Serons-nous Immortels ?

Titre original : Fantastic Voyage – Live long enough to live forever

Serons-nous Immortels ? - Ray Kurzweil, Terry Grossman

Phrase-résumée du livre : Le 21ème siècle sera l’équivalent de trois 20ème siècle en terme d’évolution technologique, et la médecine en bénéficiera comme les autres domaines : en particulier, les avancées dans les biotechnologies, puis dans les nanotechnologies, permettront d’atteindre un point où nous gagnerons plus d’une année d’espérance de vie par an (actuellement, nous gagnons deux à trois mois d’espérance de vie par an), ce qui nous rendra virtuellement immunisé contre le vieillissement ; pour arriver à ce point particulier, qui peut survenir au 21ème siècle, il faut rester sain et en bonne santé le plus longtemps possible ; les auteurs nous donnent le meilleur de ce que connaît la science actuelle pour atteindre ce but.

Par Ray Kurzweil et Terry Grossman, 2004, 520 pages.

Chronique et résumé du livre :

Commençons par présenter les auteurs : Ray Kurweil est un inventeur Américain, millionnaire et célèbre aux USA pour ses idées radicales sur l’évolution des technologies et l’avènement d’intelligences artificielles véritablement intelligentes (plus que l’homme). Il fut le développeur principal du premier logiciel de reconnaissance automatique des caractères (OCR), d’un des premiers synthétiseurs, et un pionnier des systèmes de reconnaissance vocale. Il a créé 9 entreprises, et écrit une dizaine de livres, pour la plupart non traduits en Français. Il est l’un des principaux artisans de la Singularity University, créée en collaboration avec la NASA et Google en 2009, dont l’objectif est de former les leaders d’aujourd’hui à la compréhension du phénomène exponentiel du développement technologique, et la manière dont ce fait peut aider les êtres humains à résoudre les grands problèmes auxquels ils sont confrontés.

Terry Grossman est un médecin spécialisé dans la nutrition et la médecine antivieillissement, et est fondateur du Frontier Medical Institut, une clinique spécialisée dans le traitement du vieillissement et l’allongement de l’espérance de vie.

Le traducteur Français est le docteur Serge Weinman, lui-même auteur de livres sur la biochimie.

Les auteurs commencent en nous exposant leur vision de l’évolution technologique : selon eux, elle est exponentielle, et le 21ème siècle sera l’équivalent en terme d’avancées technologiques à trois 20ème siècle, qui était lui-même l’équivalent de plusieurs 19ème siècle.

Selon eux, la médecine évoluera au même rythme que les autres sciences, et passera à travers trois Ponts :

  • Le Pont 1 est le programme de longévité décrit dans ce livre, conçu pour vous garder en bonne santé suffisamment longtemps pour que vous bénéficiez des Ponts 2 et 3.
  • Le Pont 2 est la révolution biotechnologique. Le déchiffrement du code génomique et protéomique permettra une révolution en trois phases :
    1. La médecine personnalisée grâce à la connaissance de notre code génétique. En connaissant les gènes que vous possédez, et donc les facteurs de risques intrinsèques de votre patrimoine génétique, vous pouvez choisir un style de vie adapté et vous engager dans des stratégies préventives pour modifier leur impact. Aujourd’hui, des sociétés Américaines comme 23 and me et Navigenics vous proposent de déchiffrer une partie de votre ADN pour respectivement 299 et 999$. Et Stephen Quake, professeur de biotechnologie à Stanford, a récemment annoncé dans Nature une technique de séquençage complet de l’ADN pour 50 000$. Cela signifie que cela coûtera probablement 1000$ dans cinq ans. Les médecins, une fois le procédé largement diffusé, pourront se baser sur votre génome pour vous prescrire des médicaments spécifiquement adaptés à votre cas.
    2. Le blocage ou la modification de l’expression des gènes. Connaître ses gènes et les risques qu’ils induisent est bien, mais que se passerait-il si nous pouvions modifier les gènes défectueux pour les remplacer par de meilleures versions ? Dans un premier temps, cela restera inaccessible à la science, mais dans la deuxième phase sera possible la modification de l’expression des gènes, c’est à dire que, plutôt que de modifier les gènes en eux-mêmes, on modifie les facteurs qui conduisent à leurs déclenchements ou non. Ainsi, on pourra inhiber l’expression de gènes à l’origine d’une maladie, et déclencher l’expression de gènes souhaités. Par exemple, vos gènes provenant de vos deux parents, et chacun existant en double, l’un provenant du père, l’autre de la mère, il arrive que le gène de l’un des deux parents soit défectueux, et prenne le pas dans son expression sur le gène sain. En inhibant ce gène défectueux, l’autre gène peut alors s’exprimer normalement, supprimant ou atténuant la maladie génétique dont le gène défectueux était la source.
    3. La thérapie génique somatique. C’est le Saint Graal de la biotechnologie. Elle permettra de changer les gènes à l’intérieur du noyau d’une cellule en “l’infectant”, notamment via un virus spécialement contrôlé qui remplacera les brins d’ADN incriminés par ceux que l’on aura “chargé” dans le virus. Il est également envisagé d’utiliser de petites sphères lipidiques avec une partie interne aqueuse – des liposomes – et des nanobilles ultrafines, d’un diamètre de 25 nanomètres, pour injecter le nouvel ADN. De plus, la réalisation de nouveaux organes grâce à des cellules souches – qui proviendront probablement directement de notre corps adulte, et non pas de clones comme les chercheurs le pensaient jusque là, voir par exemple cet article, celui-ci ou celui-là) – et leur implantation permettra de remplacer les organes défectueux par des organes tout neufs.
  • Le Pont 3 est celui des nanotechnologies et de l’intelligence artificielle. Les nanotechnologies permettront de construire des nanomachines, dont les plus petits constituants seront de l’ordre de 100 nanomètres, c’est à dire cent milliardièmes de mètres. Un nanomètre est en gros égal au diamètre de cinq atomes de carbone. Ces machines extrêmement fines pourront être introduites dans le corps afin de réparer et reconstruire chaque cellule de celui-ci, avec une précision absolument inimaginable aujourd’hui. Toute la machinerie cellulaire existante est déjà constituée de nanomachines – protéines, globules, anticorps, etc – nous ajouterons juste des machines bien plus performantes car conçues dans un but bien précis avec toute la capacité de conception de l’homme. Des équipes de millions de nanorobots seront capables de reconstruire les muscles et les os, de détruire chaque cellule d’une tumeur, et de nettoyer les artères de tout cholestérol qui les encombreraient.  Ces nanorobots seront des milliers de fois plus précis que les instruments chirurgicaux les plus fins utilisés aujourd’hui, ne laisseront aucune cicatrice et permettront un suivi continu après une intervention lourde.

L’avènement du Pont 3 rendra possible des modifications extrêmement poussées de notre corps, avec des possibilités d’interfaces hommes-machines inimaginables jusqu’à présent. Examinons pour nous en rendre compte une des perspectives envisagées par les auteurs :

[…] Une idée originale apparaît : remplacer l’ensemble de la machinerie génétique (le noyau cellulaire, les ribosomes et les structures apparentées) par un petit robot informatisé. L’ordinateur posséderait le code génétique qui n’est que de 800 Mo environ (Note : soit à peine plus grand qu’un CD-ROM, un iPhone 3GS de 32 Go permettrait de contenir environ 40 génomes complets !), ou environ 30 Mo si on utilise la compression de données. Le système informatisé remplaçant le noyau effectuerait alors la fonction des ribosomes en assemblant directement des chapelets d’aminoacides selon l’information génétique informatisée. Ces ordinateurs, mis en réseau local sans fil, permettraient donc de télécharger rapidement des améliorations du code génétique à partir d’Internet. […] Un avantage majeur de cette approche est que des processus de réplication indésirables, par exemple ceux de virus pathologiques ou de cellules cancéreuses, pourraient être rapidement interrompus.

Le livre est émaillé de prospectives futuristes de ce genre, qui sont bien sûr l’œuvre de Ray Kurzweil dont les livres tournent autour de ces sujets. Je vous livrerai quelques-uns de ces passages ici et là, mais sachez que vous n’avez absolument pas besoin de les goûter, ni même d’y croire ou d’être d’accord avec eux pour apprécier le cœur du sujet du livre, qui est d’obtenir les connaissances nécessaires et d’agir afin de vivre longtemps et en bonne santé.

Le pari des auteurs est que si l’on arrive à se maintenir suffisamment longtemps, nous arriverons à une époque où l’accroissement de l’espérance de vie sera supérieur à une année par an – alors que nous gagnons deux à trois mois d’espérance de vie par an actuellement – nous rendant ainsi insensible au vieillissement. Ce point est appelé par le créateur du SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence, un programme pour inverser de manière permanente le vieillissement) Aubrey de Grey le “point d’échappement de vélocité” (velocity escape point) :

Life Extension Escape Velocity

Selon cette prospective de Aubrey de Grey, si les personnes âgées de 80 ou 100 ans aujourd’hui sont condamnées à mourir, celles âgées de 30 ou 50 ans ont toutes les chances, après une période où leur espérance de vie restante diminuera, de voir celle-ci augmenter jusqu’à atteindre un point où chaque année sera l’occasion de gagner plus d’une année d’espérance de vie – éliminant ainsi toute mort possible due à la vieillesse. Il faut juste se maintenir en vie suffisamment longtemps pour atteindre ce point.

Pour en savoir plus sur Aubrey de Grey et son programme pour supprimer la vieillesse comme cause de mortalité, vous pouvez visionner cette vidéo de sa présentation au TED (vous pouvez sélectionner des sous-titres en Français en cliquant sur “View subtitles”) :

Que vous adhériez ou non à cette vision des choses, de part les problèmes qu’elle pose en face d’autres problèmes comme la surpopulation, l’épuisement des ressources ou le financement des retraites, ou même de sa faisabilité technique, cela n’est pas primordial pour profiter du contenu du livre, qui de nouveau a pour but de vous donner les meilleures connaissances actuelles pour que vous viviez longtemps et en bonne santé.

Ce livre part du principe que 1) la médecine occidentale est avant tout une médecine curative qui vous guérit après l’apparition des symptômes mais ne vous apprend pas à prévenir les maladies et 2) que les médecins, avec toutes leurs compétences et leur expérience, ne passent malgré tout que 15 minutes avec vous par consultation. Hors de nombreuses maladies endémiques de notre civilisation occidentale peuvent être en grande partie évitées avec les comportements adéquats. Les auteurs indiquent donc qu’il est essentiel de se responsabiliser et de prendre soi-même en charge sa santé, en partenariat bien sûr avec les professionnels de la santé.

Ce livre a complètement changé ma vie en me faisant radicalement changer d’attitude sur tout ce qui touche à mon alimentation, ma santé et mon corps. J’espère qu’il en sera de même pour vous, et je suis persuadé que le fait que je chronique ce livre empêchera au moins un lecteur de souffrir d’une maladie chronique, et que cela le sauvera pour lui permettre de vivre de nombreuses années dans le futur, voir même de très nombreuses années 😉 .

Suivez-moi, et embarquez-vous dans une fantastique aventure à la découverte de votre corps, des multiples dangers qui le guettent et des façons de les minimiser et même de les éviter :

  • Chapitre 5 : Hydrates de carbone et charge glycémique

Qu’est-ce que les hydrates de carbone ? Comme son nom le suggère, il s’agit de carbone “hydraté”, et donc de carbone mélangé à de l’eau. Leur formule chimique est (Cx(H20)x, et ils sont davantage connus sous le terme de “sucres” ou “glucides”. Un sucre simple a par exemple la formule C6(H20)6 : c’est la formule du glucose, du fructose, du galactose, même s’ils ont leurs atomes disposés différemment.

Le sucre de table lui est un disaccharide, ce qui indique qu’il s’agit d’un sucre double : chaque molécule est constituée d’une unité de fructose et d’une unité de glucose. Il est ensuite rapidement dégradé dans l’organisme en sucres simples.

Les hydrates de carbone stockent de l’énergie sous une forme très efficace qui est largement employée dans la nature, des végétaux aux animaux complexes. La source d’énergie immédiate de nos cellules provient essentiellement du sucre simple qu’est le glucose et qui circule dans le sang. La plus importante source d’énergie est toutefois stockée sous forme de graisses, mais dont le processus de transformation en énergie pour les cellules est beaucoup plus lent. Les graisses ne peuvent de plus pas être dégradées en glucose. Et les protéines, structures essentielles au fonctionnement de notre organisme, sont synthétisées de manière indirecte à partir des hydrates de carbone.

Les hydrates de carbone ont ainsi de puissants effets sur l’organisme : leur proportion dans votre régime alimentaire, et surtout le type que vous consommez ont des effets très importants sur votre santé. Et le principal problème du régime occidental moderne est sa dépendance à une grande quantité de mauvais hydrates de carbone.

Pour comprendre cela, il faut d’abord comprendre comment les hydrates de carbones sont digérés : les sucres simples sont absorbés directement par les cellules épithéliales de notre intestin grêle. Certains sucres complexes comme le saccharose ou le lactose – le sucre du lait – sont eux aussi absorbés par ces cellules, mais doivent être dégradés en sucres simples pour pouvoir être digérés. Le lactase convertit ainsi le lactose en glucose et galactose. Hors, plus de la moitié de la population humaine a un déficit génétique qui fait que le lactase est mal ou n’est pas synthétisé, et que donc le lactose arrive dans le côlon sans avoir été digéré. Il y fermente alors, ce qui provoque des troubles gastro-intestinaux. Hé oui : la domestication de la vache étant très récente par rapport à l’âge de l’espèce humaine, plus de la moitié des humains vivants actuellement ne peuvent pas digérer le constituant le plus important du lait ! Pour en savoir plus vous pouvez consulter le site Sans lactose.

D’autres sucres complexes comme l’amidon et d’autres sucres des aliments ne peuvent pas être absorbés par les cellules épithéliales : ils doivent d’abord être dégradés en sucres simples, opération qui est effectuée par l’amylase enzyme, secrétée par les glandes salivaires et le pancréas. L’amylase dégrade l’amylose, qui est une longue chaîne d’unités de glucoses, et qui est contenue en grande quantité dans les céréales décortiquées et les légumes contenant de l’amidon, comme les pommes de terre. Les hydrates de carbones consommés avec ces aliments sont digérés très rapidement, et il n’y pas de grande différence, en ce qui concerne l’élévation rapide du taux de glucose sanguin, entre manger ces aliments ou manger du sucre simple.

Une fois cela compris, il nous est plus facile de comprendre la notion d’index glycémique : il s’agit de la rapidité à laquelle un aliment est converti en glucose sanguin. Les sucres simples sont presque instantanément transformés en glucose, et ont donc un index glycémique (IG) très élevé. Les aliments constitués essentiellement d’amidons – dont une grande partie d’amylose – comme les pommes de terre, le riz, et tous ceux fabriqués à partir de farine blutées comme le pain, les petits pains, les pâtes et les pâtisseries sont donc digérés presque aussi rapidement et donc aussi un IG élevé.

Les légumes comme les haricots et les lentilles ont une teneur élevée en fibres et en hydrates de carbone complexes, et ont donc un IG relativement bas. Le fructose – le sucre des fruits – a un IG beaucoup plus bas que celui de nombreux autres sucres car il met du temps a être absorbé par les cellules épithéliales. Malgré leur goût sucré, les fruits ont donc un IG plus bas que les confiseries faites à partir de saccharose, comme les pâtisseries.

Les protéines peuvent aussi être converties en glucose, mais c’est un long processus, ce qui fait que l’IG des aliments essentiellement constitués de protéines est en général assez bas.

Lorsque nous consommons un repas contenant beaucoup d’hydrates de carbone à index glycémique élevé, le taux de glucose sanguin s’élève rapidement et le pancréas réagit en secrétant immédiatement beaucoup d’insuline, qui régule le glucose, en contribuant notamment à le faire passer dans les cellules. Cela maintient le glucose sanguin sous contrôle, mais ces pics d’insuline temporaires dépassent souvent leur objectif et amènent le taux de glucose sanguin à un niveau trop bas, ce qui conduit à un besoin plus intense d’hydrates de carbones à IG élevé – un véritable cercle vicieux !

Avec le temps, un abus continuel de ce cycle fait que les cellules de notre organisme développent une sensibilité plus faible à l’insuline. Cette résistance à l’insuline est une des causes principales du syndrome métabolique, et peut également conduire au diabète de type 2, qui fait que quelque soit la quantité d’insuline produite par l’organisme, le glucose sanguin demeure toujours trop élevé.

De nombreux problèmes sont causés par des taux excessifs de glucose sanguin, comme une inhibition du système immunitaire, la favorisation de la croissance de cellules pathologiques comme les infections fongiques et les cancers, la compétition avec la vitamine C qui emprunte le même système de transport, et qui se voit ainsi gênée dans sa mission de lutte contre les infections et l’élaboration des tissus de l’organisme, etc.

Ainsi plus le glucose entre rapidement dans votre organisme, plus votre insuline augmente. Mais comment faire en sorte que ces pics d’insuline ne se produisent pas ? En choisissant de manière appropriée nos aliments. Mais ce n’est pas aussi simple : comme nous l’avons vu, certains aliments n’ayant absolument pas de goût sucré, comme les pommes de terre, contiennent beaucoup d’amylose et augmentent considérablement les taux sanguins de glucose et d’insuline, alors que d’autres ayant un goût sucré, comme les patates douces, ont moins cet effet. Le principal moyen de déterminer la rapidité avec laquelle un aliment donné élève votre glucose sanguin – et donc l’insuline – est de connaître son index glycémique. Cet IG se mesure en laboratoire en prenant des prises de sang à intervalles réguliers après l’ingestion des aliments, afin de mesurer la rapidité et le taux d’élévation du glucose dans le sang. Il va de 0 à 100, et l’on considère qu’un taux inférieur à 55 est bas, un taux entre 66 et 69 est modéré, et qu’un taux supérieur à 70 est élevé. Le glucose pur a un taux de 100.

Le site La Nutrition propose un tableau des aliments les plus courants avec leur index glycémique, tout comme de nombreux sites comme celui-ci ou celui-là.

Cependant, l’index glycémique n’est qu’un aspect du problème : il est nécessaire d’y associer la charge glycémique (CG). C’est le nombre de grammes d’hydrate de carbones dans un aliment multiplié par l’IG de ce dernier. La CG permet de mesurer de manière générale la quantité d’insuline dont notre organisme a besoin pour digérer un aliment, car la quantité d’insuline secrétée est dépendante de la quantité d’hydrates de carbone tout comme de la rapidité à laquelle ils sont convertis en glucose. Le site Supermince propose par exemple un tableau réunissant IG et CG des aliments.

Ainsi, un melon a une charge glycémique élevée (65), mais comme il est composé essentiellement d’eau et de fibres, il contient très peu de glucides et a un CG de 4 seulement. La CG du melon est calculée ainsi : grammes de glucides disponibles (total des glucides moins la quantité de fibres) fois l’index glycémique exprimé en pourcentage. Ainsi, selon le tableau de Supermince, un melon contient 6 grammes de glucides et a un IG de 65 : sa charge glycémique sera donc de 6 * 0,65 = 3,9. Donc pour résumer, un melon contient peu de sucres qui sont très rapidement digérés et transformés en glucose. Cependant, la faible quantité de glucides initiale fait que le glucose sanguin n’augmentera que très modérément.

Il nous faut donc pour préserver notre santé manger le plus possible d’aliments à faible charge glycémique. Il faut donc éviter le sucre pur sous toutes ces formes, puisqu’il s’agit de l’aliment ayant la charge glycémique la plus élevée – 100 grammes de glucose ont un IG de 100 et une CG de 100 ! Pour cela il peut être tentant d’utiliser des substituts, mais les auteurs le déconseillent : en effet, des études ont montrés une corrélation entre la saccharine et le cancer de la vessie chez des animaux, et l’aspartame – tout comme l’acéfulsame K et le sucralose – a fait l’objet d’études montrant sa nocivité.

  • Chapitre 6 : Graisses et protéines

Il y a environ un demi-milliard d’années, l’évolution a doté les premiers animaux de fines couches de graisse sous la peau, afin de leur apporter une couche isolante contre le froid. Plus important encore, la graisse s’est révélé être un excellent moyen de mettre en réserve l’énergie accumulée pendant les périodes d’abondance afin de les utiliser pendant les périodes de pénuries. Les plantes n’ont jamais développé cette faculté.

Aujourd’hui, l’espèce humaine vit dans une ère d’abondance, en Occident du moins, au niveau de la quantité de calories disponibles. Nous n’avons plus besoin de mettre en réserve des kilos de graisse, qui sur le long terme ont des effets secondaires néfastes comme l’accélération du vieillissement et la favorisation des maladies cardiaques, du diabète, ou de l’arthrite dégénérative. Malheureusement, nous ne pouvons pas encore reprogrammer nos logiciels biochimiques pour supprimer cette fonctionnalité obsolète, et devons donc prendre en compte ce décalage entre notre mode de vie et les fonctions vieillissantes de notre programme métabolique.

Hors un excès de calories, quelque soit le type d’aliment consommé, est mis en réserve sous forme de graisse corporelle. Les graisses alimentaires sont deux fois plus riches en calories que les autres aliments : elles apportent 9 calories par gramme contre 4 calories par gramme pour les protéine et les glucides.

Et notre régime alimentaire ne s’est pas seulement déséquilibré en terme de calories consommées par rapport à l’énergie dépensée : pendant très longtemps, jusqu’il y a environ un siècle, deux familles de graisses non saturées, les oméga 6 – surtout présentes dans les huiles végétales – et les oméga 3 – trouvées dans les poissons, les noix, les graines de lin – étaient en équilibre relatif. Les régimes alimentaires modernes privilégient les oméga 6 dans un rapport supérieur à 25 pour 1. Hors elles favorisent les inflammations, alors que les oméga 3 sont anti-inflammatoires. Comme les processus inflammatoires ont un rôle très important dans les maladies dégénératives, comme nous le verrons plus loin, ce déséquilibre contribue de façon essentielle aux maladies chroniques. De plus, les méthodes modernes de préparation de la margarine, des graisses végétales et des huiles créent des formes modifiées de molécules de graisse qui n’existaient pas à l’époque où l’évolution a façonné notre système digestif, et qui sont très nocives.

Avant de continuer il est nécessaire de bien comprendre ce que sont les graisses, et les différences entre les différents types de graisse. Au delà de leur rôle de réservoir d’énergie, les graisses bénéfiques contribuent à la formation de nombreux constituants essentiels de notre corps : les hormones, les phospholipides,et  les prostaglandines. Des modifications légères dans la structure des acides gras déterminent les différentes graisses, et engendrent des différences considérables dans les types d’interactions biochimiques dans lesquelles ces graisses participent.

Toutes les molécules de graisse ont la structure commune suivante :

Acides gras et molécules de graisse

Au milieu se trouve une chaîne de 2 à 22 unités carbone-hydrogène (CH2). Tout à gauche se trouve la parte grasse de l’acide gras, qui se termine par un groupe méthyle (CH3-), qui est soluble dans les graisses et insoluble dans l’eau. A droite se trouve un groupe acide carboxylique, qui lui est soluble dans l’eau et insoluble dans les graisses. Vous constaterez que l’ossature d’une molécule de graisse est constitué par des atomes de carbone. En fait, la vie est basée sur le carbone, car c’est une molécule extrêmement flexible et pratique : chaque atome de carbone dispose de 4 électrons qui peuvent s’associer à d’autres atomes. Ainsi, un atome de carbone peut se lier à jusque 4 autres atomes (les atomes de carbone au centre de la molécule de graisse sont ainsi liés à 2 atomes de carbone et 2 atomes d’hydrogène) ou créer des liaisons très fortes avec un autre atome (l’atome de carbone du groupe carboxyle à droite est ainsi lié à un atome d’oxygène avec une double liaison, à un atome d’oxygène avec une liaison simple – qui est lui même relié à un atome d’hydrogène – et à un atome de carbone, ce qui “raccroche” le groupe carboxyle au “tronc” de la molécule de graisse).

Les cellules biologiques sont capable d’insérer une double liaison entre deux atomes de carbone d’une chaîne d’acide gras en éliminant deux atomes d’hydrogène. La double liaison carbone-carbone est représentée ainsi : double liaison carbone carbone .

Les acides gras avec une ou plusieurs doubles liaisons carbone-carbone sont des acides gras non saturés, tout simplement car la partie de l’acide gras où se situe la double liaison carbone-carbone n’est pas saturée par des atomes d’hydrogènes. Cela a de nombreux effets bénéfiques, car cela permet à cette zone de l’acide gras de réagir avec d’autres unités moléculaires, comme l’oxygène, l’eau, les groupes hydroxyle et sulfhydryle. Et cette capacité à interagir chimiquement est la clé des bénéfices pour la santé des acides gras non saturés.

Les acides gras sans double liaison carbone-carbone sont saturés. Ils sont ainsi généralement inertes, c’est à dire qu’ils ne réagissent pas avec d’autres substances. Ces graisses saturées ne facilitent pas les réactions biochimiques essentielles de notre organisme, et lorsqu’elles sont en excès, contribuent largement à des maladies comme l’hypertension, le diabète de type 2, ou les maladies cardiaques.

De plus, lorsqu’un acide gras n’a qu’une seule double liaison, il est appelé acide gras mono-insaturé. S’il y a plus d’une double liaison, il est appelé acide gras poly-insaturé. Chaque emplacement exact de ces doubles liaisons carbone-carbone avec des atomes d’hydrogène manquant permet des types spécifiques de réactions biochimiques.

Voici un exemple d’acide gras mono-insaturé trouvé dans la nature :

acide gras mono-insaturé naturel 

Le fait qu’il manque un atome d’hydrogène “en haut” des deux atomes de carbone liés par la double liaisons fait que cela créé un déséquilibre avec les deux atomes d’hydrogène “du bas” qui se repoussent, étant tous les deux chargés positivement. Cela courbe la molécule, et cette courbure joue un rôle dans les interactions possibles de l’acide gras insaturé avec d’autres composants de l’organisme.

Hors, des acides gras, en apparence insaturés et donc bons pour l’organisme, ont été créés artificiellement par les industries alimentaires. Ils diffèrent par les atomes d’hydrogène restants qui se retrouvent du coté opposé des atomes de carbone, empêchant la courbure de l’acide gras :

Acide grans insaturé trans

Ce sont les acides gras trans, qui se comportent en fait davantage comme des acides gras saturés car ils sont rectilignes et biochimiquement stables. Ils se retrouvent essentiellement dans les margarines et les graisses végétales, et n’existent pas dans la nature. Ils ont un intérêt industriel car leur stabilité fait qu’ils peuvent être conservés longtemps, mais cette stabilité fait perdre l’avantage des acides gras insaturés sur la santé, et de fait les acides gras trans contribuent aux maladies cardiaques, comme les graisses saturées.

Les familles d’acides gras oméga 3 et oméga 6 sont des polyinsaturés, et ont donc plusieurs doubles liaisons carbone-carbone. Les deux familles sont indispensables, mais le régime occidental est très déséquilibré en faveur des omégas 6, comme nous l’avons vu. Il faut donc veiller à mieux équilibrer ces deux type de graisses en ayant un régime alimentaire adapté. Pour bien choisir sa nourriture, il faut déjà connaître les différents omégas 3 et 6.

Graisses de type oméga 3 :

  • L’acide alpha-linolénique. Il est nécessaire à la vie et ne peut pas être créé par l’organisme à partir d’autres aliments, et est donc un acide gras essentiel (AGE). Il contribue à améliorer l’oxygénation des tissus, à favoriser l’oxydation des aliments dans les mitochondries, la cicatrisation, à abaisser la tension sanguine, etc.
  • L’EPA et le DHA. Ils sont absolument essentiels, et quand ils sont consommés en quantité appropriée, ils contribuent à faciliter la dispersion des autres graisses – réduisant ainsi les effets destructeurs des graisses saturées et des acides gras trans – à diminuer la tension sanguine, à inhiber la croissance et les métastases des cellules cancéreuses, etc.

Les auteurs recommandent, pour ces deux dernières graisses, de ne pas se contenter uniquement d’aliments les contenant et de prendre également des compléments alimentaires afin d’être sûr d’en obtenir des quantités optimales, comme celui-ci par exemple.

Graisses de type oméga 6 :

  • L’acide linoléique (LA). C’est également un AGE, mais il favorise les inflammations, et la plupart des régimes alimentaires Occidentaux en consomment des quantités excessives. Il se trouve essentiellement dans l’huile de tournesol, de soja, de carthame, de citrouille ou de sésame.
  • L’acide gamma-linolénique (GLA). Il a d’importants effets bénéfiques pour la santé. L’organisme humain convertit le LA en GLA, mais de nombreux états anormaux, allant du diabète au vieillissement, peut bloquer cette conversion. L’huile d’onagre est une bonne source de GLA.
  • L’acide dihomogamma-linolénique (DGLA). Il a également de nombreux effets bénéfiques pour la santé, étant nécessaire au contrôle des plaquettes et à la circulation sanguine.
  • L’acide arachidonique (AA). C’est le mouton noir des omégas 6. Il est essentiellement présent dans les viandes et les produits animaux, et la forte consommation de viande en Occident fait qu’il est sur-consommé, engendrant des niveaux élevés d’inflammation, et provoquant des maladies des artères coronaires et d’autres maladies dégénératives.

D’autres graisses importantes, mono-insaturées, incluent :

  • L’acide oléique (OA). C’est un oméga 9 extrêmement bénéfique qui est contenu dans les olives, l’huile d’olive extra-vierge, les avocats, les cacahuètes, les noix de pécan et de cajou, les avelines et les noix de macadamia.
  • L’acide palmitoléique (POA). C’est un oméga 7 qui élève les taux de cholestérol et est malsain. On le trouve dans les huiles de noix de coco et de palmier, et dans les crèmes fraîches industrielles qui ne sont pas à base de lait.

Enfin, il y a le cholestérol. Ce n’est pas une graisse, mais son métabolisme le rend très proche des graisses alimentaires. C’est une substance indispensable à la vie humaine, mais qui est bien connu comme facteur de risque dans la formation de plaques dans les artères pouvant conduire à un infarctus. Il est unique car notre organisme sait le fabriquer, mais pas le dégrader : il ne peut être évacué que par les selles, processus facilité par les fibres alimentaires. Il est donc nécessaire de limiter la consommation de cholestérol : les auteurs recommandent de ne pas dépasser 140 grammes par semaine, et même 70 grammes si vous avez des facteurs de risque cardio-vasculaires. Hors, le régime alimentaire américain moyen contient environ 80 grammes de cholestérol par jour !

Le cholestérol n’est trouvé que dans les produits animaux, dont le jaune d’oeuf (qui en contient à lui seul 25 grammes environ), les crustacés, les viandes, les abats (120 grammes de foie en contiennent 25 grammes) et les produits laitiers (30 grammes de beurre en contient 6 grammes).

Armé de toutes ces connaissances, que devons-nous faire pour nous assurer d’avoir les bonnes graisses en bonne quantité afin d’être dans la meilleure forme possible ?

  • Les auteurs recommandent de limiter les graisses à 25% des calories, en vous rappelant qu’un gramme de graisse apporte 9 calories, contre 4 pour les protéines et les glucides. Ainsi 25% de calories en graisse représente moins de 12% du poids des aliments.
  • Evidemment, pratiquement toutes ces graisses doivent être de bonnes graisses. Ainsi, les graisses saturées devraient représenter moins de 3% des calories que vous ingérez. Pour des personnes consommant 2400 calories par jour, cela fait moins de 8 grammes par jour. Une portion de 90 grammes de bifteck de boeuf ne contient que 2 grammes de graisses saturées, mais un cheeseburger de fast-food typique en contient 15 grammes.
  • Concentrez-vous sur les aliments suivants :
    • Les noix
    • Les poissons riches en EPA et DHA, notamment le saumon (le saumon sauvage en contient plus que le saumon d’élevage) et ayant des taux faible de mercure.
    • De l’huile d’olive extra-vierge (ce dernier point est très important).
    • Des graines de lin et de l’huile de lin pressée naturellement.
    • Des légumes.
    • Du tofu.
    • Les viandes maigres, et en particulier les viandes blanches (poulet, dinde). Evidemment, il est préférable de sélectionner des volailles fermières élevées sans hormones et sans antibiotiques.

Il est préférable d’éviter dans tous les cas la viande rouge, même maigre, car le bétail est en général saturé par les hormones et les antibiotiques utilisés par les élevages industriels, notamment parce qu’il faut plus de temps pour élever une vache ou un cochon qu’une poule. De plus cette viande est souvent riche en cholestérol, et il y a un risque d’infection par les prions, en raison de la maladie de la vache folle.

Il faut absolument éviter :

  • Les graisses saturées des viandes grasses, du beurre, du lait et des autres produits animaux.
  • Les huiles de cuisine commerciales (toujours leur préférer de l’huile d’olive extra-vierge).
  • Les graisses hydrogénées de la margarine ou des graisses végétales, et de presque toutes les pâtisseries commerciales.
  • De frire en friteuse. Il est préférable de faire sauter à feu vif en utilisant de l’huile d’olive extra-vierge, et le mieux est de mettre de l’eau dans un wok, d’y ajouter une petite quantité de d’huile, et de faire cuire pendant un temps court à température moyenne ou modérée.

Les protéines

Alors que les graisses sont une innovation relativement récente de l’évolution, les protéines sont à la base de la vie : l’ADN possède les codes des protéines dans toutes les formes de vie connues. Le mécanisme de production des protéines est fascinant : l’ADN du noyau d’une cellule est copié pour créer une sorte d’image miroir, sous la forme d’une molécule ARN. L’ARN sort du noyau, puis des machines biologiques nommées ribosomes le lisent, et créent des séquences d’acides aminés à partir du code de l’ARN. Ensuite, dans un processus extrêmement complexe qui est encore mal compris aujourd’hui, les acides aminés se replient sur eux même pour former une structure tridimensionnelle complexe, la protéine. La forme de la protéine, tout autant que les acides aminés qui la compose, sera déterminante pour le fonctionnement de cette protéine.

  Protéine de myoglobine

Protéine de myoglobine. Vous pouvez constater la complexité de la structure 3D de l’assemblage d’acides aminés.
(image Wikipédia)

Ces protéines sont impliquées dans absolument toutes les fonctions des organismes vivants : respirer, digérer, nous déplacer, penser… Le mauvais repliement des protéines est une source extrêmement graves de maladies : les protéines mal repliées sont nommées prions, et sont à l’origine par exemple de la maladie de la vache folle. C’est pourquoi la compréhension du mécanisme de repliement des protéines est un enjeu majeur de la science médicale actuelle. Vous pouvez contribuer à la recherche en prêtant la puissance de calcul non utilisée de votre ordinateur ou de votre Playstation 3 en téléchargeant et installant [email protected], qui effectue des simulations de repliement pour un projet scientifique de l’université de Stanford. Vous pouvez en savoir plus en lisant cet article de l’Alliance Francophone.

Sur les 22 acides aminés utilisés par le corps humain pour construire des protéines, 8 sont considérés comme essentiels car ils ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme : ils doivent venir directement de l’alimentation. Les besoins pour chacun de ces acides aminés essentiel est d’environ 1 gramme par jour, et si le régime alimentaire contient des quantités même minimes de viande ou de poisson, des déficits n’arrivent pratiquement jamais.

Il est toutefois préférable de tirer ses protéines de sources végétales plutôt qu’animales, car ces dernières comprennent des graisses saturées qui augmentent le taux de cholestérol, et d’un point de vue écologique demandent 20 fois plus de ressources pour être produites. L’idéal est les protéines de soja, et les protéines venant du poisson, et en particulier du saumon – et notamment du saumon sauvage, peu infecté par le mercure.

Les auteurs recommandent au final de limiter les graisses saines à 25% des calories consommées, et de restreindre les glucides à environ 33%, ce qui signifie que l’apport en protéines doit représenter 42% des calories. Pour ceux devant manger moins de glucides (les diabétiques par exemple), les glucides ne devraient pas dépasser 16% des calories, et les protéines devraient donc représenter au moins 59% du total.

  • Chapitre 7 : Vous êtes ce que vous digérez

De la consommation à l’absorption, nos aliments suivant un chemin long, complexe, et dangereux, tout au long du tube digestif – de la bouche à l’anus – qui dégrade les aliments en leurs constituants moléculaires pour permettre leur transport jusqu’à leur destination ultime, des milliers de milliards de cellules.

La digestion est un processus efficace, mais qui souffre de défauts en partie génétiques, et en partie dus à des dizaines d’années de nutrition déséquilibrée. Une étude a montré que 70% des américains souffrent de symptômes gastro-intestinaux gênants.

Avant d’examiner ces divers troubles et les moyens d’y remédier, examinons le processus de digestion et ses 7 étapes :

 système digestif

Système digestif humain (image Wikipédia)

1 – La digestion commence dans la bouche où la mastication réduit les aliments à l’état de petites particules susceptibles d’être traitées. Les glandes salivaires produisent environ un litre de salive par jour, pour mouiller et lubrifier les aliments secs, et commencer la digestion de l’amidon.

Bien mâcher est très important pour notre santé. En effet, avaler de trop gros morceaux avant qu’ils n’aient été correctement broyés, et mélangés à de la salive, oblige le tube digestif à secréter des quantités plus importantes d’enzymes digestives puissantes, ce qui peut provoquer un excès de gaz t des ballonnements, et avec le temps léser l’estomac. Donc prenez votre temps lorsque vous mangez. (Je vous invite également à lire 5 excellentes raisons de manger plus lentement.)

2 -  Les aliments passent ensuite par l’oesophage, où des contractions les envoient dans l’estomac. Il sert de gare temporaire qui libère les aliments dans l’intestin de manière graduelle, et contrôlée.

3 – Les cellules de la paroi de l’estomac secrètent tous les jours environ un quart de litre de suc gastrique, largement constitué d’acide chlorhydrique et dont le pH se situe entre 1 et 2, et d’enzymes digestives, notamment les pepsines qui dégradent les protéines en leurs acides aminés constituants. La nourriture qui quitte l’estomac s’appelle chyme, et les processus digestifs ont dégradés environ 30 à 50% de l’amidon, et 10 à 15% de protéines, mais pratiquement aucune graisse.

Les cellules de la paroi gastrique produisent deux mucus pour se protéger de leur digestion par leur propre suc gastrique. Il y a un équilibre délicat entre ces acides et l’action protectrice du mucus stomacal. Une rupture de cet équilibre, souvent causé par l’infection de la bactérie Helicobacter pylori – qui infecte environ deux tiers des humains de la planète, même si le plus souvent cela n’a pas d’effets visibles), peut se traduire par de graves lésions, comme des ulcères peptiques de l’estomac.

Une très faible absorption d’aliments en direction de la circulation sanguine s’effectue dans l’estomac. De petites quantités de sucres simples, l’alcool et l’excès d’eau peuvent être facilement absorbés au niveau de l’estomac.

4 – Après avoir passé environ trois heures dans l’estomac – ou plus longtemps si votre repas a été riche en graisses – le chyme pénètre dans l’intestin grêle, long d’environ 8 mètres et qui est l’organe le plus du corps humain, et le principal organe digestif. Il a trois régions différentes : le duodéunum, le jéjunum et l’iléon.

Le duodéunum, long d’environ 30 centimètres, reçoit les enzymes digestives secrétées par le pancréas et la bile formée par le foie, qui émulsifie les graisses afin que ces dernières se mélangent bien avec les autres sucs digestifs.

5 – Bien qu’une certaine absorption des nutriments s’effectue dans le duodénum, elle a lieu essentiellement dans le jéjunum. Celle-ci est parsemée de replis qui augmentent sa surface afin d’obtenir une absorption optimale.

6 – Les nutriments restants sont digérés dans l’iléon, la plus longue partie de l’intestin.La vitamine B12 ne peut être absorbée que dans l’iléon.

7 – La digestion est presque achevée quand le chyme passe de l’intestin grêle au gros intestin, appelé côlon. Il reçoit chaque jour environ un demi-litre de chyme, et absorbe essentiellement l’eau, le sodium et le chlore. Le processus digestif se termine par un mouvement du gros intestin qui est souvent déclenché par un repas, mais normalement ce n’est pas le repas le plus récent qui éliminé : le transit complet à travers le tube digestif prend en général entre 24 et 48 heures.

Tests d’évaluation de votre processus digestif

L’efficacité et la santé à long terme de notre processus digestif dépendant du maintien de nombreux équilibres délicats, les auteurs recommandent des tests non invasifs sanguins, fécaux ou urinaires, en collaboration avec votre médecin ou un nutritionniste qualifié.

– Examens de routine

Ils devraient être conduits, en l’absence de symptômes spécifiques, tous les deux à cinq ans :

  • Analyse complète des selles (ACS). Cette analyse évalue la digestion, l’absorption, le métabolisme et le nombre de levures et de bactéries saines ou pathologiques.
  • Evaluation des minéraux des cheveux pour les minéraux nutritifs et les métaux lourds toxiques.
  • Dosage sanguin des anticorps dirigés contre les aliments. Cela permet de détecter les allergies alimentaires.

Examens en cas de symptômes gastro-intestinaux chroniques

  • Examen des parasites dans les selles. Les parasites affectent une part importante de la population mondiale.
  • Evaluation du syndrome de l’intestin perméable. C’est un problème digestif courant qui affecte la plupart des personnes après 50 ans. Il résulte d’une inflammation chronique qui créé de fins espaces se développant entre les cellules qui bordent l’intestin grêle, permettant aux toxines, aux bactéries, et aux particules alimentaires non digérées de pénétrer directement dans la circulation sanguine, ce qui entraîne des demandes importantes de détoxication par le foie et à terme conduire à des déficits en vitamines et minéraux, même lorsque des quantités adéquates de nourritures sont consommées.
  • Tests respiratoires. Ils permettent de diagnostiquer l’intolérance au lactose empêchant de bien digérer le lait, et aussi une pullulation microbienne dans l’intestin grêle, maladie courante à l’origine de nombreux symptômes gastro-intestinaux.
  • Test sanguin pour H. pylori. Cela permet de détecter des anticorps dirigés contre la bactérie, cause essentielle des ulcères et des gastrites et facteur contribuant au cancer de l’estomac.

Ce qu’il faut manger pour rester en bonne santé

– Consommer une grande diversité d’aliments.

Consommer les mêmes aliments jour après jour peut faire apparaître des sensibilités et des allergies, et manger les mêmes aliments provoquera une “fatigue du goût” et encouragera une surconsommation. De plus consommer une grande variété d’aliments favorisera un équilibre des nutriments. Chaque légume a ses nutriments spécifiques, mais un seul légume n’apporte pas tout ce dont vous avez besoin.

– Réduire ou éliminer le blé.

Le blé est une innovation agricole récente dans l’histoire humaine, et sa très large consommation dans les pays occidentaux a conduit à une sensibilité particulière au gluten, un de ses composants protéiques majeurs. De nombreuses personnes ont constatés qu’éliminer le blé résolvait des problèmes digestifs de longue date. Vous pouvez en faire l’essai en vous abstenant d’en manger pendant deux semaines. Vous pouvez aussi faire réaliser des tests sanguins sur l’intolérance au gluten.

– Manger vos légumes

Les bénéfices apportés par la consommation de légumes frais, naturels et pauvres en amidon sont innombrables : ils contiennent une myriade de nutriments précieux et des fibres, et ont un index glycémique et une densité calorique faible. Il faut toutefois faire attention à ne pas trop les faire cuire : une cuisson trop forte leur ferait perdre leurs vitamines, leurs produits phytochimiques et d’autres nutriments. L’idéal est une légère cuisson à la vapeur, ou une consommation crue pour certains d’entre eux.

– Consommer des produits bien colorés (mais pas de la viande pourrie !)

En mangeant tout une série de légumes naturellement colorés, vous obtenez toute une série de nutriments vitaux.

– Boire du jus de légume fraîchement pressé

En mettant des légumes frais, naturels et pauvres en amidon dans une centrifugeuse électrique, on obtient une des boissons les plus saines qui soit, pauvre en calories, très riche en vitamines et minéraux. Les meilleurs légumes pour cela sont le céleri, le concombre et le fenouil, et vous pouvez utiliser de petites quantités de feuilles rouges ou vertes de romaines, d’endive, de scarole, d’épinard, de persil ou de chou frisé. Evitez les légumes riches en sucre comme les betteraves ou les carottes.

– Boire du thé à la place du café

De nombreux constituants du thé sont bons pour la santé. Une étude récente publiée dans le journal de L’American Hearth Association (Association Américaine pour le Coeur) a découvert que boire deux tasses de thé par jour réduisait le risque de mort par infarctus du myocarde dans la proportion remarquable de 44% (Tea consumption and mortality after acute myocardial infarction). Cette découverte s’applique au thé noir et au thé vert, mais pas aux tisanes. Le thé contient également de la L-thréonine, qui réduit le taux de cortisol et favorise la relaxation. Le thé le plus bénéfique est le thé vert, avec des antioxydants supplémentaires qui diminuent les risques de maladies cardiaques ou de cancer.

– Y aller doucement avec l’alcool

Une consommation modérée d’alcool a été associée à des taux réduits de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux, parce que l’alcool améliorerait la santé des vaisseaux. Mais prenez garde au fait que l’alcool est métabolisé de la même façon que les hydrates de carbone, et qu’il a une charge glycémique relativement élevée. De plus, les dangers d’une trop grande consommation et de la dépendance qu’elle suscite sont bien connus.

– Prendre un petit-déjeuner et manger fréquemment

Il vaut mieux prendre un petit-déjeuner et avoir plusieurs petits repas qu’un ou deux gros. Manger moins à chaque fois, mais souvent, évite de surcharger le système digestif et minimise les pics d’insuline.

– Eviter les restaurations rapides malsaines

Les aliments des fast-food sont riches en amidons à index glycémique élevé, en sucre, en sel et graisses malsaines.

– “Toute chose avec modération, y compris la modération”

Si vous tombez de cheval, remettez-vous en selle tout de suite : de nombreux programmes ont été abandonnés par des personnes découragées après une défaillance temporaire. Sachez faire de petits écarts, tant que le gros de votre régime alimentaire reste sain.

– Etre informé : le sucre est partout

Le sucre est ajouté à une quantité innombrable de produits, même des produits étiquetés comme “sains” comme le lait de soja ou de riz. La plupart des céréales sont ainsi additionnés de sucres, même celles qui indiquent être pauvres en sucres. Le sucre apparaît sous différents noms, donc soyez attentif à ses différentes formes dans les listes d’ingrédients, qui pour la plupart se terminent en “-ose” : saccharose, fructose, glucose, maltose. Il y a également le miel, la mélasse, le sirop d’érable, le sucanat, l’amasake et le sirop de maïs.

Arrêtons-nous un moment pour envisager le système digestif à l’avènement du Pont 3 :

Au fur et à mesure que nous comprenons les principes selon lesquels fonctionnent le corps humain et son cerveau, nous serons bientôt en position de concevoir des systèmes nettement supérieurs qui seront plus agréables, dureront plus longtemps et seront plus performants, sans être sensibles à une dégradation, une maladie ou un vieillissement. Nous avons déjà fait un long chemin dans la séparation des aspects relationnels sensuels du sexe et de son rôle biologique dans la reproduction. Ainsi, pourquoi n’apporterions-nous pas la même séparation des buts biologiques d’une autre activité qui apporte elle aussi une intimité sociale et un plaisir sensuel, en l’occurrence la prise de nourriture ? […] Des nutriments seraient introduits directement dans la circulation sanguine par des nanorobots métaboliques spéciaux. […] Un scénario envisageable est que vous soyez amené à porter un « vêtement nutritionnel » spécial tel une ceinture. Ce vêtement serait chargé de nanorobots porteurs de nutriments qui trouveraient leur chemin dans ou hors du corps à travers la peau ou d’autres cavités de l’organisme.
A ce stade de développement technologique, vous pourrez manger tout ce que vous désirez, tout ce qui vous apporte plaisir et satisfaction gastronomiques et, grâce à cela, vous apprécierez les arts culinaires pour leurs saveurs, leurs textures et leurs arômes. En même temps, vous recevrez un afflux optimal de nutriments dans votre circulation sanguine, en utilisant un processus complètement séparé. Une possibilité serait que tous les aliments que vous mangez passent par un tube digestif qui serait déconnecté de toute absorption possible par la circulation sanguine.

Pyramides alimentaires

La pyramide alimentaire est un schéma graphique en forme de pyramide, qui inclut à sa base les aliments à consommer en plus grande quantité, et en haut ceux à consommer de manière épisodique. Elle a été créée en 1992 par le ministère de l’agriculture Américain, sous cette forme :

Pyramide alimentaire américaine (1992)

Image Wikipédia

Selon les auteurs, il y a de nombreux problèmes avec cette pyramide alimentaire :

  • La base de la pyramide est constituée d’aliments riches en amidons à forte charge glycémique. De plus aucune distinction n’est faite entre les glucides à faible ou forte charge glycémique.
  • Aucune distinction n’est faite entre les graisses saines et les graisses malsaines. De plus la viande et le poisson sont mis ensemble.
  • Les produits laitiers sont trop mis en avant, et certains critiques ont rattaché ceci à un lobbying intense de l’industrie laitière.

En 2006 (soit deux ans après la parution de ce livre), une mise à jour (visible sur Mypyramid.gov) a réglé quelques uns de ces problèmes (notamment en faisant enfin une différence entre les bonnes et mauvaises graisses), mais garde de nombreuses limitations.

Les auteurs proposent la pyramide alimentaire suivante :

Pyramide alimentaire de Ray et Terry

Pyramide alimentaire de Ray et Terry

Ils mettent l’accent sur les légumes, qui doivent constituer la base de l’alimentation à la place des céréales, et sont mis en avant par rapport aux fruits, qui ont un index glycémique plus élevé. Ils mettent également en avant les protéines provenant de sources saines, et les bonnes graisses.

Il est évident que la nourriture joue un rôle culturel, social et émotionnel qui fait qu’il est difficile de suivre un ensemble parfait de recommandations nutritionnelles. Mais cette pyramide représente ce que les auteurs pensent être les meilleures recommandations de la science moderne pour être dans la meilleure santé et la meilleure forme possible.

  • Chapitre 8 : Changer votre poids pour la vie en un jour

Etre en surpoids a de nombreux effets néfastes sur votre santé. Ainsi un homme de 20 ans obèse a une espérance de vie inférieure de 13 ans à celles de ces contemporains ayant un poids un normal. Et une surcharge pondérale de 20% triple votre risque d’élévation de la pression sanguine et de risque de diabète, double votre risque d’élévation du cholestérol, et augmente votre risque de maladie cardiaque de 60%.

Evidemment, avoir un poids normal permet également d’avoir une plus belle apparence, et c’est la motivation numéro 1 des milliards d’euros dépensés tous les ans dans des régimes par les Occidentaux. Mais 95% des personnes effectuant un régime regagnent ensuite tout le poids qu’ils ont perdus, et parfois davantage. Ce cycle de “yo-yo” est pourtant plus néfaste pour la santé que le fait de ne jamais perdre de poids.

Selon les auteurs, la clé d’un programme réussi est de changer son attitude envers la perte de poids : plutôt que de considérer un régime comme une période temporaire de privation, il est préférable d’y penser comme un engagement à long terme.

Le livre donne un programme en trois étapes pour perdre du poids, qui permet de déterminer sa carrure, son poids optimal et le nombre de calories à manger chaque jour.

Un facteur important à considérer est que deux personnes peuvent avoir la même taille, le même poids et la même carrure, mais l’une peut être beaucoup moins grasse que l’autre. L’objectif réel d’une perte de poids est de perdre de la graisse, et non pas du muscle ou de l’eau. Ainsi, il est plus important de déterminer son pourcentage de graisse corporelle que son poids idéal. Vous pouvez faire cela à l’aide de balances-impédancemètres, qui font circuler un faible courant électrique – que l’on ne sent absolument pas – dans vos pieds afin de déterminer votre pourcentage de graisses corporelles.

Le pourcentage idéal de graisse se situe entre 12 et 20% pour les hommes, et 18 à 26% pour les femmes. Il n’est pas sain d’être très en dessous ou au dessus de ce pourcentage, et les auteurs recommandent de se situer à la limite inférieure de ces intervalles.

L’endroit où se situe la graisse de notre corps est également très importante : une accumulation de graisse au niveau de la ceinture, connue sous le nom de “brioche”, est très mauvaise.

Les auteurs recommandent les actions suivantes pour perdre du poids de manière définitive :

– Réduisez les hydrates de carbone

Comme nous l’avons vu plus haut, consommer des hydrates de carbone à charge glycémique élevée conduit à un besoin accru de celles-ci, et donc à manger davantage. Consommer des hydrates de carbone à faible charge glycémique aide à contrôler l’appétit et à diminuer nos besoins. Evitez les aliments sucrés, et les pâtes et le pain.

– Réduisez les graisses

Comme nous l’avons vu, un gramme de graisse apporte 9 calories, contre 4 pour les glucides et les protéines. En manger moins diminuera donc votre poids.

– Adoptez les légumes

Les légumes à faible pourcentage d’amidon qui ont un index glycémique bas et sont riches en nutriments et en fibres sont l’idéal. De nombreux légumes verts poussant au dessus du sol tombent dans cette catégorie.

– Mangez des fibres

Il faut en consommer au moins 25 grammes par jour, y compris 10 grammes de fibres insolubles.

– Ne changez pas radicalement de nourriture

Les auteurs déconseillent fortement les régimes qui impliquent de changer radicalement sa manière de manger, car souvent les personnes qui font cela comptent les jours jusqu’à ce qu’ils soient libérés de cette prison gastronomique, et associent tout un tas de sentiments négatifs avec leur nouveau régime.

– Faites de votre santé, et non pas de votre perte de poids, votre objectif

– Pratiquez une activité physique

C’est très important pour brûler des calories, diminuer notre poids d’équilibre (le poids autour duquel gravite notre corps) et augmenter notre niveau métabolique.

– Augmentez votre niveau métabolique

Le niveau métabolique est la vitesse à laquelle vous brûlez les calories. Un facteur essentiel de cela est le nombre de mitochondries dans vos cellules. Ce sont des petites usines énergétiques, au coeur de toutes nos cellules. Plus vous en avez, et plus elles brûlent de l’énergie et donc des calories. Nous ne pouvons pas prendre un supplément de mitochondries, mais le fait est que les cellules graisseuses en ont très peu, car leur fonction est de stocker l’énergie sans la brûler, alors que les cellules musculaires ont de nombreuses mitochondries. En développant les cellules musculaires et en réduisant les cellules graisseuses grâce à l’exercice physique, vous augmentez le nombre de vos mitochondries et vous augmentez de façon permanente votre vitesse métabolique.

La Restriction Calorique

La restriction calorique (RC) est la seule technique validée en laboratoire permettant d’accroître significativement l’espérance de vie de mammifères. Elle consiste à manger un tiers de moins de calories que le régime normal, et ce fait se traduit dans toutes les espèces étudiées par une augmentation de l’espérance de vie de 30à 50%. Aucune expérimentation n’a pu être menée à terme pour le moment sur les hommes, étant donné la longévité moyenne de notre espèce, mais il n’y a pas de raison de penser que cela ne s’applique pas à nous.

Une expérience très médiatisée de 1982 réalisée sur des rats a présenté pour la première fois la RC. Le groupe témoin était nourri normalement et avait une durée de vie d’environ 1000 jours, normale pour un rat. Ces rats mourraient de la dégradation de leur cœur, de maladies du rein ou de cancers. Le groupe expérimental, des rats soumis à une RC, mangeait un tiers de calories en moins, mais avec des nutriments (vitamines, minéraux, acides gras essentiels, protéines) adéquats. Ces rats vivaient 1500 jours environ, soit une augmentation de leur espérance de vie de 50%.

De plus, ces rats, en plus de vivre plus longtemps, ne souffraient pas de la faiblesse, la santé précaire, l’apathie et l’aspect grisonnant qui accompagnaient la vieillesse du groupe témoin nourri normalement. Et quand ils mourraient, ils semblaient le faire le plus souvent pour une raison non évidente, sans maladie apparente.

D’autres expériences ont montrées que des rats soumis à une RC et nourris avec des taux élevés de substances cancérigènes montraient une résistance significative aux produits chimiques provoquant des cancers.

Pour la RC fonctionne t-elle ? Nous ne le savons pas encore exactement, mais les recherches récentes pointent les facteurs suivants :

  • Peu de graisse corporelle : suivre une RC implique un très faible taux de graisse corporelle.
  • Taux de glucose sanguin. les animaux soumis à une RC ont un taux de glucose sanguin significativement plus faible, car ils brûlent moins de calories avec la même vitesse que les animaux nourris normalement : il reste donc moins de glucose non utilisé circulant dans le sang.
  • Taux des radicaux libres. Les radicaux libres provoquent une détérioration graduelle des tissus de l’organisme, particulièrement au niveau des membranes cellulaires. De nombreux chercheurs attribuent une partie du processus du vieillissement aux effets des radicaux libres circulant dans le sang. Les animaux en RC en ont un taux significativement plus faible.
  • Réparation de l’ADN. Les animaux en RC ont un des enzymes de réparation de l’ADN plus robuste, ce qui limite les risques d’apparition de cancers et ralentit le vieillissement.
  • Limite des calories de la vie. Un fait très intéressant à remarquer est que la quantité totale de nourriture consommée au cours de la vie des animaux nourris normalement et ceux soumis à une RC est globalement la même. Les animaux soumis à une RC mangent en effet environ deux tiers de la nourriture donnée aux animaux témoins, mais vivent une fois et demi plus longtemps, ce qui donne une quantité totale de nourriture identique. Cela semble montrer que chaque espèce a un nombre fixe de calories qu’elle peut brûler au cours de son existence. En mangeant un peu moins chaque jour, il s’écoulera davantage de temps avant que ces dernières ne soient épuisées.

Il y a évidemment une limite à la RC : comme il faut obtenir suffisamment de nutriments pour entretenir notre corps, il n’est pas possible de faire une RC limitée à, par exemple, un tiers du taux normal pour augmenter l’espérance de vie de 300%. Il semble que le taux optimal soit de deux tiers du régime qui serait consommé de manière libre.

Application de la RC à l’homme

De nombreuses études illustrent la potentialité de la restriction calorique chez l’homme. Ainsi, les populations vivant à Okinawa, au Japon, comptent 40 fois plus de centenaires que les régions du nord-est, et elles ont très peu de maladies graves avant 60 ans. Hors la différence essentielle dans leur régime alimentaire semble être un apport calorifique moindre.

En extrapolant les études animales à l’homme, certains chercheurs ont estimés que notre durée de vie maximale pourrait être portée de 120 ans à 180 ans avec la RC. Evidemment il ne s’agit que d‘une durée de vie maximale potentielle et théorique de l’être humain, et les auteurs pensent que les technologies du Pont 2 et du Pont 3 permettront de l’augmenter significativement.

Les bénéfices de la restriction calorique s’étendent à notre espérance de vie restante. Ainsi si vous avez 40 ans et une espérance de vie restante de 40 ans, vous n’allongerez que cette période restante. Il est donc préférable de commencer une RC le plus tôt possible.

Les auteurs ne recommandent pas une application stricte de la RC : les humains qui la suivent finissent par être maigres au point d’être décharnés. A la place, les auteurs recommandent une application modérée de la RC, en suivant ces recommandations :

Consommer un minimum de 24 calories par kg de poids optimal. Ainsi, un homme de 75 kilos devra consommer au moins 1800 calories par jour environ. En fonction de votre niveau d’activité (sédentaire, semi-actif, actif), utilisez des valeurs de 10 à 33% inférieures à celles données dans les tableaux d’alimentation.

– Amener votre poids à 95% de votre poids idéal.

– Choisir des aliments de faible densité calorique. Mangez des légumes pauvres en amidons, comme les brocolis et les courgettes, plutôt que des pommes de terre et du riz.

– Penser aux fibres. Choisissez des aliments riches en fibres, qui ont de nombreux bénéfices pour la santé car elles réduisent le taux de cholestérol et réduisent les risques de cancer du côlon. La plupart des légumes sont riches en fibres.

La suite dans le prochain épisode 😉

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26 Commentaires pour :

Serons-nous Immortels ?

  • Valentin

    26 Oct 2009 à 10:49

    C’est intéressant comme article. Il est super long mais on a pas envie de s’arrêter. Ca donne envie d’acheter le livre et de devenir immortel.
    Je trouve que les conseils sont plutôt bons dans l’ensemble même si il ne sera pas facile de tous les appliquer rapidement. Je pense que le changement de régime alimentaire doit se faire progressivement si on veut que cela marche.

    Vivement la suite de l’article en tout cas.

    Répondre



    • Jérôme

      26 Oct 2009 à 11:00

      Et bien c’est sur que pour lire des articles aussi longs il faut être immortel ou s’en approcher.
      De plus si il faut chaque jour contrôler un nombre conséquent de paramètres, c’est sur qu’il va nous falloir beaucoup de temps. Et puis quelle vie sympathique que de tout contrôler !

      Mais surtout dans quel but ? L’immortalité ? Avant tout je crois que l’immortalité est un problème philosophique. A t-on vraiment envie de vivre éternellement ? Ne serons nous pas fatigués mentalement d’avoir vécu autant de choses ? De plus si l’on vie éternellement le rythme de vie sera totalement différent. L’acquisition des connaissances très long, l’envie disparue. les inégalités seront énormes entre ceux qui pourront se « réparer », se contrôler et les autres, les prolétaires.

      Quel monde existant….

      Répondre



      • Frédéric

        26 Oct 2009 à 12:18

        Quel travail énorme ! Je vais lire ce résumé avec intérêt. Merci beaucoup. Par ailleurs, j’attends avec impatience un prochain podcast de ce site !! Bon courage pour la suite 🙂

        Répondre



        • Laurent

          26 Oct 2009 à 21:22

          Pour être honnête, j’ai décroché à un moment sur le côté trop technique. Et pourtant, je suis biologiste, et je n’ai aucun mal à comprendre tout ça. Je pense juste que ce n’est pas très grand public.

          Je pense que l’intérêt est certain pour ce qui est des choses à faire pour augmenter son espérance de vie.
          Pourtant, l’aspect « nous serons immortels » et tout ça me rebute. Franchement, je trouve relativement effrayant de faire remplacer notre machinerie cellulaire (qui existe plus ou moins depuis la toute première protocellule qui s’est formée sur Terre ou ailleurs), par des nanorobots.
          Par ailleurs, l’idée de mises à jour du code génétique me semble proprement effrayante, et finirait selon moi par réduire l’humanité à un tas de clones robotisées ou plus grand chose n’est naturel.
          On touche à des questions philosophiques évidemment, mais je trouve que ce qui fait la beauté du vivant, c’est son imperfection.

          En plus de ça, la science a beau évoluer très rapidement, je nous vois mal arriver au-delà du 2. du pont 2. Pourtant, je crois en la science.
          Par ailleurs, ce fameux petit 2 a fait tiquer ma rigueur scientifique : réduire l’expression d’un gène me paraît relativement réalisable, mais sur les 2 allèles en même temps (les 2 copies dont tu parles). En effet, pour réduire l’expression de la copie défectueuse et permettre celle de la « bonne » copie, il faudrait pouvoir agir sur la dominance et la récessivité des allèles, mécanisme qu’on comprend peu : un allèle est récessif ou dominant (ou des intermédiaires), point barre, et on ne sait pas (encore) trop comment.
          (tout ceci est limité par mes connaissances en biologie cellulaire qui ne sont pas non plus transcendantes hein, moi je préfère les papillons :P)

          Bref, sinon c’est intéressant ne serait-ce que par culture générale tout ça 🙂

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          • CoachDom

            27 Oct 2009 à 13:13

            Superbe Olivier,

            Je pensais être le seul à parler des problèmes de santé liès aux hydrates de carbones et maintenant je me sens moins seul :).

            J’inscris ce livre dans ma liste « à lire », je pense à la lecture de ton résumé qu’il est loin des délires new-ages que l’on rencontre assez souvent dans ce genre de sujet.

            Merci pour ton travail !

            Répondre




            • […] mange 6 carrés de chocolat au lait par jour : depuis que j’ai lu Serons-nous Immortels ? je sais que les glucides et les graisses saturées (dont est bourré le chocolat au lait) ne sont […]

              Répondre



              • Axxter.net / Idées perso » Dossiers » Résumé “serons nous immortels”

                29 Oct 2009 à 13:17

                […] Via l’article : http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/serons-nous-immortels/ […]

                Répondre



                • Olivier Roland (Auteur)

                  29 Oct 2009 à 19:49

                  Valentin et Laurent, oui la chronique est longue – et encore ce n’est que la première partie – mais ce n’est rien en comparaison du livre, qui est beaucoup plus dense et riche. Je pense de plus que la prise en charge de notre santé nécessite ce genre d’informations détaillées (mais finalement pas tant que cela : pas besoin d’être médecin ou nutritionniste pour la comprendre) qui va bien plus loin que ce que j’ai pu voir dans les autres livres du même domaine : armés d’une telle connaissance scientifique, nous pouvons en notre âme et conscience faire des choix éclairés tous les jours pour notre santé et notre longévité. ça vaut bien quelques minutes – ou heures – de lecture, surtout s’il vous reste de nombreuses décennies à vivre. En fait pour moi je trouve que le deal est tellement avantageux que je ne comprend pas que l’on puisse y réfléchir : it’s a no brainer, comme disent nos amis Anglo-saxons.

                  Sinon je présente la vision du futur des avancées scientifiques et de l’éradication de la vieillesse comme cause de mortalité comme le présente le livre, de la manière la plus neutre possible. Mais personnellement, je ne cache pas ma sympathie pour ce genre de théories, même si j’ai tendance à les trouver un peu trop optimistes. Je suis en tout cas persuadé que ce n’est qu’une question de temps avant que nous ayons ce genre de possibilités, et l’écrivain de science-fiction que je suis se plaît à imaginer toutes les conséquences qu’une telle technologie aurait sur les sociétés humaines. Les conséquences seraient absolument immenses, sans doute autant que les conséquences des avancées technologiques du 20ème siècle à elle seule.

                  A t-on vraiment envie de vivre éternellement ? Ne serons nous pas fatigués mentalement d’avoir vécu autant de choses ? De plus si l’on vie éternellement le rythme de vie sera totalement différent.
                  L’acquisition des connaissances très long, l’envie disparue. les inégalités seront énormes entre ceux qui pourront se « réparer », se contrôler et les autres, les prolétaires.

                  Attention, il ne s’agit pas ici d’immortalité (comme le titre français pourrait le faire croire), mais de supprimer la vieillesse comme cause de mortalité. Si tu te prend un bus, tu as beau avoir un corps rajeuni avec des millions de nanorobots dans ton cerveau, tu meurs 🙂 . Au delà de cela tu poses des questions intéressantes qui ne sont qu’un échantillon du vaste nombre de questions et de problèmes que soulèverait une espérance de vie qui augmente de plus d’une année par an. J’ai pour ma part tendance à me dire « chouette, des défis supplémentaires que l’humanité devra relever. » Et se poser des questions maintenant aidera certainement à éviter les dérives qu’amènent toujours des évolutions scientifiques et technologiques.

                  Pourtant, l’aspect « nous serons immortels » et tout ça me rebute. Franchement, je trouve relativement effrayant de faire remplacer notre machinerie cellulaire (qui existe plus ou moins depuis la toute première protocellule qui s’est formée sur Terre ou ailleurs), par des nanorobots.
                  Par ailleurs, l’idée de mises à jour du code génétique me semble proprement effrayante, et finirait selon moi par réduire l’humanité à un tas de clones robotisées ou plus grand chose n’est naturel.
                  On touche à des questions philosophiques évidemment, mais je trouve que ce qui fait la beauté du vivant, c’est son imperfection.

                  Pourquoi pas. Je comprend ta frayeur, d’ailleurs moi aussi quand j’ai lu cela je me suis dit : « Une connexion Wifi intégrée dans toutes mes cellules ? Et que se passe t-il si je me prend un virus (informatique) ou que je me fais hacker ? » : de fascinantes questions pour un écrivain de science-fiction (je vois déjà une bonne poignée de nouvelles à écrire là dessus ! 😉 ) et également pour les scientifiques qui seront confrontés à ce genre de possibilités.

                  Toutefois, quand on étudie l’histoire, on se rend compte d’une chose : L’histoire – tout comme la science-fiction – a ceci de merveilleux qu’elle peut nous plonger dans des sociétés où les normes et les mœurs sont si différentes des nôtres, tout en paraissant la notion même de normalité à ceux qui la vive, qu’elle nous permet de prendre du recul sur notre propre société, nos propres mœurs et nos propres normes.

                  Or fréquemment, les changements et en particulier les changements technologiques et surtout les changements conceptuels qu’ils induisent font peur. Quand le train est arrivé, certains disaient que ça déplaçait les organes et que ce n’était pas bon pour la santé. Idem avec les vaccins, la radio, les rayons X, etc. La liste est longue. Et nous vivons assurément dans un siècle, en Occident du moins, qu’auraient renié nos ancêtres, en particulier sur le plan religieux. Aujourd’hui qui se soucie de se marier avant de coucher avec quelqu’un ? C’était une question d’importance pour beaucoup de personnes il n’y pas si longtemps. Et de nombreuses choses qui paraissaient impossibles à nos ancêtres sont possibles aujourd’hui. Il suffit de lire les prévisions de Malthus pour se rendre compte qu’il a fortement sous-estimé les effets des avancées scientifiques et de la croissance économique (deux soeurs jumelles) dans ses prévisions. Je pense qu’il y a des chances pour qu’il en soit de même aujourd’hui. Et des chances pour que ce ne soit pas le cas 🙂 .

                  Sur les normes, je pense en particulier que le corps n’a rien de sacré : c’est juste une machine biologique façonnée par un processus aveugle et qui nous fournit la conscience de nous-même et du monde. A partir du moment où des technologies performantes et sûres seront disponibles pour l’améliorer et le modifier, je n’ai absolument aucun problème à l’idée d’en bénéficier, même de manière lourde, jusqu’à ne plus avoir beaucoup de points communs avec mon corps d’origine. Je m’inscrit en ce sens dans le courant transhumaniste.

                  En particulier, si des technologies pour empêcher la mort par vieillesse deviennent disponibles, que fera le pouvoir politique ? Empêcher de sauver des vies humaines ? Et si un pays promulgue ces lois, qu’en sera t-il des autres ? Ou empêcher peut-être les recherches à ce sujet ? Mais si on investit tant d’argent dans la lutte contre le cancer, pourquoi devrions-nous refuser de combattre la vieillesse, qui fait bien plus de morts chaque année que tous les cancers réunis ?

                  Ainsi, à moins qu’un lobby particulièrement puissant puisse réussir à faire tuer les vieillards en faisant voter par les gouvernements des lois empêchant les recherches sur ce sujet ou l’application des ces technologies, quelque chose de merveilleux se passera pour les opposants à cela : ils mourront. Et laisseront donc le champ libre à ceux voulant bénéficier de cela. Tout le monde sera content 🙂 .

                  Un passage de Bruce Sterling, auteur cyperpunk du roman Schismatrice, résume à mes yeux merveilleusement ma conception des choses :

                  Les larmes lui vinrent aux yeux. Il pleura sans sanglots, mais sans se retenir. Il pleurait l’humanité, l’aveuglement des hommes qui avaient cru que le cosmos avait des règles et des limites qui les protègeraient de leur propre liberté. Mais il n’y avait aucune protection, il n’y avait aucun but ultime. Futilité et liberté régnaient dans l’Absolu.

                  Évidemment, il y a aussi des chances pour que de telles technologies n’arrive jamais de notre vivant. Mais si elles arrivent, je pense que je ferai en sorte d’être parmi les premiers à en bénéficier 🙂 .

                  En plus de ça, la science a beau évoluer très rapidement, je nous vois mal arriver au-delà du 2. du pont 2. Pourtant, je crois en la science.
                  Par ailleurs, ce fameux petit 2 a fait tiquer ma rigueur scientifique : réduire l’expression d’un gène me paraît relativement réalisable, mais sur les 2 allèles en même temps (les 2 copies dont tu parles). En effet, pour réduire l’expression de la copie défectueuse et permettre celle de la « bonne » copie, il faudrait pouvoir agir sur la dominance et la récessivité des allèles, mécanisme qu’on comprend peu : un allèle est récessif ou dominant (ou des intermédiaires), point barre, et on ne sait pas (encore) trop comment.

                  Il est certain que l’on a aucune idée de comment réaliser nombre des avancées scientifiques dont parlent les auteurs, c’est pour cela que c’est de la prospective 🙂 . Ce qui est clair, c’est que nul n’est devin, et qu’il est extrêmement difficile de prédire quelles innovations auront lieu ou non. Mais on peut prédire une tendance générale, en prenant des pincettes géantes, et réfléchir aux impacts qu’elle aura sur les sociétés humaines et leur environnement.

                  CoachDom, effectivement ce livre n’a rien à voir avec les délires New-Age, ce serait plutôt les délires scientistes dans ce cas 😉 .

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                  • franck

                    31 Oct 2009 à 10:32

                    Tres bon article. Je vous conseille aussi à lire le livre  » Okinawa : Un programme global pour mieux vivre  »

                    http://www.amazon.fr/Okinawa-programme-global-mieux-vivre/dp/2253084034/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1256981440&sr=8-1

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                    • Serons-nous Immortels ? – 2

                      16 Nov 2009 à 19:15

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                      • Seront nous immortels dans le futur ? Lisez l’Article 1 et la suite dans l’Artic… | Mini-Blog d'Asher256

                        21 Déc 2009 à 12:22

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                                • Immortalité : Moi je peux (En 4 étapes). | Guide-de-survie

                                  18 Mar 2010 à 12:30

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                                  Répondre



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                                    7 Mai 2010 à 12:56

                                    […] à mon alimentation. J’ai récemment repris conscience de son importance en lisant l’article Serons-nous immortels? d’Olivier […]

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                                      • Eh ben, quel article !!! Ce fut long, mais pas trop douloureux ! Plus sérieusement, tu as bien fait de me conseiller de lire cette chronique, je suis en effet bien accrochée par leurs idées qui reprennent exactement mes lignes de conduite et de pensées. Côté alimentation, j’avais déjà toutes les informations (et heureusement en un sens pour un médecin en devenir…!) mais la partie technique m’a apportée de nouvelles informations très utiles. Voilà qui va rallonger ma liste de cadeaux de Noël (grâce aux emails le père Noel peut prendre des ajouts jusqu’au 22 décembre au moins!) 😉

                                        Répondre




                                        • […] Serons-nous immortels ? […]

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                                          • Archer

                                            10 Sep 2011 à 09:54

                                            Bonjour,
                                            Dans l’un des premiers chapitres du livre, il est évoqué le sujet de l’eau. Apparemment, il faudrait boire de l’eau alcaline. Est-ce que c’est quelque chose que tu as essayé ? En cherchant sur Internet, le sujet est assez controversé.
                                            En tout cas, belle article.

                                            Répondre



                                            • L'immortalité en 6 vidéos du TED

                                              25 Mai 2012 à 17:20

                                              […] aller plus loin, lisez la chronique du livre Serons-nous immortels ? – ou mieux le livre lui-même […]

                                              Répondre



                                              • Le Maroc : récit de voyage

                                                11 Sep 2012 à 18:38

                                                […] petit déjeuner Marocain, ce n’est pas vraiment compatible avec les enseignements de Serons-nous immortels ?, mais c’est rudement bon et c’est un plaisir à déguster sur une terrasse […]

                                                Répondre



                                                • Alexandre

                                                  4 Juil 2013 à 00:23

                                                  Bonjour,

                                                  Je vous félicite pour ce site très bien présenté et expliqué. Cependant, je suis biochimiste et je viens de relever une erreur: vous dites qu’un jaune d’oeuf contient 25 grammes de cholestérol. Il va de soit que ce n’est pas la valeur exacte ! en effet vous pouvez vérifier qu’un oeuf de gros calibre ne dépasse pas les 250 milligrammes de cholesterol soit 0,25 gramme !

                                                  Cordialement, Alexandre.

                                                  Répondre




                                                  • […] dans le passé à me former sur le sujet du corps et de la santé – par exemple avec les livres Serons-Nous Immortels et Anticancer – et à appliquer ces nouvelles connaissances (le résumé de ce qu’il faut faire […]

                                                    Répondre



                                                    • hervé

                                                      8 Août 2013 à 23:05

                                                      Salut,
                                                      Ray kurzweil a écrit de nombreux livres, et récemment « nine steps to living well forever ». quelqu’un sait si des traductions sont prévus?

                                                      Répondre









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