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09
jan

Le succès de votre entreprise passe par un trip à trois



Note : Cet article vous est proposé par Rodolphe Simonot, il vous révèle sur son blog « Tout ce qu’on a oublié de vous dire sur le Lean Management » www.leandigestion.fr

Le succès de votre entreprise passe par un trip à trois

Avant de vous expliquer ce trip à trois, je dois vous raconter trois petites histoires qui ont eu lieu avant cette fameuse soirée. Trois histoires au final assez tristes car elles finissent mal mais qui en disent long sur les raisons pour lesquelles la plupart des entreprises mettent la clé sous la porte moins d’un an après leur création.

Vanessa la visionnaire

Depuis son enfance, je ne me rappelle pas avoir vu Vanessa inactive plus de 3 secondes d’affilée, Vanessa est une véritable pile électrique, autant dans ses mouvements que dans ses paroles ou ses pensées. Avec son enthousiasme débordant, son rire communicatif et ses idées qui virevoltent comme les avions de papiers de la salle de classe. Contrairement à ses copines, elle sait ce qu’elle fera quand elle sera grande : elle sera chef d’entreprise. Car des idées elle en a plein et pendant qu’elle perd son temps sur les bancs de sa classe de terminale, elle voit certaines de ses idées mises en œuvre par d’autres entrepreneurs avec un succès qui aurait du être le sien.

N’y tenant plus, à 19 ans en plein mois de janvier elle décide de tout lâcher car elle sait que sa dernière trouvaille est une mine d’or et qu’elle ne supportera pas que quelqu’un la lui pique encore une fois. Malgré les reproches de ses parents, elle crée son business plan, obtient un financement de 5000€ pour lancer son projet et la voilà qui concrétise enfin son rêve, la voici chef d’entreprise sans même avoir eu son bac. Le pire c’est que son business décolle à une vitesse folle, elle n’est plus en mesure de faire tout le boulot elle-même après 3 mois et la voilà qui doit embaucher du monde pour l’aider. Le carnet de commandes se remplit vite, trop peut-être, les employés sont rapidement opérationnels car Vanessa délègue facilement (surtout les activités qui ne l’intéressent pas toujours).

Puis, un jour, 9 mois plus tard, alors que le business marche à 200km/h, que le carnet est plein que les clients sont contents, c’est une convocation à la banque qu’elle reçoit pour un simple manque de liquidité. On lui accorde 30 jours pour régulariser. Elle s’assoit avec George son nouveau comptable et il lui explique avoir suivi ses instructions sur la mise de fonds nécessaire pour le développement du nouveau produit en retardant le paiement des fournisseurs pour assurer la disponibilité de cash. Suivra un défaut de paiement d’un client majeur qui préfère reporter de 2 mois son solde malgré les pénalités et la banque décidera d’arrêter de suivre. 2 semaines plus tard ce sont les salaires qui ne seront pas versés puis ce fut la fin de l’aventure pour Vanessa.

Jeanne la manager

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12
déc

Argent, sexe et Ayn Rand : discussion autour de la Grève



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Transcription texte de la vidéo :

Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie. Je vous fais cette vidéo rapidement avec un invité de marque, puisque je suis actuellement avec David Jay.
Bonjour David !

David Jay : Bonjour !

Olivier Roland : J’ai souhaité inviter David sur le blog parce que c’est lui qui m’a fait découvrir le livre La Grève dont je vous parlais récemment dans une vidéo.

Alors avant de commencer avec David, juste une petite anecdote que j’ai découverte après vous avoir fait la vidéo : un de mes lecteurs m’a fait remarquer dans un des commentaires que La Grève était un des livres qui a le plus influencé Steve Job, ce que je ne savais absolument pas et que c’est peut-être même ce livre qui l’a encouragé, motivé à se lancer dans l’entreprenariat et qu’ensuite en tout cas ça l’a beaucoup influencé dans ses exigences de qualité, et on va dire, ses qualités et ses défauts d’entrepreneur. C’est une affirmation qui m’a paru un peu grosse, je me suis demandé si c’était vrai ou pas, j’ai été vérifier et oui, la source de cette affirmation, elle n’est pas n’importe qui, puisque c’est Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple, qui l’a dit dans une interview récemment, un petit peu avant la mort de Steve Job, il a dit : oui, Atlas Shrugged (le nom d’origine de La Grève) a beaucoup influencé Steve Job et il m’en parlait beaucoup au moment où nous avons créé Apple tous les deux. Donc waouh !

David Jay : Comme ça a influencé énormément d’entrepreneurs américains, de toute façon.

Olivier Roland : Exactement. Il suffit d’aller aux États-Unis pour se rendre à quel point ce livre a vraiment marqué les esprits, au point que la phrase : « who is John Galt ?» c’est-à-dire « qui est John Galt ? » et vous allez comprendre à quoi cette phrase se réfère dès que vous allez ouvrir le livre, c’est rentré dans le langage courant là-bas…

David Jay : Oui, complètement.

Olivier Roland : … c’est vraiment impressionnant.

David Jay : Comment tu le traduirais ?

Olivier Roland : « Qui est John Galt », tout simplement.

David Jay : Oui, mais si on dit « qui est John Galt ? » en français, ça ne retranscrit pas ce qu’elle veut dire la phrase. Comment tu le traduirais en français ?

Olivier Roland : Ah oui, en fait dans le livre, les gens emploient cette phrase quand ils n’ont pas de réponse à la question et que de toute façon, ils se disent : ça ne sert pas à grand-chose de creuser, c’est : « va savoir », ça veut un peu dire ça.

David Jay : Oui, c’est « on n’y peut rien », « ce n’est pas ma faute, je n’y peux rien »

Olivier Roland : Voilà. C’est «va savoir » et quelque part, « on ne va pas se prendre la tête là-dessus ».

David, ce n’est pas un philosophe, donc on ne va pas non plus faire une thèse universitaire sur Ayn Rand, mais simplement, David, c’est un entrepreneur, tu es d’accord avec moi. Tu t’es lancé dans l’entreprenariat il y a pas mal de temps, et tu as découvert La Grève depuis plus longtemps que moi, et donc ce qui m’intéressait de savoir, c’est : comment, qu’est-ce que ça a changé concrètement dans ta manière de voir les choses, dans ton état d’esprit et comment au quotidien tu gères ton entreprise ?

David Jay : Ce que La Grève a changé pour moi, c’est la permission. Depuis que j’ai lu La Grève, je me donne la permission. Je me donne la permission de faire de l’argent, je me donne la permission de réussir, je me donne la permission d’aller de l’avant, de l’afficher. J’enseigne toujours –j’enseigne le marketing par la vidéo- et j’enseigne toujours à mes clients une chose fondamentale que j’appelle : « la polarisation du message ». C’est-à-dire que l’on doit polariser le message pour le rendre magnétique. C’est quoi un message magnétique ? C’est un message qui d’un côté attire les bons prospects et repousse complètement les mauvais prospects. Et je me suis rendu compte après la lecture de La Grève que, même en enseignant ça, je ne me l’autorisais pas encore complètement. Donc j’ai vraiment, on va dire, noirci le trait sur certaines de mes phrases polarisantes, sur le plan de mes messages où vraiment je polarise le message entre : ça, c’est bien, ça ce n’est pas bien, faut faire ça, faut pas faire ça. Je sais très bien que je me fais des ennemis en le faisant, mais je sais aussi que ce n’est pas grave parce que dans le monde où on vit…

Olivier Roland : Ce sont des bons ennemis.

David Jay : Voilà.

Olivier Roland : Il te faut des bons ennemis.

David Jay : Il faut avoir de bons ennemis et attirer les bons prospects à soi, c’est fondamental. Et La Grève m’a complètement décomplexé sur cette notion-là, sur la notion de savoir être égoïste, c’est la notion d’égoïsme rationnel, d’égoïsme vertueux que développe Ayn Rand, dans ce livre-là sous forme de roman et dans ses autres essais philosophiques, sous forme vraiment d’essai philosophique où elle développe ça comme une thèse. C’est très important de se donner l’autorisation, notamment vis-à-vis de l’argent, de faire de l’argent. L’argent, ce n’est pas le diable. Il y a une phrase qui est dans La Grève, je crois, qui dit quelque chose comme : « si on vous dit que l’argent c’est le diable, fuyez. Fuyez comme la peste. Ce cri est le cri de ralliement des lépreux » ou quelque chose comme ça. La phrase est terrible ! Mais ça résume bien la philosophie d’Ayn Rand vis-à-vis de l’argent, qui moi m’a fait beaucoup de bien parce que dans notre société française, on est quand même éduqué avec des idées un petit peu limite sur ce qu’est l’argent. Or ce qu’explique très bien Ayn Rand, c’est que l’argent, c’est la seule alternative à l’utilisation de la force. Ce qu’elle dit, c’est que tant que les êtres humains seront sur cette terre et auront besoin les uns des autres, l’argent sera la seule alternative aux canons de fusil.

Olivier Roland : Alors, pense que, après avoir lu La Grève, il y a deux choses sur lesquelles les gens sont vraiment décomplexés : la première, c’est le sexe. Mais je ne suis pas sûr que l’on ait besoin de ça en France.

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07
nov

La Grève, d’Ayn Rand (la Révolte d’Atlas)



Podcast: Lire dans une autre fenêtre | Télécharger (Durée: 7:02 — 6.4MB)

Vous pouvez également consulter cette vidéo au format audio uniquement en téléchargeant le MP3, ou en le récupérant dans iTunes directement.

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Transcription texte (littérale) de la vidéo :

Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie.
Je me trouve actuellement à Lille et je vous fais cette vidéo rapidement pour vous parler d’un livre exceptionnel qui vient juste d’être publié officiellement en France, et qui s’appelle La Grève, d’Ayn Rand. C’est un livre dont je vous ai déjà parlé brièvement sur mon blog Blogueur Pro dans mon article sur Los Angeles, et je vous avais parlé de ce livre en vous disant que c’était un livre secret, inconnu en France. Eh bien ça y est, il n’est plus secret, il a été enfin publié en France !

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28
sept

Interview : Comment Phil gagne un million de CA par an en vivant la Semaine de 4 heures



Lorsque j’ai rencontré Phil, dirigeant de la société Oznium, à San Francisco et qu’il m’a expliqué qu’il génère 1 million de dollars de CA par an avec sa société tout en vivant La semaine de 4 heures et en voyageant partout dans le monde, je n’ai pas résisté à la tentation de l’interviewer pour lui donner l’occasion de partager son expérience et ses stratégies avec vous.

Phil est un peu timide, donc cela m’a été parfois un peu difficile de le faire parler, mais je pense que j’ai quand même réussi à lui tirer un peu les “vers du nez” pour vous apporter des éléments intéressants :) :

*** Soyez sûr que les sous-titres en Français sont bien activés ! Si ne c’est pas le cas, cliquez sur image dans la barre juste en dessous de la vidéo ! L’icône se colorera alors en rouge : image ***

Transcription texte de l’interview :

Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie. Je suis actuellement avec Phil… Salut Phil !

Phil : Salut !

Olivier Roland : J’ai rencontré Phil ici à San Francisco. Il m’a raconté un petit peu son parcours d’entrepreneur, et c’est un entrepreneur qui vit aujourd’hui le style de vie de La semaine de 4 heures. J’ai trouvé son parcours très très intéressant, et je me suis dit que j’allais l’interviewer pour vous faire partager un petit peu son parcours :) .

Alors Phil… Peux-tu nous parler brièvement de ton entreprise et expliquer ce qu’elle fait… et quand as-tu démarré ?

Phil : En gros, j’importe de l’éclairage LED de Chine. On le fait venir aux États-Unis, dans notre entrepôt, et nous le revendons en ligne à nos clients, comme n’importe quelle boutique sur internet.

J’ai commencé il y a environ 8 ans quand j’étais encore au lycée.

Olivier Roland : Waow ! Comment as-tu cette idée ?

Phil : Disons que j’ai perçu qu’il y avait un marché intéressant. J’avais des amis qui voulaient des LED que j’avais installées sur ma voiture. Du coup j’achetais des LED pour 1 dollar et les revendais pour 5 dollars. Ça me faisait un peu d’argent de poche pour le lycée, pour la nourriture et autres…

Et peut-être un ou deux ans plus tard, je me suis réveillé un jour en me disant, waow, c’est quand même une bonne affaire. Et j’ai donc continué et développé l’activité.

Olivier Roland : Donc au début c’était juste pour se faire un peu d’argent ?

Phil : Oui.

Olivier Roland : Comment as-tu géré la transition entre la petite activité qui faisait gagner un peu d’argent de poche et la véritable entreprise… Qu’est-ce qui t’a décidé à sauter le pas ?

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30
août

Vidéo : Evitez une erreur qui m’a coutée des années



Podcast: Lire dans une autre fenêtre | Télécharger (Durée: 9:11 — 8.4MB)

La chronique des 3 livres que je recommande :

  1. La semaine de 4 heures
  2. Serons-nous immortels ?
  3. Comment se faire des amis

Que pensez-vous de cette vidéo ? Avez-vous déjà lu des livres qui ont changé votre vie, et si oui, lesquels ? Faites-le nous savoir dans les commentaires ! ;)

Transcription texte (et littérale ;) ) de la vidéo :

Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo de « des livres pour changer de vie ».

Je me trouve actuellement à San Francisco, vous aurez sans doute reconnu derrière le Golden Gate Bridge qui est magnifique par ce beau soleil. Pour la petite histoire il faut savoir que c’est très rare de voir le pont aussi bien, souvent il est complètement noyé dans un voile de brume, la chanson qui dit que « San Francisco s’embrume » ne ment pas, il y a vraiment beaucoup de nuages ici.

Il faut savoir que San Francisco est une ville où il y a énormément d’entrepreneurs et d’innovations, nous ne sommes pas loin de la Silicon Valley, il y a beaucoup de start-up ici qui se créent, qui naissent dans des tas de secteurs différents et j’ai rencontré beaucoup d’entrepreneurs dans la région. Cela m’a donné l’idée de faire cette vidéo parce que j’ai réalisé quand j’ai rencontré ces entrepreneurs une erreur que j’ai faite pendant des années et qui m’a coûté des années de ma vie et je n’aimerais pas que vous fassiez cette erreur aussi.

Mais quelle est cette erreur ?

Quand j’ai rencontré ces entrepreneurs, je leur ai posé deux questions, deux questions que je pose souvent quand je rencontre des entrepreneurs à succès partout dans le monde. Ces questions quelles sont-elles ? C’est très simple :

· la première question c’est « est-ce que tu regardes beaucoup la télé ? »,

· la deuxième question c’est « est-ce que tu lis beaucoup ? ».

Et les entrepreneurs que j’ai rencontrés ici à San Francisco et la plupart des entrepreneurs à succès que j’ai rencontrés dans le monde ont répondu en général « non je ne regarde pas la télé » (la plupart d’ailleurs n’ont même pas de télévision) et « oui je lis beaucoup de livres et de livres de non-fiction » et ça me rappelle une phrase je crois de Jim Collins, un entrepreneur américain très célèbre, qui dit « les pauvres ont de grandes télés, les riches ont de grandes bibliothèques ».

C’est vraiment un point commun que j’ai rencontré chez beaucoup d’entrepreneurs qui ont du succès : la plupart lisent beaucoup plus qu’ils ne regardent la télévision.

Quelle est l’erreur que j’ai faite par rapport à ça ?

Eh bien j’ai toujours adoré lire, je n’ai jamais regardé beaucoup la télévision mais pendant des années je n’ai lu que de la fiction ou quasiment que de la fiction.

Alors la fiction c’est très bien ; comme vous sans doute j’adore lire un bon roman et me laisser complètement entraîner dedans et avoir envie de toujours continuer à tourner les pages pour savoir ce qu’il va se passer mais le problème c’est qu’il y a des livres de non-fiction tellement extraordinaires qu’ils peuvent véritablement changer votre vie.

J’en ai chroniqué certains sur ce blog d’où le nom « des livres pour changer de vie » mais il faut savoir que je n’ai commencé à lire des livres de non-fiction que très tard. En fait, pour ceux qui me suivent un petit peu, vous savez que j’ai créé ma première entreprise à 19 ans et du coup j’étais un petit peu trop fier d’être ce qu’on appelle un self made man c’est-à-dire d’être un autodidacte.

J’étais fier de ne pas avoir fait d’études, j’étais fier de n’avoir eu besoin de personne pour créer mon entreprise. Et du coup je me disais : les cours, je n’en ai pas besoin, je n’ai pas besoin de lire de bouquins, je suis tellement intelligent que je peux me débrouiller sans. Et ça a été l’une des plus grandes erreurs que j’ai faites dans ma vie parce qu’elle m’a coûté des années de progrès dans mon entreprise alors que j’aurais pu avoir une entreprise qui aurait eu beaucoup plus de succès et sans doute travailler moins. Et ça m’a coupé d’un nombre incroyable de connaissances qui m’auraient été très utiles.

Et il y a un livre qui a changé ma vie, déjà en tant que tel et aussi parce qu’il m’a redonné envie de lire, c’est « la semaine de 4 heures ». Quand j’ai lu « la semaine de 4 heures » début 2008, j’ai trouvé ça tellement génial, ça a tellement changé ma manière de voir entrepreneuriat, le business, que je me suis dit « si un livre comme ça est capable de changer à ce point-là ma vision des choses, il y a sans doute d’autres livres qui peuvent faire exactement la même chose ».

C’est comme ça que j’ai commencé à chercher des listes de livres, c’est comme ça que j’ai découvert le « Personal MBA » et c’est comme ça que j’ai eu l’idée du blog « des livres pour changer de vie ». Eh oui, vous ne seriez pas en train de regarder cette vidéo, vous n’auriez sans doute pas lu d’article de moi nulle part sur internet s’il n’y avait pas eu ce livre « la semaine de 4 heures ».

Donc j’ai fait cette erreur pendant des années et je peux vous dire, je n’ai lu que à peu près un tiers du Personal MBA ce qui doit faire une quarantaine de livres et ça a suffi déjà à changer ma vie.

Si aujourd’hui vous ne lisez pas de livre non plus, arrêtez tout de suite, c’est vraiment une erreur dramatique si vous voulez réussir dans entrepreneuriat et même dans votre vie en général. Il y a tellement de livres géniaux que vous n’avez que l’embarras du choix. Et ne pas en lire du tout c’est vraiment vous couper d’une source de développement pour vous, d’une source d’ouverture au niveau de votre esprit et des actions que vous pouvez accomplir ce qui vous serait très préjudiciable même si bien sûr vous ne le saurez jamais.

Ce que je vous recommande c’est de commencer par un objectif simple : si aujourd’hui vous ne lisez pas de livre de non-fiction, commencez tout simplement par des pas de bébé, comme on dit, et lisez par exemple par un livre par mois. Un livre par mois, je pense que tout le monde peut y arriver.

Vous vous rappelez peut-être aussi ma vidéo « comment lire sans lire » où je vous recommandais d’écouter des livres audio, ça c’est aussi une solution mais en tout cas donnez-vous comme objectif de lire un nombre minimal de livres de non-fiction par mois ou par an. Ça peut même être six livres par an, un livre tous les deux mois, pourquoi pas.

Commencez par des pas de bébé, commencez à lire quelques livres de non-fiction et vous allez voir que vous allez en trouver qui vont vraiment vous apporter énormément de choses et ça va vous donner envie de continuer, de continuer, de continuer et que va-t-il se passer ?

Eh bien au bout de plusieurs mois, au bout de plusieurs années, vous aurez lu des dizaines, peut-être même des centaines de ces livres-là mais par rapport à quelqu’un qui aurait passé exactement le même temps que vous mais à regarder la télévision, vous aurez une somme de connaissances, d’expériences incroyable par rapport à lui et ça vous aura amené à faire des actions que cette personne n’aurait jamais pu envisager, n’aurait jamais cru pouvoir être possibles pour elle.

Par où commencer ?

Sur mon blog « des livres pour changer de vie », il y a beaucoup de livres excellents que j’ai chroniqués mais si vous êtes dans entrepreneuriat et le développement personnel, j’aurais trois livres peut-être à vous recommander. Le premier évidemment c’est « la semaine de 4 heures », j’en ai déjà parlé abondamment. Ce livre-là, si vous ne l’avez pas lu, il faut le lire, ça va changer complètement votre perspective sur entrepreneuriat et le business.

Un deuxième livre, extraordinaire aussi, avec un titre un petit peu racoleur mais il ne faut pas s’arrêter à ça c’est « Serons-nous immortels ? » de Ray Kurweil et Terry Grossman. Pourquoi ? C’est un peu la semaine de 4 heures pour la santé, dans le sens où il vous offre tout un tas de connaissances pratiques et en même temps il vous explique comment faire en sorte de rester en bonne santé, de vivre longtemps, d’être bien dans sa tête, bien dans son corps.

Avant de lire ce livre, je pensais que s’occuper de son corps, faire du sport, manger bien, c’était pour les vieux ou c’était n’importe quoi et quand j’ai lu ce bouquin j’ai réalisé à quel point je me trompais, à quel point j’étais dans l’erreur et pourquoi et ça a complètement changé ma manière de manger, de faire du sport, etc., et aujourd’hui je suis beaucoup mieux, je suis beaucoup plus en forme physiquement et mentalement.

Le troisième livre c’est un livre qui s’appelle « Comment se faire des amis », un livre assez connu dont malheureusement le titre n’explique pas très bien quel est le contenu du livre. Il faut savoir que le titre anglais c’est « How to win friends and influence people » donc « Comment se faire des amis et influencer les gens » (dans le sens positif du terme). C’est un livre qui vous apprend à dépasser votre égo, qui vous apprend à mieux vous connecter avec les autres, qui vous apprend à être plus souriant, à mieux communiquer, à ne pas vous arrêter sur le simple fait d’avoir raison. Il faut savoir qu’un de mes défauts est que je veux souvent avoir raison. Ce livre m’a permis de prendre un petit peu de recul par rapport à ça et de mieux me connecter aux autres sans vouloir toujours me mettre dans une posture où je voulais absolument rentrer dans des argumentations avec d’autres personnes.

Voilà trois livres. Vous pouvez commencer par ceux-là, il y en a bien d’autres évidemment, ce ne sont pas les seuls, ce sont ceux qui m’ont apporté quelque chose et peut-être qu’ils vous apporteront quelque chose aussi.

En tout cas vous avez compris le message : l’important c’est que vous commenciez à lire des livres de non-fiction maintenant sinon vous risquez de perdre des années de votre vie et aussi des tas de potentialités qui auraient pu être prises par vous et qui ne le seront pas parce que vous manquerez de connaissances, vous manquerez d’un certain horizon intellectuel et vous manquerez tout simplement de la confiance en vous nécessaire pour les prendre.

Voilà, merci d’avoir suivi cette vidéo et je vous dis à très bientôt sur le blog ou ailleurs. Merci.

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10
mai

Vidéo : Les 3 histoires de Steve Jobs



Dans ce discours prononcé à l’université de Stanford en 2005, Steve Jobs, fondateur d’Apple et de Pixar partage avec nous 3 histoires qu’il a vécu, à propos de l’importance de faire des liens, de la passion et des risques de perdre, et de la mort.
Cette vidéo est connue mais personne ne l’avait encore sous-titrée en Français. C’est désormais chose faite ;) .

Que pensez-vous de cette vidéo ? Laissez un commentaire pour dire ce que vous avez aimé dedans ;)

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08
mar

The New Business Road Test



Traduction : Le tour d’essai des nouveaux business – Ce que les entrepreneurs et les cadres devraient faire avant d’écrire un business plan

The New Business Road Test

Phrase-résumée du livre : La plupart des jeunes entreprises échouent, car les entrepreneurs ne testent pas suffisamment leur idée avant de se lancer sur le marché ; ce livre nous donne une méthode en 7 étapes pour faire faire un tour d’essai à son entreprise avant même d’écrire le business plan, permettant ainsi de rejeter des mauvaises idées et d’éviter de perdre des ressources précieuses à encourager le mauvais cheval.

De John W. Mullins, 2006 (deuxième édition), 290 pages

Chronique et résumé du livre :

La passion. La conviction. La ténacité. Voici des traits communs à la plupart des entrepreneurs, sans qui ils ne pourraient pas affronter les challenges, les revers et les coups durs qui se tiennent entre leur idée révolutionnaire et sa mise en action.

Les meilleurs entrepreneurs ont toutefois quelque chose de plus : une volonté de se lever chaque matin et de se poser cette simple question : “Pourquoi mon entreprise va t-elle réussir alors que la plupart échouent ?”. Autrement dit : “Qu’est-ce qui ne va pas avec mon idée, et comment le réparer ?”

Ces entrepreneurs se posent cette question pour des raisons évidentes : ils comprennent les enjeux. Ils savent que la plupart des entreprises échouent, et ils ne veulent pas commencer et supporter activement une entreprise boiteuse, de la race qui consume un an de leur énergie et de leurs ressources pour aboutir à une impasse.

Mais est-il possible de se rendre compte, alors que nous sommes animés par la passion, qu’un projet est voué à l’échec avant de le lancer ? Tout comme la plupart des acheteurs de voiture font un tour d’essai avant de se décider, les entrepreneurs sérieux font un tour d’essai pour tester les opportunités qu’ils considèrent. Et ce livre nous donne une piste en 7 étapes pour pouvoir réaliser ce tour d’essai, avant même de devoir rédiger le business plan.

Les 7 étapes sont les 7 domaines des opportunités attirantes, qui s’inscrivent dans trois éléments principaux :

  • Le marché : les clients potentiels et actuels qui sont prêt à acheter vos type de produits pour satisfaire à leurs besoins ou leurs envies.
  • L’industrie : les concurrents qui offrent des produits ou services similaires au vôtres.
  • Les personnes clés qui composent l’entreprise.

Le marché et l’industrie sont analysés au niveau macro et au niveau micro, ce qui constitue 4 des 7 étapes du tour d’essai. L’analyse des personnes clés se compose au niveau de :

  • La mission d’entreprise de l’équipe, ses aspirations personnelles et sa capacité à prendre des risques.
  • La capacité de l’équipe à agir sur les facteurs critiques du succès.
  • La connexion de l’équipe en haut, en bas, et au travers de la chaîne de valeur – les fournisseurs, les clients, les concurrents.

et forment les 3 dernières des 7 étapes, qui sont détaillées chapitre par chapitre dans le livre. Chaque chapitre comprend entre une et quatre études de cas détaillées de petites et de grandes entreprises, connues et inconnues, ayant réussies ou échouées, pour illustrer les propos de l’auteur, que je n’ai pas reproduit ici. J’ai toutefois indiqué entre parenthèses les entreprises étudiées dans le livre. Suivez le guide.

  • Chapitre 2 : Est-ce que le poisson va mordre ? (l’analyse micro du marché)

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07
fév

Ready, Fire, Aim – 2



Note : ceci est la deuxième partie de la chronique. La première partie se trouve ici.

    Deuxième partie : L’Enfance

    • Chapitre 9 : De 1 million à 10 millions et au delà

    Si vous avez suivi le programme proposé dans la première partie du livre, vous amené votre entreprise au bord de l’Etape 1 et êtes prêt à l’emmener dans la croissance rapide de l’Etape 2. Vous avez appris à l’Etape 1 de nombreuses choses importantes sur comment faire des affaires dans votre marché, et vous avez notamment :

    • Localisé votre coeur de marché – où se trouvent vos meilleurs clients.
    • Trouvé le meilleur média pour les atteindre.
    • Déterminer le meilleur prix pour votre produit phare.

    Les ventes de l’Etape 1 vont ralentir quand vous aurez épuisé le marché avec votre produit phare. Au début, les ventes seront sporadiques pendant que vous vous acharnerez à découvrir votre Stratégie Optimale de Vente( SOV). Une fois que vous l’aurez déterminée, les ventes vont augmenter de manière exponentielle, puis vont ralentir un peu pendant que vous ferez des ajustements à votre SOV – trouver de nouveaux médias, augmenter ou diminuer le prix, avoir une nouvelle Grande Idée pour votre campagne de publicité.

    Ce schéma de croissance rapide et de ralentissement peut continuer pendant un moment, puis toutes les petites améliorations que vous tenterez se révèleront futiles. La raison est en générale très simple : votre produit phare, qui vous a amené où vous en êtes, a épuisé son potentiel. La plupart des acheteurs potentiels de votre marché l’ont achetés ou ont décidés de ne pas l’acheter. Il y a toujours un raisonnable nombre de nouveaux clients qui arrivent sur le marché et qui achètent votre produit, mais les jours des ventes exponentielles sont finis.

    Que faire ?

    A ce stade, la plupart des entrepreneurs échangent leurs rêves d’entreprises multi-millionnaires pour quelque chose de plus “réaliste”, comme de réduire les dépenses opérationnelles, d’arrêter leurs publicités les moins rentables et se contentent d’un maigre salaire et de maigres bénéfices pour leur entreprise. Si le marché ne ralentit pas, ils peuvent continuer de cette manière indéfiniment. Ainsi l’auteur cite des statistiques montrant que 95% des entreprises américaines ne dépassent pas un chiffre d’affaires d’un million de dollars.

    Selon l’auteur, ces entreprises sont des entreprises d’auto-emplois, c’est à dire qu’elle offre à leur propriétaire un job garanti et un salaire qui est celui qu’ils gagneraient à travailler pour quelqu’un d’autre. C’est d’après Michael Masterson mieux que d’être employé, parce que l’entreprise d’auto-emploi permet l’indépendance, mais il pense que vous devriez viser plus que d’avoir le salaire d’un directeur et d’avoir le sentiment d’être en charge de votre futur. Vous devriez avoir une entreprise qui vous fournit la puissance financière suffisante pour vous libérer et vous permettre de faire ce que vous voulez, tout en vous procurant l’excitation de la voir croître.

    Vous pouvez le faire, à condition de comprendre que les challenges de l’Etape 2 sont différents de ceux que vous avez déjà affrontés. Le problème majeur auquel vous avez dû faire face pendant l’Etape 1 était de découvrir votre SOV et de vendre. Mais que faire quand votre produit phare a atteint son plein potentiel et ne peut plus faire espérer d’augmentation de ventes futures ?

    Michael Masterson, en nous donnant comme exemple des entreprises de publication qu’il a dirigé ou codirigé pendant de nombreuses années, nous explique que la solution est simple : lancer plus de produits, et même beaucoup plus de produits, pour augmenter les ventes. Il est sain pendant l’Etape 1 de se focaliser essentiellement sur un produit phare, et de devenir excellent dans l’art de le vendre. Mais pour dépasser l’Etape 1, il faut créer et vendre de nouveaux produits conçus pour le marché pour lequel vous vendez votre premier produit. Il y a deux choses importantes à considérer :

    - Selon l’auteur il vaut mieux lancer une dizaine de produits plutôt que de se concentrer sur le fait de lancer 2 ou 3 produits exceptionnels, tout simplement parce qu’il est impossible de savoir si un produit va bien se vendre ou non tant qu’il n’a pas été lancé. Comme en moyenne seul un produit sur deux ou trois est bon, et un produit sur cinq ou dix est excellent, vous avez beaucoup plus de chances de tomber sur des produits gagnants en en lançant beaucoup, puis en laissant tomber ceux qui ne se vendent pas bien et en vous focalisant sur les gagnants.

    - Il faut bien prendre conscience de la différence entre le marketing “front-end” et “back-end”. Le premier s’adresse aux prospects – ceux qui ne vous ont jamais acheté de produits – et le deuxième à vos clients. Le but du front-end est d’acquérir de nouveaux clients. Le but du back-end est de faire du profit. La plupart des entrepreneurs ne connaissent pas ce concept selon l’auteur. Reprenant l’analyse de Jay Abrahams dans Getting Everything You can Out of All You’ve Got, Michael Masterson explique que vous pouvez très bien acquérir des clients à perte si vous savez qu’ils seront rentables à moyen ou long terme grâce aux produits qu’ils vous achèteront ensuite.

    • Chapitre 10 : L’innovation – la clé pour la croissance de la deuxième Etape

    Dans son best-seller The Tipping Point: How Little Things Can Make a Big Difference (traduit en Français sous le nom Le Point de bascule : Comment faire une grande différence avec de très petites choses, mais l’édition est apparemment épuisée), Malcolm Gladwell, examine la manière dont certains nouveaux produits créent de nouveaux marchés en prenant la part du lion, comme les iPods ou les Slinkys.

    La plupart de ces produits, dit Malcolm Gladwell, ne sont pas des révolutions surgies de nulle part, mais juste des variations mineures d’idées qui se trouvaient déjà dans l’air du temps, et dont des produits circulaient déjà. Selon l’auteur, les innovations dans un marché sont semblables à une expérience de physique très courante au lycée : un professeur rempli un verre d’eau à ras-bord. Puis, il verse une gouttelette d’eau. Contrairement à ce qu’attendent les étudiants, la gouttelette supplémentaire reste au sommet de l’eau. Le professeur rajoute des gouttelettes, une par une, et elles finissent par former un monticule d’eau est plus haut que la hauteur du verre. Puis, soudainement, une seule gouttelette supplémentaire fait que le monticule d’eau complet s’écroule et s’écoule le long du verre.

    Selon Gladwell, les nouvelles tendances fonctionnent de cette manière : dans n’importe quel contexte social, beaucoup de personnes partagent la même idée de base à propos des innovations qui devraient être apportées. Des innovations se font jour ici ou là, mais la plupart de ces innovations sont absorbés par la culture en place sans produire de différences significatives.

    Ces innovations mineures sont malgré tout repérées par d’autres innovateurs qui peuvent voir la tendance, comme ils verraient le monticule d’eau, et comprennent que tôt ou tard il va s’écrouler.

    Selon Michael Masterson, cela signifie que votre objectif n’est pas de développer des idées totalement nouvelles, mais de repérer des tendances qui commencent et de développer des produits qui les anticipent un peu – juste assez pour attirer l’attention des clients.

    Mais alors, quid de l’importance de développer des produits moi-aussi que l’auteur a prôné dans le chapitre précédent ? Selon lui, le problème des imitations pures et dures est qu’elles viennent toujours trop tard, et qu’un compétiteur peut facilement entrer sur le marché avec son propre produit moi-aussi et faire s’effondrer vos ventes. Ces produits sont toutefois très utiles pour générer l’essentiel de la rentabilité de votre entreprise, en appliquant le principe de front-end (le marketing et les produits destinés à vos prospects) et de back-end (le marketing et les produits destinés à vos clients) développé dans le chapitre précédent. Voyons comment.

    Pour gagner de nouveaux clients dans un marché compétitif, des produits ordinaires ne sont pas très efficaces. Des innovations point de bascule sont ce qu’il vous faut : des variations innovantes de produits existants qui vont déclencher une véritable frénésie d’achat dans votre marché. Vous pouvez gagner de l’argent en vendant ces produits point de bascule, mais souvent ce n’est pas là que se trouve la véritable rentabilité de votre business : elle se trouve dans tous les produits ordinaires que vous vendrez ensuite à ces clients que vous venez d’acquérir. Toute personne qui vous a acheté un produit est beaucoup plus susceptible d’en racheter d’autres ensuite, parce qu’elle a apprécié votre produit et vous fait à présent confiance, et également susceptible d’acheter des produits plus chers. Cela veut dire qu’à produit égal, votre client préfèrera l’acheter chez vous plutôt que chez le concurrent, et que les coûts en marketing pour vendre ces produits seront beaucoup plus réduit que ceux que vous proposez au front-end.

    Donc pour résumer :

    1. Le secret pour entrer dans de nouveaux marchés ou faire revivre une entreprise moribonde est de créer des produits point de rupture.
    2. Le secret pour créer des produits point de rupture est de trouver des produits tendances dans des marchés émergeants, et de trouver une manière de faire un produit semblable, mais nouveau et différent.
    3. Vous avez besoin de produits point de bascule pour votre front-end, mais vous pouvez gagner beaucoup d’argent en vendant des produits ordinaires, à condition que vous les vendiez à vos clients existants.

    Mais comment concrètement créer des produits point de bascule ? Selon Michael Masterson, la clé est de créer beaucoup de produits : seul un sur dix deviendra un produit point de bascule. Et comment faire pour avoir beaucoup d’idées de produits intéressants ? La clé est de faire des brainstorming, avec au minimum 3 personnes et au maximum 6 (ou à l’extrême rigueur, 8), et en suivant la formule en 8 étapes que l’auteur donne dans son livre. Un conseil important qu’il donne est également d’enregistrer complètement la session de brainstorming (car personne ne se rappellera un mois plus tard du cheminement qui a amené à l’idée, et tous les détails comptent dans la mise au point d’un produit innovant) et de faire rédiger une page de vente décrivant le produit dans les 24H suivant la session.

    Vous pouvez également utiliser un excellent outil appelé le Cube de Produits Magique. C’est un cube car, comme tous les cubes, il a trois dimensions : la première est le prix, la seconde le type de produit, et la troisième la Proposition Unique de Vente. Pour le golf cela pourrait donner :

    • Prix : vous avez trois niveaux de prix, entrée de gamme, gamme moyenne, et haut de gamme
    • Type de produit : vous vendez des clubs de golf, des balles de golf et des sacs de golf
    • PUV : vous avez trois professionnels du golf qui ont signé un contrat pour avaliser vos produits : Tiger Woods, Bubba Watson, Joe Bailey.

    Avec cela, vous avez 3 fois 3 fois 3 produits potentiels différents, c’est à dire 27. Vous pouvez également ajouter une catégorie à chaque dimension, en ayant par exemple un très haut de gamme, des accessoires de golf divers, et un autre professionnel du golf. Cela ferait 4 fois 4 fois 4 produits, c’est à dire 64 !

    • Chapitre 11 : La vitesse – mettre en place Prêt, Feu, Visez dans votre entreprise

    Quand l’innovation et la vitesse sont combinées, les résultats peuvent être incroyables. Selon l’auteur, la quantité de croissance qu’une entreprise peut attendre dans son deuxième stade de développement est directement reliée à sa capacité à générer et tester des nouvelles idées de produit rapidement.

    Si vous faites des sessions de brainstorming comme conseillé au chapitre précédent, vous serez capable d’avoir de nombreuses idées de nouveaux produits en y passant juste une journée tous les deux ou trois mois. Mais vous aurez besoin de passer beaucoup de temps pour faire en sorte de concrétiser ces idées. Il y a bien sûr de nombreuses autres choses pour lesquelles vous serez sous pression, mais vous devriez à présent avoir une demi-douzaine de personnes clés sur qui vous appuyer pour en déléguer l’essentiel.

    Pour réussir en tant qu’innovateur, vous devez développer des sentiments passionnés pour trois choses :

    1. Vous devez aimer les bonnes idées.
    2. Vous devez haïr l’apathie. Quand vous travaillez avec de nouvelles idées, vous devriez être anxieux à propos du temps qui passe.
    3. Vous devez apprécier le processus. Amener des idées nouvelles de la conception à l’exécution est souvent une procédure longue et laborieuse. Si vous la trouvez trop ennuyeuse, vous pourriez ne pas vous y engager suffisamment et laisser trop de latitude à la chance.

    Pour implanter des bonnes idées aussi vite que possible, une bonne solution est de faire tester le produit d’abord par des clients existants, en leur offrant gratuitement contre des feedbacks sur ce qu’ils ont aimés ou non. Toutes les entreprises ne peuvent pas le faire, mais si vous le pouvez n’hésitez pas, car :

    - Votre base existante de clients est toujours votre meilleur marché. Si votre nouveau produit ne se vend pas rapidement alors qu’il est gratuit à vos clients, il ne fonctionnera certainement pas si vous en faites la publicité ailleurs.

    - Parce que le nouveau produit est affiché comme un test et donné gratuitement, il n’a pas besoin d’être totalement finalisé. Cela fait économiser beaucoup d’argent.

    - Un lancement test de ce genre vous donne des retours de vos clients avant qu’il ne soit officiellement lancé. Tous ces retours vont vous permettre d’améliorer le produit.

    - Cela donne à l’équipe marketing des témoignages clients convaincants à propos de la valeur du produit.

    - Enfin, l’annonce à vos clients qu’un nouveau produit est testé peut créer une attente qui fait qu’il pourra y avoir un meilleur taux de réponse à ce produit lors de son lancement officiel.

    Mais les deux concepts phares pour lancer rapidement des produits sont :

    L’échec accéléré

    Vous devez rester assez humble pour réaliser que la plupart de vos bonnes idées seront rejetées par vos clients, pour différentes raisons. Vous devez accepter les échecs. Et faire en sorte qu’ils profitent à tout le monde, en documentant ces échecs et en les publiant dans l’entreprise, de manière à ce que chaque nouvelle idée puisse être comparée avec les anciennes pour déterminer si un des échecs passés peut aider à en éviter un nouveau.

    La stratégie Prêt, Feu, Visez

    Cette stratégie veut dire ce qu’elle veut dire : quand vous avez une idée qui a le potentiel de faire croître votre entreprise, testez-la dès que vous êtes prêt, sans essayer de la rendre parfaite.

    En d’autres termes : utilisez la plus grande partie de votre temps, de votre argent et de vos ressources à faire en sorte que l’idée soit prête à être testée. Toutes les autres choses que vous pouvez faire pour perfectionner le concept devrait être fait, au maximum, après le test, et uniquement si l’idée a montrée qu’elle est viable.

    Reprenons l’exemple de 7-Up, non pas tel que cela s’est passé lors de l’introduction sur le marché de cette boisson en 1929, mais dans une application que la stratégie Prêt, Feu, Visez aurait pu donner.

    L’idée est de vendre un cola incolore, alors que le marché ne connaît que des colas colorés, comme le Coca-Cola. Quand vous discutez de cette idée pendant la séance de brainstorming, vous réalisez que réaliser le produit a deux inconnues majeures :

    1. Est-ce que le marché va aimer le goût du nouveau produit ?
    2. Est-ce que le marché est prêt à boire un cola incolore ?

    Pour répondre à ces deux questions, vous devriez d’abord créer un cola avec un excellent goût et incolore avant de faire quoi que ce soit, ce qui peut prendre des années et coûter des millions de dollars. Si vous cassez l’innovation en ses deux constituants essentiels et les testez séparément, vous pouvez accélérer le processus.

    La stratégie évidente serait de tester l’aspect incolore en premier en essayant de le vendre à un groupe de test marketing aussi vite que possible, et en faisant un test scientifique permettant de montrer si oui ou non un cola incolore peut être vendu. Si la réponse est non, vous aurez économisé énormément de temps, d’argent et de ressources en évitant de créer un goût exquis pour une boisson qui ne se vend pas.

    Créer une culture Prêt, Feu, Visez dans votre entreprise réduira le temps nécessaire pour faire à peu près tout. Cela réduira le coût des échecs, augmentera les chances de succès, et diminuera les dommages que le temps a sur chaque bonne idée. Michael Masterson donne 8 concepts clés pour accélérer l’implantation de cette stratégie :

    1. Expliquer les concepts clés. Quand vous introduirez cette stratégie dans votre entreprise, vous devrez faire face à une résistance interne aux changements, venant parfois de vos meilleurs éléments.
    2. Soutenez le management. Certaines parties de votre entreprise prendront plus longtemps que d’autres à s’adapter.
    3. Appliquez. Pour mettre en place tous ces changements, la clé est que vos employés vont suivre vos actions, pas vos paroles.
    4. Etablissez des paramètres. Vos employés doivent savoir à quelle vitesse vous voulez qu’ils aillent. Soyez spécifique.
    5. Obtenez des accords. L’implantation ne fonctionnera que si vos employés clés la supporte.
    6. Accélérez graduellement. Vous ne pouvez pas passer l’Etape 2 en juste quelques semaines. Si votre but ultime est de créer 50 produits et que pour le moment vous n’en avez créé qu’un en trois ans, faites de ces 50 produits un objectif sur 3 à 5 ans.
    7. Supportez l’entreprise pendant sa croissance. Soyez libéral avec le fait d’embaucher de nouvelles personnes, mais strict sur le fait de licencier les moins bons.
    8. Suivez le programme. La méthodologie est Prêt, Feu, Visez, et elle expliquée en détail dans le livre.
    • Chapitre 12 : Se tenir prêt

    Le concept Prêt, Feu, Visez est à propos de la vélocité, à propos des profonds bénéfices de passer d’une idée à l’action le plus rapidement possible. Mais cela ne veut pas dire de s’emballer et de passer à l’action avant que vous ne soyez prêt. C’est Prêt, Feu, Visez, pas Feu à Volonté. C’est mettre le pistolet au niveau de vos épaules et le pointer, et pas tirer à partir de la hanche.

    Pour vous assurer de faire cela, il faut vous posez 7 questions essentielles tout au long du processus :

    1 – Est-ce que j’ai une bonne idée ?

    Vous ne saurez jamais à quel point est bon un produit tant que vous ne l’avez pas testé sur le marché. Mais cela paye de vous poser cette question au début – quand vous brainstormez l’idée.

    Commencez par définir ce que bon signifie pour vous. Est-ce que le produit est bon dans le sens où il est meilleur qu’un autre produit ? Bon dans le sens où le marché en a besoin ? Ce sont des motivations communes pour développer de nouveaux produits, mais cela ne suffit pas. Pour développer votre entreprise vous devez vendre beaucoup de produits, mais chacun de ces produits doit être vendu une certaine quantité. Tant que votre produit ne s’est pas vendu à cette quantité minimale, il ne peut être bon.

    Donc, avant de lancer votre produit, parlez au coeur de votre équipe marketing – les 6 ou 8 personnes qui seront les plus impliqués dans le lancement – de votre objectif de ventes. Expliquez vos pensées, demandez-leur ce qu’ils en pensent. Si quelqu’un a des doutes sur l’objectif, demandez “Ok, François, si tu ne penses pas que le produit tel que nous l’imaginons n’est pas assez bon pour vendre 10 000 exemplaires, comment peux t-on l’améliorer ? Comment peut-on le rendre assez bon pour atteindre l’objectif ?”

    2 – Est-ce que je sens que cela va fonctionner ?

    Si on laisse à Michael Masterson le choix entre 1) analyser méthodiquement quand une idée de business est assez bonne pour avoir du succès dans le marché et 2) s’appuyer sur l’intuition d’une personne expérimentée, il choisit la seconde solution.

    L’intuition est plus fiable pour anticiper le futur qu’une analyse formelle, car elle incorpore des années et des années d’expérience et d’information collectées via des observations minutieuses, dont la plupart ne peuvent pas être remémorées consciemment mais continuent à alimenter le processus de prise de décision.

    Vous avez probablement déjà un ressenti sur ce qu’est ou non un bon produit. Ne l’ignorez pas. Mais faites plus attention aux conseils de ceux qui ont plus d’expérience dans le lancement de nouveaux produits sur le marché.

    3 – Est-ce que mes objectifs de vente sont réalistes ?

    Votre idée de produit est bonne. Elle apporte un grand bénéfice explicite aux clients, et vous le sentez bien, aussi. A présent, vous définissez des objectifs de vente. Vous devez maintenant vous demander : “Est-ce que ces objectifs sont réalistes ?”

    Si vous avez fait tout ce que conseille l’auteur, la réponse est probablement oui. Mais parce que les résultats dans une entreprise sont rarement aussi bons que les attentes, vous devriez passer un peu de temps à faire des calculs “Et si je me trompe ?” :

    • Déterminez combien cela coûtera de transformer votre idée en produit. Prenez ce nombre et doublez-le.
    • Déterminez combien d’exemplaires seront vendus (ou combien de revenus cela apportera), et divisez ce nombre par deux.

    Si même après avoir doublé vos coûts et réduit vos bénéfices par deux l’aventure semble toujours profitable, allez-y. Sinon, laissez tomber.

    4 – Puis-je tester l’idée ?

    Comme les hypothèses scientifiques, les idées de business peuvent être testées dans des environnements contrôlés. Tester les idées est une procédure standard du marketing direct, ce qui est une des raisons pour lesquelles l’auteur pense que chaque entreprise devrait faire du marketing direct.

    Tous les nouveaux produits ne peuvent pas être testées sur des groupes échantillons avec du marketing direct, mais beaucoup le peuvent.

    5 – Est-ce que je connais les tâches qui doivent être accomplies ?

    Avant de vous retrousser les manches, cela paye de créer une courte liste des principales tâches qui doivent être accomplies. Une telle liste ne devrait pas mettre plus de quelques heures à être réalisée.

    6 – Est-ce que j’ai les personnes qui peuvent réaliser les tâches ?

    Toutes les grandes idées ont besoin de grandes personnes pour en faire des succès. Avant de continuer plus avant, stoppez et demandez-vous “qui peut m’aider ?”

    Commencez par choisir votre champion, une personne dont vous pensez qu’il a la personnalité pour concrétiser l’idée. Un champion doit 1) croire en l’idée, 2) avoir l’autorité pour la mettre en pratique, 3) avoir l’expérience pour prendre des sages décisions tout au long du projet.

    En plus de ce champion, une bonne idée peut avoir besoin d’autres personnes talentueuses pour jouer des rôles clés : qui peut produire le produit ? Qui peut le tester sur le marché ? Qui peut être en charge de la complétion des opérations ?

    7 – Ai-je un plan B ?

    Parfois, tout est là : l’idée est bonne, vous avez un bon feeling à propos d’elle, les tests fonctionnent bien, et des personnes de talent sont derrière elle, et pourtant le produit s’écroule face contre terre alors que vous commencez à le pousser. Plutôt que d’être surpris par un événement aussi peu probable, pourquoi ne pas le planifier en avance ?

    En ayant un plan B – un plan “Que faire si cela échoue ?” vous seriez bien plus préparé à agir si ce temps vient.

    • Chapitre 14 : Cibler le produit

    Prêt, Feu, Visez ne veut pas dire que vous êtes prêt à créer des produits médiocres. C’est au contraire, une des manières les plus efficaces de créer des produits de qualité, car moins d’argent et de temps sont gaspillés dans des fonctions, des mécanismes et des détails dont les clients n’ont que faire. Moins de ressources gaspillées à l’étape Prêt signifie plus de ressources pour l’étape Visez.

    L’auteur nous met en garde contre la tentation que peuvent avoir les entreprises de diminuer les coûts en diminuant la qualité des composants du produit de manière imperceptibles : de petites détériorations insensibles du produit peuvent s’accumuler et produire à la fin un résultat largement inférieur au produit original, sans que la dégradation de la qualité soit sensible à chaque étape.

    Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’attacher à réduire les coûts de fabrication, mais qu’il faut avoir en tête que développer une entreprise à succès requiert de construire des relations à long terme avec ses clients. Au final, ce que vous ferez en ciblant votre produit dépendra de la manière dont vous pensez que le monde des affaires fonctionne.

    L’auteur a trouvé que les hommes d’affaire – enfin, tous les êtres humains – sont divisés en deux groupes :

    1. Ceux qui ressentent, à un niveau instinctif, que l’univers est limité et déconnecté.
    2. Ceux qui ressentent que l’univers est interconnecté et en expansion infinie.

    Ceux qui pensent que l’univers est limité et déconnecté pensent que la richesse est quelque chose de limité et donc doit être amassé et gardé. Ceux qui ressentent l’inverse pensent à la richesse comme quelque chose qui peut être étendu indéfiniment et partagé.

    Les premiers ont tendance à traiter ceux qui sont proches d’eux mieux que des étrangers. Ils ont donc tendance à rendre leurs produits aussi peu chers à produire que possible : au mieux est leur marge nette, au mieux ils se sentent. Les deuxièmes suivent un principe différent : ils pensent que la bonne manière est de donner autant de valeur que possible – et aussi généreusement à un étranger qu’à leurs proches.

    Les amasseurs suivent la Règle de l’Or :

    Au moins je donne à mes clients, au plus il en restera pour moi.

    Les partageurs suivent la Règle d’Or :

    Traitez vos clients comme vous aimeriez être traité en tant que client.

    Michael Masterson a rencontré en 30 ans de carrière plus d’amasseurs que de partageurs. Et pire, il  a été un amasseur lui-même. Cela a représenté pour lui une expérience stupide, auto-destructrice et dégradante. Et cela lui a coûté beaucoup d’argent – il le sait à présent.

    Car il sait à présent qu’il peut gagner plus d’argent plus facilement en suivant la Règle d’Or – en traitant ses collègues, employés, vendeurs et clients comme il aimerait être traité en tant que collègue, employé, vendeur et client. Il sait que s’il donne plus il va obtenir plus, et que si il partage davantage, davantage sera partagé avec lui.

    Si vous voulez développer une entreprise qui continue à croître, ne passez pas votre temps à essayer de réduire vos coûts de production. Passez une bonne partie de votre temps à vous demander “comment je peux rendre cela meilleur ?”.

    Parce que vous avez été prêt avant de tirer, vous êtes arrivé sur le marché avec un produit que vous connaissez comme étant déjà bon. Et vos clients semblent heureux avec celui-ci. Mais parce que vous croyez en la Règle d’Or, bon n’est pas assez bon pour vous. Vous voulez que vos clients soient plus qu’heureux avec tous les produits qu’ils vous achètent. S’ils sont heureux avec vos produits, ils vous récompenseront en en achetant davantage. S’ils sont plus qu’heureux, ils vous recommanderont à leurs amis et collègues.

    Pour vous assurer de cela, vous devez vous engager dans un processus d’amélioration incrémentielle – en améliorant vos produits légèrement, même s’il n’y a aucune évidence que vos clients ne soient pas heureux. Mais n’oubliez pas que les profits comptent. Faire en sorte que votre entreprise soit rentable est la meilleure manière de vous assurer qu’elle produira des produits de qualité toujours supérieure. Gardez en tête que vous voulez améliorer votre produit pour en faire le meilleur dans un marché étroit. Vous ne voulez pas vendre la meilleure montre du monde pour 39 €, vous voulez vendre la meilleure montre à 39 € du monde.

    • Chapitre 15 : Cibler le marketing, partie 1

    Pour franchir l’Etape 1, vous avez dû devenir un expert pour vendre votre produit phare à un type de clients. Pour franchir l’Etape 2, vous devez étendre votre ligne de produits – et cela veut dire étendre vos compétences en marketing.

    Si vous n’êtes pas un vendeur et un marketeur nés, ne vous en faites pas : Michael Masterson indique qu’il ne pense pas qu’il y avait moins doué que lui quand il a commencé. Et vous connaissez déjà les choses les plus importantes. Il vous suffit de pratiquer les trois étapes que donne l’auteur pour que, un jour, les personnes autour de vous vous qualifient de “génie du marketing”, et que vous penserez que vous ne le méritez pas – alors que vous le mériterez.

    Etape 1 : Exorciser les démons

    Même si vous avez créé une entreprise qui a atteint ou dépassé un million d’euros de chiffre d’affaires, vous pouvez nourrir des mauvais sentiments à propos du processus de vente. Vous pouvez également avoir peur de vendre. Si c’est le cas, ne vous inquiétez pas : c’est extrêmement courant. Mais pour devenir un génie du marketing, votre entreprise a besoin que vous changiez vos pensées et votre ressenti par rapport à la vente. Pour cela, l’auteur donne trois mythes extrêmement courants et leurs remèdes :

    • Mythe 1 : Il est bon de vendre des choses à des personnes qui en ont besoin, comme des céréales ou du lait, mais il est mauvais de vendre des choses à des personnes qui n’en ont pas besoin, comme des télévisions ou des voitures de sport.
      • Réalité : Plus de 90% de ce que les personnes achètent est basé sur des envies, pas des besoins.
    • Mythe 2 : Il est bon de vendre des choses, à condition de ne pas demander plus que ce qu’elles valent.
      • Réalité : Qu’est-ce que la valeur signifie réellement ?  Il est souvent dit qu’il y a une différence entre la valeur intrinsèque et la valeur perçue, la valeur intrinsèque étant la valeur comme denrée de base, et la valeur perçue étant ce que le produit vaut d’un point de vue psychologique. Il y a une certaine vérité là dedans, mais gardez à l’esprit que 95% du commerce moderne n’est pas basé sur le fait de vendre des denrées de base, mais des choses qui ont été fabriquées. Et quand quelque chose a été fabriqué, il y a de la place pour des différences qualitatives. Et là où il y a des différences qualitatives, il y a de la place pour de la valeur perçue. Combien cette petite différence en qualité vaut est entièrement subjectif.
    • Mythe 3 : Il est bon de rendre les choses meilleures, mais il est mauvais de les vendre.
      • Réalité : Oui, c’est cela, oui. Si vous comprenez que plus de 90% de ce que les personnes achètent est basé sur des envies, pas des besoins, et que 90% de ce que nous payons pour n’importe quel objet est basé sur une valeur perçue, pas intrinsèque, alors vous devez conclure que le monde du business est à plus de 90% à propos de faire vibrer les molécules, pas de satisfaire les besoins humains de base.

    Cela nous amène à la Règle d’Or du génie du marketing :

    Ne soit pas effrayé de faire à ton voisin ce que tu as secrètement envie que l’on te fasse.

    Ce qui est une autre manière de dire “Traitez vos clients comme vous aimeriez être traité”.

    Etape 2 : Faire exploser les revenus avec trois approches basiques

    Jay Abraham dans Getting Everything You can Out of All You’ve Got explique qu’il n’y a que trois manières de développer une entreprise :

    1. Augmenter le nombre de clients.
    2. Augmenter le panier d’achat moyen des clients.
    3. Augmenter le nombre de fois où les clients reviennent et achètent à nouveau.

    Imaginons que vous avez mille clients qui achètent en moyenne pour 100 € à chaque achat, et qu’ils achètent en moyenne deux fois dans l’année.

    Cela donne donc :

    1000 x 100 x 2 = 200 000 € de chiffre d’affaire

    Que se passe t-il si l’on augmente de juste 10% ces trois facteurs ?

    1100 x 110 x 2,2 = 266 200 € de chiffre d’affaire

    Le chiffre d’affaire augmente de 33,1%. Et une augmentation de 25% de tous ces facteurs double presque le chiffre d’affaire en le faisant atteindre 390 625 €. C’est très simple. Mais les résultats peuvent être incroyables.

    Pour savoir comment faire, lisez la chronique ou directement le livre.

    Etape 3 : Un cours intensif en vente et en marketing

    L’auteur nous donne 20 leçons et nous encourage à prendre une heure pour les étudier, puis de les revisiter une fois par mois pendant un an. En voici les titres, avec un aperçu des questions qu’elles posent :

    1. Vos clients ne font pas attention à votre entreprise ou à vous. Ils font attention à eux-même.
      • Est-ce que vos messages marketing prennent en compte ce fait fondamental ?
    2. Une petite proportion de vos clients vous donne la part du lion en profits.
      • Avez-vous identifié ces grands acheteurs dans votre base ?
      • Est-ce que vous communiquez avec eux séparément des autres clients ?
      • Les remerciez-vous pour ce qu’ils vous apportent ?
    3. Comprenez pourquoi vos clients vous achètent à vous.
      • Jeffrey J. Fox dans son livre How to Become Ceo dit que les clients n’achètent que pour deux raisons : pour se sentir bien (avec eux-même) et pour résoudre un problème.
    4. Presque toute transaction de vente débute par un processus de génération de prospects.
      • La génération de prospects peut être accomplie de nombreuses manières, mais la plus efficace est de loin le marketing direct.
      • Si votre entreprise n’utilise pas des techniques de marketing direct pour générer des prospects, vous ratez une grande opportunité.
    5. Apprenez le marketing multicanaux.
      • Il n’y a pas de raison pour lesquelles chaque entreprise n’utiliserait pas au moins 3 ou 4 médias de vente et marketing.
    6. Suivez la Règle d’Or du génie du marketing : traitez vos clients comme vous aimeriez être traité.
      • Développer l’habitude de penser à, parler à, et traiter vos clients comme vous aimeriez que l’on pense de vous, que l’on vous parle et que l’on vous traite.
    7. Comprenez le secret du Tabouret à Quatre Pattes.
      • Chaque campagne marketing à succès a quatre éléments, comme vu dans la première partie de cette chronique : la Grande Idée, le Grand Bénéfice, la Grande Promesse et la Preuve. Si vous vous assurez que votre équipe marketing adresse ces 4 éléments dans chaque publicité ou promotion, vous n’aurez pas à vous inquiéter des échecs.
    8. Comprenez que les plaintes et les objections des clients sont la clé pour de meilleures ventes.
      • Les hommes d’affaire inférieurs haïssent les plaintes des clients et leurs objections car ils ont l’impression d’être critiqués.
      • Les hommes d’affaire supérieurs comprennent que les plaintes et les objections sont les blocs de construction pour de meilleurs produits et de meilleurs discours de vente.
    9. Maintenez une politique “pas d’impasse” à propos de vos produits.
      • Chaque vente devrait conduire à une autre opportunité pour vous de résoudre le problème d’un client ou de satisfaire à un désir.
    10. Tirez parti de l’inertie des clients.
      • Les génies du marketing comprennent que la léthargie et l’apathie sont les principales raisons pour lesquelles les clients arrêtent d’acheter.
      • En rendant les futurs achats automatiques, vous pouvez aisément doubler les revenus de votre entreprise.
    11. Comprenez la règle des 20/80.
      • Appliquez la loi de Pareto à votre stratégie marketing. Comme 20% de vos clients vous donneront 80% de vos revenus, traitez-les comme des VIP.
    12. Comprenez la Proposition Unique de Vente de chaque produit.
      • Quand vous lancez un produit, demandez-vous : “est-ce que c’est quelque chose dont les personnes ont vraiment besoin aujourd’hui ? Ou c’est quelque chose qui n’est plus valorisé ?”
      • Il n’est pas suffisant d’avoir une PUV. La PUV doit être désirable. Faites-en sorte que chacun de vos produits a une PUV désirable, et promouvez-les comme un fou.
    13. Chaque ligne de produit a besoin de sa propre marque.
      • Tout comme chaque produit a besoin de sa propre PUV, chaque ligne de produit a besoin de sa propre identité.
    14. Ne laissez jamais s’émousser la lame de votre marketing.
      • Alors que votre entreprise croît de plus en plus, vous remarquerez que beaucoup d’efforts de vente et de marketing continuent simplement parce qu’ils sont en place depuis des années. Est-ce qu’ils sont encore rentables est une question que personne ne se pose.
    15. Comprenez les secrets de la complexité du coeur.
      • Pour créer des campagnes marketing qui percent, vous devez toucher les véritables désirs et problèmes de vos clients.
      • Ce qui à l’extérieur peut ressembler à un désir de luxe peut être une peur de l’embarrassement à  l’intérieur.
    16. Pratiquez la réciprocité avec vos clients.
      • Donner à vos clients quelque chose de gratuit sur le long terme est la meilleure manière d’établir une relation à long terme et profitable.
      • En leur donnant avec de leur prendre, vous apprenez à vos clients qu’ils sont en sécurité en faisant des affaires avec vous.
    17. Comprenez que l’intimité est la clé de la valeur à vie d’un client pour votre entreprise.
      • La familiarité est le terreau dans lequel les ventes poussent. L’intimité rend les ventes encore plus faciles.
      • Soyez toujours honnête avec vos clients dans vos communications. Ils apprécieront si vous l’êtes, et le sauront si vous ne l’êtes pas.
    18. Soyez confiant et enthousiaste quand vous vendez.
      • N’ayez jamais peur quand vous faites un discours de vente.
    19. Ne poussez pas ou ne soudoyez pas vos clients.
      • Les appels à froid et d’autre formes “hardcore” de vente sont fondamentalement faibles car elles se basent sur l’intimidation et donc créaient des relations déséquilibrées.
      • Si votre entreprise se repose sur ces formes de vente, vous serez maudit par tous les problèmes qui accompagnent ces tactiques aussi longtemps que vous êtes dans le business.
    20. Développez et nourrissez une culture marketing qui met l’emphase sur trois sentiments.
      • Tout d’abord, faites en sorte que les bénéfices pour vos clients soient au coeur du développement des produits.
      • Ensuite, apprenez à vos employés que donner de la valeur devrait être au coeur de toutes les transactions de vente.
      • Enfin, mettez la sincérité au coeur de toutes vos communications avec vos clients.
    • Chapitre 16 : Cibler le marketing, partie 2 – Comprenez la frénésie de l’achat

    Un des clients de Michael Masterson possède une entreprise internationale de publication générant plus de 270 millions de dollars de chiffre d’affaire annuel. Ses responsabilités lui demandent de voyager partout dans le monde. Durant les 15 dernières années, l’auteur a fait une cinquantaine de voyages avec lui. Durant ces 15 années, il ne l’a vu utiliser qu’un seul sac de voyage, un sac en nylon miteux, informe et usé sur les bords, sa fermeture fonctionnant à peine. Il le trimballe dans ses voyages en première classe, et dans ses suites dans des hôtels 5 étoiles à Paris ou Madrid.

    Du point de vue de l’auteur, son client a désespérément besoin d’un nouveau sac. Mais lui ne le voit pas de cette façon. Tant que son petit sac pathétique peut transporter ses effets, il n’en achètera pas un nouveau parce qu’il ne sens pas qu’il en a besoin d’un nouveau. Et s’il n’en a pas besoin d’un, il n’en veut pas un.

    Michael Masterson, d’un autre coté, veut un nouveau sac presque à chaque fois qu’il rentre dans un magasin qui en vend. Il en veut un en cuir noir, un autre en daim marron, un avec beaucoup de compartiments, un autre d’un seul tenant. A coté de la pièce où il écrit ceci, il y  a un mur contre lequel sont rangés 14 sacs, de toutes les tailles et de toutes les formes. Clairement, il n’a pas besoin d’un sac de plus. Pourtant, il est sûr que la prochaine fois qu’il ira dans un magasin, il en voudra un autre.

    Souvent, quand son client et lui voyagent ensemble, ils passent devant un magasin de bagages ou un magasin d’accessoires qui a  des sacs en vitrine. Michael Masterson s’arrête presque toujours pour regarder… et ensuite suggère qu’ils entrent ensemble “juste pour jeter un oeil”. Son client lui rend généralement ce service, mais sans enthousiasme. Pour lui, une boutique qui vend ces choses est aussi intéressante qu’un magasin de robes pour l’auteur. Entouré par des douzaines de nouveaux sacs de voyage, l’auteur se sent rempli d’énergie. Mais tout ce qui l’excite à propos de sacs ennuie son client. Avant que 10 minutes ne se soient écoulées, il a quitté le magasin, son vieux sac à la main, et l’auteur s’est frayé un chemin jusqu’à la caisse avec un quelconque nouveau sac à ajouter à sa collection.

    Question : si vous étiez dans le business des sacs de voyage, quel client voudriez-vous ? Le gars qui a un sac et a vraiment besoin d’un nouveau ? Ou le gars qui a plein de sacs vides et qui n’a véritablement pas besoin d’un nouveau ?

    Quand l’auteur pose cette question à un séminaire avant de raconter cette histoire, la plupart des personnes répondent qu’ils voudraient plutôt le premier client car il a besoin d’un sac. Quand il pose cette question après avoir raconté cette histoire, la plupart disent qu’ils voudraient le client qui n’a pas besoin de sac. Ils comprennent.

    Ils comprennent que ce n’est pas à propos de ce que le client a besoin. C’est à propos de ce que le client désire.

    Examinons les implications psychologiques du penchant de l’auteur pour posséder autant de sacs de voyage. Est-il fou ? Peut-être. Mais il se sent pas fou. Il se sent bien à propos de ses sacs, comme certaines femmes à propos de leurs chaussures, ou des hommes à propos de leurs voitures, ou de leurs livres.

    Quand l’auteur entre dans un magasin de bagages, il n’agit pas rationnellement – mais pas irrationnellement non plus. Quelque part dans son esprit, il a pleinement conscience qu’il n’a pas besoin d’un nouveau sac. Mais il est aussi conscient qu’il ressent beaucoup de plaisirs à posséder ces produits, et il sait que parfois – si le magasin a les bons produits et les bons vendeurs – il ressent beaucoup de plaisir dans l’expérience d’achat elle-même. Il reconnaît rationnellement que s’il entre dans un tel magasin il a de bonnes chances d’apprécier le moment, et de sortir de la boutique avec quelque chose qu’il pourra apprécier dans le futur. C’est plutôt rationnel, non ?

    Ainsi, reprenant en partie l’analyse de Maslow dans sa fameuse pyramide, Michael Masterson nous indique qu’à partir du moment où nous avons couvert nos besoins de base – la nourriture et l’abri – l’objectif suivant, si nous sommes intelligent, est d’économiser ou d’acheter des choses qui pourront nous être utiles dans le futur, et qu’ensuite, tout ce que nous dépensons a pour objectif de nous donner une meilleure vie, c’est à dire, acheter des choses dont nous n’avons pas besoin.

    Ainsi comme il le disait dans le chapitre précédent, vous ne devriez jamais vous sentir mal en vendant des produits à des personnes qui n’en ont pas réellement besoin, parce que 1) il y a très peu de ventes qui ne tombent pas dans cette catégorie, et 2) comme acheter des choses dont vous n’avez pas besoin est quelque chose que vous faites tout le temps, alors vendre ce que les autres veulent et désirent est une manière très efficace de suivre la Règle d’Or du génie du marketing : traitez vos clients de la manière dont vous voudriez être traité.

    Qu’est-ce qui déclenche cette frénésie d’achats dont l’auteur nous fait part avec son goût immodéré des sacs de voyage ? Après y avoir réfléchi pendant des années, il est parvenu à la conclusion qu’il y a trois facteurs qui la stimule :

    1. Avoir le sentiment que j’ai plus d’argent que je n’en ai besoin.
    2. Etre exposé à des signaux de vente psychologiquement efficaces.
    3. Ressentir du plaisir en achetant.

    Vous ne pouvez guère influencer le premier paramètre, mais les deux derniers paramètres sont largement déterminés par la manière dont votre entreprise communique autour de ses produits et les vend à ses clients.

    Critique du livre :

    Une fois n’est pas coutume, il y a un pan entier du livre que je n’ai pas chroniqué : l’Etape 3, l’adolescence et l’Etape 4, la maturité (7 chapitres en tout), tout simplement parce que j’estime que si vous arrivez à amener votre entreprise à la lisière de la troisième Etape, vous aurez largement eu le temps d’acheter et de lire ce livre ;) . L’auteur y met l’accent sur la nécessité d’amener des compétences corporate dans votre entreprise pour franchir l’étape 3, en identifiant et éliminant les goulets d’étranglement (de manière similaire à ce qui est décrit dans le livre Le But), puis indique que l’Etape 4 est de vous retirer du travail actif dans votre entreprise et de devenir son principal investisseur et conseiller.

    Lire ce livre est assez frustrant pour l’entrepreneur que je suis : d’après Michael Masterson, je n’ai jamais dépassé la première étape du développement d’une entreprise. Il n’y a que donc sur cette première étape que je peux parler d’expérience, et je n’ai qu’une chose à dire : la focalisation de l’auteur sur la vente, la vente, et encore la vente est on ne peut plus vraie et réaliste. En cela, la lecture de Ready, Fire, Aim a également été éclairante pour moi : pour toute entreprise qui se créée, trouver ses premiers clients et faire ses premières ventes devrait être la toute première priorité, et après ces premières ventes je suis entièrement d’accord avec l’auteur sur le fait que l’entreprise devrait consacrer 80% de ses ressources et de son temps à vendre. Et que la majorité des entrepreneurs font l’erreur de ne pas accorder aux ventes la priorité qu’elles méritent et se focalisent sur d’autres tâches – aménager les bureaux, créer et imprimer des plaquettes et des cartes de visites, créer leur site web – par ignorance et par peur de se lancer dans la vente.

    J’ai fait cette erreur là lorsque j’ai créé mon entreprise, et j’aurai vraiment aimé avoir lu l’Etape 1 de ce livre, tant elle m’aurait fourni un guide à appliquer dans mon entreprise, à la fois pour me fixer des objectifs, et dans mes actions de tous les jours. Il m’aurait peut-être permis, des années avant que je ne découvre The Emyth Revisited, de comprendre que comme le dit l’auteur “la liberté que l’entreprenariat vous donne est en général la liberté de travailler deux fois plus longtemps et deux fois plus dur que ce que vous faisiez auparavant”, à moins que l’on ne créé un business plutôt qu’un job. De plus, l’accent mis sur la question fondamentale “Comment vais-je trouver mes clients ?” et les pistes et méthodes que donne l’auteur me paraissent absolument brillantes.

    La première partie me semble donc excellente, tout comme la deuxième : le fait que pour développer une entreprise il faille d’abord vendre très bien un produit phare, puis lancer de nombreux produits, soit à destination de prospects sur notre marché existant ou sur d’autres marchés, soit à destination des clients actuels me semble tout à fait judicieux. L’auteur insiste sur l’importance de la différence entre le marketing de front-end (à destination des prospects) et de back-end (à destination des clients) et cela me paraît un point extrêmement important que l’on peut mettre des années à réaliser si l’on n’a pas reçu la bonne formation en commerce et marketing – ou lu les bons livres ;) .

    De plus, la méthode Prêt, Feu, Visez qui est à la base du livre est pertinente et pratico-pratique : elle permet d’éviter la procrastination et le perfectionnisme tout en permettant de tester plus rapidement des produits en les confrontant à la réalité du marché. En lançant plusieurs produits, cela permettra de déterminer efficacement ceux qui fonctionnent le mieux, puis de se concentrer sur ceux-ci pour les améliorer et mieux les marketer en s’aidant des ressources financières qu’ils ont dégagés. C’est brillant, clair et simple à comprendre (mais sans doute moins à appliquer).

    Enfin, le fait que l’auteur décompose la croissance d’une entreprise en 4 étapes ayant chacune leurs propres challenges est génial, car cela fournit une carte, un guide pour tous les entrepreneurs en herbe qui n’auraient par eux-même que peu d’idées sur la grande image à adopter pour parvenir à amener leur entreprise au delà de 100 millions d’euros de CA.

    Le livre n’est toutefois pas sans défaut. Le premier est que l’objectif affiché de l’auteur en créant autant d’entreprises et passant par ces 4 étapes est d’avoir une vie à La Semaine de 4 heures où comme il le dit, il travaille quand il veut, où il veut, et avec qui il veut, en faisant uniquement ce qu’il veut faire. Même si l’auteur y est arrivé, la très faible proportion d’entreprises qui dépassent 100 millions de CA (ou même 10 millions) par rapport à toutes celles qui se créent, et les délais qu’il donne pour passer de l’étape 1 à l’étape 4 (une dizaine d’années) font que cela me semble beaucoup plus difficile et beaucoup moins réaliste que les muses automatisées préconisées par Tim Ferris. Mais sa méthode reste excellente pour ce qui concerne les entreprises classiques.

    Le second est que, si les deux premières étapes sont bien détaillées, les deux dernières sont très simplifiées et que le contenu du livre ne reflète sans doute pas la complexité réelle de ces étapes. Mais si vous y arrivez, je pense que non seulement vous aurez lu le livre, mais en aurez lu bien d’autres d’ici là, et que vous serez entouré de personnes compétentes désireuses de vous aider ;) .

    Enfin, tout comme pour La Semaine de 4 heures, l’ego de l’auteur apparaît visiblement dans tous les chapitres, car comme Tim Ferris il ne cesse de se montrer en exemple et de présenter sa vie comme un idéal.

    Comme pour Tim Ferris, il serait toutefois dommage de s’arrêter là, car la méthode Prêt, Feu, Visez, la focalisation sur la vente et la décomposition de la croissance d’une entreprise en 4 étapes font de ce livre une référence pour tout entrepreneur. Un must-read.

    Points forts :

    • Focalisation sur la vente intelligente et assortie de nombreuses méthodes et pistes pour la mettre en oeuvre
    • Méthode Prêt, Feu, Visez pratico-pratique permettant d’éviter la procrastination et le perfectionnisme outrancier
    • Ecrit simplement, avec de nombreux exemples
    • Décomposition pertinente de la croissance d’une entreprise en 4 étapes
    • Globalement, excellent guide pour tout entrepreneur avisé

    Points faibles :

    • L’objectif d’une vie libre débarrassée de la contrainte du travail est beaucoup plus réaliste et atteignable via la méthode de La Semaine de 4 heures que de Ready, Fire, Aim
    • Deux dernières étapes un peu trop simplifiées
    • Ego un peu surdimensionné de l’auteur qui pourra rebuter des lecteurs
    • Pas traduit en Français

    Avez-vous lu le livre ? Combien le notez-vous ?

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    etapes de l’adolescences blos masterson
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    Tags: Entreprenariat ,la semaine de 4 heures ,Malcolm Gladwell ,Marketing ,michael masterson ,point de bascule ,prêt feu visez ,the emyth ,tim ferris ,tipping point ,vente
      

    24
    jan

    Ready, Fire, Aim



    Traduction : Prêt, Feu, Visez – De zéro à 100 millions de dollars en 0 secondes chrono

     Ready Fire Aim - Michael Masterson

    Phrase-résumée du livre : Il y a quatre étapes dans le développement d’une entreprise, chacune ayant ses propres défis et challenges ; Michael Masterson nous brosse un panorama complet de ceux-ci en nous donnant pour chaque étape ses méthodes, trucs et astuces pour les dépasser et faire atteindre à notre entreprise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, ou plus.

    De Michael Masterson, 2007, 375 pages

    Chronique et résumé du livre :

    Dans une introduction ressemblant beaucoup à celle de La semaine de 4 heures, Michael Masterson commence en nous expliquant qu’il possède des dizaines d’entreprises, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, Australie, Allemagne, Espagne, Afrique du Sud, et en Inde, dans des domaines très variés allant de la vente de vitamines jusqu’a une newsletter sur le business lue par des centaines de milliers de personnes, en passant par des entreprises de gestion immobilière, de relations publiques, ou de santé…

    Ce n’est pas en cela que l’introduction est semblable à La semaine de 4 heures. Non : Michael Masterson nous explique que malgré ses nombreuses entreprises, il passe l’essentiel de son temps à voyager et à écrire. Et que selon lui les trois choses les plus importantes dans la vie sont :

    • Ce que vous faites.
    • Quand vous le faites.
    • Avec qui vous le faites.

    Et qu’il a une liberté absolument totale sur ces trois points : il travaille quand il veut, où il veut, et avec qui il veut, en faisant uniquement ce qu’il veut faire. C’est ce qu’il appelle, le meilleur job du monde.

    Cela n’a pas toujours été le cas : il fut employé plusieurs fois au début de sa vie, et d’autres que lui décidaient de son temps et de ce qu’il devait faire. Quand il s’est lancé dans l’entreprenariat, il commença avec l’heureuse illusion qu’il pourrait travailler les heures qu’il voulait. Mais il découvrit rapidement la vérité à propos de l’entreprenariat : que la liberté qu’elle vous donne est en général la liberté de travailler deux fois plus longtemps et deux fois plus dur que ce que vous faisiez auparavant – même si vous pensiez que vous travailliez trop pour quelqu’un d’autre.

    Note : Comme le dit Michael Gerber dans The Emyth Revisited, c’est le biais dans lequel s’enferme la grande majorité des entrepreneurs, qui se créent un job plutôt qu’un business – ils sont les hommes-orchestre plutôt que les chefs d’orchestre.

    Aujourd’hui, c’est donc différent : la plupart du temps, il ne fait pas de “travail travail” avant 16 heures, puis il arrête à 17H.

    Le “travail travail” est tout travail que vous ne feriez pas à moins d’être payé pour le faire. Pour l’auteur, son “travail travail” est de répondre à ses emails.

    L’objet de ce livre est de nous enseigner les choses les plus importantes que Michael Masterson a appris pour créer et développer autant d’entreprises tout en développant un style de vie aussi libre et libéré du travail :

    - Démarrer une entreprise de zéro et la rendre rentable rapidement – souvent en moins de deux ans

    - Prendre un business qui stagne et le faire bouger à nouveau

    - Garder une entreprise en croissance alors que les revenus annuels montent de un million de dollars jusqu’à dix millions puis cent millions

    - Faire en sorte que d’autres personnes font le travail difficile afin que vous soyez libre de ne faire que les choses amusantes

    - Vous positionner comme un constructeur d’entreprise indispensable afin que vous puissiez profitez d’une bonne part des profits même si vous ne travaillez qu’à temps partiel

    - Dupliquer votre stratégie gagnante dans de nombreuses entreprises afin que nous n’ayez jamais besoin de vous inquiéter à propos de l’un d’eux

    - Apprécier le meilleur job du monde

    Cela vous tente ? Suivez le guide.

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    10
    jan

    La semaine de 4 heures – 2



    Note : ceci est la deuxième partie de la chronique. La première partie se trouve ici.

    Etape 3 – A pour Automatisation

    • Chapitre 8 – Externaliser votre vie

    L’auteur commence en nous racontant un lundi matin comme les autres. Il se trouvait en Argentine, et après son petit-déjeuner il vérifia ses emails pendant 1 heure. Une de ses assistantes en Inde avait retrouvé un de ses anciens camarades de classe, et une autre assistante lui avait envoyé un fichier Excel synthétisant des recherches qu’elle a menée pour lui. Ses entretiens de la semaine étaient déjà organisés par une troisième assistante indienne, qui avait déjà déniché auparavant les meilleures écoles de kendo au Japon et les meilleurs professeurs de salsa à Cuba. 

    Un autre email lui appris que son assistante Américaine avait résolu une vingtaine de problèmes clients la semaine dernière, et avait coordonné avec le comptable le paiement des taxes sur les ventes en Californie. Un rapide coup d’oeil sur son compte bancaire permit de voir à Tim Ferris que son compte encaissait plus d’argent que le mois dernier.

    Une bonne journée commençait. Son petit-déjeuner lui avait coûté 4$ tout compris, ses assistants en Inde lui coûtaient entre 4 et 10$ de l’heure, et ses assistants aux Etats-Unis étaient payés soit au résultat soit lorsqu’un produit était expédié. Cela créait quelque chose de merveilleux : impossible d’avoir une trésorerie négative.

    Voici le bonheur que permet l’externalisation intelligemment menée. L’auteur indique que trouver son assistante personnelle à distance est un gigantesque premier pas en avant, car il entraîne à devenir celui qui commande plutôt que celui qui est commandé, le patron plutôt que l’employé.

    Faire en sorte que quelqu’un d’autre fasse des tâches que vous faites actuellement est un test décisif pour tout entrepreneur qui veut créer autre chose que son simple emploi. Pour beaucoup, la question du coût aura son importance. Mais si vous gagnez entre 20 et 25 € de l’heure, et que vous faites une chose que quelqu’un payé 10 ou 15 € de l’heure pourrait faire à votre place, vous utilisez bien mal vos ressources. Et même si vous embauchez une assistante haut de gamme pour 30 € de l’heure qui vous économise 8 heures de travail par semaine, elle ne vous coûte que 40 € par semaine (en soustrayant les 8 heures à 25 € pour lesquelles vous êtes payé). Seriez-vous prêt à payer 40 € pour ne travailler que du lundi au jeudi ? L’auteur le ferait sans hésitations.

    Tim Ferris indique que l’externalisation est même possible pour les employés. Et que si vous pensez que votre patron ne serait pas d’accord, tant que vous choisissez des tâches non sensibles il n’y a selon lui aucune raison de le prévenir.

    Il y a deux catégories de tâches que vous pouvez déléguer :

    • Les tâches personnelles
    • Les tâches professionnelles

    Mais avant de déléguer il y a une règle d’or : éliminer et automatiser. Cela veut dire qu’il ne faut jamais déléguer une tâche qui pourrait être éliminée (parce qu’elle est inutile de toute façon) ou automatisée. Tim Ferris n’utilise par exemple pas ses assistantes pour planifier des réunions et des conférences téléphoniques, parce qu’il a complètement éliminé ces deux choses de sa vie.

    Après cette règle d’or il y en a deux autres :

    1. Les tâches déléguées doivent prendre beaucoup de temps et être précisément définies.
    2. Amusez-vous. C’est marrant d’être à la barre pour une fois. Demandez à votre assistant d’envoyer des emails à vos amis disant qu’il est votre concierge personnel et que vous souhaitez organiser une soirée. Inondez votre patron d’étranges coups de téléphones aux accents venus d’ailleurs. Cela vous permettra de vous décomplexer dans votre nouveau rôle de patron.

    Tim Ferris recommande également fortement que vous fassiez appel à une société ayant une équipe large plutôt que de vous reposer sur un seul assistant. Si vous avez prévu des vacances de 15 jours en Polynésie Française et que 2 heures avant d’embarquer dans l’avion, vous recevez un email de votre assistant disant qu’il est cloué au lit pendant une semaine pour une mauvaise grippe, vous allez l’avoir mal. Dépendre d’une seule personne est donc toujours dangereux.

    Note : il est beaucoup plus facile pour les Américains et tous les Anglophones d’avoir des assistants virtuels et d’externaliser toutes sortes de tâches, même pour les particuliers, parce qu’ils ont accès à une main d’oeuvre abondante, qualifiée et pas chère en Inde et aux Philippines. Pour nous autres Français c’est une autre paire de manches, même si en théorie nous devrions pouvoir accéder à une main d’oeuvre qualifiée et pas chère au Maghreb, et dans d’autres pays d’Afrique. J’ai fait de nombreuses recherches au cours de l’année écoulée, et s’il est assez facile de trouver des personnes parlant Français sur Elance pour faire des tâches de traduction, d’écriture ou de transcription de fichiers audios, c’est autre chose de trouver un assistant virtuel parlant Français. Actuellement, j’emploi 3 personnes offshore, une Philippine et deux Ghanéens, qui travaillent essentiellement à faire du marketing Internet pour mes muses (respectivement sur le web Anglophone, et Francophone), mais je n’ai jamais réussi à trouver d’assistant virtuel français qui soit polyvalent et compétent.

    • Chapitre 9 : Vos revenus en pilote automatique – trouver la muse

    Tim Ferris nous donne l’exemple de son ami Douglas Price, un ancien fondateur d’une start-up qui après l’euphorie du lancement et du développement de son entreprise, n’était plus passionné par elle malgré son succès retentissant. Il a alors voulu se libérer de l’obligation de travailler en fondant Prosoundeffects.com, un site e-commerce qui vend des librairies sonores sur CD – utilisées par les professionnels pour la musique, le cinéma, les jeux vidéos. Ces produits ont été créés par Douglas, mais ce n’est pas lui qui les produit et les distribue, sinon il devrait s’occuper de toute la partie logistique et assurer sa trésorerie, ce qui est ennuyeux et prend du temps.

    Son business model est plus élégant que cela :

    1. Ses prospects voient ses publicités Google Adwords ou sur d’autres moteurs de recherche, et cliquent dessus s’ils sont intéressés.
    2. Une partie de ses prospects commandent des produits allant de 29$ à 7500$, le panier d’achat moyen étant de 325$.
    3. Trois fois par semaine, Doug clique sur un bouton qui débite les cartes bleus de ses clients et met de l’argent sur son compte, puis il envoie les commandes aux fabricants de CD, qui s’occupent d’envoyer les produits aux clients de Doug – cela s’appelle du drop-shipping – pour un prix équivalent à 45% du tarif final, que Doug paye 90 jours après la commande.

    Les entrepreneurs avisés auront immédiatement reconnus l’élégance de ce système : comme Doug est payé immédiatement par ses clients, mais qu’il paye ses fournisseurs à 90 jours, impossible d’avoir une trésorerie négative. Et tout est automatisé : la publicité amène toute seule les prospects sur son site, les prospects qui décident d’acheter parcourent eux-même le catalogue du site, ajoutent au panier les produits qui les intéresse, et rentrent eux-même leurs coordonnées bancaires. Douglas intervient juste pour encaisser les commandes et transmettre celles-ci à ses fournisseurs, qui s’occupent ensuite de tout le travail de production et de livraison.

    Pour chaque commande de 325$, Douglas gagne 167,38$ de revenus, une fois soustrait les frais de production et de transaction bancaire. Au moment de la rédaction du livre, Douglas travaille deux heures par semaine, gagne souvent plus de 10 000$ par mois, sans aucun risque financier et alors que mettre en place le site lui a couté environ 1200$. Ce site et les produits qu’il vend n’est absolument pas sa passion, mais le peu de temps qu’il y passe et les revenus qu’il en tire lui permette de faire absolument tout ce qu’il veut. Bienvenue dans le monde des muses.

    Une muse est différente d’un business traditionnel : il ne s’agit pas de diriger une entreprise, mais de posséder une entreprise.

    Pour posséder une muse, il vous faut un produit. Si vous travaillez actuellement dans les services, pas de panique, votre expertise peut être transformée en produit d’information et de formation que vous pourrez vendre (c’est ce que j’ai fait avec mon club Agir & Réussir). Le produit doit coûter moins de 500 € à tester, et doit pouvoir être automatisé en moins de 4 semaines. Et bien sûr, une fois lancé, il ne doit pas nécessiter plus d’un jour de gestion par semaine.

    L’objectif d’une muse n’est pas de changer le monde. L’objectif d’une muse est de vous créer une source automatisée de revenus qui libère votre temps pour faire ce que vous voulez, y compris changer le monde (comme l’ont fait par exemple Voltaire et Beaumarchais, qui s’étant enrichis ont pu se consacrer à la philosophie des Lumières et aux idées de la Révolution, ou plus simplement Tim Ferris qui a pu écrire son livre qui a certainement changé la vie de nombreuses personnes – dont la mienne ;) ).

    La première étape est de trouver un marché et vos clients, et ensuite de créer un produit pour eux – il ne faut surtout jamais faire l’inverse. Utilisez vos domaines d’expertise et vos passions pour déterminer quels sont les besoins dans le domaine que vous maîtrisez et quel produit vous pouvez créer pour répondre à ce besoin. Par exemple, Tim Ferris était athlète et étudiant, et il a donc créé Brainquicken, un complément alimentaire pour les sportifs et les étudiants. 

    Posez-vous donc les questions : à quels groupes, clubs, associations, réseaux appartenez-vous ? Dans ces groupes, y en a t-il qui ont des magazines spécialisés ? Si oui cela veut dire qu’il y a un marché. Allez dans un kiosque à journaux et parcourez-les : les publicités qui se trouvent à l’intérieur vous donneront un bon aperçu des produits qui existent pour ce marché.

    La deuxième étape est de trouver un produit : prenez deux marchés avec lesquels vous êtes familier, qui ont leurs propres magazines contenant de la publicité, et qui ont un tirage à 15 000 exemplaires minimum. Et brainstormez pour trouver une idée de produits pour ces deux marchés. Résumez en une phrase les bénéfices pour vos clients de votre produit, et mettez une fourchette de prix entre 50 et 200 €. Surtout mettez une fourchette de prix haute par rapport aux prix du marché, les prix bas attirent des clients qui demandent du temps et vous empêcheront d’automatiser pleinement votre business.

    Faites en sorte que votre produit puisse être fabriqué et livré en moins de 4 semaines, et que ses principales caractéristiques puissent être expliquées dans une bonne FAQ (Foire Aux Questions). Evidemment, le top est de créer un produit entièrement numérique : dans ce cas vous n’avez pas à gérer du tout la fabrication, le stockage et la distribution ni même à l’externaliser. Vous pouvez aussi proposer sur votre site des produits d’autres fabriquant, et toucher une commission pour cela : cela s’appelle l’affiliation (allez voir du coté de Clickbank et 1TPE pour les produits numériques, et de Commission Junction pour les produits physiques).

    • Chapitre 10 – Vos revenus en pilote automatique II – Tester la muse

    Moins de 5% des 195 000 livres publiés chaque année aux Etats-Unis se vend à plus de 5000 exemplaires… La loi de Pareto s’applique ici à son maximum. Et ses résultats sont atteints par des équipes d’éditeurs qui ont des décennies d’expérience.

    La leçon à tirer de cela ? L’intuition et l’expérience font de très mauvaises boussoles lorsqu’il s’agit de savoir si un produit va fonctionner ou non. Il faut tester.

    Et pour cela, rien de mieux que de placer les prospects en situation réelle en les amenant sur une page de vente les incitant à acheter votre produit, qui n’existe pas encore. Et cela en toute légalité. Voyons comment.

    - Créez deux ou trois pages de vente dont vous comparerez automatiquement les performances de conversion grâce à Google Optimiseur de site.

    - Les pages de vente décriront le produit et comporterons des boutons “Ajouter au panier” ou “Commander”. Quand le prospect cliquera sur ce bouton, il arrivera sur une page où il devra renseigner ses coordonnées, électroniques ou postales. Quand il validera le formulaire, il sera emmené sur une page disant “Désolé, le produit n’est plus disponible pour [raison X], vous serez prévenu dès qu’il sera à nouveau disponible”.

    - Créez une campagne Google Adwords avec différentes annonces. Pour trouver des mots-clés utilisez le générateur de mots-clés Google.

    - Comptez chaque coordonnées entrées par un client comme une commande. Prenez les résultats de votre meilleure page de vente et de votre meilleure annonce Adwords et extrapolez : est-ce que cela vaut le coup de créer le produit ? Typiquement le produit d’une muse doit rapporter entre 5 et 10 fois son coût de fabrication et de livraison.

    Note : cette méthode est très simple et redoutablement efficace. Je l’ai testé sur une idée de produits à destination des créateurs d’entreprise (encore ! ;) ) mi-2009 et cela m’a permit de voir que ce ne serait pas rentable, pour un coût de l’ordre de 200 € : jamais une étude de marché n’a jamais été aussi simple et peu chère à réaliser. Vous pouvez également télécharger le PDF Musemath à partir du site de l’auteur, dans lequel Tim Ferris nous décrit quelle méthode il utilise pour estimer la taille d’un marché pour un produit. Utilisez simplement le générateur de mots-clés Google pour déterminer le trafic, car Overture n’existe plus.

    • Chapitre 11 : Vos revenus en pilote automatique III – Le MBA (Management By Absence)

    Tim Ferris nous explique qu’en 2003, alors qu’il était interviewé pour un documentaire télé, lui et les journalistes étaient interrompus toutes les 30 secondes par des bips, pongs et autre drings provenant des emails qui arrivaient, des notifications de messagerie instantanée et des coups de téléphone.

    Après cette expérience douloureuse, il se fixa comme objectif de revoir l’architecture de son activité entièrement, et six mois plus tard il était de nouveau interviewé. Et quelque chose avait changé : tout se faisait dans un silence total. Et pourtant Brainquicken n’a pas de salarié à part son créateur. Mais Brainquicken fait pourtant travailler de 200 à 300 personnes, en sous-traitance.

    L’auteur fournit un schéma du fonctionnement de son entreprise dans le livre. Et apparaît-il dedans ? Absolument pas. Il est le fantôme dans la machine, et demande juste à ses prestataires de lui fournir des rapports logistiques, qu’il consulte tous les lundis, et des rapports détaillés, qu’il consulte tous les mois.

    Comment appliquer cela ? Pour passer de l’artisanat à l’échelle industrielle, en concevant un système qui peut gérer de 10 à 10 000 produits vendus par semaine, il y a 3 phases :

    - La phase 1 s’applique à vos 50 premiers produits vendus, et tant que vous vendez moins de 10 produits par semaine. Le concept est simple : faites-tout vous même. Mettez votre numéro de téléphone sur le site pour pouvoir répondre directement aux questions des prospects et clients : cela vous permettra d’identifier toutes les questions courantes et de les placer dans une FAQ sur votre site, qui servira non seulement à diminuer les appels, mais aussi comme base pour former les futurs employés de centre d’appels qui répondront au téléphone. Cela vous permettra également d’identifier des publicités trop vagues qui vous amèneraient une vague de prospects non qualifiés.

    - La phase 2 s’applique à partir de 10 produits vendus par semaine. Ajoutez la FAQ que vous avez élaboré à l’étape 1 sur votre site, puis cherchez sur les Pages Jaunes ou sur Kompass des entreprises capables de prendre en charge les opérations administratives et logistiques de votre entreprise, dans la rubrique “services auxiliaires aux entreprises” sur Kompass et “entreprises de routage, de messagerie”, “logistique (services, conseils)” dans les Pages Jaunes. Choisissez des sociétés qui ne vous factureront pas de frais d’ouverture de compte et ne vous imposeront pas de minimums mensuels. Vous devez bien négocier, et faire en sorte de pouvoir payer à 30 jours net, peut-être après un mois de travail avec eux pour montrer que vous êtes quelqu’un de confiance. A ce niveau de volume, il n’est pas facile d’obtenir de bonnes conditions, et c’est pourquoi il est préférable de privilégier de petites structures qui ont besoin de faire rentrer des clients.

    - La phase 3 s’applique à partir de 20 produits vendus par semaine. Vous devriez disposer de la trésorerie nécessaire pour payer les frais d’ouverture de compte et pour atteindre les quotas mensuels des meilleurs prestataires. Essayez de trouver un prestataire qui prend tout en charge, et trouvez un centre d’appels qui répondra aux appels clients. Testez ces derniers en trouvant des numéros en 0800 qu’ils gèrent pour tester leur accueil client et la pertinence de leurs réponses.

    Au niveau des produits, Tim Ferris suit les conseils du génie du marketing Joe Sugarman, qui recommande de limiter au maximum le nombre de produits, leurs options et les possibilités de livraison et de paiement, car trop d’options créé de la confusion chez vos prospects, et peut constituer un frein à l’achat. De plus, cela s’inscrit dans la logique 20/80 et permet d’automatiser au maximum notre muse. Il recommande donc de n’offrir qu’une ou deux options d’achat, de ne proposer qu’une seule option de livraison, et surtout pas une offre de livraison expresse en 24H, qui a le don de générer des centaines d’appels de clients angoissés, d’éliminer totalement les commandes téléphoniques pour ne faire que des commandes en ligne (comme le fait Amazon) et de ne pas proposer de livraisons internationales vers des pays exigeants au niveau des documents de douane et dont les taxes pourraient engendrer des réclamations clients.

    Une fois que vous avez atteint la phase 3, il est temps de trier : appliquez le principe 20/80 à vos clients, identifiez les catégories qui engendrent le plus de problèmes et rapportent le moins, et supprimez-les. Utilisez des techniques pour prévenir l’apparition de clients exigeants qui veulent tout pour rien : n’acceptez pas les paiements par chèque ou mandat, placez le prix de votre produit en haut du panier par rapport à son marché, ne donnez pas de produit gratuit pour attirer des prospects – c’est le meilleur moyen d’attirer des personnes qui veulent tout pour rien – mais faites plutôt un produit bon marché, et proposez une garantie totale satisfait ou remboursé de 30 ou 60 jours, comme Jay Abrahams le conseille dans Getting Everything You can Out of All You’ve Got. Tim Ferris est allé encore plus loin en proposant une garantie à 110% pour ses produits de compléments alimentaires. Cela peut doubler ou tripler vos ventes tout en augmentant les retours de seulement 2 à 3%.

    Etape 4 : L pour Libération

    • Chapitre 12 : Disparaître – Comment s’échapper du bureau

    Le plaisir de l’ultra-mobilité n’est pas réservé aux entrepreneurs : vous pouvez rester salarié et échapper quand même à l’obligation du 9H-17H et de la contrainte géographique. Le télétravail est en pleine explosion, et vous pouvez en profiter aussi.

    Pour cela, vous pouvez soit trouver un emploi qui est dès le début en télétravail, en consultant par exemple le portail Télétravail, soit négocier avec votre patron pour que sur une partie ou la totalité de votre emploi du temps vous ne soyez plus obligé de vous pointer au bureau. Pour négocier dans les meilleures conditions, vous devez faire deux choses :

    1. Montrer à quel point il est avantageux pour l’entreprise d’accepter le télétravail, notamment en en faisant plus que vos collègues pendant le temps imparti.
    2. Faire en sorte qu’il soit plus profitable et avantageux pour l’entreprise d’accepter votre requête plutôt que de la refuser.

    Le deuxième point est facile à mettre en place : demandez à suivre une formation intensive de deux à quatre semaines, qui coûtera cher à l’entreprise, mais dont vous montrerez qu’elle peut lui apporter énormément. Après que vous ayez suivi cette formation, il sera beaucoup plus difficile pour l’entreprise de vous laisser partir, étant donné l’investissement qu’elle aura réalisé pour vous.

    Pour le premier point, il vaut mieux y aller doucement : plutôt que de déclarer abruptement votre souhait de passer au télétravail, faites-vous porter malade pendant deux ou trois jours. Et pendant ces quelques jours, travaillez de chez vous en utilisant la loi du 20/80, la loi de Parkinson et en évitant comme la peste les interruptions – ce qui est beaucoup plus facile chez soi qu’au bureau – pour augmenter de manière très importante votre productivité et pour en faire plus de chez vous que ce que vous auriez fait au bureau. En gros, doublez votre rendement et faites en sorte que votre chef le remarque. Si vous avez besoin d’avoir accès à votre ordinateur de bureau – si des logiciels spécifiques sont installés dessus par exemple, ou si vous devez avoir accès à des documents stockés sur le serveur sécurisé de l’entreprise – utilisez un logiciel comme Teamviewer ou Crossloop pour y accéder de votre ordinateur personnel.

    Ensuite, préparez un bilan chiffré et argumenté de ces 2-3 jours de travail à domicile. Indiquez concrètement combien de travail vous avez abattu en plus par rapport à une journée de travail normal au bureau. Puis, allez voir votre supérieur. Dites-lui en substance que comme il le sait vous avez été malade, mais que vous avez décidé de prendre sur vous pour travailler de chez vous, et que vous avez été surpris de constater que vous étiez plus productif de chez vous – c’est là que vous sortez vos chiffres et arguments élaborés pendant le bilan. Puis dites-lui qu’à titre d’essai, vous aimeriez travailler le lundi et le mardi de chez vous, pendant 15 jours – ne demandez surtout pas la semaine complète au début. S’il refuse, demandez un jour. S’il refuse encore, mettez votre démission dans la balance – comme l’entreprise vient d’investir une forte quantité de temps et d’argent en vous, votre supérieur y réfléchira à deux fois avant de rester sur son refus.

    Une fois que le test est accepté, continuez à utiliser toutes ces techniques de productivité pour faire plus de résultats. Puis négociez 4 jours de télétravail – vous viendrez au bureau le vendredi. Puis, dites que vous voulez allez voir votre famille à l’autre bout du pays, et demandez à ce que la totalité de votre travail soit en télétravail.

    Quand vous serez arrivé à cela, vous serez libre d’aller où bon vous semble, et de travailler comme vous voulez, tant que les résultats seront là. Si vous vous heurtez à un refus insurmontable à une étape du processus, le prochain chapitre est là pour vous aider.

    • Chapitre 13 – Les causes perdues – Tuer votre job

    Certains boulots sont des causes perdues. Les améliorer reviendrait à ajouter de jolis rideaux aux barreaux d’une cellule de prison. Et cela s’applique aussi bien aux emplois traditionnels qu’aux entreprises qui deviennent des prisons pour ceux qui les ont bâties.

    Dans ces cas-là, la meilleure chose à faire est de vous faire virer, ou de démissionner. Cela peut-être dur à accepter, surtout si cela fait 10 ou 15 ans que vous supportez un travail qui ne vous convient pas, mais ce n’est pas parce que vous avez pris de mauvaises décisions il y a si longtemps que vous devez vous empêcher de prendre des bonnes décisions maintenant. Si vous ne le faites pas, vous en souffrirez encore dans 10 ou 15 ans.

    Il y a un certain nombre de peurs qui pourraient vous empêcher de faire cela, notamment :

    1. Si vous partez, c’est pour toujours. Vous y croyez vraiment ?
    2. Comment faire pour payer les factures ? L’idéal est de trouver un nouveau job ou de créer une muse pendant votre temps libre, pour disposer d’une source de revenus immédiatement. Et vous pouvez aussi vivre de vos économies ou du chômage pendant un certain temps, en éliminant les dépenses superflues (vous pouvez lire pour vous y aider des articles comme Le guide du radin : 50 astuces pour vivre frugalement ou Comment j’économise de l’argent).
    3. Mon CV en pâtira. Vraiment ? Si vous avez quitté un job pour faire un tour du monde, vous engager dans une cause humanitaire ou lancer une entreprise, croyez-vous que cela sera mal perçu ? A vous de vendre cela et de le montrer sous un jour positif.
    • Chapitre 14 : Les mini-retraites – Embrasser le style de vie nomade

    Vous connaissez sans doute cette histoire célèbre, d’auteur inconnu, racontant un dialogue entre un pêcheur mexicain et un financier américain :

    Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :

    " Pas très longtemps ", répond le Mexicain.
    " Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus? " demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

    L’Américain demande alors : " Mais que faites-vous le reste du temps? "
    " Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie ".

    L’Américain l’interrompt : " J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. "
    Le Mexicain demande alors : " Combien de temps cela prendrait-il? "
    " 15 à 20 ans ", répond le banquier américain.
    " Et après? "
    " Après, c’est là que ça devient intéressant ", répond l’Américain en riant.
    " Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions ".

    " Des millions? Mais après? "
    " Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. "

    Sur le même mode, Tim Ferris nous raconte la fois où il déjeunait avec un vieil ami. Il allait bientôt être diplômé d’une grande école de commerce et allait travailler dans une grande banque d’affaires, sans doute 80 heures par semaine. Au bout de 9 ans, il pouvait espérer devenir directeur adjoint et gagner entre 3 et 10 millions de dollars par an. Il aurait “réussi”.

    - “Que feras-tu avec tout cet argent ?” lui demanda Tim Ferris
    - “Je ferai un long voyage en Thaïlande”

    Et ceci résume un cliché tenace : que les longs voyages sont l’apanage des millionnaires, du genre “quand j’aurai un million je le placerai à la banque et j’aurait 60 000 € d’intérêt par an qui me permettront de vivre tranquille dans les Caraïbes”. Rien n’est plus faux. La vie dans des pays en voie de développement comme la Chine, la Thaïlande, les Philippines, de nombreux pays de l’Amérique Latine ne coûte rien. Pour 150$ par exemple (environ 100 €), vous pouvez vous offrir un voyage en avion privé pendant 3 jours dans la région de Mendoza en Argentine, avec un survol des plus beaux vignobles du pays au pied des Andes enneigées, et avec un guide particulier. Que vous-êtes vous offert récemment pour 100 ou même 150 €  ?

    Début 2004, l’auteur était surmené et avait décidé de partir en voyage pendant un mois. Il choisi l’Espagne, puis décida que trois mois était ce qu’il lui fallait, et il en profita pour aller explorer ses racines ancestrales en Scandinavie. Et son voyage dura finalement 15 mois, et il se dit “pourquoi ne pas répartir les 20 ou 30 années de la retraite tout au long de ma vie ?”.

    Quand vous vous serez débarrassé de l’obligation de travailler pour vivre, il vous faudra sans doute du temps pour vous libérer de la culture de la vitesse, de la productivité et du paraître dans laquelle vous avez baigné des années. L’un des risques est que vous vous embarquiez dans un “marathon de pays”, comme l’auteur l’a fait, en visitant 7 pays en 3 semaines au début de son voyage de 15 mois. Ce n’est pas une manière de vivre, et certainement pas celle des Nouveaux Riches. Prendre des mini-retraites se ressent et se vit à un rythme lent, apaisant, qui nous laisse la possibilité de changer. Cela prend du temps – au moins 2 à 3 mois selon l’auteur – avant de pouvoir se débarrasser de ses vieilles routines et prendre conscience de la futilité de certaines choses.

    Economiquement, c’est le bonheur car il est possible de vivre très bien avec peu de dépenses dans de nombreux pays du monde. Le tout est de louer un appartement et de ne surtout pas aller à l’hôtel ou dans une auberge. Si vous n’avez pas trouvé un appartement avant de partir, ou tenez absolument à le visiter, inscrivez-vous sur The Couch Surfing Project, qui permet à ses membres d’être hébergé gratuitement presque partout dans le monde et vous permet de faire immédiatement la connaissance de personnes locales.

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    Carte des membres de The Couch Surfing Project. Comme vous le voyez il y a de quoi faire ! Avec cela et votre muse, le monde devient un village où vous êtes sûr d’être toujours bien accueilli partout où vous irez ;)

    Tim Ferris recommande de voyager léger, avec un seul sac que vous gardez avec vous dans la cabine de l’avion, et que vous achetiez le reste sur place (voir l’article de l’auteur à ce sujet). Cela vous permet d’arriver au dernier moment à l’aéroport, et de partir immédiatement une fois que vous êtes arrivé, et vous évite de nombreux autres tracas, comme de devoir subir les assauts de porteurs dans certains pays, et de devoir les payer pour porter vos bagages.

    • Chapitre 15 : Combler le vide – Ajouter de la vie après avoir soustrait le travail

    Quand Tim Ferris s’est retrouvé à la tête d’une entreprise qui lui rapportait 70 000$ par mois, alors qu’il avait juste besoin de vérifier ses emails tous les lundis matins pour la diriger, le bonheur et le paradis qu’il s’apprêtait à trouver en allant à Londres fut un peu différent de ce à quoi il s’attendait : il erra toute sa première journée, en se posant inlassablement la même question “Que vais-je faire ?”. Il y répondit en allant d’abord acheter un sandwich. Puis, comme il ne pouvait concevoir une journée sans liste de choses à faire pour être productif, il pris une feuille de papier et écrivit des trucs comme “penser à dîner”…

    Voilà ce qui vous attendra certainement lorsque vous serez en possession d’une muse fraîchement automatisée et que vous aurez quitté votre ancien travail. Et cette période de transition, car c’en est une, est tout à fait normale. Vous pourrez la combler en vous amusant comme jamais, en enchaînant les safaris en Afrique ou les rencontres mystiques avec des brahmanes Hindous, puis un jour vous en aurez assez de photographier l’énième arrière-train rouge d’un babouin ou de parler du Vaishnava avec un nouvel enturbanné. Et vous pourrez ressentir un vide, notamment au niveau de votre vie sociale.

    En effet, le bureau a ceci de positif qu’il permet de manière automatique d’interagir avec des humains, que ce soit autour des mauvais cafés de la machine ou pendant les quelques blagues qui égaient une réunion interminable. Et cela peut vous manquer ensuite, car lorsque vous vous libérez de cela, vous perdez cette appartenance à la tribu, et les voix dans votre tête résonnent plus fort.

    C’est normal. La liberté, c’est comme un nouveau sport. Il faut un temps d’adaptation avant de pouvoir la goûter pleinement.

    Si de grandes questions vous taraudent, comme “qu’est-ce que le sens de la vie ?” l’auteur vous demande de vous poser les deux questions suivantes :

    1. Chaque terme de la question revêt-il pour moi une signification précise ?
    2. Si je trouve une réponse à cette question, cela m’aidera t-il à agir ?

    “Quel est le sens de la vie ?” ne peut-être répondu par la première question. Evacuez-la. Et si le fait de trouver une réponse à une question ne peut pas se traduire en actions concrètes, évacuez la question.

    Comment combler le vide ? Il y a mille et une manières. La plus précieuse est peut-être de simplement apprendre à savourer le temps qui passe, en se désintoxiquant de notre culture de la vitesse et de la performance. L’auteur recommande que vous passiez pas une période où vous apprenez à ne rien faire, dans des centres bouddhistes, de méditation ou de yoga, pour vous désintoxiquer.

    Note : Je vous recommande fortement si cette aventure vous tente de passer cette “cure” dans le monastère bouddhiste Le village des pruniers, dirigé par le célèbre Thich Nhat Hanh (cité dans ce chapitre de La semaine de 4 heures d’ailleurs ;) ) et situé à Thénac en Dordogne. Vous y apprendrez à vivre plus lentement, en savourant davantage chaque instant, en Pleine Conscience. C’est selon moi un lieu idéal pour servir de “zone tampon” entre votre ancienne vie et votre vie de Nouveau Riche (j’ai passé un week-end dans ce monastère en novembre 2009, mais je vous recommande d’y aller au moins une semaine, voire 15 jours minimum).

    Ensuite, à vous de trouver votre voie. L’auteur l’a trouvé en apprenant sans cesse, en voyageant, en maîtrisant de nouveaux art et de nouveaux sports, et en apprenant de nouvelles langues. Apprendre une langue étrangère, nous dit-il, c’est comme avoir un nouvel oeil pour appréhender le monde. Et son temps libre lui permet de s’impliquer dans des actions humanitaires bénévoles.

    Des milliers d’autres choses sont possibles. La course est longue, et à la fin, elle se passe juste avec vous-même.

    Critique du livre

    Que dire à part que ce livre a totalement changé ma vie ? Sans lui, vous ne seriez pas en train de lire ce blog. Je l’ai lu en mars 2008, et presque toutes les réflexions et actions que j’ai entrepris dans ma vie personnelle et dans ma vie professionnelle ont découlés de cette lecture.

    Avant, je travaillais de nombreuses heures par semaine sur mon entreprise offline, conscient que ce beau rêve qui m’avait tant épanoui s’était transformé en prison, mais incapable de trouver une solution pour m’en échapper. Lire La semaine de 4 heures m’a à la fois permis de 1) trouver ENFIN des solutions pour pouvoir m’échapper de la prison que je m’étais créé, 2) créer chez moi un désir brûlant de m’échapper de ma condition et de vivre pleinement la semaine de 4 heures et 3) m’a réconcilié avec les livres de business, que pour une raison inconnue je ne considérai pas et ne lisais pas.

    Depuis, j’ai automatisé une bonne partie de mon entreprise offline (je dévoile comment dans une interview faite par Michael du blog Esprit Riche, pour le moment uniquement accessible à mes clients de Agir&Réussir, mais qui sera sans doute diffusée dans quelques mois), j’ai créé 4 muses en 2009, sur lesquelles 2 sont rentables et me font gagner environ 1000 € de revenus par mois. C’est peu, mais c’est encourageant, notamment parce qu’elles me demandent quelque chose comme 1 heure de travail par semaine pour m’occuper d’elles ;) . J’applique depuis plus d’un an et demi une diète médiatique qui me fait gagner énormément de temps et m’évite de me faire influencer par le pessimisme et la morosité ambiante des médias. Et évidemment, j’ai commencé à lire des livres de business (en commençant par ceux recommandés par Tim Ferris, comme The E-myth Revisited : Why Most Small Businesses Don’t Work and What To Do About It qui m’a également mis une claque énorme dans la tête), j’ai découvert le Personal MBA et je me suis lancé dans ce défi fou, tout en créant ce blog ;) . Et, last but not least, j’ai créé le club Agir&Réussir, dont le succès a été phénoménal – j’en dévoilerai bientôt plus à ce sujet, stay tuned ;) .

    Bref je ne vis pas encore la semaine de 4 heures, mais j’ai énormément diminué le temps que je passe à faire “du travail pour le travail”, et je peux vous assurer que ce n’est qu’une question de temps – ce sera pour 2011 au plus tard que je pourrai vivre pleinement mon rêve : me consacrer aux voyages et à l’écriture.

    Car les business automatisés ne sont pas un mythe. Mes deux muses en sont un exemple probant, même si elles ne me rapportent pas encore assez pour pouvoir en vivre décemment, et surtout les études de cas en vidéo publiées sur le blog de Tim Ferris ici, ici et ici (24 études de cas en tout) montrent bien que cela est possible. Et c’est sans compter les études de cas données dans la deuxième édition du livre, et  les centaines de vidéos que l’on peut trouver en recherchant “4hww” sur Youtube. Je publierai mardi une partie de ces vidéos avec des sous-titres en Français, stay tuned ! ;)

    Certes, le livre n’est pas sans défauts. Le premier obstacle sur lequel s’abîmeront nombre de lecteurs est l’égo quelque peu surdimensionné de l’auteur (qui transparaît également dans sa présentation au TED), qui aime beaucoup parler de lui et de ses exploits, au point que je me demande si parfois il n’en rajoute pas un peu. Mais s’arrêter à cela reviendrait à refuser de goûter la cuisine sublime d’un chef 3 étoiles sous le prétexte que celui-ci est un peu trop fier de sa création. Nous ne faisons de mal à personne à part à nous même en faisant cela, en refusant d’examiner ce que peut nous apporter ce livre sous prétexte des émotions que fait naître en nous l’égo de l’auteur.

    Le deuxième défaut, et c’est le principal à mon sens, est que Tim Ferris ne parle pas assez de la difficulté et du temps et de l’énergie nécessaire pour mettre en place une muse. Car une muse peut demander beaucoup de tout cela avant d’être complètement automatisée. Certes, contrairement à une entreprise classique, une fois ce temps et cette énergie dépensés, votre muse vous demandera le strict minimum de ces deux ressources pour continuer à tourner, mais sous-estimer le temps de la montée en charge de votre muse et le moment où elle deviendra rentable pourrait vous conduire à vous en détourner trop tôt, alors que la clé est la persévérance et l’acharnement, et qu’une fois que les premiers résultats arrivent, les autres suivent très rapidement.

    Tim Ferris a néanmoins réalisé un tour de force extraordinaire qui contrebalance ce défaut : c’est le seul livre que je connaisse qui suscite chez tant de personnes le désir brûlant et féroce de sortir de leur condition pour vivre leurs rêves. De tous ceux qui l’ont lu autour de moi (et ils sont nombreux ;) ) ce livre n’a pas plu à tous, mais il laisse très rarement indifférent, et ceux qu’il a accroché sont en général irrémédiablement transformés, et peuvent accomplir des changements radicaux dans leur vie, parfois très rapidement. Car il n’y a rien de tel pour contourner des obstacles et soulever des montagnes que d’avoir un désir brûlant de réussir à atteindre son objectif, et Tim Ferris réussit à créer une motivation comme jamais je n’ai pu le voir dans aucun autre livre. Cela peut suffire à passer la difficile étape où l’on déploie beaucoup d’énergie pour peu de résultats, mais mieux vaut être bien conscient qu’il faut s’accrocher et ne pas abandonner pour posséder une muse qui dépose toutes les semaines de l’argent sur votre compte pendant que vous faites ce qui vous plaît ;) .

    Enfin, la critique principale que j’ai pu lire sur le web Anglophone me semble à la fois fondée et injuste : c’est le fait que La semaine de 4 heures est avant tout une collection superficielle de nombreux conseils, trucs et méthodes abordés de manière beaucoup plus approfondie dans d’autres livres. Après avoir lu et chroniqué une bonne trentaine de livres du Personal MBA et beaucoup d’autres en dehors, je peux vous dire qu’effectivement, de nombreuses choses dont parle ce livre sont abordées très superficiellement alors qu’elles sont traitées beaucoup plus en profondeur ailleurs (comme les lois de Pareto et de Parkinson, Sénèque et le stoïcisme, les études de marché sur Internet, l’art de faire une page de vente, comment utiliser Adwords, comment voyager en ultra-nomade, etc.).

    C’est vrai, et c’est injuste de le reprocher à Tim Ferris. Car pour commencer, quand j’ai lu ce livre pour la première fois, je ne connaissais absolument rien à tout cela et la découverte de tous ces concepts expliqués si simplement a été une véritable révélation pour moi. Et grâce au titre extrêmement accrocheur qu’il a trouvé, je pense que beaucoup de personnes qui ne connaissaient pas ou connaissait peu ces concepts ont été amenés à lire le livre et se sont pris comme moi une claque dans la tête, alors qu’elles n’auraient jamais d’elles-même lu des livres expliquant ces notions plus en profondeur, mais de manière isolée et souvent avec un titre à vous faire pousser une grimace d’effroi à la perspective de l’ennui qui vous attend.

    Mais au delà du fait qu’il présente simplement et de manière concrète tous ces concepts, le principal intérêt du livre, et c’est là où il apporte définitivement quelque chose par rapport à tous les livres existants, est qu’il met tous ces concepts en relation les uns avec les autres pour proposer un système qui permet de se libérer de l’obligation de travailler pour vivre afin de pouvoir enfin pleinement vivre ses rêves et s’épanouir. Tim Ferris a intégré dans un système très cohérent et performant des bouts de savoir qu’une vie entière serait nécessaire pour appréhender pleinement, en se focalisant uniquement sur ce qui peut vous être utile pour AGIR, tout en soufflant un vent de motivation extrêmement puissant pour gonfler vos voiles. La semaine de 4 heures est de ce point de vue une œuvre absolument remarquable, qui est une application incroyablement intelligente et concrète de l’idéal de vie stoïcien appliqué à la vie moderne et à l’entreprenariat.

    Au niveau de l’éthique et de l’approche individualiste de ce livre, je trouve qu’une lecture approfondie permet de voir que Tim Ferris répond assez bien à ces questions, et à la fin ce sera à vous de fixer vos propres limites à ce niveau.

    Tout comme Serons-nous Immortels ?, La semaine de 4 heures est l’essence même du “livre rare et exigeant pour changer de vie”. Mais contrairement à lui, il n’est vraiment pas difficile à lire, mais difficile à mettre en place, notamment parce que comme tous les livres il demande à ce que vous mettiez en place des ACTIONS pour… AGIR. Agir, agir, agir et encore agir : voici le seul et unique secret dont vous aurez besoin pour arriver un jour à appliquer La semaine de 4 heures. Car, croyez-moi, si cela demande beaucoup de temps et d’énergie aujourd’hui, nous vivons tout de même dans une époque bénie où Internet est une vaste friche où tout encore reste à faire, et de ce fait il est sans doute beaucoup plus facile de démarrer une muse maintenant que cela ne sera le cas dans 10 ou 20 ans.

    Et surtout, ne sombrez pas dans le déni comme le font certains : disposer d’une ou plusieurs muses entièrement automatisé et vivre pleinement la semaine de 4 heures est tout à fait possible, et rejeter ce principe même ne pourra que vous empêcher de vivre ce qui pourrait bien être le rêve de votre vie. Et même si disposer d’une muse ou vivre la semaine de 4 heures n’est pas votre objectif, je pense que chacun, que vous soyez ouvrier, cadre surmené, étudiant ou éleveur de pingouins, saurez en tirer quelque chose pour l’appliquer à sa vie.

    Vous l’avez compris, ce livre est pour moi un must-read, et plus que cela encore : il a la place d’honneur dans ma bibliothèque, car il représente la quintessence de qu’un livre de non-fiction doit pousser à faire pour moi : AGIR. Une bible, une référence que chacun devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie ;) .

    Pour finir, voici un avant-goût des vidéos qui seront publiés mardi, avec une vidéo incroyablement motivante que j’ai personnellement sous-titrée en Français, spécialement pour vous, conçue par Jesse, qui a appliqué La semaine de 4 heures et nous montre ses voyages à travers le monde illustré par une musique dont la philosophie a beaucoup de points communs avec ce livre (vous pouvez consulter le blog de Jesse Rising Bean et étudier sa muse, PickUp Dance, un site vendant des vidéos pour apprendre à danser pour séduire en boîte) :

    Points forts :

    • Motivant et très enthousiasmant
    • Système complet pour éliminer l’inutile, créer sa muse et vivre la vie de ses rêves
    • Une approche qui met à l’honneur l’aspect pratique et concret, tourné vers l’action,
    • De nombreuses idées géniales ou très intéressantes
    • Résumés simples et accessibles de notions beaucoup plus complexes

    Points faibles :

    • L’approche quelque peu individualiste du livre peu rebuter certains lecteurs
    • La mise en place complète du système préconisé par l’auteur n’est pas aussi simple qu’il le laisse entendre
    • Ne convient pas à tout le monde et à tous les métiers (mais chacun saura y trouver quelque chose)
    • Ego un peu surdimensionné de l’auteur

    Avez-vous lu le livre ? Combien le notez-vous ?

    Médiocre - Aucun intérêtPassable - Un ou deux passages intéressantsMoyen - Quelques bonnes idéesBon - A changé ma vie sur un aspect bien précis !Très bon - A complètement changé ma vie ! (3 votes, moyenne: 5,00 out of 5)
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    Défi PMBA :

    Coût du livre : 19 € (version française)

    Coût total du projet :

    489,06 €
    Nombre de pages : 300
    Nombre de pages totales : 7294
    Temps pour le lire : 3H
    Temps pour écrire cet article : 8H
    Temps total du projet : 292H

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    Tags: automatisation ,Entreprenariat ,entrepreneur ,lifehacking ,muse ,semaine de 4 heures ,tim ferris
      

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       A propos de ce blog

    gravatarBienvenue sur mon blog spécialisé dans des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie. Ces livres ont fait l’objet d’une sélection rigoureuse, je les ai tous lus et choisis parmi des centaines d’autres.

    Laissez-moi votre email et recevez gratuitement le séminaire audio gratuit et exclusif "7 étapes pour cesser de remettre au lendemain et pour rester motivé pour créer et diriger une entreprise"

    Ah, et je hais les spams : je ne cèderai ni ne revenderai jamais votre email à quiconque ;) .

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