nuls, dans lequel elle nous enseigne comment être plus heureux dans nos vies
Chronique et résumé du livre
1 – Pourquoi vous êtes coupés de vous-même
Nous n’avons jamais appris les mots qui parlent de notre monde intérieur. Depuis l’enfance, nous nous sommes mis à l’écoute des autres (parents, instituteurs puis collègues, patron, …). Pour survivre et s’intégrer, nous avons alors cru devoir nous couper de nous-mêmes.
1.1 L’espace mental
Notre mental a bénéficié de tous les soins et de l’essentiel de notre éducation au dépend des autres aspects de notre personne.
Notre compréhension intellectuelle des choses a été stimulée et encouragée, mais le résultat est le suivant :
- nous jugeons les autres plus vite que notre ombre à partir d’un minimum d’information,
- nous fonctionnons par habitude, avec des automatismes de pensée dans un univers de concepts et d’idées,
- nous fonctionnons sur un système binaire : une chose est blanche ou noire, j’ai tord ou j’ai raison…,
- nous ne prenons pas la responsabilité de ce que nous ressentons : “je suis triste parce que tu…”, “je suis ainsi parce que ma mère…”, “j’ai pas le choix…”, …etc.
1.2 Les sentiments
Dans ce fonctionnement traditionnel, nous nous sommes coupés de nos sentiments et de nos émotions. Par pudeur et réserve transmises de générations en générations, nous ne parlons pas de nous-même et ne connaissons même pas le vocabulaire pour parler des enjeux de notre vie intérieure.
Or le sentiment est un signal précieux qui nous renseigne sur un besoin intérieur.
1.3 Les besoins
Ecouter ses besoins a longtemps été synonyme de nombrilisme et d’égocentrisme. Pourtant, peut-on être à l’écoute des autres lorsqu’on ne s’est jamais écouté soi-même ? Certainement pas !
1.4 La demande
En réussissant à formuler une demande concrète, nous arrêtons d’attendre que l’autre comprenne ce besoin grâce à l’intervention du saint esprit et le satisfasse.
2 – Prenez conscience de ce que vous êtes en train de vivre
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Tribus – Seth Godin
Nous avons besoin de VOUS pour nous mener
Phrase-résumé du livre : Aujourd’hui il n’a jamais été aussi facile de rassembler une tribu autour d’un objectif commun et de la mener, grâce notamment à Internet ; ce livre nous montre ce qui forme l’essence des leaders de ses tribus et pourquoi de nombreuses personnes VOUS attendent pour les leader.
De Seth Godin, 2008, 252 pages.
Chronique et résumé du livre :
Joël Spolsky change le monde. C’est par cette phrase intrigante que Seth Godin commence son livre. Qui est Joël Spolsky ? Un grand savant, un milliardaire, un homme politique influent, le fondateur d’une association humanitaire multinationale ? Pas du tout. Joël est un ancien programmeur ayant notamment travaillé chez Microsoft, et qui a créé en 2000 son blog, Joel on Software, pour accompagner son changement de perspective et ses réflexions alors qu’il créait sa première entreprise.
Et sa vision sur l’art de gérer une petite entreprise d’édition de logiciels a eu beaucoup de succès. Ses premiers lecteurs ont parlé de lui à leurs collègues et à leurs amis, qui ont pour la plupart changés leurs conceptions sur la façon de rechercher, embaucher et gérer des programmeurs en le lisant, formant avec le temps une tribu importante et influente qui le respecte et le considère comme son leader.
Une tribu. Un groupe de personnes rassemblées autour d’un leader qui n’ont besoin que de deux choses : un intérêt commun et une façon de communiquer. Les tribus de nos ancêtres partageaient l’intérêt commun de la vie et de la survie, et communiquaient avant tout oralement et directement entre eux. Aujourd’hui, Internet a éliminé la contrainte géographique, et a permis de rassembler beaucoup plus de tribus, petites et grandes – et certaines beaucoup plus grandes qu’auparavant – dont des tribus qui n’auraient jamais pu exister par le passé – pour un coût ridiculement bas et avec une grande praticité : plus besoin d’être tous rassemblé exactement au même endroit et exactement au même moment pour faire partie d’une tribu.
Les tribus permettent d’améliorer notre existence. Tous les êtres humains cherchent une appartenance, un moyen d’apporter une contribution à un groupe avec qui nous partageons un point de vue, à se développer, et de la nouveauté. Et les tribus ont besoin de leaders, et d’idées communes.
Avec Internet et les milliers d’outils qui sont à notre disposition pour connecter les membres d’une tribu entre eux, comme Facebook, Twitter, les blogs ou les emails, il n’a jamais été aussi facile de devenir un leader et de rassembler une tribu. En fait, la question n’est pas de savoir si vous pouvez leader, mais si vous allez leader. Nous voulons appartenir à de nombreuses tribus différentes, et certaines personnes n’attendent que vous, votre vision et votre passion pour vous suivre.
De nombreuses personnes utilisent Internet pour rassembler une tribu autour d’eux, comme Gary Vaynerchuck qui a créé une tribu passionnée par le vin autour de son site Wine TV Librairy (voir une excellente présentation de lui, "do what you love"), ou Greg Glassman, un coach sportif qui a rassemblé une tribu de fanatiques de remise en forme sur son site CrossFit. Mais d’autres ont créé une tribu sans Internet, parfois bien avant son apparition : les Grateful Dead, qui ont créé une tribu de fans se rendant à leurs concerts, leur permettant de gagner plus de 100 millions de dollars dans leur carrière alors qu’un seul de leurs albums s’est retrouvé dans le Top 40, Jacqueline Novogratz, qui créé la fondation Acumen, qui utilise des approches entreprenariales pour résoudre les nombreux problèmes liés à la pauvreté (voir ses nombreuses présentations au TED), ou Mich Mathews, responsable du marketing de Microsoft que personne ne connaît à part sa tribu interne de milliers de personnes qui lui accorde son attention et est élabore le marketing de sa société.
Car Internet est juste un outil, un moyen facile de rassembler et communiquer avec sa tribu. Mais le véritable pouvoir des tribus ne réside pas dans Internet, il réside dans les personnes. Vous n’avez pas besoin d’un clavier pour diriger, vous avez juste besoin de désirer que quelque chose se produise. Et des milliers de personnes n’attendent que vous. Car vous êtes un leader.
Comment être un bon leader ? C’est le sujet de ce livre. Suivez le guide.
Etre un hérétique et remettre en cause le statut quo
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L’homme aux deux cerveaux – Daniel Pink
Phrase résumé du livre : L’avenir appartient aux personnes qui sauront exploiter les ressources de l’hémisphère droit de leur cerveau. Selon Dan Pink, notre économie et notre société se sont construites à partir d’une forme de pensée privilégiant les capacités logiques, linéaires et analytiques, c’est-à-dire des qualités attribuées à l’hémisphère gauche du cerveau. Face aux bouleversements de notre époque (abondance des biens de consommation, globalisation, omniprésence des technologies de pointe) cette forme de pensée logique est aujourd’hui dépassée. Pour faire la différence et prospérer dans cette nouvelle ère, il sera nécessaire de maîtriser des qualités jugées auparavant frivoles : l’empathie, la joie, l’inventivité et la recherche de sens.
De Daniel Pink, 2006, 288 pages
Note : cette chronique nous est proposée par Olivier Richard, qui propose sur son blog Simple Slide des présentations animées d’excellents livres. Le concept de Simple Slide en image :

C’est donc un concept très complémentaire au mien, et Olivier Richard a souhaité vous le faire connaître en me proposant une chronique de L’Homme aux deux cerveaux façon “Des Livres Pour Changer de Vie”, et une présentation façon “Simple Slide”. J’ai accepté
.
Voici la présentation :
Chronique et résumé du livre :
Introduction
Le livre se divise en deux parties. La première partie, intitulée l’ère conceptuelle, explique pourquoi nous avons changé d’époque et en quoi les différences entre les hémisphères gauche et droit de notre cerveau résument si bien notre époque. La seconde partie se concentre sur chacune des 6 nouvelles aptitudes qui permettent de faire la différence dans cette ère conceptuelle : design, histoire, symphonie, empathie, jeu, histoire et sens. Chacun de ces thèmes est complété par un portfolio qui compile des exercices, liens Internet et lectures complémentaires pour approfondir soi-même l’aptitude en question.
Première partie : L’ère conceptuelle
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Chapitre 1- L’ascension du cerveau droit
Pour comprendre les changements de notre époque, Daniel Pink prend comme point de départ … l’organisation de notre cerveau ! Après plus de 30 ans de recherches sur les hémisphères du cerveau, il est aujourd’hui possible de classer les découvertes en 4 points clefs :
1 – L’hémisphère gauche contrôle le côté droit du corps, l’hémisphère droit le côté gauche du corps. Notre cerveau est controlatéral, chaque moitié contrôle la moitié opposé du corps. Si vous levez la main droite, c’est l’hémisphère gauche de votre cerveau qui aura permis ce geste.
2 – L’hémisphère gauche est séquentiel, l’hémisphère droit est simultané. L’hémisphère gauche traite les sons et les symboles par séquence, éléments après éléments. A contrario, l’hémisphère droit voit plusieurs choses en même temps et en comprend la signification globale. La différence séquentiel / simultané pourrait s’établir ainsi : l’hémisphère droit est l’image, l’hémisphère gauche est le millier de mots.
3 – L’hémisphère gauche est spécialisé dans le texte, l’hémisphère droit dans le contexte. Pour simplifier à l’excès, l’hémisphère gauche s’occupe de ce qui est dit, le droit de la manière dont cela est dit : les indices non-verbaux et souvent émotionnels fournis par le regard, les expressions faciales, l’intonation.
4 – L’hémisphère gauche analyse les détails, le droit synthétise le tout. Analyse et synthèse sont les deux versants les plus fondamentaux de l’interprétation de l’information et sont guidées par différentes parties du cerveau. L’hémisphère gauche converge vers une seule réponse, polarise sur des catégories et perçoit les détails. L’hémisphère droit diverge vers le gestaltisme, recherche les corrélations et perçoit un tableau d’ensemble.
Bien qu’il soit tentant de parler isolément des hémisphères droit et gauche, ce sont en fait deux moitiés de cerveau destinées à travailler ensemble, à former une entité homogène, unique, intégrée à l’intérieur d’un seul cerveau à la fois complet et parfait. L’hémisphère gauche sait traiter la logique et l’hémisphère droit connaît le monde. Assemblez les deux et vous obtiendrez une impressionnante machine à penser.
Tout au long du livre l’auteur utilise souvent les notions de « pensée G » pour les aptitudes liées à l’hémisphère gauche du cerveau et de « pensée D » pour l’hémisphère droit. Pour l’auteur, autrefois, la pensée G était le chauffeur et la pensée D le passager. Aujourd’hui, la pensée D prend le volant, appuie sur l’accélérateur et décide de la destination et de l’itinéraire.
Explorons maintenant les raisons de cet avènement.
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Chapitre 2 – Abondance, Asie et automatisation
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Real World Seduction – Swinggcat
Traduction : La séduction dans le monde réel
Phrase-résumé du livre : Pour séduire les femmes, un homme doit être le PRIX, c’est à dire qu’il doit faire en sorte que la femme le chasse et non l’inverse ; pour cela l’homme doit créer un cadre de référence – ou frame – impliquant que c’est la femme qui le pourchasse et non lui ; cela se fait notamment en définissant et assumant le cadre de référence, en faisant des lectures à froid, en racontant des histoires, en créant du rapport, et en utilisant de nombreuses autres techniques que nous dévoile ce livre.
Note : Ce livre ne fait pas partie du Personal MBA, mais j’ai décidé de finir chaque catégorie par un livre en dehors de celui-ci. Et je ne pouvais décemment pas terminer la catégorie Psychologie & Communication sans chroniquer ce livre qui a absolument révolutionné mon rapport avec les femmes et ma manière d’aborder les relations humaines en général. Ce qu’il enseigne – les frames, l’art de créer du rapport, de faire du storytelling, etc – a une portée bien plus universelle que la simple séduction et est un véritable manuel de psychologie et de sociologie appliquée.
Pour les personnes habituées aux termes anglo-saxons de la séduction, j’ai ici systématiquement tout traduit : ainsi « frame » devient « cadre » ou « cadre de référence », « prizability » la « capacité à être le prix », etc.
Par Swinggcat, 94 pages, 2003.
Chronique du livre :
Quand il était au collège, l’auteur était un être timide, introverti, et passionné par les technologies : il était ce qu’il appelle lui-même un nerd. Et évidemment, ses difficultés sociales ne l’aidait pas à séduire des filles. C’est à peine s’il pouvait leur parler sans rougir. Une fois arrivé au lycée, il a lu quelques livres sur l’art de séduire, changé de look et s’est fait faire une coupe de cheveux branchée. Est-ce que ça a marché ? Oui ! Il a eu quelques copines sympa et jolies, mais dès qu’il est arrivé à la fac, sa vie sexuelle s’est littéralement effondrée.
Après quelque mois d’abstinence sexuelle, il réussit à coucher avec ce qu’il nomme une « warpig », soit « une grosse femme avec de la moustache », et quand il s’éveilla le lendemain, à moitié étouffé par sa poitrine et très déprimé, il comprit qu’il devait faire quelque chose à propos de cette partie de sa vie. Certaines personnes lui disait que s’occuper de cela était superficiel et non prioritaire, mais, au fond de lui, cela lui semblait diablement important. Et à partir de ce moment, il commença à faire des efforts conscients pour devenir meilleur dans l’art de séduire les femmes.
Note : cet épisode me rappelle un passage de Fabrice Luchini chez Mireille Dumas, quand il explique qu’il allait voir des prostituées « parce tu as les pommes de terre au fond du sac et tu es un peu à bout » et qu’après, il se sentait extrêmement déprimé (Voir la vidéo, le passage se situe vers 6:30). Je pense que ce genre d’épisode est commun à beaucoup d’hommes.
L’auteur a étudié de nombreux livres, de nombreuses vidéos sur le sujet, et a pratiqué la séduction pendant des années. Ces ressources l’ont aidé un moment, mais les vrais résultats sont arrivés quand, progressivement, il a arrêté de séduire ou de conquérir les femmes et qu’il a commencé à devenir le prix. C’est en analysant les techniques des plus grands séducteurs, et en acquérant lui-même une grande expérience, qu’il a compris deux choses fondamentales :
- Les femmes, contrairement aux hommes, comprennent intuitivement comment être le PRIX et comment faire en sorte que les hommes les pourchassent.
- Vous devez comprendre la nature de la bête afin de faire en sorte qu’elle vous coure après. Swinggcat a donc passé la majorité de son temps avec des femmes, et non des hommes, afin d’apprendre à être le PRIX.
Quels enseignements en a t-il tiré ? Suivez le guide.
- Chapitre 2 : Attributs des hommes qui sont le PRIX
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Sources of Power – 2
Par Gary Klein, 1998, 300 pages
Note : ce livre étant dense et complet, je publie son résumé en deux parties. Ceci est la deuxième, la première se trouve ici.
Chronique et résumé du livre, deuxième partie :
- Chapitre 9 : Aspects Non Linéaires de la Résolution de Problèmes
Le concept des points de levier (voir chronique précédente) ouvre une manière de penser à la résolution de problèmes comme un processus constructif. C’est constructif dans le sens où des solutions peuvent être créées à partir des points de levier et que la nature profonde de l’objectif peut-être clarifiée pendant que la personne résolvant le problème essaie de développer une solution.
Les points de levier de la résolution de problèmes requiert une approche non linéaire plutôt qu’une approche linéaire. La résolution de problèmes passe par quatre étapes :
- Détection du problème
- Représentation du problème
- Génération d’options
- Evaluation

Il n’y a pas d’étape de résultat, car chacune de ces étapes peut générer un type de résultat différent.
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Sources of Power (les sources du pouvoir)
Traduction : Sources de Pouvoir – Comment les Personnes Prennent des Décisions
Phrase-résumée du livre : Nous devons tous prendre des décisions, et parfois il s’agit de décisions ayant des conséquences importantes, voire dramatiques, qui doivent être prises dans des conditions difficiles et avec une forte contrainte de temps ; comment les pompiers, les militaires, les médecins prennent-ils des décisions rapides quand des vies sont en jeu ? Ce livre nous l’explique en nous détaillant diverses théories illustrées par des histoires et des cas d’études.
Par Gary Klein, 1998, 300 pages
Note : ce livre étant dense et complet, je publie son résumé en deux parties. Ceci est la première. La deuxième se trouve ici.
Chronique du livre :
En 1984, Gary Klein a effectué sa première étude de terrain pour comprendre comment les personnes prennent des décisions, en particulier sous des contraintes importantes de temps. Il s’agissait d’étudier comment les pompiers font des choix dans le feu de l’action, dans le cadre d’un contrat passé avec l’US Army. Parmi les prédictions qui étaient faites à l’origine de l’étude, l’auteur et son équipe pensaient que les chefs pompiers n’auraient sur le terrain que peu de temps pour penser à toutes les options et qu’ils considèreraient deux options : celle qui était intuitivement leur favorite, et une autre qui leur servirait de comparaison pour montrer pourquoi l’option favorite est la meilleure.
Cette hypothèse venait des travaux de Peer Soelberg en 1967. Ce dernier était professeur au MIT et enseignait à ces élèves comment prendre des décisions en utilisant une stratégie de choix rationnel, décomposée en cinq étapes :
- Identifier les options
- Identifier les moyens d’évaluer ces options
- Pondérer chaque dimension de l’évaluation
- Calculer la note
- Prendre l’option avec le score le plus haut
Pour sa thèse, Soelberg étudia comment ses étudiants faisaient un choix naturel et déterminant : choisir leur premier job alors qu’ils finissaient leur cursus. Il découvrit que ses étudiants n’utilisaient pas la stratégie de choix rationnel, mais suivait plutôt leur instinct et faisaient le choix pour lequel ils avaient le plus de feeling. En interviewant ses élèves, Soelberg pouvait identifier leur travail favori et prédire leur choix définitif avec un taux de réussite de 87%, 3 semaines avant que les étudiants n’annoncent leur choix.
Quand Soelberg leur demandait s’ils avaient fait un choix, ils le niaient, expliquant qu’un choix se fait en étudiant plusieurs possibilités, comme Soelberg le leur avait appris. Cependant Soelberg remarqua que les étudiants, afin de ressentir le fait qu’ils avaient pris une décision, avaient tendance à prendre une autre offre, à la comparer avec leur choix favori, et essayaient ensuite de montrer à quel point celui-ci était préférable. Puis ils annonçaient comme étant leur décision le choix instinctif que Soelberg avait identifié au préalable. Ils ne prenaient ainsi pas de décision; ils construisaient une justification.
Gary Klein et son équipe ont donc émis l’hypothèse que les pompiers feraient la même chose. Mais étrangement, alors qu’ils interviewaient des capitaines de caserne, il apparaissait que ceux-ci ne semblaient jamais comparer deux options simultanément. Certains capitaines insistaient même sur le fait qu’ils ne prenaient jamais de décisions, dans le sens d’examiner deux ou plusieurs options en même temps pour évaluer les forces et faiblesses de chacune. Ils n’avaient tout simplement pas le temps. Tout aurait brûlé avant qu’ils aient le temps d’examiner toutes les options, sans même parler du fait de les évaluer et des les comparer. Découvrons le système décisionnel que les pompiers utilisent.
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Ces Idées qui Collent – Pourquoi Certaines Idées Survivent et d’Autres Meurent – 2
Note : ce livre étant également très complet, je publie son résumé en deux parties. En voici la deuxième. La première est ici.
Chronique et résumé du livre, deuxième partie :
- Chapitre 5 : De l’Émotion
Si je regardais la masse, je ne ferai rien. Je regarde l’individu et j’agis.
Mère Thérésa
Des recherches scientifiques montrent que le précepte de Mère Thérésa est vrai pour la plupart d’entre nous. Et les organisations caricatives le connaisse depuis bien longtemps : nous ne donnons pas à « la pauvreté en Afrique », nous parrainons tel ou tel enfant. Il nous est très difficile d’éprouver de la compassion pour des statistiques. Nous avons beau savoir que la situation économique en Afrique est en général catastrophique, souvent nous ne nous sentons pas concernés au point d’agir. Voir un individu qui souffre et savoir que nous pouvons agir pour apaiser ses souffrances, c’est autre chose.
Mais il n’y a pas que les associations caricatives qui ont besoin de faire en sorte que les gens se sentent concernés. Les managers, les professeurs, les militants politiques et bien d’autres ont besoin de motiver leurs collaborateurs, leurs élèves, leurs troupes.
Mais que faut-il rechercher pour motiver les êtres humains ? En appeler aux choses qui comptent pour eux. Et qu’est-ce qui compte pour eux ? Par quoi se sentent-ils concernés ?
La réponse est simple : par eux-même. Il faut donc en appeler… à leur intérêt personnel. Et expliquer le « qu’avez-vous à y gagner » dans les messages et idées que nous voulons faire passer. Combien de professeurs et d’enseignants ont entendus leur élèves demander « Mais à quoi ça sert ? ». Croyez-vous que les élèves soient très motivés pour apprendre si le professeur n’est pas capable de répondre à cette question ? Et si l’on pouvait dire que l’algèbre améliore les performances aux jeux vidéos, se trouverait-il un enseignant qui hésiterait à le dire ? Se trouve t-il un enseignant pour douter que les élèves seraient plus attentifs ?
Donc si vous avez l’intérêt personnel de votre coté, n’hésitez pas. Ne tournez pas autour du pot. Ne dites pas « Les gens se sentiront en sécurité avec des pneus GoodYear », dites « Vous vous sentirez en sécurité avec des pneus GoodYear ».
Mais il y a une manière plus subtile d’en appeler aux intérêts personnel des gens. En 1982, des psychologues ont conduits une étude sur la persuasion : des étudiants se sont rendus chez des habitants propriétaires et leur ont demandés de répondre à des questionnaires pour un exposé. A l’époque, la télévision par câble faisait ses timides premiers pas, et la plupart des personnes n’en avaient que vaguement entendus parler. L’étude avait pour objet de comparer l’efficacité de deux approches différentes pour inciter les personnes à souscrire au câble qui allait arriver un mois plus tard.
Dans la première approche, le texte suivant était présenté :
La télévision par câbles offrira à ses abonnés des services d’information et de divertissements plus étendus. Bien utilisés, elle offre toute liberté au téléspectateur de s’organiser pour profiter des programmes proposés. Les abonnés peuvent passer davantage de temps chez eux avec leur famille, seuls ou avec des amis, s’épargnant ainsi les tracas d’une soirée à l’extérieur, et les dépenses de baby-sitter et d’essence.
Dans la deuxième approche, il a été demandé aux propriétaires de s’imaginer un scénario précis :
Prenez quelques instants pour essayer d’imaginer comment la télévision par câble va vous permettre de profiter de services d’information et de divertissements plus étendus. Lorsque vous saurez l’utiliser, vous pourrez planifier à l’avance les évènements que vous avez envie de regarder. Songez-y : finies les complications d’une soirée à l’extérieur, sans oublier les économies – en baby-sitter et en carburant. Vous pourrez ainsi passer votre temps chez vous, avec votre famille, seul ou avec des amis.
La différence entre les deux textes peut paraître faible. Mais comptez le nombre de fois où le mot vous est utilisé dans les deux.
Un mois après l’enquête, la télévision par câble s’installait donc dans la ville, et les chercheurs ont analysés les abonnements des propriétaires. Résultat : 20% de ceux du premier groupe avaient souscrits, un résultat comparable avec le taux d’inscription du quartier. Quant au second groupe, 47% des propriétaires se sont abonnés.
Le sous-titre de l’article qu’ont publiés les chercheurs était « Imaginer, est-ce faire advenir les choses ? ». La réponse était oui.
Or on ne peut pas dire ici que le bénéfice pour l’acheteur soit grand. L’argument principal était « en vous abonnant au câble, vous vous évitez le tracas de sortir de chez vous » (!). Ces résultats suggèrent que, plus que leur ampleur, c’est le caractère tangible et concret des bénéfices, qui apparaissent clairement lorsque les personnes les imagine, qui fait qu’elles se sentent concernées.
Ainsi, nul besoin de promettre monts et merveilles : il suffit parfois de promettre des bénéfices raisonnables dont les personnes peuvent s’imaginer facilement en train de profiter.
Mais l’intérêt personnel n’explique pas tout, comme Abraham Maslow a tenté de le montrer dans sa fameuse pyramide. Ainsi une étude récente a présenté à différentes personnes ce scénario :
Imaginons qu’une entreprise accorde à ses salariés une prime de 1 000 € s’ils atteignent certains objectifs. Il y a trois façons de présenter la prime aux collaborateurs :
- Imaginez ce que représente 1000 € : un acompte pour une nouvelle voiture ou ces travaux dans votre cuisine dont vous rêvez depuis longtemps.
- Songez comme il serait rassurant d’avoir 1000 € de coté en cas de coup dur.
- Réfléchissez un peu à ce que signifient ces 1000 € : l’entreprise reconnaît le rôle que vous jouez dans ses performances globales. Elle ne dépense pas son argent pour rien.
Lorsque l’on demande aux personnes quelle présentation les séduirait à titre personnel, la plupart répondent la troisième. C’est bon pour l’estime de soi, et il semble évident que l’on peut dépenser ou économiser 1000 €. Mais l’intérêt de l’étude réside dans la réponse que ces personnes formulent lorsqu’on leur demande quelle proposition est la meilleure pour les autres. La majorité répondent la première proposition, suivi par la deuxième. En d’autres termes, les personnes pensent qu’elles sont motivées par l’estime de soi, mais que les autres sont motivés par un acompte pour l’achat d’une nouvelle voiture. Et donc, il semble que nous soyons nombreux à penser que tout le monde sauf nous vit dans la cave de Maslow – le bas de la pyramide où les besoins primaires sont satisfaits.
Note : Et si les personnes répondent ainsi parce qu’au fond d’elles-mêmes elles privilégient les propositions 1 et 2 mais ne souhaitent pas passer pour trop matérialistes aux yeux des chercheurs ? Dans ce cas les résultats seraient les mêmes, mais l’interprétation totalement différente.
Examinons le pouvoir des émotions à travers ce cas pratique : tous les professeurs d’algèbre ont entendus leurs élèves demander : « Pourquoi dois-je apprendre cela ? Quand vais-je m’en servir ? ». Etudions trois tentatives pour répondre à cette question :
- Message 1 : Lors d’un congrès intitulé « l’algèbre pour tous », les réponses suivantes ont été avancées à la question « Pourquoi étudier l’algèbre ? » :
- L’algèbre fournit des méthodes pour passer du particulier au général. Il s’agit de mettre à jour des modèles parmi les éléments d’un ensemble et de développer le langage nécessaire pour y réfléchir et les communiquer aux autres.
- L’algèbre donne des procédures pour manipuler des symboles en vue de comprendre le monde qui nous entoure.
- L’algèbre nous apporte un véhicule pour comprendre notre monde à travers des symboles mathématiques.
- [...]L’algèbre est l’ensemble élémentaire d’idées et de techniques pour décrire et raisonner sur les relations entre des quantités de variables.
Commentaire : Ce message est un parfait exemple de la « malédiction du savoir ». Il a visiblement été composé par des spécialistes qui en sont restés au niveau de l’abstraction. Est-ce qu’un élève renfrogné deviendra soudain motivé et excité par l’algèbre une fois qu’on lui aura dit que l’algèbre « donne des procédures pour manipuler des symboles en vue de comprendre le monde qui nous entoure » ? Ces phrases sont avant tout des définitions de l’algèbre, pas des raisons d’étudier l’algèbre.
- Message 2 : Voici une réponse composée avec des raisons communément données pour expliquer aux élèves pourquoi ils doivent étudier l’algèbre, glanées sur Internet :
- Vous devez obtenir votre bac.
- Tous les cours de maths et de sciences exigent la connaissance de l’algèbre.
- Pour être admis dans une bonne université, vous devez avoir un bon niveau en maths.
- Et même si vous ne faites jamais d’études supérieures, les compétences de raisonnement que vous apprenez avec l’algèbre vous aideront à acheter une maison, établir un budget, etc.
Mon frère est commercial dans une entreprise de haute technologie. Il a toujours eu un problème avec les maths, mais aujourd’hui il se rend compte que le travail acharné qu’il a fourni a amélioré ses compétences analytiques et l’aide aujourd’hui à mieux présenter ses produits à ses clients.
Commentaire : Ce message échappe à la malédiction du savoir en restant concret. Mais il reste dans la cave de Maslow en s’adressant aux besoins primaires. Les deux raisons invoquées sont 1) parce que vous n’avez pas le choix et 2) pour pouvoir continuer à en faire. La partie la plus efficace est la dernière, avec une histoire « vécue » concrète qui montre que l’étude de l’algèbre peut avoir des avantages concrets.
- Message 3 : Voici la réponse d’un professeur de lycée :
Quand ses élèves de quatrième lui demandent « quand est-ce que ça va nous servir ? », il répond : « Jamais. Vous ne vous en servirez jamais ».
Il leur rappelle ensuite que si les gens lèvent des haltères, ce n’est pas pour se préparer au cas où un jour ils se feraient agresser dans la rue. Vous levez des haltères pour pouvoir renverser un avant au rubgy, ou porter vos sacs de course, ou entretenir votre forme, ou prendre votre petit-fils sans avoir des courbatures le lendemain. Vous faites des exercices de maths pour améliorer votre capacité à raisonner logiquement, pour pouvoir être un meilleur avocat, médecin, architecte, gardien de prison ou parent.
LES MATHS, C’EST DE LA MUSCU POUR L’ESPRIT. C’est un moyen (pour la plupart des personnes), pas une fin en soi.
Commentaire : Voilà un message bien plus efficace, qui utilise des procédés déjà explicités : la surprise pour capter l’attention « Jamais. Vous ne vous en servirez jamais », le recours à une analogie – la musculation, et il s’élève dans la pyramide de Maslow car il parle à des niveaux comme l’Apprentissage ou l’Accomplissement de soi. Le message c’est qu’en étudiant l’algèbre, nous réalisons davantage notre potentiel.
Comparons les trois messages dans un tableau comportant les 6 principes présentés dans le livre (vous pouvez le réutiliser chez vous
) :
| Principes | Message 1 | Message 2 | Message 3 |
| Simplicité | - | - | + |
| Inattendu | - | - | + |
| Concret | - | + | + |
| Crédibilité | - | - | - |
| Émotion | - | + | ++ |
| Histoire | - | + | - |
- Chapitre 6 : Une Histoire
Unité de soin intensifs néonatals, années 90. Une infirmière surveille un nourrisson depuis plusieurs heures. Soudain, en quelques secondes, le bébé devient bleu foncé, presque noir. L’équipe médicale appelle immédiatement un médecin et un radiologue et se prépare à intervenir, persuadée qu’il s’agit d’un collapsus pulmonaire – problème fréquent pour les bébés placés sous respirateur artificiel – et qu’il faut donc percer la poitrine, y passer un tuyau et aspirer l’air pour permettre au poumon de se regonfler.
Mais l’infirmière est convaincu qu’il s’agit d’un problème cardiaque. Dès qu’elle a vu la couleur du bébé, elle a soupçonné qu’il était victime d’un pneumopéricarde : de l’air qui emplit la poche entourant le coeur et l’empêche de battre. Elle essaye donc d’arrêter les préparatifs de ses collègues en leur criant « c’est le coeur ! ». Mais ses collègues lui désignent le moniteur cardiaque, qui indique que le coeur du bébé bat normalement. Elle insiste, écarte leurs mains et leur crie de se taire en plaçant un stéthoscope sur la poitrine de l’enfant.
Aucun son. Le coeur ne bat plus.
Un chirurgien néonatal fait irruption, et immédiatement l’infirmière lui met une seringue dans la main. « C’est un pneumopéricarde. Piquez le coeur ». Le radiologue, qui vient de recevoir les résultats des examens, confirme le diagnostic de l’infirmière. Le chirurgien insère la seringue dans le coeur et vide lentement la poche d’air qui l’empêche de battre. Le bébé est sauvé.
Plus tard, l’équipe compris pourquoi le moniteur les avait induit en erreur : il mesurait l’activité électrique, celle qui commande les battements du coeur, et celle-ci ne s’était pas arrêté : le coeur ne pouvait juste pas y répondre à cause de la pression de la poche d’air.
Dans son livre Sources of Power (qui sera chroniqué la semaine prochaine
), Gary Klein nous fait part de cette histoire en nous disant qu’elle est un exemple de l’utilité des histoires : ce sont des outils d’apprentissage extrêmement efficaces, et riches d’enseignement, ce qui explique qu’elles abondent dans tous les milieux. Elles montrent comment le contexte peut amener les individus à prendre les mauvaises décisions, et mettent en lumière des relations causales non identifiées auparavant et les solutions inattendues que les protagonistes ont trouvés pour résoudre les problèmes.
Les enseignements spécifiques de cette histoire sont très intéressants pour le personnel médical. Mais même pour ceux qui comme la plupart d’entre nous ne travaillent pas dans ce secteur , cette histoire peut nous toucher et nous faire réfléchir : c’est l’histoire d’une femme qui n’a pas craint de sortir de son rôle, qui n’a pas cédé malgré la pression du groupe, qui a sauvé une vie en faisant fi de l’organisation hiérarchisée de l’hôpital. Une infirmière qui a donné le bon diagnostic à un chirurgien néonatal.
Le pouvoir de l’histoire est ainsi double : elle est une simulation – indiquant comment agir – et une inspiration – motivant à agir. Ces deux bénéfices ont en communs d’inciter à l’action, et c’est ce que nous voulons.
D’après vous, pour une équipe médicale, qu’est-ce qui le plus parlant et qui pousse le plus à agir entre cette histoire et un banal « Lorsqu’un bébé sous respiration artificielle devient bleu, il faut systématiquement vérifier son coeur avec un stéthoscope pour être sûr qu’il ne s’agit pas d’un pneumopéricarde » ?
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Dans tous les métiers, nous parlons boutique, employant souvent des mots techniques incompréhensibles du commun des mortels. Nous nous racontons les petites mésaventures du métier, sous forme d’histoires, sans oublier les détails techniques. Ces histoires sont plus qu’une simple fonction sociale répondant au désir d’échanger avec d’autres humains. Elles servent à s’échanger des informations de valeur, à permettre aux autres de s’identifier au conteur, à se mettre à sa place, et à pouvoir résoudre plus facilement le problème si celui-ci survient pour eux. Ces histoires sont souvent à la fois divertissantes et instructives. Elles agissent comme des simulateurs de vol, permettant de se représenter une situation et de s’y préparer sans l’avoir vécu.
Cette simulation fonctionne parce que nous ne pouvons imaginer des évènements sans stimuler les même modules de notre cerveau qui sont activés lors d’une activité réelle. Ces simulations nous aident à mieux gérer les émotions, et beaucoup de phobies – voyage en avion, araignées, prise de parole en public, etc. – sont traités par une méthode reposant sur cette technique. Les simulations facilitent également la résolution de problèmes. Un homme qui essaie d’arrêter de fumer et qui se projette mentalement à une soirée où des amis lui proposent une cigarette et où il refuse aura plus de chance de ne pas succomber à la tentation. De manière plus étonnante, la simulation mentale peut aussi développer des compétences. La synthèse de 35 études ayant réuni 3 214 participants a montré que le seul entraînement mental – s’asseoir tranquillement, sans bouger et s’imaginer en train d’accomplir correctement une tâche du début à la fin – améliore de manière significative les performances. Cela a été corroboré pour de nombreuses activités, de la soudure au patin à glace en passant par le lancer de fléchettes. Toutefois l’entraînement uniquement mental est tout de même plus efficace pour les tâches impliquant davantage d’activité mentale que physique. Mais en général, l’entraînement mental seul produit environ deux tiers des bénéfices de la pratique physique réelle.
Ainsi si la simulation mentale n’est pas aussi bénéfique que la pratique réelle, elle n’en est pas loin. Et les bonnes histoires sont des simulations mentales.
Mais comment inventer des histoires qui collent ? Hé bien la plupart du temps, il n’est même pas nécessaire de les créer : il suffit de les repérer. Mais comment ? Chip Heath et Dan Heath ont analysés des centaines d’histoires inspirantes et sont parvenus à la conclusion qu’il existe trois types d’intrigues élémentaires dans ces histoires : le Défi, le Lien et la Créativité.
- Le Défi
Un classique du genre, et peut-être même l’archétype, est David contre Goliath. Un protagoniste triomphe d’un défi formidable et l’emporte. Il existe des variantes nombreuses, comme le vilain petit canard, le pauvre qui devient riche, le triomphe de la volonté sur l’adversité.
L’élément clé de ces histoires est que les obstacles semblent insurmontables au héros, mais qu’il finit par en triompher.
Ces histoires nous inspirent en faisant vibrer notre persévérance et notre courage. Elles nous donnent envie de travailler dur, de relever des nouveaux défis et de surmonter des obstacles.
- Le Lien
L’archétype des histoires avec une intrigue de lien est le Bon Samaritain :
Mais le docteur de la Loi, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu de brigands qui, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre vint à descendre par ce chemin-là ; il le vit et passa outre. Pareillement un lévite, survenant en ce lieu, le vit et passa outre. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut pris de pitié. Il s’approcha, banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin, puis le chargea sur sa propre monture, le mena à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à l’hôtelier, en disant : « Prends soin de lui, et ce que tu auras dépensé en plus, je te le rembourserai, moi, à mon retour. »
Lequel de ces trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands ? »
Il dit : « Celui-là qui a exercé la miséricorde envers lui. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même ».
A l’époque, les Samaritains et les Juifs se haïssaient et il y avait un gouffre social en apparence infranchissable entre les deux. Cette histoire parle de personnes qui nouent une relation en franchissant un fossé – qu’il soit racial, ethnique, social, religieux, etc. Cette intrigue fait merveille pour des histoires d’amour – pensez à Roméo et Juliette ou Titanic.
- La Créativité
Elle s’incarne dans l’histoire de la pomme qui tombe sur la tête de Newton, lui inspirant la théorie de la gravité. Cette intrigue met en scène un individu qui fait une découverte révolutionnaire, résout une énigme très ancienne ou aborde un problème de façon innovante. C’est l’intrigue de MacGyver ou de l’Agence Tout Risque.
- Chapitre 7 : Épilogue
Pour qu’une idée colle, elle doit susciter chez ceux qui l’écoutent :
- Attention
- Compréhension et mémorisation
- Adhésion
- Implication
- Volonté d’agir
Ces étapes sont reliées aux principes de la manière suivante :
| 1 – Attention | INATTENDU |
| 2 – Compréhension et mémorisation | CONCRET |
| 3 – Adhésion | CREDIBILITE |
| 4 – Implication | EMOTION |
| 5 – Volonté d’agir | HISTOIRE |
Les auteurs donnent ensuite une liste de symptômes pour détecter l’inattention d’auditeurs, et de solutions pour y remédier.
Critique du livre :
Ce livre est simple, facile à comprendre et fournit un mode d’emploi détaillé pour faire adhérer nos idées, et ce dans toutes les domaines possibles et imaginables, allant de l’éducation au marketing en passant par la vente et le storytelling. Les auteurs ont fait une étude qu’ils relatent au début de l’ouvrage et qui indiquent que des complets débutants suivants les préceptes de ce livre arrivent à créer des publicités efficaces et qui adhèrent. Et il est simplissime de vérifier si nos messages peuvent coller et de choisir le meilleur en utilisant ce tableau :
|
Principes |
Message 1 |
Message 2 |
Message 3 |
| Simplicité | |||
| Inattendu | |||
| Concret | |||
| Crédibilité | |||
| Émotion | |||
| Histoire |
Réutilisez-le !
L’un des auteurs est un scientifique – Chip Heat, professeur de psychosociologie à Stanford – et cela se voit : le livre est émaillé de références et de renvois à des études scientifiques, élément bienvenu et plutôt rare dans les livres de business, qui ajoute de la crédibilité à l’ensemble et permet facilement d’approfondir si besoin est.
Au niveau des défauts, je le trouve parfois un peu répétitif et je pense qu’il aurait pu être raccourci un peu pour mieux coller, mais dans l’ensemble c’est un excellent livre qui expose son message de manière claire et concrète, en l’illustrant de nombreuses histoires qui sont autant d’exemples et d’images nous permettant de bien appréhender les concepts exposés. A essayer lors de nos prochaines communications.
Points forts :
- Simple et facile à comprendre
- De nombreuses histoires et exemples pour nous aider à appréhender les concepts
- Nombreuses références à des études scientifiques
- Fournit des outils concrets – dont le tableau n’est pas le moindre – pour améliorer l’impact et l’adhésion de nos messages
Points faibles :
- Un peu répétitif parfois
- Aurait gagné à être un peu allégé
Ma note :
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Défi PMBA :
| Coût du livre : | 23,75 € |
| Coût total du projet : | 260,09€ |
| Nombre de pages : | 285 |
| Nombre de pages totales : | 3891 |
| Temps pour le lire : | 3H30 |
| Temps pour écrire cet article : | 7H |
| Temps total du projet : | 148H |
Astuce : achetez-le en Anglais et Économisez !
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Ces Idées qui Collent – Pourquoi Certaines Idées Survivent et d’Autres Meurent
Titre original : Made to Stick – Why Some Ideas Survive and Others Die.
Phrase-résumée du livre : Certaines idées marquent leurs interlocuteurs, les poussant à la retenir longtemps et même à agir, tandis que d’autres sont oubliées à peine entendues ; les auteurs décryptent pour nous les idées qui collent et nous expliquent les mécanismes de leur adhésion.
De Chip Heath et Dan Heath, 2007, 285 pages.
Note : ce livre étant également très complet, je publie son résumé en deux parties. En voici la première. Je crains que la majorité des livres de la catégorie Psychologie & Communication ne soient dans ce cas
.
Chronique et résumé du livre :
Vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à l’ami d’un de mes amis – François, pour ne pas le nommer. Il se trouvait à Lille pour un rendez-vous important avec un de ses clients. Une fois qu’il a finit l’entretien, comme il lui restait un peu de temps avant de prendre l’avion il est allé boire un verre dans un bar.
Il venait de finir son premier verre quand une séduisante jeune femme s’est approchée de lui et lui a proposé de lui offrir quelque chose à boire. Surpris mais flatté, il a accepté. Elle est revenue avec deux verres. Merci, lui a-t-il dit avant de prendre une gorgée. Et après ça, le trou noir.
Lorsqu’il s’est reveillé, comateux, il était étendu dans une baignoire de chambre d’hôtel, le corps recouvert de glace. Paniqué, il a regardé autour de lui, essayant de se rappeler ce qu’il faisait là. C’est alors qu’un petit papier a attiré son attention :
SURTOUT NE BOUGEZ PAS. TELEPHONEZ AUX URGENCES.
Un téléphone portable était posé sur une petite table à coté de la baignoire. Il l’a attrapé et tant bien que mal, les doigts engourdis par le froid, a composé le numéro des urgences.
A l’autre bout du fil, la standardiste ne paraissait pas du tout surprise. « Monsieur, pourriez-vous s’il vous plaît tendre lentement le bras derrière vous ? Vous sentez quelque chose ? Une sonde dans le bas de votre dos ? »
Inquiet, il a fit ce qu’elle lui demandait. Pas de doute, la sonde était bien là.
« Surtout, ne paniquez pas Monsieur », a repris la jeune femme. On vient de vous enlever un rein. Vous êtes victime d’un réseau de trafiquants d’organe qui sévit dans la ville. L’ambulance est en route. »
Félicitations.
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Deep Survival – 2
Note : ce livre étant dense et empli d’histoires, d’anecdotes et de redites qui le rendent difficile à le résumer, j’en publie le résumé en deux parties. Voici la deuxième. La première se trouve ici. De plus, certains chapitres étant assez redondants, j’en ai sauté quelques-uns quand j’estimai qu’ils n’apportaient que peu de valeur à l’ensemble. Le titre de ces chapitres se rapportant à des histoires dont je ne parle pas forcément ici, j’ai mis entre parenthèses une description succincte du contenu de chaque passage.
Partie 2 : La Survivance
Quand tu vois quelqu’un qui pleure, soit parce qu’il est en deuil, soit parce que son fils est au loin, soit parce qu’il a perdu ce qu’il possédait, prends garde de te laisser emporter par l’idée que les accidents qui lui arrivent sont des maux. Rappelle-toi sur-le-champ que ce qui l’afflige ce n’est pas l’accident, qui n’en afflige pas d’autre que lui, mais le jugement qu’il porte sur cet accident.
Épictète
- Chapitre 9 : Déplier la carte (l’importance d’un modèle mental approprié à l’environnement, les 5 étapes d’une perdition)
Un jour de 1998, Ken Killips, un pompier robuste et d’expérience, faisait une randonnée de trois jours avec son ami York dans le Parc National des Montagnes Rocheuses, une vaste étendue sauvage de 1 000 km² couverte de montagnes et de forêts.
Photo par The Brit 2
Photo par tgrt
Ils avaient un itinéraire précis d’environ 10 kilomètres à accomplir avec leur sac lourdement chargé, et une partie de leur randonnée les amenaient à environ 4 000 mètres d’altitude. Ils s’étaient partagés la charge et York portait la tente. Celui-ci devait régulièrement attendre Killip qui marchait moins vite que lui. Au bout de cinq ou six heures, il se lassa et distança Killip – les personnes échouent régulièrement à comprendre qu’ils doivent voyager à la vitesse du plus lent, pas du plus rapide.
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Bienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.












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