Voici mon choix pour ma part, en tout cas le mien avant que je me sois lancé dans le Personal MBA
La semaine de 4 heures, de Timothy Ferris (2007)

Ce livre m'a ouvrir les yeux sur tellement de choses que les lister toutes ici serait impossible. Grâce à lui, j'ai compris que l'efficacité n'est pas la performance, que travailler 10 heures par jour n'est pas forcément plus productif que travailler 6 heures par jour, qu'il est préférable de gérer ses tâches en lot, de supprimer les interruptions, de pratiquer la diète d'informations et l'ignorance sélective. Il m'a apprit à me consacrer à l'essentiel, m'a fait réellement comprendre le sens de la loi de Pareto 20/80 , et m'a donné de plus un modèle détaillé pour créer un business automatisé qui tourne presque tout seul.
Grâce à lui, j'ai compris que nombre de personnes se noient de travail pour brasser de l'air et combler un vide. J'ai compris, mais avec une force, à quel point les règles peuvent être détournées, contournées, recrées. Un nouvel univers s'ouvre à mes yeux, que je commence à peine à explorer. La majorité des choses que je fait aujourd'hui (ce blog, le revirement stratégique de mon entreprise, mon style de vie actuel) sont issues de réflexion que j'ai mené suite à la lecture de ce livre.
un passage que j'ai aimé a écrit:Etre efficace, c'est faire des choses qui vous rapprochent de vos objectifs. Etre performant, c'est accomplir une tâche donnée (qu'elle soit importante ou non) de la manière la plus économique possible. La performance sans considération de l'efficacité et le mode par défaut de l'univers.
Je considèrerai comme performant mais totalement inefficace l'as du porte à porte. Il vendrait plus en utilisant un autre support, comme le courriel ou le publipostage.
The Emyth revisited : Why most small businesses don't work and What to do about it, de Michael E.Gerber (1995)

Ce livre m'a fait comprendre la plupart des erreurs que j'ai fait depuis que j'ai créé mon entreprise, communes à beaucoup de petites entreprises, et notamment ce qui distingue un entrepreneur d'un technicien qui créé sa boîte : l'un créé un business, l'autre un job.
J'ai créé un job avant de créér un business. Je ne m'en veux pas, étant donné mon jeune âge lors de la création, mais je ressens le besoin de passer à une étape supérieure et ce livre m'a fournit toutes les clés pour comprendre ce qui ne va pas dans ma boîte et ce que je pourrai faire pour l'automatiser et en faire un vrai business. J'ai compris aussi à quel point elle est invendable - pour le moment.
Ce livre complète à merveilles la semaine de 4 heures sur l'art de monter des business comme systèmes automatisés et reproductibles, et d'ailleurs Timothy Ferris le conseille. Il est de plus extrêmement agréable à lire, écrit comme une histoire et bourré d'anecdotes et histoires édifiantes.
un passage que j'ai aimé a écrit:The Fatal Assumption
In the throes of your Entrepreneurial Seizure, you fell victim to the most disastrous assumption anyone can make about going into business.
It is an assumption made by all technicians who go into businesses for themselves, one that charts the course of a business - from Grand Opening to Liquidation - the moment it is made.
That Fatal Assumption is : if you understand the technical work of a business, you understand a business that does that technical work.
And the reason that it is fatal is that it just isn't true.[...]
The technical work of a business and business that does that technical work are two totally different things ![...]
Suddendly, the job he knew how do to so well becomes one job he knows to do plus a dozen others he doesn't know how to do at all.
The millionnaire next door, de Thomas J. Stanley et William D. Danko (1998)

Pendant 20 ans, les auteurs ont étudiés les personnes riches, entendues par là celles qui possèdent plus d'un million de dollars, aux Etats-Unis, pour tenter de comprendre leurs habitudes et comportements, et de savoir dans quelle mesure ces comportements pouvaient être liés à leur richesse.
La surprise est de taille : les personnes riches ne sont pas celles qui habitent des quartiers huppés, roulent dans des voitures de sport, et ont des métiers considérés comme en haut de l'échelle sociale. Du moins pas forcément : la proportion de personnes financièrement indépendantes (qui pourraient arrêter leur métier pendant longtemps sans problèmes) et riches est moins élevée dans cette catégorie de la population que dans une autre : celles des personnes dépensant beaucoup moins que ce qu'elles gagnent.
Dans une véritable étude sociologique de terrain, ils décortiquent le millionnaire moyen et montre qu'il vit avant tout dans une banlieue de classe moyenne, roule dans des véhicules "standards" dont il a - bien - négocié le prix, tiens un budget, investit intelligemment, limite au maximum les dépenses superflues, utilise toutes les possibilités de défiscalisation possibles, est propriétaire de son habitation, et appartient à une classe sociale qui n'oblige pas à l'ostentation pour montrer que l'on a réussit.
Les millionnaires vivent frugalement et bien en dessous de leurs moyens. C'est ce qui leur permet d'investir un pourcentage très significatif de leurs gains (entre 20 et 40%) ce qui à terme, avec la magie des intérêts composés, leur permet d'amasser une fortune colossale.
Grâce à ce livre, j'ai compris que la richesse n'est pas forcément liée aux gros revenus, que chaque petite chose dépensée aujourd'hui a un coût exorbitant 20 ans plus tard, et que tout un chacun en agissant intelligemment peut accumuler suffisament pour devenir indépendant financièrement le plus rapidement possible.
Pour donner un exemple, entre une infirmière qui commence à travailler à 20 ans, et un médecin qui commence à 26, on pourrait penser que c'est le médecin qui va un jour ou l'autre pouvoir disposer d'un capital plus important que l'infirmière. C'est sans doute vrai dans la majorité des cas, mais pas forcément : l'infirmière va travailler pendant 6 ans de plus que le médecin, temps qu'elle peut mettre à profit pour épargner et commencer à investir, elle aura moins besoin de dépenser son argent dans des gadgets inutiles et des objets ostentatoires comme une grande maison ou une grosse voiture qui pollue pour montrer sa réussite, et pourra atteindre plus rapidement l'autonomie financière.
Rapide calcul : admettons que l'infirmière gagne en moyenne 2 000 €/mois pendant 20 ans, qu'elle épargne 20% de ces gains (400 €) tous les mois en les plaçant à 10% : au bout de 20 ans, à 40 ans, elle aura un capital de 303 347 € qui lui rapportera environ 2 500 € d'intérêt par mois. Elle pourra prendre sa retraite à 40 ans tout en gardant un capital confortable.
Le médecin lui, commence à travailler à 26 ans. Admettons qu'il gagne 6 000 €/mois en moyenne jusqu'à 40 ans, et qu'il épargne chaque mois 10% de ses gains (600 €) en les plaçant à 10% : à 40 ans, il aura un capital de 218 000 € qui lui rapportera environ 1 800 € d'intérêt mensuel. Ce médecin ayant un train de vie important (grosses voitures achetées à crédit, belle maison qu'il n'a pas finit de rembourser, nombreux gadgets comme une énorme télé plate 16/9 30', etc) il ne peut pas se retirer pour vivre de sa rente. Il lui faudra attendre encore de nombreuses années pour prendre sa retraite.
Ce livre est à prendre intelligemment. Mourir sur un tas d'or est tout aussi stupide que de mourir avec 2 villas et 5 voitures de luxe si l'on n'a pas réalisé ses rêves. L'argent est un moyen, pas une fin, et il faut également profiter de la vie. Mais le message essentiel à retenir, selon moi, est de se consacrer à l'essentiel : qu'importe que l'on est une télé plate 16/9, un superbe mobilier, plein de gadgets si l'on est pas heureux ? Toutes les choses que nous achetons finissent par nous posséder plutôt que l'inverse, il vaut mieux garder son argent pour des choses plus utiles, plus intéressantes, pour des choses que nous voulons vraiment, comme voyager par exemple, ou travailler moins.
Un conseil à retenir : commencez à épargner le plus tôt possible. Avec la magie des taux d'intérêts composés, cet argent va devenir une petite fortune au bout de 20 ans. J'aurai bien aimé avoir compris cela à 18 ans. J'aurai aujourd'hui une somme énorme à investir.
Bien vivre le Principe 80/20, moins de travail et de stress pour plus de succès et de plaisir, de Richard Koch.

Ce livre est une version tournée vers le grand public du livre Le principe 80/20 et est une merveille de simplicité, de clarté, et de praticité.
L'auteur nous montrer comment utiliser la loi de Pareto, très universelle qui stipule que 80% des résultats sont engendrés par 20% des causes, au quotidien pour améliorer notre vie dans tous les domaines.
Le pourcentage 80/20 n'est évidemment pas exact à la virgule près dans la plupart des situations, mais il décrit bien le déséquilibre énorme qui a court dans un nombre incalculable de domaines : 20% des clients d'une entreprise constitue 80% de son CA (c'est le cas dans la mienne), 20% des pays du monde se partage 80% des richesses, dans ces mêmes pays, 20% des personnes se partagent 80% des richesses, 80% de notre travail est abattu pendant 20% du temps que nous lui accordons, 80% des emmerdes viennent de 20% de nos relations (clients, amis, connaissances, etc), 20% de nos relations nous apportent 80% de l'amour dont nous avons besoin, 20% des mecs choppent 80% des femmes, etc.
Sans ce livre, je ne serai pas en train d'apprendre à me consacrer à l'essentiel, à comprendre quelles sont les tâches importantes et les autres, quelles sont les personnes importantes et les autres, qu'est-ce qui compte vraiment à mes yeux, quelles sont les tâches qui me prennent 80% de mon temps et qui ne servent à rien ou presque, etc. Ce livre peut changer votre vie. Je ne plaisante pas.
L'auteur donne des idées, exemples concrets et tableaux à compléter comme support à la réflexion afin que nous utilisions au mieux ce principe dans notre travail, nos finances, nos relations, pour que nous puissions enfin accéder au bonheur de vivre pleinement.
un passage que j'ai aimé a écrit:Georges Zipf, professeur à Harvard, a démontré que 70 pour cents des mariages qu'il avait examiné à Philadelphie en 1931 réunissaient des personnes qui vivaient à quelques pâtés de maison l'une de l'autre, dans les limites de 30 pour cent du territoire inclus dans son étude. [...]
Bon nombre d'histoires d'amour naissent encore dans des quartiers ou au sein de petits cercles d'amis ou de collègues de travail. Et nombreux sont les gens qui ont à l'égard de l'amour une approche "arrêt de bus". Ils prennent la première personne qui se présentent.
Ils tombent
amoureux de l'amour
En général, les relations issues d'un coup de foudre ne durent pas. On fait généralement un mauvais paris lorsqu'on mise principalement sur l'attirance sexuelle et la performance au lit d'une personne pour s'engager avec elle pour la vie. Le plaisir sexuel est certes très agréable, mais il finit tôt ou tard par perdre un peu de son charme. Pour une relation à long terme, le sexe seul ne suffit pas.
Serons-nous immortels ?, de Ray Kurzweil et Terry Grossman (2005)

Au delà du titre racoleur, ce livre a été le premier a changer radicalement ma vie. Je l'ai lu fin 2006, ait mis près de 4 mois à le finir et à l'intégrer plus au moins complètement.
Partant du principe que 1) la médecine occidentale est avant tout une médecine curative qui vous guérit après l’apparition des symptômes mais ne vous apprend pas à prévenir les maladies et 2) que les médecins, avec toutes leurs compétences et leur expérience, ne passent malgré tout que 15 minutes avec vous par consultation, les auteurs indiquent que vous seul pouvez prendre en charge efficacement votre santé sur le long terme.
Sans lui, je continuerai aujourd'hui à manger n'importe quoi et surtout des aliments gras, sucrés et salés comme des pizzas ou des plats préparés bourrés de sauce industrielles, à ne pas manger de fruits et de légumes frais, à ne pas faire de sport, et à croire qu'il faut s'occuper de sa santé quand on devient vieux et que les problèmes commencent à arriver. Que des comportements à risque qui augmentent dramatiquement la probabilité d'être touché par une des maladies endémiques de la civilisation occidentale du XXème siècle : diabète, obésité, cancer, maladies cardio-vasculaires, des maladies terribles qui pourtant peuvent être en grande partie prévenue par deux choses simples : un régime alimentaire sain (fruits et légumes frais, pas trop de sucre, pas trop de sel) et la pratique du sport.
Le livre explique les mécanismes sous-jacents de nombres de ces maladies et des moyens qui existent pour les prévenir. Au programme : nourriture et eau, les hydrates de carbone et la charge glycémique des aliments, les graisses et les protéines, la digestion, le poids idéal et l’obésité, le problème du sucre, de l’insuline et le diabète, la génomique, l’inflammation, la méthylation, les toxines et la détoxication, la prévention des maladies cardiaques, du cancer et son dépistage, le cerveau, les hormones de jeunesse et de vieillissement,la supplémentation active, l’activité physique et pour finir le stress.
Lire ce livre vous fera faire un bond quantique dans votre compréhension de votre corps et de l'impact de votre mode de vie sur votre santé à long terme. De plus, Ray Kurzweil est un inventeur de génie, millionnaire américain, et également un prospectiviste reconnu qui émaille le livre de passages scienti-fictionnesques qui ravira les amateurs
un passage que j'ai aimé a écrit:Au fur et à mesure que nous comprenons les principes selon lesquels fonctionnent le corps humain et son cerveau, nous serons bientôt en position de concevoir des systèmes nettement supérieurs qui seront plus agréables, dureront plus longtemps et seront plus performants, sans être sensibles à une dégradation, une maladie ou un vieillissement. Nous avons déjà fait un long chemin dans la séparation des aspects relationnels sensuels du sexe et de son rôle biologique dans la reproduction. Ainsi, pourquoi n’apporterions-nous pas la même séparation des buts biologiques d’une autre activité qui apporte elle aussi une intimité sociale et un plaisir sensuel, en l’occurrence la prise de nourriture ? […] Des nutriments seraient introduits directement dans la circulation sanguine par des nanorobots métaboliques spéciaux. […] Un scénario envisageable est que vous soyez amené à porter un « vêtement nutritionnel » spécial tel une ceinture. Ce vêtement serait chargé de nanorobots porteurs de nutriments qui trouveraient leur chemin dans ou hors du corps à travers la peau ou d’autres cavités de l’organisme.
A ce stade de développement technologique, vous pourrez manger tout ce que vous désirez, tout ce qui vous apporte plaisir et satisfaction gastronomiques et, grâce à cela, vous apprécierez les arts culinaires pour leurs saveurs, leurs textures et leurs arômes. En même temps, vous recevrez un afflux optimal de nutriments dans votre circulation sanguine, en utilisant un processus complètement séparé. Une possibilité serait que tous les aliments que vous mangez passent par un tube digestif qui serait déconnecté de toute absorption possible par la circulation sanguine.
Real World Seduction, de Swinggcat (2003)

Je ne pouvais pas ne pas inclure dans cette liste un livre sur la séduction, tant cette pratique a changé ma vie et continue de le faire aujourd'hui.
De tous les livres que j'ai lu sur ce sujet, c'est définitivement celui de Swinggcat qui m'a le plus apporté. Les deux notions principales qu'il enseigne, la frame et "être le prix", sont deux concepts universaux qui me serviront tout le temps jusqu'à la fin de mes jours, bien au delà du monde de la séduction. Il est de plus bourré d'exercices, de routines et de lines simples à pratiquer pour progresser rapidement, et chaque chapitre fait l'objet d'un rapide résumé et d'exercices à faire pour l'internaliser. Un bijou, qui peut complètement changer la vie d'un homme.
un passage que j'ai aimé a écrit:A frame determines the underlying meaning of behaviours, and actions. And a meta-frame determines the overall underlying meaning of interactions.
Frames and meta-frames only exist inside the skulls of human beings, not in objective reality. Put in other words, frames and meta-frames are just what a person accepts as their subjective reality. A man is always best off maintaining the meta-frame that he is the PRIZE in an interaction. A woman may or may not buy into his frame, but at least by maintaining the meta-frame he is not buying into her being the PRIZE in the interaction.
Et vous, quels sont les vôtres ?

