Des Livres Pour Changer De Vie
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30
jan

Richard Branson : L’autobiographie



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Transcription texte (littérale) de la vidéo :

Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des livres pour changer de vie. Je suis actuellement à San Diego. Vous pouvez voir que l’on a une vue plutôt sympa, on est en plein mois de janvier et il fait suffisamment bon pour être en T- shirt sur la plage, voire même, pour les plus courageux, se mettre en maillot de bain.

Je suis donc en Californie, le pays des entrepreneurs. Et je suis en train de terminer un livre que je trouve vraiment excellent, et j’ai voulu le partager avec vous. Une fois n’est pas coutume, il s’agit d’une autobiographie. Et c’est tout simplement l’autobiographie de Richard Branson, qui s’appelle en anglais « Losing my virginity » qui se traduit en français par le titre : perdre ma virginité. La traduction officielle a été un petit moins sexy que le titre original puisque le titre officiel de la biographie est : « Richard Branson, l’autobiographie ». Un petit peu moins sexy mais au moins, ça va droit au but !

Je vous recommande vraiment, vraiment ce livre. Pour ceux qui ne connaitraient pas, Richard Branson, c’est le fondateur de Virgin. D’abord Virgin Music, qui est un groupe de production de musiques et qui a ensuite créé énormément d’entreprises dans des tas de secteurs différents : il a créé une compagnie aérienne, il a créé une compagnie de train, il a créé une entreprise dans les biocarburants, il a créé des tas d’initiatives pour venir en aide aux pays pauvres, notamment en Afrique. Il a aussi créé une entreprise qui est vraiment, vraiment super cool, qui s’appelle Virgin Galactic et qui a pour but de développer le tourisme spatial.

Richard Branson, c’est vraiment un entrepreneur hors du commun. Au même titre que Steve Jobs, il est vraiment extraordinaire, et il raconte dans ce livre tout depuis son adolescence, avec la jeunesse de son parcours d’entrepreneur, jusqu’aux années 2010 où, justement, il se consacre davantage à la philanthropie et à des projets qui sont plus à long terme comme la lutte contre le réchauffement climatique.

C’est un livre que j’ai commencé et, personnellement, je ne peux pas m’arrêter. C’est un “page turner” comme disent nos amis anglo-saxons. Il est vraiment très intéressant, très bien écrit. Ça se lit comme un roman sauf que ça s’est réellement passé. Et on a énormément de choses à apprendre d’un entrepreneur comme ça, qui se dévoile véritablement dans son livre. En tout cas, ça m’a déjà donné des idées pour mes entreprises.

C’est vraiment intéressant de constater que Richard Branson est un entrepreneur qui a une éthique qui semble vraiment incroyable et qui, en plus, est un entrepreneur, on va dire social, c’est-à-dire qu’il a une dimension qui va au-delà de la simple prouesse économique, qui essaie véritablement de changer le monde en mieux.

Donc je vous le recommande vraiment. Je vous dis, ça se lit comme un roman, c’est rapide, c’est efficace, c’est simple. Il y a tout : il y a de l’humour, il y a du sexe, il y a de l’aventure et en plus on apprend énormément sur l’entreprenariat. Donc c’est vraiment un livre à lire.

Merci et à très bientôt pour une nouvelle vidéo !

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07
nov

La Grève, d’Ayn Rand (la Révolte d’Atlas)



Podcast: Lire dans une autre fenêtre | Télécharger (Durée: 7:02 — 6.4MB)

Vous pouvez également consulter cette vidéo au format audio uniquement en téléchargeant le MP3, ou en le récupérant dans iTunes directement.

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Transcription texte (littérale) de la vidéo :

Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie.
Je me trouve actuellement à Lille et je vous fais cette vidéo rapidement pour vous parler d’un livre exceptionnel qui vient juste d’être publié officiellement en France, et qui s’appelle La Grève, d’Ayn Rand. C’est un livre dont je vous ai déjà parlé brièvement sur mon blog Blogueur Pro dans mon article sur Los Angeles, et je vous avais parlé de ce livre en vous disant que c’était un livre secret, inconnu en France. Eh bien ça y est, il n’est plus secret, il a été enfin publié en France !

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28
sept

Interview : Comment Phil gagne un million de CA par an en vivant la Semaine de 4 heures



Lorsque j’ai rencontré Phil, dirigeant de la société Oznium, à San Francisco et qu’il m’a expliqué qu’il génère 1 million de dollars de CA par an avec sa société tout en vivant La semaine de 4 heures et en voyageant partout dans le monde, je n’ai pas résisté à la tentation de l’interviewer pour lui donner l’occasion de partager son expérience et ses stratégies avec vous.

Phil est un peu timide, donc cela m’a été parfois un peu difficile de le faire parler, mais je pense que j’ai quand même réussi à lui tirer un peu les “vers du nez” pour vous apporter des éléments intéressants :) :

*** Soyez sûr que les sous-titres en Français sont bien activés ! Si ne c’est pas le cas, cliquez sur image dans la barre juste en dessous de la vidéo ! L’icône se colorera alors en rouge : image ***

Transcription texte de l’interview :

Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie. Je suis actuellement avec Phil… Salut Phil !

Phil : Salut !

Olivier Roland : J’ai rencontré Phil ici à San Francisco. Il m’a raconté un petit peu son parcours d’entrepreneur, et c’est un entrepreneur qui vit aujourd’hui le style de vie de La semaine de 4 heures. J’ai trouvé son parcours très très intéressant, et je me suis dit que j’allais l’interviewer pour vous faire partager un petit peu son parcours :) .

Alors Phil… Peux-tu nous parler brièvement de ton entreprise et expliquer ce qu’elle fait… et quand as-tu démarré ?

Phil : En gros, j’importe de l’éclairage LED de Chine. On le fait venir aux États-Unis, dans notre entrepôt, et nous le revendons en ligne à nos clients, comme n’importe quelle boutique sur internet.

J’ai commencé il y a environ 8 ans quand j’étais encore au lycée.

Olivier Roland : Waow ! Comment as-tu cette idée ?

Phil : Disons que j’ai perçu qu’il y avait un marché intéressant. J’avais des amis qui voulaient des LED que j’avais installées sur ma voiture. Du coup j’achetais des LED pour 1 dollar et les revendais pour 5 dollars. Ça me faisait un peu d’argent de poche pour le lycée, pour la nourriture et autres…

Et peut-être un ou deux ans plus tard, je me suis réveillé un jour en me disant, waow, c’est quand même une bonne affaire. Et j’ai donc continué et développé l’activité.

Olivier Roland : Donc au début c’était juste pour se faire un peu d’argent ?

Phil : Oui.

Olivier Roland : Comment as-tu géré la transition entre la petite activité qui faisait gagner un peu d’argent de poche et la véritable entreprise… Qu’est-ce qui t’a décidé à sauter le pas ?

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27
avr

Interview : Sophie, ex-employée



Podcast: Lire dans une autre fenêtre | Télécharger (Durée: 21:20 — 19.5MB)

Sophie Gueidon

Sophie Gueidon, membre d’Agir & Réussir et dirigeante de Cap Essence, témoigne et nous raconte dans cette interview pourquoi elle a quittée un emploi confortable et sympathique pour accomplir son rêve : créer son entreprise. Bien qu’elle ait mis plus de temps que la moyenne entre sa démission et la création de son entreprise, le fait qu’elle ait osée quitter son emploi et qu’elle ait réussie à créer son entreprise alors qu’elle est maman de trois enfants et qu’elle a eu un terrible accident de voiture est un encouragement pour tous ceux qui, peut-être comme vous, rêvent de créer leur entreprise mais n’arrivent pas à quitter leur boulot ;) .

Vous pouvez écouter ce podcast en live en cliquant sur le bouton Play en haut, téléchargez le MP3 en cliquant sur Download, ou le récupérer dans iTunes directement.

Sophie nous parle notamment dans cette interview de :

01:15 : Le boulot confortable qu’elle avait avant
02:15 : Ce qui lui manquait pour être épanouie
06:30 : Ce qui l’a poussé a quitter son boulot
10:15 : Ce qui lui a semblé le plus difficile en démissionnant
10:46 : Le plus beau cadeau pour un salarié ? ;)
11:45 : Comment Sophie a préparé la création de son entreprise et le temps qu’elle a mis
13:05 : Comment Sophie a géré son projet de création d’entreprise avec ses enfants et son accident de voiture
14:10 : Pourquoi Sophie a mis autant de temps pour créer son entreprise
16:45 : Est-ce que Sophie a obtenu ce qu’elle voulait en créant son entreprise ?
17:30 : Le conseil de Sophie pour les personnes qui un emploi confortable et veulent quand même se lancer


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08
mar

The New Business Road Test



Traduction : Le tour d’essai des nouveaux business – Ce que les entrepreneurs et les cadres devraient faire avant d’écrire un business plan

The New Business Road Test

Phrase-résumée du livre : La plupart des jeunes entreprises échouent, car les entrepreneurs ne testent pas suffisamment leur idée avant de se lancer sur le marché ; ce livre nous donne une méthode en 7 étapes pour faire faire un tour d’essai à son entreprise avant même d’écrire le business plan, permettant ainsi de rejeter des mauvaises idées et d’éviter de perdre des ressources précieuses à encourager le mauvais cheval.

De John W. Mullins, 2006 (deuxième édition), 290 pages

Chronique et résumé du livre :

La passion. La conviction. La ténacité. Voici des traits communs à la plupart des entrepreneurs, sans qui ils ne pourraient pas affronter les challenges, les revers et les coups durs qui se tiennent entre leur idée révolutionnaire et sa mise en action.

Les meilleurs entrepreneurs ont toutefois quelque chose de plus : une volonté de se lever chaque matin et de se poser cette simple question : “Pourquoi mon entreprise va t-elle réussir alors que la plupart échouent ?”. Autrement dit : “Qu’est-ce qui ne va pas avec mon idée, et comment le réparer ?”

Ces entrepreneurs se posent cette question pour des raisons évidentes : ils comprennent les enjeux. Ils savent que la plupart des entreprises échouent, et ils ne veulent pas commencer et supporter activement une entreprise boiteuse, de la race qui consume un an de leur énergie et de leurs ressources pour aboutir à une impasse.

Mais est-il possible de se rendre compte, alors que nous sommes animés par la passion, qu’un projet est voué à l’échec avant de le lancer ? Tout comme la plupart des acheteurs de voiture font un tour d’essai avant de se décider, les entrepreneurs sérieux font un tour d’essai pour tester les opportunités qu’ils considèrent. Et ce livre nous donne une piste en 7 étapes pour pouvoir réaliser ce tour d’essai, avant même de devoir rédiger le business plan.

Les 7 étapes sont les 7 domaines des opportunités attirantes, qui s’inscrivent dans trois éléments principaux :

  • Le marché : les clients potentiels et actuels qui sont prêt à acheter vos type de produits pour satisfaire à leurs besoins ou leurs envies.
  • L’industrie : les concurrents qui offrent des produits ou services similaires au vôtres.
  • Les personnes clés qui composent l’entreprise.

Le marché et l’industrie sont analysés au niveau macro et au niveau micro, ce qui constitue 4 des 7 étapes du tour d’essai. L’analyse des personnes clés se compose au niveau de :

  • La mission d’entreprise de l’équipe, ses aspirations personnelles et sa capacité à prendre des risques.
  • La capacité de l’équipe à agir sur les facteurs critiques du succès.
  • La connexion de l’équipe en haut, en bas, et au travers de la chaîne de valeur – les fournisseurs, les clients, les concurrents.

et forment les 3 dernières des 7 étapes, qui sont détaillées chapitre par chapitre dans le livre. Chaque chapitre comprend entre une et quatre études de cas détaillées de petites et de grandes entreprises, connues et inconnues, ayant réussies ou échouées, pour illustrer les propos de l’auteur, que je n’ai pas reproduit ici. J’ai toutefois indiqué entre parenthèses les entreprises étudiées dans le livre. Suivez le guide.

  • Chapitre 2 : Est-ce que le poisson va mordre ? (l’analyse micro du marché)

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10
jan

La semaine de 4 heures – 2



Note : ceci est la deuxième partie de la chronique. La première partie se trouve ici.

Etape 3 – A pour Automatisation

  • Chapitre 8 – Externaliser votre vie

L’auteur commence en nous racontant un lundi matin comme les autres. Il se trouvait en Argentine, et après son petit-déjeuner il vérifia ses emails pendant 1 heure. Une de ses assistantes en Inde avait retrouvé un de ses anciens camarades de classe, et une autre assistante lui avait envoyé un fichier Excel synthétisant des recherches qu’elle a menée pour lui. Ses entretiens de la semaine étaient déjà organisés par une troisième assistante indienne, qui avait déjà déniché auparavant les meilleures écoles de kendo au Japon et les meilleurs professeurs de salsa à Cuba. 

Un autre email lui appris que son assistante Américaine avait résolu une vingtaine de problèmes clients la semaine dernière, et avait coordonné avec le comptable le paiement des taxes sur les ventes en Californie. Un rapide coup d’oeil sur son compte bancaire permit de voir à Tim Ferris que son compte encaissait plus d’argent que le mois dernier.

Une bonne journée commençait. Son petit-déjeuner lui avait coûté 4$ tout compris, ses assistants en Inde lui coûtaient entre 4 et 10$ de l’heure, et ses assistants aux Etats-Unis étaient payés soit au résultat soit lorsqu’un produit était expédié. Cela créait quelque chose de merveilleux : impossible d’avoir une trésorerie négative.

Voici le bonheur que permet l’externalisation intelligemment menée. L’auteur indique que trouver son assistante personnelle à distance est un gigantesque premier pas en avant, car il entraîne à devenir celui qui commande plutôt que celui qui est commandé, le patron plutôt que l’employé.

Faire en sorte que quelqu’un d’autre fasse des tâches que vous faites actuellement est un test décisif pour tout entrepreneur qui veut créer autre chose que son simple emploi. Pour beaucoup, la question du coût aura son importance. Mais si vous gagnez entre 20 et 25 € de l’heure, et que vous faites une chose que quelqu’un payé 10 ou 15 € de l’heure pourrait faire à votre place, vous utilisez bien mal vos ressources. Et même si vous embauchez une assistante haut de gamme pour 30 € de l’heure qui vous économise 8 heures de travail par semaine, elle ne vous coûte que 40 € par semaine (en soustrayant les 8 heures à 25 € pour lesquelles vous êtes payé). Seriez-vous prêt à payer 40 € pour ne travailler que du lundi au jeudi ? L’auteur le ferait sans hésitations.

Tim Ferris indique que l’externalisation est même possible pour les employés. Et que si vous pensez que votre patron ne serait pas d’accord, tant que vous choisissez des tâches non sensibles il n’y a selon lui aucune raison de le prévenir.

Il y a deux catégories de tâches que vous pouvez déléguer :

  • Les tâches personnelles
  • Les tâches professionnelles

Mais avant de déléguer il y a une règle d’or : éliminer et automatiser. Cela veut dire qu’il ne faut jamais déléguer une tâche qui pourrait être éliminée (parce qu’elle est inutile de toute façon) ou automatisée. Tim Ferris n’utilise par exemple pas ses assistantes pour planifier des réunions et des conférences téléphoniques, parce qu’il a complètement éliminé ces deux choses de sa vie.

Après cette règle d’or il y en a deux autres :

  1. Les tâches déléguées doivent prendre beaucoup de temps et être précisément définies.
  2. Amusez-vous. C’est marrant d’être à la barre pour une fois. Demandez à votre assistant d’envoyer des emails à vos amis disant qu’il est votre concierge personnel et que vous souhaitez organiser une soirée. Inondez votre patron d’étranges coups de téléphones aux accents venus d’ailleurs. Cela vous permettra de vous décomplexer dans votre nouveau rôle de patron.

Tim Ferris recommande également fortement que vous fassiez appel à une société ayant une équipe large plutôt que de vous reposer sur un seul assistant. Si vous avez prévu des vacances de 15 jours en Polynésie Française et que 2 heures avant d’embarquer dans l’avion, vous recevez un email de votre assistant disant qu’il est cloué au lit pendant une semaine pour une mauvaise grippe, vous allez l’avoir mal. Dépendre d’une seule personne est donc toujours dangereux.

Note : il est beaucoup plus facile pour les Américains et tous les Anglophones d’avoir des assistants virtuels et d’externaliser toutes sortes de tâches, même pour les particuliers, parce qu’ils ont accès à une main d’oeuvre abondante, qualifiée et pas chère en Inde et aux Philippines. Pour nous autres Français c’est une autre paire de manches, même si en théorie nous devrions pouvoir accéder à une main d’oeuvre qualifiée et pas chère au Maghreb, et dans d’autres pays d’Afrique. J’ai fait de nombreuses recherches au cours de l’année écoulée, et s’il est assez facile de trouver des personnes parlant Français sur Elance pour faire des tâches de traduction, d’écriture ou de transcription de fichiers audios, c’est autre chose de trouver un assistant virtuel parlant Français. Actuellement, j’emploi 3 personnes offshore, une Philippine et deux Ghanéens, qui travaillent essentiellement à faire du marketing Internet pour mes muses (respectivement sur le web Anglophone, et Francophone), mais je n’ai jamais réussi à trouver d’assistant virtuel français qui soit polyvalent et compétent.

  • Chapitre 9 : Vos revenus en pilote automatique – trouver la muse

Tim Ferris nous donne l’exemple de son ami Douglas Price, un ancien fondateur d’une start-up qui après l’euphorie du lancement et du développement de son entreprise, n’était plus passionné par elle malgré son succès retentissant. Il a alors voulu se libérer de l’obligation de travailler en fondant Prosoundeffects.com, un site e-commerce qui vend des librairies sonores sur CD – utilisées par les professionnels pour la musique, le cinéma, les jeux vidéos. Ces produits ont été créés par Douglas, mais ce n’est pas lui qui les produit et les distribue, sinon il devrait s’occuper de toute la partie logistique et assurer sa trésorerie, ce qui est ennuyeux et prend du temps.

Son business model est plus élégant que cela :

  1. Ses prospects voient ses publicités Google Adwords ou sur d’autres moteurs de recherche, et cliquent dessus s’ils sont intéressés.
  2. Une partie de ses prospects commandent des produits allant de 29$ à 7500$, le panier d’achat moyen étant de 325$.
  3. Trois fois par semaine, Doug clique sur un bouton qui débite les cartes bleus de ses clients et met de l’argent sur son compte, puis il envoie les commandes aux fabricants de CD, qui s’occupent d’envoyer les produits aux clients de Doug – cela s’appelle du drop-shipping – pour un prix équivalent à 45% du tarif final, que Doug paye 90 jours après la commande.

Les entrepreneurs avisés auront immédiatement reconnus l’élégance de ce système : comme Doug est payé immédiatement par ses clients, mais qu’il paye ses fournisseurs à 90 jours, impossible d’avoir une trésorerie négative. Et tout est automatisé : la publicité amène toute seule les prospects sur son site, les prospects qui décident d’acheter parcourent eux-même le catalogue du site, ajoutent au panier les produits qui les intéresse, et rentrent eux-même leurs coordonnées bancaires. Douglas intervient juste pour encaisser les commandes et transmettre celles-ci à ses fournisseurs, qui s’occupent ensuite de tout le travail de production et de livraison.

Pour chaque commande de 325$, Douglas gagne 167,38$ de revenus, une fois soustrait les frais de production et de transaction bancaire. Au moment de la rédaction du livre, Douglas travaille deux heures par semaine, gagne souvent plus de 10 000$ par mois, sans aucun risque financier et alors que mettre en place le site lui a couté environ 1200$. Ce site et les produits qu’il vend n’est absolument pas sa passion, mais le peu de temps qu’il y passe et les revenus qu’il en tire lui permette de faire absolument tout ce qu’il veut. Bienvenue dans le monde des muses.

Une muse est différente d’un business traditionnel : il ne s’agit pas de diriger une entreprise, mais de posséder une entreprise.

Pour posséder une muse, il vous faut un produit. Si vous travaillez actuellement dans les services, pas de panique, votre expertise peut être transformée en produit d’information et de formation que vous pourrez vendre (c’est ce que j’ai fait avec mon club Agir & Réussir). Le produit doit coûter moins de 500 € à tester, et doit pouvoir être automatisé en moins de 4 semaines. Et bien sûr, une fois lancé, il ne doit pas nécessiter plus d’un jour de gestion par semaine.

L’objectif d’une muse n’est pas de changer le monde. L’objectif d’une muse est de vous créer une source automatisée de revenus qui libère votre temps pour faire ce que vous voulez, y compris changer le monde (comme l’ont fait par exemple Voltaire et Beaumarchais, qui s’étant enrichis ont pu se consacrer à la philosophie des Lumières et aux idées de la Révolution, ou plus simplement Tim Ferris qui a pu écrire son livre qui a certainement changé la vie de nombreuses personnes – dont la mienne ;) ).

La première étape est de trouver un marché et vos clients, et ensuite de créer un produit pour eux – il ne faut surtout jamais faire l’inverse. Utilisez vos domaines d’expertise et vos passions pour déterminer quels sont les besoins dans le domaine que vous maîtrisez et quel produit vous pouvez créer pour répondre à ce besoin. Par exemple, Tim Ferris était athlète et étudiant, et il a donc créé Brainquicken, un complément alimentaire pour les sportifs et les étudiants. 

Posez-vous donc les questions : à quels groupes, clubs, associations, réseaux appartenez-vous ? Dans ces groupes, y en a t-il qui ont des magazines spécialisés ? Si oui cela veut dire qu’il y a un marché. Allez dans un kiosque à journaux et parcourez-les : les publicités qui se trouvent à l’intérieur vous donneront un bon aperçu des produits qui existent pour ce marché.

La deuxième étape est de trouver un produit : prenez deux marchés avec lesquels vous êtes familier, qui ont leurs propres magazines contenant de la publicité, et qui ont un tirage à 15 000 exemplaires minimum. Et brainstormez pour trouver une idée de produits pour ces deux marchés. Résumez en une phrase les bénéfices pour vos clients de votre produit, et mettez une fourchette de prix entre 50 et 200 €. Surtout mettez une fourchette de prix haute par rapport aux prix du marché, les prix bas attirent des clients qui demandent du temps et vous empêcheront d’automatiser pleinement votre business.

Faites en sorte que votre produit puisse être fabriqué et livré en moins de 4 semaines, et que ses principales caractéristiques puissent être expliquées dans une bonne FAQ (Foire Aux Questions). Evidemment, le top est de créer un produit entièrement numérique : dans ce cas vous n’avez pas à gérer du tout la fabrication, le stockage et la distribution ni même à l’externaliser. Vous pouvez aussi proposer sur votre site des produits d’autres fabriquant, et toucher une commission pour cela : cela s’appelle l’affiliation (allez voir du coté de Clickbank et 1TPE pour les produits numériques, et de Commission Junction pour les produits physiques).

  • Chapitre 10 – Vos revenus en pilote automatique II – Tester la muse

Moins de 5% des 195 000 livres publiés chaque année aux Etats-Unis se vend à plus de 5000 exemplaires… La loi de Pareto s’applique ici à son maximum. Et ses résultats sont atteints par des équipes d’éditeurs qui ont des décennies d’expérience.

La leçon à tirer de cela ? L’intuition et l’expérience font de très mauvaises boussoles lorsqu’il s’agit de savoir si un produit va fonctionner ou non. Il faut tester.

Et pour cela, rien de mieux que de placer les prospects en situation réelle en les amenant sur une page de vente les incitant à acheter votre produit, qui n’existe pas encore. Et cela en toute légalité. Voyons comment.

- Créez deux ou trois pages de vente dont vous comparerez automatiquement les performances de conversion grâce à Google Optimiseur de site.

- Les pages de vente décriront le produit et comporterons des boutons “Ajouter au panier” ou “Commander”. Quand le prospect cliquera sur ce bouton, il arrivera sur une page où il devra renseigner ses coordonnées, électroniques ou postales. Quand il validera le formulaire, il sera emmené sur une page disant “Désolé, le produit n’est plus disponible pour [raison X], vous serez prévenu dès qu’il sera à nouveau disponible”.

- Créez une campagne Google Adwords avec différentes annonces. Pour trouver des mots-clés utilisez le générateur de mots-clés Google.

- Comptez chaque coordonnées entrées par un client comme une commande. Prenez les résultats de votre meilleure page de vente et de votre meilleure annonce Adwords et extrapolez : est-ce que cela vaut le coup de créer le produit ? Typiquement le produit d’une muse doit rapporter entre 5 et 10 fois son coût de fabrication et de livraison.

Note : cette méthode est très simple et redoutablement efficace. Je l’ai testé sur une idée de produits à destination des créateurs d’entreprise (encore ! ;) ) mi-2009 et cela m’a permit de voir que ce ne serait pas rentable, pour un coût de l’ordre de 200 € : jamais une étude de marché n’a jamais été aussi simple et peu chère à réaliser. Vous pouvez également télécharger le PDF Musemath à partir du site de l’auteur, dans lequel Tim Ferris nous décrit quelle méthode il utilise pour estimer la taille d’un marché pour un produit. Utilisez simplement le générateur de mots-clés Google pour déterminer le trafic, car Overture n’existe plus.

  • Chapitre 11 : Vos revenus en pilote automatique III – Le MBA (Management By Absence)

Tim Ferris nous explique qu’en 2003, alors qu’il était interviewé pour un documentaire télé, lui et les journalistes étaient interrompus toutes les 30 secondes par des bips, pongs et autre drings provenant des emails qui arrivaient, des notifications de messagerie instantanée et des coups de téléphone.

Après cette expérience douloureuse, il se fixa comme objectif de revoir l’architecture de son activité entièrement, et six mois plus tard il était de nouveau interviewé. Et quelque chose avait changé : tout se faisait dans un silence total. Et pourtant Brainquicken n’a pas de salarié à part son créateur. Mais Brainquicken fait pourtant travailler de 200 à 300 personnes, en sous-traitance.

L’auteur fournit un schéma du fonctionnement de son entreprise dans le livre. Et apparaît-il dedans ? Absolument pas. Il est le fantôme dans la machine, et demande juste à ses prestataires de lui fournir des rapports logistiques, qu’il consulte tous les lundis, et des rapports détaillés, qu’il consulte tous les mois.

Comment appliquer cela ? Pour passer de l’artisanat à l’échelle industrielle, en concevant un système qui peut gérer de 10 à 10 000 produits vendus par semaine, il y a 3 phases :

- La phase 1 s’applique à vos 50 premiers produits vendus, et tant que vous vendez moins de 10 produits par semaine. Le concept est simple : faites-tout vous même. Mettez votre numéro de téléphone sur le site pour pouvoir répondre directement aux questions des prospects et clients : cela vous permettra d’identifier toutes les questions courantes et de les placer dans une FAQ sur votre site, qui servira non seulement à diminuer les appels, mais aussi comme base pour former les futurs employés de centre d’appels qui répondront au téléphone. Cela vous permettra également d’identifier des publicités trop vagues qui vous amèneraient une vague de prospects non qualifiés.

- La phase 2 s’applique à partir de 10 produits vendus par semaine. Ajoutez la FAQ que vous avez élaboré à l’étape 1 sur votre site, puis cherchez sur les Pages Jaunes ou sur Kompass des entreprises capables de prendre en charge les opérations administratives et logistiques de votre entreprise, dans la rubrique “services auxiliaires aux entreprises” sur Kompass et “entreprises de routage, de messagerie”, “logistique (services, conseils)” dans les Pages Jaunes. Choisissez des sociétés qui ne vous factureront pas de frais d’ouverture de compte et ne vous imposeront pas de minimums mensuels. Vous devez bien négocier, et faire en sorte de pouvoir payer à 30 jours net, peut-être après un mois de travail avec eux pour montrer que vous êtes quelqu’un de confiance. A ce niveau de volume, il n’est pas facile d’obtenir de bonnes conditions, et c’est pourquoi il est préférable de privilégier de petites structures qui ont besoin de faire rentrer des clients.

- La phase 3 s’applique à partir de 20 produits vendus par semaine. Vous devriez disposer de la trésorerie nécessaire pour payer les frais d’ouverture de compte et pour atteindre les quotas mensuels des meilleurs prestataires. Essayez de trouver un prestataire qui prend tout en charge, et trouvez un centre d’appels qui répondra aux appels clients. Testez ces derniers en trouvant des numéros en 0800 qu’ils gèrent pour tester leur accueil client et la pertinence de leurs réponses.

Au niveau des produits, Tim Ferris suit les conseils du génie du marketing Joe Sugarman, qui recommande de limiter au maximum le nombre de produits, leurs options et les possibilités de livraison et de paiement, car trop d’options créé de la confusion chez vos prospects, et peut constituer un frein à l’achat. De plus, cela s’inscrit dans la logique 20/80 et permet d’automatiser au maximum notre muse. Il recommande donc de n’offrir qu’une ou deux options d’achat, de ne proposer qu’une seule option de livraison, et surtout pas une offre de livraison expresse en 24H, qui a le don de générer des centaines d’appels de clients angoissés, d’éliminer totalement les commandes téléphoniques pour ne faire que des commandes en ligne (comme le fait Amazon) et de ne pas proposer de livraisons internationales vers des pays exigeants au niveau des documents de douane et dont les taxes pourraient engendrer des réclamations clients.

Une fois que vous avez atteint la phase 3, il est temps de trier : appliquez le principe 20/80 à vos clients, identifiez les catégories qui engendrent le plus de problèmes et rapportent le moins, et supprimez-les. Utilisez des techniques pour prévenir l’apparition de clients exigeants qui veulent tout pour rien : n’acceptez pas les paiements par chèque ou mandat, placez le prix de votre produit en haut du panier par rapport à son marché, ne donnez pas de produit gratuit pour attirer des prospects – c’est le meilleur moyen d’attirer des personnes qui veulent tout pour rien – mais faites plutôt un produit bon marché, et proposez une garantie totale satisfait ou remboursé de 30 ou 60 jours, comme Jay Abrahams le conseille dans Getting Everything You can Out of All You’ve Got. Tim Ferris est allé encore plus loin en proposant une garantie à 110% pour ses produits de compléments alimentaires. Cela peut doubler ou tripler vos ventes tout en augmentant les retours de seulement 2 à 3%.

Etape 4 : L pour Libération

  • Chapitre 12 : Disparaître – Comment s’échapper du bureau

Le plaisir de l’ultra-mobilité n’est pas réservé aux entrepreneurs : vous pouvez rester salarié et échapper quand même à l’obligation du 9H-17H et de la contrainte géographique. Le télétravail est en pleine explosion, et vous pouvez en profiter aussi.

Pour cela, vous pouvez soit trouver un emploi qui est dès le début en télétravail, en consultant par exemple le portail Télétravail, soit négocier avec votre patron pour que sur une partie ou la totalité de votre emploi du temps vous ne soyez plus obligé de vous pointer au bureau. Pour négocier dans les meilleures conditions, vous devez faire deux choses :

  1. Montrer à quel point il est avantageux pour l’entreprise d’accepter le télétravail, notamment en en faisant plus que vos collègues pendant le temps imparti.
  2. Faire en sorte qu’il soit plus profitable et avantageux pour l’entreprise d’accepter votre requête plutôt que de la refuser.

Le deuxième point est facile à mettre en place : demandez à suivre une formation intensive de deux à quatre semaines, qui coûtera cher à l’entreprise, mais dont vous montrerez qu’elle peut lui apporter énormément. Après que vous ayez suivi cette formation, il sera beaucoup plus difficile pour l’entreprise de vous laisser partir, étant donné l’investissement qu’elle aura réalisé pour vous.

Pour le premier point, il vaut mieux y aller doucement : plutôt que de déclarer abruptement votre souhait de passer au télétravail, faites-vous porter malade pendant deux ou trois jours. Et pendant ces quelques jours, travaillez de chez vous en utilisant la loi du 20/80, la loi de Parkinson et en évitant comme la peste les interruptions – ce qui est beaucoup plus facile chez soi qu’au bureau – pour augmenter de manière très importante votre productivité et pour en faire plus de chez vous que ce que vous auriez fait au bureau. En gros, doublez votre rendement et faites en sorte que votre chef le remarque. Si vous avez besoin d’avoir accès à votre ordinateur de bureau – si des logiciels spécifiques sont installés dessus par exemple, ou si vous devez avoir accès à des documents stockés sur le serveur sécurisé de l’entreprise – utilisez un logiciel comme Teamviewer ou Crossloop pour y accéder de votre ordinateur personnel.

Ensuite, préparez un bilan chiffré et argumenté de ces 2-3 jours de travail à domicile. Indiquez concrètement combien de travail vous avez abattu en plus par rapport à une journée de travail normal au bureau. Puis, allez voir votre supérieur. Dites-lui en substance que comme il le sait vous avez été malade, mais que vous avez décidé de prendre sur vous pour travailler de chez vous, et que vous avez été surpris de constater que vous étiez plus productif de chez vous – c’est là que vous sortez vos chiffres et arguments élaborés pendant le bilan. Puis dites-lui qu’à titre d’essai, vous aimeriez travailler le lundi et le mardi de chez vous, pendant 15 jours – ne demandez surtout pas la semaine complète au début. S’il refuse, demandez un jour. S’il refuse encore, mettez votre démission dans la balance – comme l’entreprise vient d’investir une forte quantité de temps et d’argent en vous, votre supérieur y réfléchira à deux fois avant de rester sur son refus.

Une fois que le test est accepté, continuez à utiliser toutes ces techniques de productivité pour faire plus de résultats. Puis négociez 4 jours de télétravail – vous viendrez au bureau le vendredi. Puis, dites que vous voulez allez voir votre famille à l’autre bout du pays, et demandez à ce que la totalité de votre travail soit en télétravail.

Quand vous serez arrivé à cela, vous serez libre d’aller où bon vous semble, et de travailler comme vous voulez, tant que les résultats seront là. Si vous vous heurtez à un refus insurmontable à une étape du processus, le prochain chapitre est là pour vous aider.

  • Chapitre 13 – Les causes perdues – Tuer votre job

Certains boulots sont des causes perdues. Les améliorer reviendrait à ajouter de jolis rideaux aux barreaux d’une cellule de prison. Et cela s’applique aussi bien aux emplois traditionnels qu’aux entreprises qui deviennent des prisons pour ceux qui les ont bâties.

Dans ces cas-là, la meilleure chose à faire est de vous faire virer, ou de démissionner. Cela peut-être dur à accepter, surtout si cela fait 10 ou 15 ans que vous supportez un travail qui ne vous convient pas, mais ce n’est pas parce que vous avez pris de mauvaises décisions il y a si longtemps que vous devez vous empêcher de prendre des bonnes décisions maintenant. Si vous ne le faites pas, vous en souffrirez encore dans 10 ou 15 ans.

Il y a un certain nombre de peurs qui pourraient vous empêcher de faire cela, notamment :

  1. Si vous partez, c’est pour toujours. Vous y croyez vraiment ?
  2. Comment faire pour payer les factures ? L’idéal est de trouver un nouveau job ou de créer une muse pendant votre temps libre, pour disposer d’une source de revenus immédiatement. Et vous pouvez aussi vivre de vos économies ou du chômage pendant un certain temps, en éliminant les dépenses superflues (vous pouvez lire pour vous y aider des articles comme Le guide du radin : 50 astuces pour vivre frugalement ou Comment j’économise de l’argent).
  3. Mon CV en pâtira. Vraiment ? Si vous avez quitté un job pour faire un tour du monde, vous engager dans une cause humanitaire ou lancer une entreprise, croyez-vous que cela sera mal perçu ? A vous de vendre cela et de le montrer sous un jour positif.
  • Chapitre 14 : Les mini-retraites – Embrasser le style de vie nomade

Vous connaissez sans doute cette histoire célèbre, d’auteur inconnu, racontant un dialogue entre un pêcheur mexicain et un financier américain :

Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :

" Pas très longtemps ", répond le Mexicain.
" Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus? " demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’Américain demande alors : " Mais que faites-vous le reste du temps? "
" Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie ".

L’Américain l’interrompt : " J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. "
Le Mexicain demande alors : " Combien de temps cela prendrait-il? "
" 15 à 20 ans ", répond le banquier américain.
" Et après? "
" Après, c’est là que ça devient intéressant ", répond l’Américain en riant.
" Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions ".

" Des millions? Mais après? "
" Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. "

Sur le même mode, Tim Ferris nous raconte la fois où il déjeunait avec un vieil ami. Il allait bientôt être diplômé d’une grande école de commerce et allait travailler dans une grande banque d’affaires, sans doute 80 heures par semaine. Au bout de 9 ans, il pouvait espérer devenir directeur adjoint et gagner entre 3 et 10 millions de dollars par an. Il aurait “réussi”.

- “Que feras-tu avec tout cet argent ?” lui demanda Tim Ferris
- “Je ferai un long voyage en Thaïlande”

Et ceci résume un cliché tenace : que les longs voyages sont l’apanage des millionnaires, du genre “quand j’aurai un million je le placerai à la banque et j’aurait 60 000 € d’intérêt par an qui me permettront de vivre tranquille dans les Caraïbes”. Rien n’est plus faux. La vie dans des pays en voie de développement comme la Chine, la Thaïlande, les Philippines, de nombreux pays de l’Amérique Latine ne coûte rien. Pour 150$ par exemple (environ 100 €), vous pouvez vous offrir un voyage en avion privé pendant 3 jours dans la région de Mendoza en Argentine, avec un survol des plus beaux vignobles du pays au pied des Andes enneigées, et avec un guide particulier. Que vous-êtes vous offert récemment pour 100 ou même 150 €  ?

Début 2004, l’auteur était surmené et avait décidé de partir en voyage pendant un mois. Il choisi l’Espagne, puis décida que trois mois était ce qu’il lui fallait, et il en profita pour aller explorer ses racines ancestrales en Scandinavie. Et son voyage dura finalement 15 mois, et il se dit “pourquoi ne pas répartir les 20 ou 30 années de la retraite tout au long de ma vie ?”.

Quand vous vous serez débarrassé de l’obligation de travailler pour vivre, il vous faudra sans doute du temps pour vous libérer de la culture de la vitesse, de la productivité et du paraître dans laquelle vous avez baigné des années. L’un des risques est que vous vous embarquiez dans un “marathon de pays”, comme l’auteur l’a fait, en visitant 7 pays en 3 semaines au début de son voyage de 15 mois. Ce n’est pas une manière de vivre, et certainement pas celle des Nouveaux Riches. Prendre des mini-retraites se ressent et se vit à un rythme lent, apaisant, qui nous laisse la possibilité de changer. Cela prend du temps – au moins 2 à 3 mois selon l’auteur – avant de pouvoir se débarrasser de ses vieilles routines et prendre conscience de la futilité de certaines choses.

Economiquement, c’est le bonheur car il est possible de vivre très bien avec peu de dépenses dans de nombreux pays du monde. Le tout est de louer un appartement et de ne surtout pas aller à l’hôtel ou dans une auberge. Si vous n’avez pas trouvé un appartement avant de partir, ou tenez absolument à le visiter, inscrivez-vous sur The Couch Surfing Project, qui permet à ses membres d’être hébergé gratuitement presque partout dans le monde et vous permet de faire immédiatement la connaissance de personnes locales.

carte_couch_surfing_project

Carte des membres de The Couch Surfing Project. Comme vous le voyez il y a de quoi faire ! Avec cela et votre muse, le monde devient un village où vous êtes sûr d’être toujours bien accueilli partout où vous irez ;)

Tim Ferris recommande de voyager léger, avec un seul sac que vous gardez avec vous dans la cabine de l’avion, et que vous achetiez le reste sur place (voir l’article de l’auteur à ce sujet). Cela vous permet d’arriver au dernier moment à l’aéroport, et de partir immédiatement une fois que vous êtes arrivé, et vous évite de nombreux autres tracas, comme de devoir subir les assauts de porteurs dans certains pays, et de devoir les payer pour porter vos bagages.

  • Chapitre 15 : Combler le vide – Ajouter de la vie après avoir soustrait le travail

Quand Tim Ferris s’est retrouvé à la tête d’une entreprise qui lui rapportait 70 000$ par mois, alors qu’il avait juste besoin de vérifier ses emails tous les lundis matins pour la diriger, le bonheur et le paradis qu’il s’apprêtait à trouver en allant à Londres fut un peu différent de ce à quoi il s’attendait : il erra toute sa première journée, en se posant inlassablement la même question “Que vais-je faire ?”. Il y répondit en allant d’abord acheter un sandwich. Puis, comme il ne pouvait concevoir une journée sans liste de choses à faire pour être productif, il pris une feuille de papier et écrivit des trucs comme “penser à dîner”…

Voilà ce qui vous attendra certainement lorsque vous serez en possession d’une muse fraîchement automatisée et que vous aurez quitté votre ancien travail. Et cette période de transition, car c’en est une, est tout à fait normale. Vous pourrez la combler en vous amusant comme jamais, en enchaînant les safaris en Afrique ou les rencontres mystiques avec des brahmanes Hindous, puis un jour vous en aurez assez de photographier l’énième arrière-train rouge d’un babouin ou de parler du Vaishnava avec un nouvel enturbanné. Et vous pourrez ressentir un vide, notamment au niveau de votre vie sociale.

En effet, le bureau a ceci de positif qu’il permet de manière automatique d’interagir avec des humains, que ce soit autour des mauvais cafés de la machine ou pendant les quelques blagues qui égaient une réunion interminable. Et cela peut vous manquer ensuite, car lorsque vous vous libérez de cela, vous perdez cette appartenance à la tribu, et les voix dans votre tête résonnent plus fort.

C’est normal. La liberté, c’est comme un nouveau sport. Il faut un temps d’adaptation avant de pouvoir la goûter pleinement.

Si de grandes questions vous taraudent, comme “qu’est-ce que le sens de la vie ?” l’auteur vous demande de vous poser les deux questions suivantes :

  1. Chaque terme de la question revêt-il pour moi une signification précise ?
  2. Si je trouve une réponse à cette question, cela m’aidera t-il à agir ?

“Quel est le sens de la vie ?” ne peut-être répondu par la première question. Evacuez-la. Et si le fait de trouver une réponse à une question ne peut pas se traduire en actions concrètes, évacuez la question.

Comment combler le vide ? Il y a mille et une manières. La plus précieuse est peut-être de simplement apprendre à savourer le temps qui passe, en se désintoxiquant de notre culture de la vitesse et de la performance. L’auteur recommande que vous passiez pas une période où vous apprenez à ne rien faire, dans des centres bouddhistes, de méditation ou de yoga, pour vous désintoxiquer.

Note : Je vous recommande fortement si cette aventure vous tente de passer cette “cure” dans le monastère bouddhiste Le village des pruniers, dirigé par le célèbre Thich Nhat Hanh (cité dans ce chapitre de La semaine de 4 heures d’ailleurs ;) ) et situé à Thénac en Dordogne. Vous y apprendrez à vivre plus lentement, en savourant davantage chaque instant, en Pleine Conscience. C’est selon moi un lieu idéal pour servir de “zone tampon” entre votre ancienne vie et votre vie de Nouveau Riche (j’ai passé un week-end dans ce monastère en novembre 2009, mais je vous recommande d’y aller au moins une semaine, voire 15 jours minimum).

Ensuite, à vous de trouver votre voie. L’auteur l’a trouvé en apprenant sans cesse, en voyageant, en maîtrisant de nouveaux art et de nouveaux sports, et en apprenant de nouvelles langues. Apprendre une langue étrangère, nous dit-il, c’est comme avoir un nouvel oeil pour appréhender le monde. Et son temps libre lui permet de s’impliquer dans des actions humanitaires bénévoles.

Des milliers d’autres choses sont possibles. La course est longue, et à la fin, elle se passe juste avec vous-même.

Critique du livre

Que dire à part que ce livre a totalement changé ma vie ? Sans lui, vous ne seriez pas en train de lire ce blog. Je l’ai lu en mars 2008, et presque toutes les réflexions et actions que j’ai entrepris dans ma vie personnelle et dans ma vie professionnelle ont découlés de cette lecture.

Avant, je travaillais de nombreuses heures par semaine sur mon entreprise offline, conscient que ce beau rêve qui m’avait tant épanoui s’était transformé en prison, mais incapable de trouver une solution pour m’en échapper. Lire La semaine de 4 heures m’a à la fois permis de 1) trouver ENFIN des solutions pour pouvoir m’échapper de la prison que je m’étais créé, 2) créer chez moi un désir brûlant de m’échapper de ma condition et de vivre pleinement la semaine de 4 heures et 3) m’a réconcilié avec les livres de business, que pour une raison inconnue je ne considérai pas et ne lisais pas.

Depuis, j’ai automatisé une bonne partie de mon entreprise offline (je dévoile comment dans une interview faite par Michael du blog Esprit Riche, pour le moment uniquement accessible à mes clients de Agir&Réussir, mais qui sera sans doute diffusée dans quelques mois), j’ai créé 4 muses en 2009, sur lesquelles 2 sont rentables et me font gagner environ 1000 € de revenus par mois. C’est peu, mais c’est encourageant, notamment parce qu’elles me demandent quelque chose comme 1 heure de travail par semaine pour m’occuper d’elles ;) . J’applique depuis plus d’un an et demi une diète médiatique qui me fait gagner énormément de temps et m’évite de me faire influencer par le pessimisme et la morosité ambiante des médias. Et évidemment, j’ai commencé à lire des livres de business (en commençant par ceux recommandés par Tim Ferris, comme The E-myth Revisited : Why Most Small Businesses Don’t Work and What To Do About It qui m’a également mis une claque énorme dans la tête), j’ai découvert le Personal MBA et je me suis lancé dans ce défi fou, tout en créant ce blog ;) . Et, last but not least, j’ai créé le club Agir&Réussir, dont le succès a été phénoménal – j’en dévoilerai bientôt plus à ce sujet, stay tuned ;) .

Bref je ne vis pas encore la semaine de 4 heures, mais j’ai énormément diminué le temps que je passe à faire “du travail pour le travail”, et je peux vous assurer que ce n’est qu’une question de temps – ce sera pour 2011 au plus tard que je pourrai vivre pleinement mon rêve : me consacrer aux voyages et à l’écriture.

Car les business automatisés ne sont pas un mythe. Mes deux muses en sont un exemple probant, même si elles ne me rapportent pas encore assez pour pouvoir en vivre décemment, et surtout les études de cas en vidéo publiées sur le blog de Tim Ferris ici, ici et ici (24 études de cas en tout) montrent bien que cela est possible. Et c’est sans compter les études de cas données dans la deuxième édition du livre, et  les centaines de vidéos que l’on peut trouver en recherchant “4hww” sur Youtube. Je publierai mardi une partie de ces vidéos avec des sous-titres en Français, stay tuned ! ;)

Certes, le livre n’est pas sans défauts. Le premier obstacle sur lequel s’abîmeront nombre de lecteurs est l’égo quelque peu surdimensionné de l’auteur (qui transparaît également dans sa présentation au TED), qui aime beaucoup parler de lui et de ses exploits, au point que je me demande si parfois il n’en rajoute pas un peu. Mais s’arrêter à cela reviendrait à refuser de goûter la cuisine sublime d’un chef 3 étoiles sous le prétexte que celui-ci est un peu trop fier de sa création. Nous ne faisons de mal à personne à part à nous même en faisant cela, en refusant d’examiner ce que peut nous apporter ce livre sous prétexte des émotions que fait naître en nous l’égo de l’auteur.

Le deuxième défaut, et c’est le principal à mon sens, est que Tim Ferris ne parle pas assez de la difficulté et du temps et de l’énergie nécessaire pour mettre en place une muse. Car une muse peut demander beaucoup de tout cela avant d’être complètement automatisée. Certes, contrairement à une entreprise classique, une fois ce temps et cette énergie dépensés, votre muse vous demandera le strict minimum de ces deux ressources pour continuer à tourner, mais sous-estimer le temps de la montée en charge de votre muse et le moment où elle deviendra rentable pourrait vous conduire à vous en détourner trop tôt, alors que la clé est la persévérance et l’acharnement, et qu’une fois que les premiers résultats arrivent, les autres suivent très rapidement.

Tim Ferris a néanmoins réalisé un tour de force extraordinaire qui contrebalance ce défaut : c’est le seul livre que je connaisse qui suscite chez tant de personnes le désir brûlant et féroce de sortir de leur condition pour vivre leurs rêves. De tous ceux qui l’ont lu autour de moi (et ils sont nombreux ;) ) ce livre n’a pas plu à tous, mais il laisse très rarement indifférent, et ceux qu’il a accroché sont en général irrémédiablement transformés, et peuvent accomplir des changements radicaux dans leur vie, parfois très rapidement. Car il n’y a rien de tel pour contourner des obstacles et soulever des montagnes que d’avoir un désir brûlant de réussir à atteindre son objectif, et Tim Ferris réussit à créer une motivation comme jamais je n’ai pu le voir dans aucun autre livre. Cela peut suffire à passer la difficile étape où l’on déploie beaucoup d’énergie pour peu de résultats, mais mieux vaut être bien conscient qu’il faut s’accrocher et ne pas abandonner pour posséder une muse qui dépose toutes les semaines de l’argent sur votre compte pendant que vous faites ce qui vous plaît ;) .

Enfin, la critique principale que j’ai pu lire sur le web Anglophone me semble à la fois fondée et injuste : c’est le fait que La semaine de 4 heures est avant tout une collection superficielle de nombreux conseils, trucs et méthodes abordés de manière beaucoup plus approfondie dans d’autres livres. Après avoir lu et chroniqué une bonne trentaine de livres du Personal MBA et beaucoup d’autres en dehors, je peux vous dire qu’effectivement, de nombreuses choses dont parle ce livre sont abordées très superficiellement alors qu’elles sont traitées beaucoup plus en profondeur ailleurs (comme les lois de Pareto et de Parkinson, Sénèque et le stoïcisme, les études de marché sur Internet, l’art de faire une page de vente, comment utiliser Adwords, comment voyager en ultra-nomade, etc.).

C’est vrai, et c’est injuste de le reprocher à Tim Ferris. Car pour commencer, quand j’ai lu ce livre pour la première fois, je ne connaissais absolument rien à tout cela et la découverte de tous ces concepts expliqués si simplement a été une véritable révélation pour moi. Et grâce au titre extrêmement accrocheur qu’il a trouvé, je pense que beaucoup de personnes qui ne connaissaient pas ou connaissait peu ces concepts ont été amenés à lire le livre et se sont pris comme moi une claque dans la tête, alors qu’elles n’auraient jamais d’elles-même lu des livres expliquant ces notions plus en profondeur, mais de manière isolée et souvent avec un titre à vous faire pousser une grimace d’effroi à la perspective de l’ennui qui vous attend.

Mais au delà du fait qu’il présente simplement et de manière concrète tous ces concepts, le principal intérêt du livre, et c’est là où il apporte définitivement quelque chose par rapport à tous les livres existants, est qu’il met tous ces concepts en relation les uns avec les autres pour proposer un système qui permet de se libérer de l’obligation de travailler pour vivre afin de pouvoir enfin pleinement vivre ses rêves et s’épanouir. Tim Ferris a intégré dans un système très cohérent et performant des bouts de savoir qu’une vie entière serait nécessaire pour appréhender pleinement, en se focalisant uniquement sur ce qui peut vous être utile pour AGIR, tout en soufflant un vent de motivation extrêmement puissant pour gonfler vos voiles. La semaine de 4 heures est de ce point de vue une œuvre absolument remarquable, qui est une application incroyablement intelligente et concrète de l’idéal de vie stoïcien appliqué à la vie moderne et à l’entreprenariat.

Au niveau de l’éthique et de l’approche individualiste de ce livre, je trouve qu’une lecture approfondie permet de voir que Tim Ferris répond assez bien à ces questions, et à la fin ce sera à vous de fixer vos propres limites à ce niveau.

Tout comme Serons-nous Immortels ?, La semaine de 4 heures est l’essence même du “livre rare et exigeant pour changer de vie”. Mais contrairement à lui, il n’est vraiment pas difficile à lire, mais difficile à mettre en place, notamment parce que comme tous les livres il demande à ce que vous mettiez en place des ACTIONS pour… AGIR. Agir, agir, agir et encore agir : voici le seul et unique secret dont vous aurez besoin pour arriver un jour à appliquer La semaine de 4 heures. Car, croyez-moi, si cela demande beaucoup de temps et d’énergie aujourd’hui, nous vivons tout de même dans une époque bénie où Internet est une vaste friche où tout encore reste à faire, et de ce fait il est sans doute beaucoup plus facile de démarrer une muse maintenant que cela ne sera le cas dans 10 ou 20 ans.

Et surtout, ne sombrez pas dans le déni comme le font certains : disposer d’une ou plusieurs muses entièrement automatisé et vivre pleinement la semaine de 4 heures est tout à fait possible, et rejeter ce principe même ne pourra que vous empêcher de vivre ce qui pourrait bien être le rêve de votre vie. Et même si disposer d’une muse ou vivre la semaine de 4 heures n’est pas votre objectif, je pense que chacun, que vous soyez ouvrier, cadre surmené, étudiant ou éleveur de pingouins, saurez en tirer quelque chose pour l’appliquer à sa vie.

Vous l’avez compris, ce livre est pour moi un must-read, et plus que cela encore : il a la place d’honneur dans ma bibliothèque, car il représente la quintessence de qu’un livre de non-fiction doit pousser à faire pour moi : AGIR. Une bible, une référence que chacun devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie ;) .

Pour finir, voici un avant-goût des vidéos qui seront publiés mardi, avec une vidéo incroyablement motivante que j’ai personnellement sous-titrée en Français, spécialement pour vous, conçue par Jesse, qui a appliqué La semaine de 4 heures et nous montre ses voyages à travers le monde illustré par une musique dont la philosophie a beaucoup de points communs avec ce livre (vous pouvez consulter le blog de Jesse Rising Bean et étudier sa muse, PickUp Dance, un site vendant des vidéos pour apprendre à danser pour séduire en boîte) :

Points forts :

  • Motivant et très enthousiasmant
  • Système complet pour éliminer l’inutile, créer sa muse et vivre la vie de ses rêves
  • Une approche qui met à l’honneur l’aspect pratique et concret, tourné vers l’action,
  • De nombreuses idées géniales ou très intéressantes
  • Résumés simples et accessibles de notions beaucoup plus complexes

Points faibles :

  • L’approche quelque peu individualiste du livre peu rebuter certains lecteurs
  • La mise en place complète du système préconisé par l’auteur n’est pas aussi simple qu’il le laisse entendre
  • Ne convient pas à tout le monde et à tous les métiers (mais chacun saura y trouver quelque chose)
  • Ego un peu surdimensionné de l’auteur

Avez-vous lu le livre ? Combien le notez-vous ?

Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (3 votes, moyenne: 5,00 out of 5)
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03
jan

La semaine de 4 heures (deuxième édition)



La semaine de 4 heures - Tim Ferris

Phrase-résumé de « La semaine de 4 heures » : La majorité des personnes restent employées toute leur vie, et travaillent de 9H à 17H pendant 40 ans pour prendre leur retraite à 60 ans (ou plus) ; ce livre nous explique comment briser ce schéma, en réduisant significativement notre temps de travail, en nous libérant de la contrainte géographique – nous permettant ainsi de vivre partout dans le monde – et en automatisant nos revenus, pour nous permettre de faire des mini-retraites quand cela nous chante et de vivre nos rêves.

De Timothy Ferris, 2006 (première édition), 2009 (édition actuelle augmentée), 380 pages

Pour ceux qui ont déjà lu la première édition : qu’y a t-il de nouveau ? Environ 80 pages supplémentaires, incluant essentiellement des dizaines d’études de cas provenant de témoignages de lecteurs (vous pouvez en voir davantage en vidéo – et en anglais – sur le blog de l’auteur ici ou ici, en attendant mon propre témoignage ici même ;) ), une sélection des meilleurs articles parus sur son blog, et une mise à jour des outils et ressources données (ce qui n’est pas du luxe, la majorité de ces ressources étant online, énormément de choses ont évoluées en trois ans). Cela vaut-il le coup d’acheter la deuxième édition si on a lu la première ? Définitivement oui, au vu du coût absolument ridicule de ce livre en comparaison de la valeur qu’il offre. D’ailleurs dès que la deuxième édition sort en Français, je l’achète pour ne pas en perdre une miette.

Chronique et résumé de « La semaine de 4 heures » :

Etape 1 : D pour Définition

Tim Ferriss commence en racontant une rencontre qu’il a vécu, à plusieurs milliers de mètres d’altitude, dans la cabine de première classe d’un avion, avec un magnat américain, Mark. Mark possédait stations-services, épiceries, et salles de jeu : il arrivait que lui et ses amis puissent perdre de 500 000 à un million d’euros en un week-end à Las Vegas, lui raconta t-il.

Chacun.

Lorsque Tim Ferriss, la curiosité piquée, lui demanda laquelle de ces activités il a préféré, la réponse de Mark fut rapide : “aucune”. Et Mark lui expliqua comment il avait passé 30 ans de sa vie avec des personnes qu’il n’aimait pas, en faisant des activités qu’il n’appréciait pas, pour acheter des choses dont il n’avait pas besoin.

Mark faisait partie des mort-vivants. Et voici précisément l’objet de ce livre : éviter d’en faire partie.

Qu’est-ce qui fait la différence entre ce que l’auteur appelle les Nouveaux Riches, et les Différeurs, ceux qui gardent tout pour la fin juste pour trouver que la vie a glissé en travers de leurs doigts ? Un certain nombre de choses, qui définissent leur philosophie de vie, et donc leurs objectifs et leurs priorités :

  • Différeurs : Travailler pour soi.
  • Nouveaux Riches : Faire en sorte que d’autres travaillent pour soi.

 

  • Différeurs : Travailler quand vous le souhaitez.
  • Nouveaux Riches : Eviter le travail pour le travail, et faire le minimum nécessaire pour un effet maximal.

 

  • Différeurs : Prendre sa retraite tôt.
  • Nouveaux Riches : Distribuer des mini-périodes de retraites tout au long de sa vie. Faire ce qui nous passionne.

 

  • Différeurs : Acheter toutes les choses que vous voulez.
  • Nouveaux Riches : Faire toutes les choses que nous voulons, et être toutes les choses que nous voulons.

 

  • Différeurs : Etre le patron plutôt que l’employé.
  • Nouveaux Riches : N’être ni le patron ni l’employé, mais le propriétaire.

 

  • Différeurs : Avoir plus.
  • Nouveaux Riches : Avoir plus de qualité et moins de choses inutiles.

 

Être financièrement riche et avoir la capacité de vivre comme un millionnaire sont deux choses bien distinctes : la valeur de l’argent est multiplié par quatre choses que vous devez contrôler – 1) ce que vous faites, 2) quand vous le faites, 3) où vous le faites et 4) avec qui vous le faites. C’est le multiplicateur de liberté.

Ainsi un banquier qui travaille 80 heures par semaine et gagne 500 000 € par an est moins libre et moins puissant qu’un Nouveau Riche qui travaille 20 heures par semaine et qui gagne 40 000 € par an, mais qui a une liberté totale sur le quoi, le quand, le où et le qui, quand nous regardons le style de vie que leur permet leur argent et leur temps.

Car la liberté – la capacité de choisir – est le véritable pouvoir.

  • Chapitre 2 : Les règles qui changent les règles – tout ce qui est populaire est faux

Trop souvent nous ne remettons pas en cause ce qui existe déjà, parce que si des millions de personnes le font, c’est que c’est la meilleure manière de le faire. Mais ce n’est pas la meilleure manière; c’est juste la manière moyenne, habituelle.

Earl Nightingale, Lead the field

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06
août

Interview : Ludovic, 22 ans, autodidacte, 4 mois de travail par an



Podcast: Lire dans une autre fenêtre | Télécharger (Durée: 38:38 — 35.4MB)

Ludovic, 22 ans, autodidacte, 4 mois de travail par an

J’ai eu la chance de rencontrer il y a peu Ludovic, qui a un parcours et un style de vie exceptionnel. Voici son interview, en podcast et sous forme écrite.

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Olivier: Bonjour et bienvenue, merci d’être avec nous, est-ce que tu vas bien?

Ludovic: Et bien nickel, et toi?

Olivier: Très bien merci. Est-ce que tu peux rapidement te présenter pour nos auditeur, nous dire qui tu es, ce que tu fais, etc.

Ludovic: Moi, c’est Ludovic, j’ai 22 ans. Je travaille dans le milieu du cinéma et de la publicité télé; notamment dans les effets spéciaux. Je supervise les effets spéciaux sur les tournages. Je fais ça depuis l’âge de 18 ans. J’aime mon métier, c’est ma passion; j’aime les filles et j’aime voyager.

Olivier: (rires) Donc tu dis que tu as commencé à18 ans, cela veut dire que tu as arrêté les études tôt pour te lancer dans ton métier.

Ludovic: Pour dire simplement que je n’ai même pas fait d’études en fait. J’ai simplement passé mon bac, ça c’est limité à ça. Je ne suis pas quelqu’un qui aime beaucoup les études, j’aime apprendre de moi-même.

Olivier: D’accord, est-ce que tu peux nous expliquer un peu ton parcours, parce qu’il me semble que tu as un parcours très intéressant. Aujourd’hui tu as 22 ans c’est ça?

Ludovic: C’est ça.

Olivier: Tu es un acteur reconnu dans ton domaine, je pense.

Ludovic: Plutôt.

Olivier: Et si j’ai bien compris, quand on s’est rencontrés, tu m’as dit que tu étais en vacances environ 8 mois par an.

Ludovic: Pour nuancer le terme de vacances, on dira plutôt que je ne travaille pas pendant environ 8 mois de l’année. Je travaille environ 4 mois dans une année.

Olivier: Voilà, quand tu dis 4 mois de l’année, ça veut dire que tu n’es pas obligé de travailler 8 mois de l’année pour vivre. Les 4 mois que tu travaille suffisent.

Ludovic: Exactement.

Olivier: Et tu n’as pas de diplôme à part le bac.

Ludovic: Et j’ai pas de diplôme à part le bac, que j’ai passé par obligations familiales. Je l’ai passé pour l’honneur.

Olivier: Alors c’est vraiment un parcours très intéressant. Est-ce que tu peux nous expliquer comment cela a commencé, comment t’es venu cette passion qui s’est développé pour le graphisme, pour les effets spéciaux et puis comment tu eu cette idée, cette envie d’arrêter l’école et puis de te lancer par toi-même?

Ludovic: En fait, tout simplement, je me suis découvert une passion très tôt, j’avais treize ans. C’était une passion pour le cinéma et j’ai eu ma première caméra, ça s’est déclenché comme ça. Et, à l’origine, j’étais déjà passionné de magie aussi. À un moment, le cinéma seul et la magie seule, il y avait quelque chose, j’avais envie de concilier les deux. Donc du coup pour en faire mon futur métier, je me suis dit pourquoi ne pas m’orienter vers les effets spéciaux qui sont en quelque sorte la magie du cinéma. J’étais issu d’un milieu qui n’était pas vraiment aisé financièrement donc je me suis trouvé des petits jobs quand j’avais environ 15 ans pour financer mon premier ordinateur. Je n’avais pas d’ordinateur avant. Et c’était vraiment mon premier investissement à but d’apprentissage. Je passais toutes mes nuits à apprendre de manière autodidacte, tout ce qui est la 3D, les effets spéciaux, les sites Internet. Et voilà, toutes les nuits à se coucher à 4 heures du mat’ et en se levant très tôt le matin pour faire ses devoirs et partir suivre le lycée la journée. C’est un peu comme ça que ça s’est déclenché au début. Et à 17 ans, j’ai créé mon premier site internet, sur lequel j’ai pu exposer mon créations etc..

Ludovic: J’ai tout de suite été contacté pour du travail que j’ai dû décliner parce que j’étais en terminale donc à l’époque, je devais passer mon bac. Dès que je l’ai passé, j’ai répondu positivement à des offres de travail dans le milieu des effets spéciaux; et voilà comment à 18 ans je me suis retrouvé là-dedans.

Olivier: C’est vraiment très intéressant, à 15 ans tu as entrepris toi-même des démarches, tu t’es dit "ok, c’est ça que je veux faire. Je n’ai pas d’ordinateur, donc ce que je vais faire c’est trouver du travail pour essayer de m’en payer un". C’est ça?

Ludovic: Exactement.

Olivier: C’est beau quand même, à 15 ans il y a quand même peu de personnes qui ont ce genre de démarches proactives de se dire "voilà mon objectif, voilà les obstacles, voilà les contraintes, il faut que j’agisse pour les dépasser".

Ludovic: C’est de la détermination. C’est ce dont je parle souvent, la détermination, la passion. C’est vraiment le moteur de tout ça. C’est quelque chose que je trouve que beaucoup de gens n’ont pas. Mais, c’est vraiment ce qui nous donne les directives dans notre vie quand on a des objectifs, des passions. Quand on a pas de but, d’objectif, on peut pas marquer de points. Moi, je pars vraiment de ce principe là. Et c’est grâce à cela que j’ai pu avancer, en me découvrant très tôt une passion et en me donnant à fond pour y arriver.

Olivier: Oui, et puis à la fois tu étudiais au lycée pour passer ton bac et à côté de ça tu apprenais par toi-même. C’est quand même un domaine qui n’est pas facile d’accès. Je pense qu’il y a des gens qui font des études pendant 4 ans, non?

Ludovic: Oui, c’est ça. Disons que tout simplement le fait d’être autodidacte ça m’est venu pour plusieurs raisons. Déjà le cursus classique c’est environ 3 à 5 années d’études pour arriver à ça. Des études qui sont chères, environ 7000 euros l’année. À l’époque, j’avais ni les moyens, ni l’envie de démarrer dans la vie avec des dettes. En plus je trouve que les écoles sont bien trop prétentieuses par rapport à l’enseignement fourni compte tenu de la somme déboursée pour accéder à cet enseignement. Donc si j’ai réussi, c’est vraiment pour 3 raisons: la détermination, la passion et la spécialisation. Faut dire que quand tu citais le fait que j’allais au lycée et que j’apprenais seul le soir, faut quand même avoir du courage pour pas traîner dans la médiocrité ambiante, dans l’apathie permanente des gens qui règnent autour de soi. On a vite fait de se faire entraîner là-dedans. Tout ça m’a vraiment rendu buté et ça m’a vraiment apporté de la détermination. La passion étant déjà là, il me restait plus que faire la spécialisation. Je me suis donc spécialisé de manière très pointue dans mon domaine, dans les effets spéciaux mais je ne vais pas rentrer dans les détails parce que ce n’est pas l’objet de cette interview.

Je travaille fréquemment avec des personnes qui sont diplômées. Mes observations sont quasiment identiques à chaque fois que je rencontre des gens qui sortent d’école ou qui sont stagiaires: ce sont des gens qui vivent dans l’assistanat. C’est à dire que dès qu’ils ont un problème il faut que ce soit résolu de manière scolaire. La grosse différence avec les autodidactes c’est qu’ils savent vraiment se débrouiller seuls.

Apprendre par soi-même, ça a l’avantage de pouvoir apprendre à son rythme, c’est pouvoir supprimer le superflu qu’on enseigne généralement dans les écoles pour vraiment se concentrer sur les parties importantes.

Olivier: Et qui sont directement applicables.

Ludovic: Oui, c’est ça, c’est ça. Garder l’essentiel. Ne pas se perdre mais optimiser son temps là-dessus.

Olivier: Et pour toi donc, la passion la détermination, mais aussi la rigueur que tu as eu. Comment tu faisais, tu ne regardais pas la télé?

Ludovic: Alors là, la télévision, c’était même pas imaginable, disons que le seul moment où je regardais un écran autre que celui de mon ordinateur, c’était pour aller au cinéma pour voir un peu les effets spéciaux et pouvoir admirer le travail des grands parmi lesquels je voulais être plus tard. Se priver vraiment pour se centrer sur le nécessaire ne m’empêchait pas d’avoir une vie sociale, d’avoir des amis.

Olivier: J’allais te le demander.

Ludovic: Certes, c’était peut-être plus réduit que les autres qui passaient leur temps à se faire des soirées alcoolisées, à fumer, sans avoir vraiment beaucoup de perspectives d’avenir. À l’inverse d’eux, j’avais des perspectives d’avenir, je me suis donné à fond en essayant de concilier ma vie sociale. Ce qui n’était pas toujours évident mais au final, ça a payé. Quand vois ce que je suis à l’heure actuelle, j’en suis heureux.

Olivier: J’imagine. Est-ce que tu pense que les autodidactes partagent cette passion qu’ils ont pour quelque chose, cette envie d’apprendre et puis cette détermination que tu as eu?

Ludovic: La plupart des autodidactes, je dirais que oui, parce qu’il faut vraiment avoir la détermination pour se dire, je vais apprendre tout seul, sans avoir quelqu’un derrière soi pour vous dire "c’est bien, c’est pas bien, fais comme-ci, fais comme ça". Quand on est autodidacte, on a qu’un seul moyen pour apprendre, c’est apprendre de ses erreurs. Quand on est capable de reconnaître son erreur, de mettre son ego de côté et d’accepter qu’on a fait une erreur et de tirer une leçon de cette erreur-là, c’est un gros effort qu’on doit faire sur soi. Et je pense que oui, beaucoup d’autodidactes ont cette mentalité-là.

C’est pour ça que je pense qu’il y a plus d’autodidactes qui réussissent dans un domaine spécialisé que de gens sortant d’un cursus purement scolaire.

Olivier: Tu nous as dit qu’ à 18 ans tu avais déjà des propositions d’emploi via ton site web. Est-ce que tu peux nous dire un peu plus pour savoir ce qu’il s’est passé après?

Ludovic: Disons que j’avais 17 ans que j’ai reçu une dizaine de propositions d’emploi, que j’ai dû toutes décliner.

Olivier: Une dizaine? Donc ton site était beaucoup visité, c’était un site qui avait beaucoup de succès.

Ludovic: Il était relativement visité parce que je créais des images déjà assez spécialisées à l’époque qui était dans l’air du temps. L’image est aussi sujette à des effets de mode. J’étais vraiment dans l’air du temps, je faisais des choses qui plaisaient beaucoup à l’époque et qui étaient beaucoup recherchées. L’avantage, c’est que quand j’ai fait mon site, je ne mettait absolument pas mon âge dessus. Les gens ne savaient pas si j’avais 13 ans ou si j’en avais 35. donc les gens ne voyaient que le travail effectué, et ça, c’était vraiment bénéfique parce que si je m’était pointé avec ma petite tête de minet en train de montrer mes images, quand bien même mes images auraient été belles, les gens n’y auraient pas prêté beaucoup d’attention. Les gens se seraient dit "bon il a 17 ans, il apprend des trucs tout seul dans sa chambre, il fait des trucs pas mal, mais il va manquer de passé, d’expérience". Tandis que là, on voyait juste mon travail, juste ce que je faisais et ça a fait un gros buzz à l’époque. Malheureusement mon site n’est plus en ligne, parce que je voulais arrêter de recevoir des propositions d’emploi et optimiser mon temps libre. Mais le milieu du cinéma est assez petit et à force de refuser des propositions, ce n’est pas toujours très bien vu. Maintenant, je ne fonctionne vraiment qu’au bouche à oreille.

Olivier: Tu as commencé en tant que salarié? Comment cela s’est passé au début?

Ludovic: Non, j’ai jamais été salarié, j’étais intermittent du spectacle dès le début. Intermittent du spectacle, c’est un statut très particulier, il faut avoir fait un certain nombre d’heures travaillées afin de pouvoir accéder à des indemnités par la suite lorsqu’on ne travaille pas. Attention, quand on ne travaille pas et la période de vacances, c’est bien à dissocier. Quand je travaille, je suis payé, quand je ne travaille pas, je reçois une indemnisation et lorsque je suis en vacances, je ne touche absolument rien. C’est comme de l’entreprenariat, si je veux gagner de l’argent je dois faire quelque chose. C’est un statut très précaire. Mais ça m’apporte une liberté énorme concernant mon emploi du temps et ma gestion de ce temps. Moi je le perçois vraiment comme tel: mon temps c’est ma ressource la plus précieuse. Je n’ai jamais voulu être l’esclave d’un petit chef dans un bureau avec 5 semaines de congé par an. Jamais je n‘aurai pu accepter quelque chose pareil.

Olivier: C’est là qu’on voit que tu as vraiment un démarche d’entrepreneur puisque beaucoup d’entrepreneurs ont un peu ce dégoût du travail salarié classique, d’être – ce que tu as très bien décrit – le larbin d’un petit chef dans un bureau. Bon, c’est sans doute un peu caricatural, mais l’idée c’est vraiment de se construire sa propre vie, sa propre liberté par son travail, par son talent. Pour revenir au statut d’intermittent du spectacle, je pense que ça peu intéresser nos auditeurs, juridiquement c’est une structure qui ressemble à une entreprise? Comment ça fonctionne en fait? Quelles sont les conditions pour devenir intermittent du spectacle ?

Ludovic: Les conditions, c’est déjà de travailler dans le domaine du spectacle. Que ce soit dans le domaine audiovisuel, ou le domaine du spectacle tel que le théâtre, les acteurs ou dans les effets spéciaux. Cela peut-être aussi des musiciens, des chanteurs, des acteurs également. Tous les domaines touchant le spectacle, l’événementiel, le cinéma, l’audiovisuel, la publicité mais ne pas confondre avec celle des agences de communication, attention là ça ne rentre pas dans le domaine de l’intermittence du spectacle. Il y a deux sortes de statuts, soit free-lance, soit intermittent. Bon les deux se valent parce que si on est free-lance on est payé de manière brute, on a pas d’indemnisation lorsque l’on ne travaille pas. Quand on est intermittent, on est payé de manière nette et on a quelques indemnisations lorsqu’on ne travaille pas. Encore une fois, il faut bien nuancer avec les périodes de vacances où l’on ne touche rien du tout. Mais il faut pouvoir travailler suffisamment pour s’assurer de pouvoir avoir quelque chose les mois où l’on ne touche absolument rien, et que l’on puisse toujours vivre avec le niveau de vie actuel.

Olivier: Donc quand tu dis que tu ne travaille pas pendant 8 mois par an, tu es payé pendant ces 8 mois?

Ludovic: Pendant ces 8 mois-là, je ne suis pas payé tous les mois. C’est à dire que si officiellement, je suis en vacances, je ne touche absolument rien. Si je suis à la recherche d’un emploi, si je suis toujours dans le circuit mais sans travailler officiellement, j’ai un système d’indemnisation qui est égal environ à la moitié de ce que j’ai pu toucher en travaillant. Mais je peux pas donner plus de détails au niveau des chiffres parce que tous les projets sont différents. Dans notre métier on est payé à la journée. on a un tarif journalier qui n’est jamais le même. Il peut varier du simple au double, voire au triple suivant le projet, suivant le budget qui est versé au projet, suivant la durée de la production. Donc, on peut avoir des salaires très aléatoires, pour te donner une fourchette on peut avoir un salaire allant de 2500 à 5000 euros. En même temps, ça dépend ce qu’on fait, quand on est acteur, on est pas payé la même chose que quand on travaille dans les effets spéciaux. Et si on veut bénéficier de ce statut, il faut justifier de 507 heures de travail. À raison de 8 heures par jour, ça nous fait environ trois mois et demi de travail sur 20 jours ouvrables. Si ‘l’on justifie de ces 507 heures de travail dans le domaine du spectacle, on a accès au statut d’intermittent du spectacle.

Olivier: Avec tous les avantages que tu nous as indiqué.

Ludovic: Avec les avantages… Disons que tout le monde n’en vit pas bien de ce statut, alors ça c’est une précision qu’il est intéressant d’apporter. Tout le monde n’en vit pas bien dans le sens où ce n’est pas évident pour toutes les professions de bénéficier de ces 507 heures de travail. Ce n’est pas évident pour tout le monde. Pour les personnes qui n’ont pas les mêmes spécialités que moi… par exemple pour ma part, ce n’est pas très difficile de les avoir, ça dépende les années, ça dépend les budgets, ça dépend de plein de choses. Mais il y a des gens, notamment quand on voit les intermittents du spectacle en train de manifester dans la rue, crois-moi que si ils manifestent c’est parce qu’ils sont vraiment dans le besoin. C’est parce qu’il ont vraiment du mal à compléter leur heures et joindre les deux bouts. Donc, ce n’est pas évident pour tous. Encore une fois, on a beau être intermittent, si on a pas concrètement le réseau ou le temps qui va derrière pour avoir des clients, pour avoir des projets, vous aurez beau avoir le statut, au bout de huit mois, le statut vous l’aurez plus. et ce sera fini.

Olivier: C’est un bon statut à condition d’avoir le nombre d’heures suffisantes et, effectivement, il faut comme dans les entreprises, avoir une spécialité qui soit demandée et puis travailler, se battre, pour se faire connaître et avoir un réseau.

Ludovic: C’est pour ça que ça se rapproche beaucoup du statut d’entrepreneur dans le sens où ce n’est pas un statut qui est acquis à vie, il faut continuer à travailler pour entretenir ce statut, tout comme quand on est entrepreneur pour son chiffre d’affaires, pour continuer à faire tourner la boîte, la faire connaître, prospecter de nouveaux clients. Cela marche de la même façon. Donc on ne peut pas espérer avoir ce statut là et se reposer sur ses lauriers pendant 20 ans, non; ça ne fonctionne pas comme ça non plus.

Olivier: Est-ce que tu as choisi ta spécialisation par rapport au fait qu’elle était demandée dans le marché ou bien parce que c’est ce qui te plaisait le plus ?

Ludovic: Pour moi ce qui est important, c’est quand même faire ce qui nous passionne. Parce que faire un métier qui nous passionne pas, juste parce que c’est bien payé, ou juste parce que le statut peut être avantageux dans certains cas, c’est un casse-gueule monumental. Avant toute chose, toujours se concentrer sur la chose dans laquelle on s’épanouit le plus, trouve ce qui nous passionne vraiment. Et, à partir de là, trouver le moyen de s’épanouir aussi financièrement dans cette spécialité là. Donc se spécialiser par rapport à ce qu’on aime et le reste viendra généralement si on sait se débrouiller un petit peu.

Olivier: Très bon conseil. Tu nous disais tout à l’heure que tu as préféré arrêter ton site parce que tu avais trop de demande de gens qui voulaient travailler avec toi. Est-ce que tu peux nous parler de ton style de vie, de ce que tu fais de ton temps libre?

Ludovic: Alors mon style de vie, pour résumer en deux phrases, je suis revenu de Lisbonne il y a quatre jours, avant j’étais à Miami et à Los Angeles. Je suis allé à Prague, à Rome, à Vienne, au Bahamas, tout ça en moins de 8 mois.

Olivier: Tu voyages.

Ludovic: Donc mon style de vie se résume à du voyage, profiter de mon temps libre intelligemment parce que avoir du temps libre juste pour être apathique et attendre que le temps passe, c’est pas du tout constructif. Profiter de mon temps libre intelligemment, notamment en lisant pour toujours apprendre, toujours être dans cette démarche d’apprentissage. Quand on est autodidacte, je suis persuadé que c’est à vie. On n’est pas autodidacte pour apprendre un métier et en ensuite quand on a le rôle pour soi, tout arrêter. Quand on a vraiment une démarche de quelqu’un qui aime accomplir, qui aime avoir des objectifs, on peut pas lâcher ça du jour au lendemain. C’est toujours la même démarche. Donc j’utilise toujours ce temps libre pour mon développement personnel, sur le business, j’apprend plus sur ce plan là.

Olivier: Tu voyage, tu apprend, tu te dépasse sans cesse. Tu as vraiment la démarche d’un entrepreneur autodidacte que je partage d’ailleurs complètement. Et tu as fait ça rapidement de mettre ton site off-line parce que tu avais trop de demandes?

Ludovic: Je l’ai fait au bout d’un an et demi. Parce que au bout d’un an, j’ai fait un concours d’effets spéciaux et j’ai eu beaucoup de succès dans ce concours, dans le sens où je suis arrivé premier. Et là ça a été encore pire, si on peut dire pire, c’était génial tout le monde parlait de moi, donc mon nom à commencé à être très connu dans mon domaine. À partir de là, j’ai décidé de mettre mon site off pour ne pas continuer à faire grossir le phénomène. C’est un choix, j’aurais pu tomber dans l’inverse. Ce que 99% des gens auraient fait, je pense, continuer sur ce buzz là pour se faire connaître encore plus. Pour travailler dans des boîtes encore plus grosses, pour finir dans les plus grosses boîtes américaines pour faire les plus beaux effets spéciaux au monde. Mais c’était pas ce que je voulais parce que je suis avant tout un artiste dans mon domaine et j’ai pas envie de finir juste petit maillon dans une chaîne d’une grosse, grosse, grosse boite américaine même pour bosser sur les plus gros projets au monde. J’avais pas du tout envie de ça et pas du tout envie d’être enfermé dans des locaux et travailler, travailler sans but précis, parce qu’au final travailler ça deviens juste une bonne une excuse pour tuer le temps pour la plupart des gens, et j’avais vraiment pas envie de finir dans ce cliché là.

Olivier: Cela a été un choix difficile pour toi quand tu as décidé d’arrêter ce site?

Ludovic: Pas du tout.

Olivier: Pas du tout? Pour toi ça coulait de source, c’était vraiment ce que tu voulais.

Ludovic: Voilà. j’étais pas contre le fait d’être reconnu pour ce que je faisais, ça m’a fait beaucoup plaisir, faut dire ce qui est. Maintenant, je voulais pas que ça aille plus loin au niveau professionnel, c’était un choix que j’ai pris, que je ne regrette absolument pas. Quand je regarde la vie que j’ai à l’heure actuelle, je ne la changerai pour rien au monde.

Olivier: C’est vraiment impressionnant de voir que tu avais 19 ans et demi quand tu as arrêté ton site, c’est ça?

Ludovic: C’est ça oui.

Olivier: Qu’à cet âge là tu avais une vision si précise de ce que tu voulais. Que tu n’hésitais pas à aller dans ce sens là et à prendre les actions nécessaires pour le faire, alors que 99% ne l’auraient pas fait comme tu le dis. D’ailleurs, moi quand j’ai créé mon entreprise, je me suis jeté dedans à corps perdu, comme beaucoup d’entrepreneurs, mais j’ai mis beaucoup plus de temps que toi à réaliser que travailler 10 heures par jour, 75 heures par semaine, c’était peut être pas la meilleure façon d’avoir une vie heureuse et équilibrée. Et moi, personnellement, j’ai lu un livre qui m’a ouvert les yeux, c’est La semaine de 4 heures. Est-ce que l’a lu toi?

Ludovic: Excellent livre. Je pense que c’est un livre qui bouleverse vraiment toutes les fausses croyances dans le domaine de la productivité et de la consommation. J’ai vraiment la même vision que l’auteur tient dans son ouvrage. Je pense que tu es mieux calé que moi pour en parler de ce livre, vu qu’on en a déjà parlé tous les deux. Mais ça représente vraiment mon état d’esprit au point de vue professionnel.

Olivier: Tu l’as lu il y a combien de temps?

Ludovic: Il y a un an à peu près, il y a peut-être un an, oui.

Olivier: Quand tu l’as lu, tu as eu l’impression de lire une sorte de manuel que tu avais déjà décodé, non ?

Ludovic: J’ai eu l’impression de lire ce que j’aurai pu écrire potentiellement, ça m’a vraiment impressionné de voir ce genre de livre là que je n’avais jamais lu auparavant. Ce genre de mentalité là appliqué au monde professionnel. Je n’avais pas une vision aussi précise que l’auteur. Disons, que ce livre m’a quand même apporté certaines choses. Il a confirmé, déjà dans un premier temps, ma vision du temps libre et de la productivité, d’ailleurs il l’a complètement appuyé. Moi, c’est vraiment un livre que je recommande aux gens qui sont un peu victimisés sur le plan professionnel notamment et sur le plan personnel au niveau du temps libre. Et vraiment, je pense que pour les gens qui se sentent concernés pour agir, si vous voulez vraiment, ce livre pourra vraiment vous aider à changer.

Olivier: Oui, je pense que pour le coup, c’est vraiment le genre de livre qui peut changer une vie. Je l’ai lu il y un an et demi, et à peu près tout ce que je fais aujourd’hui découle des réflexions que j’ai eu après avoir lu ce livre. Je ne l’ai pas encore chroniqué sur mon blog, mais ça ne va pas tarder. Est-ce qu’il t’a apporté quelque chose quand même, étant donné ton style de vie?

Ludovic: Oui, concrètement, oui. Ce qu’il m’a apporté, c’est qu’il m’a confirmé ma vision du temps libre et de la productivité. C’est vraiment un guide pour moi dans ce sens là. Après toute la partie business, quand il parle de business automatisé, la démarche est très bien après je n’adhère pas forcément au style de business qu’il propose qui est ce qu’on appelle du "dropshipping". Bon après chacun fait ce qu’il veut. Il y a différents moyens de devenir riche, de s’épanouir financièrement sans être obligés d’opter pour la solution qu’il nous propose. Disons que sa vision de la production, de sa gestion du temps libre, savoir ce qu’on veut dans la vie, se débarrasser de ces envies de possession matérielle pour optimiser les choses qu’on aimerait être ou qu’on aimerait faire plutôt que les choses qu’on aimerait forcément avoir, ça c’est quelque chose de très bon, dans le sens où on a quand même une éducation, que ce soit à l’américaine ou à l’européenne, qui nous force à vouloir avoir des choses, toujours avoir, avoir, avoir. Mais posséder pourquoi, dans quel but? Voilà, ça nous ouvre pas mal les yeux là-dessus et disons que je me suis senti un peu moins seul. Voilà j’ai lu ce livre et j’ai l’impression que mon mode de vie est un peu mieux compris à l’heure actuelle.

Olivier: En tant qu’autodidacte, est-ce que les livres ont une importance pour toi, est-ce que tu les utilise pour apprendre?

Ludovic: Ils ont vraiment une importance capitale. Mon métier quand je l’ai appris, je l’ai pas du tout appris dans les livres. Je l’ai appris beaucoup sur internet. Grâce à des forums d’entre-aide, il y avait déjà un réseau assez développé là dessus qui m’a permis de m’épanouir là-dedans. Maintenant les livres que je suis persuadé que c’est là qu’on peut tirer un maximum d’informations avec internet. C’est vraiment les deux supports sur lesquels on peut se former seul et c’est également ce que je continue à faire dans le domaine du développement personnel, dans le domaine du business également.

Olivier: Tu m’as dit que tu t’es lancé dans le Personal MBA.

Ludovic: Exactement.

Olivier: Et tu as lu beaucoup de livres du Personal MBA ?

Ludovic: Oui, j’ai déjà lu pas mal de livres, je saurais pas de dire combien j’en ai lu. Je trouve que la sélection est vraiment bonne contrairement à ce qu’on peut trouver sur d’autres sites, je les ai vraiment trouver bons pour la plupart, après il y en a toujours un ou deux qui nous séduisent un peu moins. Bon, peut être parce qu’on connaît un peu le contenu. On est peut-être déjà un peu spécialisés sur le contenu pour vraiment en tirer quelque chose de positif. Mais disons qu’à 90% les livres m’ont vraiment apporté une vision, si c’est pas forcément du concret applicable, m’ont apporté une vision, m’ont donné une nouvelle dimension au niveau de la réflexion sur le thème du business, vu que c’est de ça dont parlent les livres du Personal MBA. Donc, vraiment une bonne sélection que je recommande à tous ceux qui veulent se lancer dans l’entreprenariat, qui veulent se lancer dans le monde du business, ou ne serait-ce même que par culture générale. On peut lire simplement un livre de chaque catégorie et avoir un excellent aperçu de ce qui est présenté dans ce programme là. Le Personal MBA résume totalement ma façon de voir les choses par rapport aux prix des écoles. Par rapport à beaucoup de chose. Des écoles qui sont hors de prix. Qui sont très difficilement accessibles pour beaucoup de gens. Et même, pour passer un MBA, je m’avance un peu je crois, mais je pense que si on a 18 ans et qu’on sort juste d’un bac même si on a l’argent pour se le payer, je crois qu’on ne peut pas le faire. Je crois qu’il faut déjà un certain nombre d’années d’études pour y avoir accès, donc ce n’est pas forcément évident pour tout le monde. Pourquoi pas? Si on peut avoir accès à cet enseignement pour bien moins cher, seulement le prix des livres et vous pouvez les avoir pour moins cher si vous les achetez d’occasion.

Olivier: On peut même les emprunter en bibliothèque pour ceux qui ont été traduits en français.

Ludovic: Pour ceux qui n’ont pas été traduits en français, si jamais vous avez un ami ou deux qui font la même chose que vous qui ont envie de s’avancer dans le même programme, rien ne vous empêche d’acheter divers livres et de vous les prêter les uns les autres pour diviser le budget par deux, voire par trois.

Olivier: Oui, c’est une excellente idée.

Ludovic: Vraiment, je suis persuadé que les connaissances, la culture à notre époque peut vraiment être accessible, gratuitement pour ce qui est d’ internet, et quasiment gratuitement pour ce qui est des livres. Ce que vous apporteront les plus livres plus que ce que peut vous apporter internet, c’est le fait qu’ils soient extrêmement spécialisés sur un thème, sur un sujet et que si le livre a été publié, c’est que généralement, l’auteur connaissait son sujet et qu’il était reconnu comme tel. Vous serez donc sûr de trouver du contenu relativement intéressant. Sur internet, vous pourrez tomber très facilement sur des copier-coller d’autres sites, d’autres blogs, ce qui n’empêchera pas que vous trouverez aussi du bon contenu mais peut-être un peu moins fiable, peut-être plus à prend à la légère que ce que vous pourrez trouver concrètement dans un livre, qui vous apportera peut-être aussi une démarche pour appliquer ce que vous pourrez lire.

Olivier: Oui, je suis entièrement d’accord, pour moi, les livres sont le moyen le moins cher à notre disposition pour avoir accès aux meilleurs cerveaux du monde, et de toutes les époques en plus. Est-ce que aujourd’hui, tu as d’autres activités, autres projets à part ton métier de graphiste dans les effets spéciaux?

Ludovic: Alors oui, j’ai d’autres activités. Je suis notamment coach en séduction. Je coach les gens à devenir plus attirants aux yeux des femmes, à avoir plus de confiance en eux. C’est très axé sur le développement personnel. Je coach notamment des hommes pour devenir plus attirants aux yeux des femmes en améliorant leur charisme et leur attitude de leader qui sont des choses très attirantes aux yeux des femmes. Comme je dis toujours, en résumé, "pour séduire les femmes de vos rêves, devenez d’abord l’homme de vos rêves. Voilà en gros ce qui résume ma seconde profession si on peut appeler ça profession. Sinon au niveau des projets immédiats, c’est résumé aussi dans "la semaine de 4 heures", c’est créer un business automatisé me permettant de générer des revenus quand je suis en vacances aux quatre coins du monde.

Olivier: Donc tu as ce projet-là aujourd’hui?

Ludovic: Oui, vraiment, quand je dis automatisé, le but c’est de m’en occuper le minimum possible. Donc optimiser ses revenus sans sacrifier sa vie et son temps libre.

Olivier: Très bien, tu peux peut-être nous dire avec qui tu travaille en tant que coach de séduction?

Ludovic: Oui, la société s’appelle lifestyle-conseil.com. Je travaille avec Alexandre, donc cette société présente du coaching en séduction, du relooking et donc du coaching charisme et leadership. On organise divers événements, notamment cet été comme l’an dernier qui s’appelait "la villa", donc pendant deux semaines, on avait loué une villa dans le but de faire du coaching en séduction pendant ces deux semaines. Donc 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les clients vivaient avec nous, 6 clients par semaines. Dans le but de faire des séminaires la journée, d’apprendre beaucoup de théorie et le soir de le mettre en pratique par des sorties pour vraiment mettre en pratique tout ça avec les femmes et améliorer les interactions sociales de tout le monde. Voilà en gros la société avec laquelle je travaille et qu’on développe à l’heure actuelle.

Olivier: Très bien, nos lecteurs pourront s’il sont intéressés visiter le site lifestyle-conseil.com. Et en savoir un peu plus à ce sujet. Je pense qu’on a eu de bons conseils, idées et partage d’expérience. Est-ce que pour finir tu aurais des conseils pour ceux qui voudraient se lancer dans leur propre activité, peut-être en free-lance, intermittent du spectacle ou lancer leur entreprise. Et puis surtout atteindre un style de vie identique au tiens; c’est à dire focalisé sur le style de vie plutôt que le travail et l’enrichissement matériel.

Ludovic: Et bien en conseil, ce sera vraiment concis mais simple. Je parlais de détermination tout à l’heure, je dirais soyez déterminés et surtout donnez-vous à fond. Tentez et dites-vous "au pire, qu’est-ce qui peux arriver?". Qu’est-ce qui peut arriver si vous tentez? et posez-vous la question "qu’est-ce qui peut arriver si vous ne tentez pas?" Si vous tentez pas il risque d’y avoir plus de choses négatives que si vous tentez et si vous échouez. Si vous ne tentez pas vous resterez toujours au même niveau. Si vous tentez et que vous échouez, vous resterez au même niveau. Si vous tentez et que ça fonctionne, vous irez plus loin.

Donc toujours tenter, donnez vous à fond et soyez déterminé. comprenez que gagner 10000 euros par mois et ne plus avoir de vie, c’est pas mieux que 2000 euros par mois et profiter de la vie et de votre temps libre. Personnellement je ne recherche pas du tout l’épanouissement dans un joujou pour adulte comme le désir de posséder une grosse voiture de sport mais plutôt dans l’épanouissement de mes activités extra-professionnelles. Voilà en gros le conseil que je pourrais donner à tout le monde.

Olivier: Et bien, ce sont des super conseils que je partage totalement. Merci Ludovic d’avoir été avec nous.

Ludovic: Écoute, c’était un plaisir.

Olivier: Merci et peut-être à bientôt pour de nouvelles aventures!

 

Ressources dont nous parlons dans l’interview :

- Lifestyle Conseil, la société dans laquelle Ludovic propose du coaching en séduction, en charisme et en leadership.

- La semaine de 4 heures, livre de Timothy Ferris que je vous recommande fortement.

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28
juin

Comment trouver son idée de business ?



Guide pratique pour bien entreprendre

Comment trouver son idée de business ? - Michael Ferrari

Phrase-résumée du livre : De nombreuses personnes souhaitent créer leur entreprise, pour de nombreuses raisons, mais bien peu osent franchir le cap et réaliser leur rêve ; ce livre vous prend par la main et vous guide étape par étape, de l’idée jusqu’à la création de votre entreprise, en passant l’étude de marche, l’élaboration du business plan, et bien d’autres choses encore.

Par Michael Ferrari, 2009, 101 pages.

Chronique et résumé du livre :

Après Real World Seduction, ce livre est le deuxième ebook que je chronique sur ce blog. Il a été écrit par Michael, auteur de l’excellent blog Esprit Riche, qu’un certain nombre d’entre vous connaissent déjà. Après plus d’un an d’articles et de conseils sur son blog et après avoir quitté son job – bien payé – pour accompagner sa compagne à Berlin et travailler en tant que freelance (voir son article Pourquoi j’ai dis au revoir à 50 000€ par an pour un avenir incertain) il a décidé de partager son expérience et d’écrire un livre sur l’art et la manière de trouver une idée de business et d’affronter les peurs et les dangers de l’avant-création. Suivez le guide.

L’auteur commence en nous indiquant que si vous songez sérieusement à créer votre entreprise, il est fort probable que vous allez osciller entre la peur et l’espoir, les doutes et la confiance, les échecs et les succès. Car assurément, décider de créer son entreprise, c’est accepter d’emprunter un chemin difficile. Mais également plein de promesses : d’ici 5 ans, 60 à 70% des produits actuellement utilisés seront remplacés. Et l’immense majorité des entreprises sont des petites entreprises : sur les 2 997 000 d’entreprises Françaises recensées (l’auteur ne précise pas à quelle date), 30% ont moins de 10 salariés et 60% ne comptent qu’une personne. C’est donc là que l’argent se fait.

Et vous avez toutes vos chances de pouvoir créer une petite entreprise rentable, comme de nombreuses autres. Et ne croyez pas qu’il faille être surdiplômé pour créér cela : sur les 300 000 créations ou reprises ayant lieu chaque année, 36% des créateurs sont des employés ou des ouvriers et 52% n’ont pas le bac (c’est mon cas ;) ) . Et 60% de ces entreprises passeront le cap des 3 ans.

40% de défaillances peut paraître énorme, et faire peur. Mais en réalité, la majorité de ces défaillances sont le fait de personnes sans expériences. Et il y a deux raisons principales à l’échec d’une entreprise :

  1. Un manque de compétence en vente et marketing
  2. Un mauvais contrôle des dépenses

Donc soit vous ne vendez pas assez, soit vous dépensez trop. Vendre demande certaines compétences. Si vous ne les avez pas, vous pouvez les acquérir en vous formant ou en vous associant avec quelqu’un qui les a.

Par ailleurs, ne croyez pas qu’il faille un capital énorme pour démarrer : pour réussir, il est bien plus important d’investir son énergie que son argent. Bien financer son projet est important, mais disposer d’un budget serré permet d’optimiser ses investissements et d’éviter de jeter l’argent par les fenêtres.

Attention toutefois : avoir un business n’est pas être son business : il faut plutôt l’accorder à votre vie plutôt que l’inverse. Et faites aussi attention à ne pas vous disperser : dans le feu créatif des débuts, vous aurez milles idées et peu de temps et de ressources pour les mettre en œuvre (ou, comme décrit dans The Path of Least Resistance, vous pourriez être accro à la phase de germination). Il est très important pour votre réussite de savoir choisir et d’éliminer les idées les moins bonnes.

  • Chapitre 2 : Les peurs les plus courantes

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29
mar

5 trucs pour Optimiser Votre Productivité de Jeune Entrepreneur



 

A la Croisée des BlogsOckwick de Sharp PUA organise l’édition d’avril de l’évènement “A la croisée des blogs“. C’est un évènement mensuel qui regroupe de nombreux bloggueurs autour d’un thème commun, que l’on appelle aussi Carnaval de blogs.

Ce mois-ci, Ockwick nous propose le thème « Optimisez votre vie ». J’ai déjà eu l’occasion de traduire des articles de Léo Babauta à ce sujet sur mon blog Habitudes Zen, comme

Rationalisez votre vie ou Editez Votre Vie – 6 : Une Diète Médiatique. Je vous propose aujourd’hui quelques trucs pour permettre aux jeunes entrepreneurs de petites entreprises d’optimiser leur productivité, même si certains pourront être appliqués par d’autres personnes. Ce sont des astuces, petites ou grandes, que j’ai appris avec l’expérience – j’ai créé mon entreprise il y a plus de 8 ans – ou au fil de mes lectures :) .

1 – Pour chaque chose que vous faites, demandez-vous « Est-ce nécessaire ? Pourquoi fais-je cela ? »

Je l’ai dit et redit, mais cette simple petite question, répétée régulièrement, peut vous faire gagner un temps précieux. Optimiser, c’est accomplir mieux davantage de choses essentielles en moins temps, et quelle est la meilleure manière de le faire qu’en supprimant toutes les tâches inutiles qui vous prennent votre temps et ne vous apportent rien, ou si peu ?

Il est facile de s’embarquer dans des tâches longues et fastidieuses, ou même menues et frivoles, plutôt que de se concentrer sur ce qui compte vraiment. Et cela pour au moins deux raisons :

  • Parce que l’on veut paraître occupé, à défaut d’être productif

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gravatarBienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.

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