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The New Business Road Test

Traduction : Le tour d’essai des nouveaux business – Ce que les entrepreneurs et les cadres devraient faire avant d’écrire un business plan

The New Business Road Test

Phrase-résumée du livre : La plupart des jeunes entreprises échouent, car les entrepreneurs ne testent pas suffisamment leur idée avant de se lancer sur le marché ; ce livre nous donne une méthode en 7 étapes pour faire faire un tour d’essai à son entreprise avant même d’écrire le business plan, permettant ainsi de rejeter des mauvaises idées et d’éviter de perdre des ressources précieuses à encourager le mauvais cheval.

De John W. Mullins, 2006 (deuxième édition), 290 pages

Chronique et résumé du livre :

La passion. La conviction. La ténacité. Voici des traits communs à la plupart des entrepreneurs, sans qui ils ne pourraient pas affronter les challenges, les revers et les coups durs qui se tiennent entre leur idée révolutionnaire et sa mise en action.

Les meilleurs entrepreneurs ont toutefois quelque chose de plus : une volonté de se lever chaque matin et de se poser cette simple question : “Pourquoi mon entreprise va t-elle réussir alors que la plupart échouent ?”. Autrement dit : “Qu’est-ce qui ne va pas avec mon idée, et comment le réparer ?”

Ces entrepreneurs se posent cette question pour des raisons évidentes : ils comprennent les enjeux. Ils savent que la plupart des entreprises échouent, et ils ne veulent pas commencer et supporter activement une entreprise boiteuse, de la race qui consume un an de leur énergie et de leurs ressources pour aboutir à une impasse.

Mais est-il possible de se rendre compte, alors que nous sommes animés par la passion, qu’un projet est voué à l’échec avant de le lancer ? Tout comme la plupart des acheteurs de voiture font un tour d’essai avant de se décider, les entrepreneurs sérieux font un tour d’essai pour tester les opportunités qu’ils considèrent. Et ce livre nous donne une piste en 7 étapes pour pouvoir réaliser ce tour d’essai, avant même de devoir rédiger le business plan.

Les 7 étapes sont les 7 domaines des opportunités attirantes, qui s’inscrivent dans trois éléments principaux :

  • Le marché : les clients potentiels et actuels qui sont prêt à acheter vos type de produits pour satisfaire à leurs besoins ou leurs envies.
  • L’industrie : les concurrents qui offrent des produits ou services similaires au vôtres.
  • Les personnes clés qui composent l’entreprise.

Le marché et l’industrie sont analysés au niveau macro et au niveau micro, ce qui constitue 4 des 7 étapes du tour d’essai. L’analyse des personnes clés se compose au niveau de :

  • La mission d’entreprise de l’équipe, ses aspirations personnelles et sa capacité à prendre des risques.
  • La capacité de l’équipe à agir sur les facteurs critiques du succès.
  • La connexion de l’équipe en haut, en bas, et au travers de la chaîne de valeur – les fournisseurs, les clients, les concurrents.

et forment les 3 dernières des 7 étapes, qui sont détaillées chapitre par chapitre dans le livre. Chaque chapitre comprend entre une et quatre études de cas détaillées de petites et de grandes entreprises, connues et inconnues, ayant réussies ou échouées, pour illustrer les propos de l’auteur, que je n’ai pas reproduit ici. J’ai toutefois indiqué entre parenthèses les entreprises étudiées dans le livre. Suivez le guide.

  • Chapitre 2 : Est-ce que le poisson va mordre ? (l’analyse micro du marché)

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6 Vidéos exceptionnelles pour mieux prendre soin de votre santé

Cet article est la deuxième partie d’une série consacrée aux moyens et à l’importance de prendre soin de sa santé, après 10 choses à appliquer tous les jours pour vivre longtemps et en bonne santé

Il s’agit de 6 vidéos du TED traitant du sujet qui m’ont parues absolument exceptionnelles, et qui sont comme souvent concises et concrètes. Ses 6 vidéos durent chacune de 3 à 22 minutes, pour un total de 78 minutes. Cette fraction infime de votre vie vous permettra de mettre à jour votre esprit à propos des facteurs importants pour vivre longtemps et en bonne santé, et notamment de l’importance d’une alimentation saine et équilibrée.

J’ai indiqué pour chaque vidéo entre parenthèse, après le titre, la durée de celle-ci et si des sous-titres en Français sont disponibles ou non (vous pouvez afficher les sous-titres en cliquant sur “View subtitles”). Si les sous-titres en Français ne sont pas disponibles, voilà une excellente occasion d’entraîner votre Anglais en activant les sous-titres en Anglais, comme je l’indique dans Comment parler English fluently et lire des livres compliqués en Anglais (pour les Nuls). Si vous êtes bilingue Français-Anglais, vous pouvez aussi traduire les vidéos qui ne le sont pas en vous rendant sur cette page du TED. Si vous le faites, faites-le savoir ici, je mettrai à jour l’article pour indiquer que des sous-titres Français sont disponibles ;) .

Si vous ne deviez voir qu’une vidéo : L’importance de s’éduquer à propos la nourriture, et d’éduquer nos enfants (22 min)

Jamie Olivier nous explique dans cette incroyable vidéo émouvante et passionnante son combat pour apprendre aux personnes dépourvues d’éducation dans la nourriture – la plupart des personnes aujourd’hui, selon lui – à manger sainement, en promouvant les cours de cuisine à l’école – chaque enfant devrait quitter l’école en connaissant une dizaine de recettes simples lui permettant d’avoir une alimentation saine et équilibrée. Il se focalise sur la lutte contre l’obésité, mais comme il l’indique lorsqu’il montre les statistiques des causes de mortalité aux Etats-Unis, une mauvaise alimentation entraîne de nombreuses maladies mortelles, et savoir comment se concocter de bons plats équilibrés est un véritable facteur pour vivre longtemps et en bonne santé ;) .

95% des personnes peuvent éviter les maladies cardio-vasculaires, le diabète et l’hypertension (3.5 min, FR)

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Podcast : Conversations Cruciales

Ce 9ème podcast est la chronique audio de Conversations Cruciales, qui est un excellent livre sur l’art de gérer les conversations les plus importantes de notre vie, qui peuvent avoir une influence incroyable sur celle-ci.

Le test dont je parle dans le podcast est le test « Your Style Under Stress » , que vous pouvez passer en vous inscrivant gratuitement sur le site des auteurs, Vital Smarts.

Le résumé du chapitre 10 dont je parle à la fin est consultable dans la deuxième partie.

Vous pouvez écouter ce podcast en live en cliquant sur le bouton Play en haut, téléchargez le MP3 en cliquant sur Download, ou le récupérer dans iTunes directement.

Lire plus de commentaires sur Crucial Conversations sur Amazon.

 
 
Astuce !

10 choses à appliquer tous les jours pour vivre longtemps et en bonne santé

Plusieurs lecteurs m’ont indiqué que la chronique de Serons-nous immortels ? est intéressante, mais qu’il serait bien d’avoir une synthèse des conseils concrets que donne ce livre, étant donné la taille de celui-ci et de la chronique. C’est chose faite avec ces 10 choses qui pourront faire une différence énorme dans votre vie si vous les appliquez jour après jour, car il n’y a rien de plus puissant pour construire quelque chose que de le faire brique après brique, jour après jour : un jour nous nous retournons et contemplons étonné l’édifice de notre vie, composé de toutes ces briques, de tous ces jours que nous avons accumulés. En s’occupant de notre santé chaque jour, nous posons tous les jours une brique dans l’édifice de notre vie longue et pleine de santé. Voici dix de ses habitudes qui sont autant de briques à poser chaque jour. Suivez le guide.

Avertissement : je ne suis ni médecin, ni nutritionniste. Je m’appuie néanmoins sur deux livres écrits ou co-écrits par des médecins pour cet article :

  • Serons-nous immortels ?, co-écrit par le docteur Terry Grossman, qui s’appuie sur plus de 200 études scientifiques pour étayer ses propos.
  • Anticancer, du docteur David Servan-Schreiber

1 – Limitez au maximum votre consommation de viande rouge

Il est préférable d’éviter dans tous les cas la viande rouge, même maigre, car le bétail est en général saturé par les hormones et les antibiotiques utilisés par les élevages industriels, notamment parce qu’il faut plus de temps pour élever une vache ou un cochon qu’une poule. De plus cette viande est souvent riche en cholestérol, et il y a un risque d’infection par les prions, en raison de la maladie de la vache folle.

Au pire, mangez de la viande rouge bio, mais essayez de privilégier la viande blanche et les poissons riches en EPA/DHA, notamment le saumon. Prenez les bio si vous le pouvez.

2 – Privilégiez les bonnes graisses

C’est à dire les graisses Omega 3 et Omega 6 plutôt que saturées et les mauvaises graisses insaturées (pour une explication de ce que sont les graisses saturées et insaturées, voir le chapitre 6 : Graisses et protéines de Serons-nous immortels ?).

Pour cela, concentrez-vous sur les aliments suivants :

  • Les noix
  • Les poissons riches en EPA et DHA, notamment le saumon (le saumon sauvage en contient plus que le saumon d’élevage) et ayant des taux faible de mercure.
  • De l’huile d’olive extra-vierge (ce dernier point est très important).
  • Des graines de lin et de l’huile de lin pressée naturellement.
  • Des légumes.
  • Du tofu.
  • Les viandes maigres, et en particulier les viandes blanches (poulet, dinde). Evidemment, il est préférable de sélectionner des volailles fermières élevées sans hormones et sans antibiotiques.

Et évitez absolument :

  • Les graisses saturées des viandes grasses, du beurre, du lait et des autres produits animaux.
  • Les huiles de cuisine commerciales (toujours leur préférer de l’huile d’olive extra-vierge).
  • Les graisses hydrogénées de la margarine ou des graisses végétales, et de presque toutes les pâtisseries commerciales.
  • De frire en friteuse. Il est préférable de faire sauter à feu vif en utilisant de l’huile d’olive extra-vierge, et le mieux est de mettre de l’eau dans un wok, d’y ajouter une petite quantité de d’huile, et de faire cuire pendant un temps court à température moyenne ou modérée.

3 – Bien mâcher est très important pour notre santé

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Comment gérer les critiques en 4 étapes

Si vous vous lancez dans un quelconque projet ayant un minimum d’envergure, vous ferez face à des critiques. Et parfois beaucoup. Que vous créiez une entreprise, une association, un livre, une méthode, un blog, une invention, que vous définissiez un objectif ambitieux comme devenir riche, être champion du monde dans un sport, faire un tour du monde en voiture (et bateau ! ;) ), gagner une médaille olympique, devenir chef d’entreprise ou acteur professionnel, vous courez le risque de vous mettre sous le feu de critiques, souvent nombreuses, souvent blessantes, et rarement réfléchies et constructives. Et cela arrivera d’autant plus que ce que vous faites s’écarte des normes de ceux qui sont susceptibles de vous critiquer.

La gestion des critiques : mon histoire

Lorsque j’ai décidé d’arrêter l’école à 18 ans pour créer mon entreprise, j’ai dû faire face à de nombreuses critiques. J’aimai dire à l’époque que “mes parents ne rentraient pas dans l’équation”, mais ils ont tout de même eu l’ouverture d’esprit de me laisser faire cette expérience, et je crois que je n’ai pas été trop mauvais pour les convaincre du bien-fondé de mon projet, donc ils n’ont pas été la principale source de critiques que j’ai dû gérer.

Les critiques venaient principalement de trois sources :

  • Mes amis et camarades
  • La famille dans sa globalité
  • Les personnes que je rencontrai et à qui je parlai de mon projet

Les deux premières catégories sont importantes psychologiquement – enfin, peut-être moins lorsque l’on a 18 ans et que l’on est en pleine période de rébellion adolescente – mais la troisième a été déterminante pour moi : dans cette catégorie se trouvait toute personne importante susceptible de m’aider, de m’apprendre les nombreuses choses que je ne savais pas, et de financer mon projet.

Mettez-vous à la place de n’importe quel adulte raisonnable : vous voyez arriver un gringalet boutonneux de 18 ans, qui vous dit qu’il en a marre de l’école et qu’il veut créer son entreprise dans l’informatique, alors qu’il n’a aucun diplôme, aucune expérience, aucun réseau relationnel, et aucun client. Votre ressenti pourrait être un mélange d’admiration pour son courage et de rire sur ses chances d’y arriver et de développer une entreprise qui dure, et votre cœur pourrait balancer davantage d’un coté que de l’autre, mais une chose est sûre : vous ne le prendriez pas autant au sérieux qu’un homme mûr de 35 ans qui a 10 d’expérience, un réseau relationnel développé et une clientèle qui n’attend que la création de son entreprise pour faire appel à lui. Et, quelque part, vous auriez raison. Et vous pourriez trouver totalement fondé les critiques que vous lui feriez, notamment sur la viabilité même de son projet.

Cependant, si vous êtes ce jeune homme de 18 ans qui a tout lâché pour ce rêve et pour qui il représente son seul espoir – tel qu’il le perçoit – d’une vie meilleure, il y a fort à parier que vous ne serez pas très ouvert vis-à-vis des personnes qui critiquent le bien-fondé même de votre projet. Et, quelque part, vous auriez raison.

Car se lancer à corps perdu dans un projet, en franchissant la première étape de la transformation d’un rêve en réalité, ne peut se faire que si vous croyez à fond à votre projet. Vous avez une part d’incertitude (Et si ça ne marche pas ? Et si il n’y a pas autant de clients que prévu ? Et si le banquier ne veut pas me faire le prêt ?), mais au fond de vous vous êtes persuadé de la viabilité de votre projet et de votre capacité à le mener à terme (quoi qu’il en soit, je vais tenter, et je ferai tout pour réussir). Cette croyance est à la fois votre principale force (c’est elle qui vous motive et vous donne la force de dépasser toutes ces contraintes) et votre principale faiblesse potentielle : à trop croire à un projet comme solution pour réaliser un désir pour le moment frustré, vous pouvez vous enfermer dans votre tour d’ivoire et refuser de voir les défauts les plus évidents de votre projet.

C’est pourquoi il est d’une importance capitale de distinguer les critiques constructives de celles qui ne le sont pas, les critiques qui nous apportent quelque chose de celles qui nous descendent sans aucun autre but. J’ai vite appris à le faire, empiriquement, et j’ai eu l’occasion d’affiner un peu les critères qui permettent de déterminer s’il faut attacher de l’importance à une critique.

Comment distinguer les bonnes critiques des autres en 4 étapes

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Ready, Fire, Aim – 2

Note : ceci est la deuxième partie de la chronique. La première partie se trouve ici.

    Deuxième partie : L’Enfance

    • Chapitre 9 : De 1 million à 10 millions et au delà

    Si vous avez suivi le programme proposé dans la première partie du livre, vous amené votre entreprise au bord de l’Etape 1 et êtes prêt à l’emmener dans la croissance rapide de l’Etape 2. Vous avez appris à l’Etape 1 de nombreuses choses importantes sur comment faire des affaires dans votre marché, et vous avez notamment :

    • Localisé votre coeur de marché – où se trouvent vos meilleurs clients.
    • Trouvé le meilleur média pour les atteindre.
    • Déterminer le meilleur prix pour votre produit phare.

    Les ventes de l’Etape 1 vont ralentir quand vous aurez épuisé le marché avec votre produit phare. Au début, les ventes seront sporadiques pendant que vous vous acharnerez à découvrir votre Stratégie Optimale de Vente( SOV). Une fois que vous l’aurez déterminée, les ventes vont augmenter de manière exponentielle, puis vont ralentir un peu pendant que vous ferez des ajustements à votre SOV – trouver de nouveaux médias, augmenter ou diminuer le prix, avoir une nouvelle Grande Idée pour votre campagne de publicité.

    Ce schéma de croissance rapide et de ralentissement peut continuer pendant un moment, puis toutes les petites améliorations que vous tenterez se révèleront futiles. La raison est en générale très simple : votre produit phare, qui vous a amené où vous en êtes, a épuisé son potentiel. La plupart des acheteurs potentiels de votre marché l’ont achetés ou ont décidés de ne pas l’acheter. Il y a toujours un raisonnable nombre de nouveaux clients qui arrivent sur le marché et qui achètent votre produit, mais les jours des ventes exponentielles sont finis.

    Que faire ?

    A ce stade, la plupart des entrepreneurs échangent leurs rêves d’entreprises multi-millionnaires pour quelque chose de plus “réaliste”, comme de réduire les dépenses opérationnelles, d’arrêter leurs publicités les moins rentables et se contentent d’un maigre salaire et de maigres bénéfices pour leur entreprise. Si le marché ne ralentit pas, ils peuvent continuer de cette manière indéfiniment. Ainsi l’auteur cite des statistiques montrant que 95% des entreprises américaines ne dépassent pas un chiffre d’affaires d’un million de dollars.

    Selon l’auteur, ces entreprises sont des entreprises d’auto-emplois, c’est à dire qu’elle offre à leur propriétaire un job garanti et un salaire qui est celui qu’ils gagneraient à travailler pour quelqu’un d’autre. C’est d’après Michael Masterson mieux que d’être employé, parce que l’entreprise d’auto-emploi permet l’indépendance, mais il pense que vous devriez viser plus que d’avoir le salaire d’un directeur et d’avoir le sentiment d’être en charge de votre futur. Vous devriez avoir une entreprise qui vous fournit la puissance financière suffisante pour vous libérer et vous permettre de faire ce que vous voulez, tout en vous procurant l’excitation de la voir croître.

    Vous pouvez le faire, à condition de comprendre que les challenges de l’Etape 2 sont différents de ceux que vous avez déjà affrontés. Le problème majeur auquel vous avez dû faire face pendant l’Etape 1 était de découvrir votre SOV et de vendre. Mais que faire quand votre produit phare a atteint son plein potentiel et ne peut plus faire espérer d’augmentation de ventes futures ?

    Michael Masterson, en nous donnant comme exemple des entreprises de publication qu’il a dirigé ou codirigé pendant de nombreuses années, nous explique que la solution est simple : lancer plus de produits, et même beaucoup plus de produits, pour augmenter les ventes. Il est sain pendant l’Etape 1 de se focaliser essentiellement sur un produit phare, et de devenir excellent dans l’art de le vendre. Mais pour dépasser l’Etape 1, il faut créer et vendre de nouveaux produits conçus pour le marché pour lequel vous vendez votre premier produit. Il y a deux choses importantes à considérer :

    - Selon l’auteur il vaut mieux lancer une dizaine de produits plutôt que de se concentrer sur le fait de lancer 2 ou 3 produits exceptionnels, tout simplement parce qu’il est impossible de savoir si un produit va bien se vendre ou non tant qu’il n’a pas été lancé. Comme en moyenne seul un produit sur deux ou trois est bon, et un produit sur cinq ou dix est excellent, vous avez beaucoup plus de chances de tomber sur des produits gagnants en en lançant beaucoup, puis en laissant tomber ceux qui ne se vendent pas bien et en vous focalisant sur les gagnants.

    - Il faut bien prendre conscience de la différence entre le marketing “front-end” et “back-end”. Le premier s’adresse aux prospects – ceux qui ne vous ont jamais acheté de produits – et le deuxième à vos clients. Le but du front-end est d’acquérir de nouveaux clients. Le but du back-end est de faire du profit. La plupart des entrepreneurs ne connaissent pas ce concept selon l’auteur. Reprenant l’analyse de Jay Abrahams dans Getting Everything You can Out of All You’ve Got, Michael Masterson explique que vous pouvez très bien acquérir des clients à perte si vous savez qu’ils seront rentables à moyen ou long terme grâce aux produits qu’ils vous achèteront ensuite.

    • Chapitre 10 : L’innovation – la clé pour la croissance de la deuxième Etape

    Dans son best-seller The Tipping Point: How Little Things Can Make a Big Difference (traduit en Français sous le nom Le Point de bascule : Comment faire une grande différence avec de très petites choses, mais l’édition est apparemment épuisée), Malcolm Gladwell, examine la manière dont certains nouveaux produits créent de nouveaux marchés en prenant la part du lion, comme les iPods ou les Slinkys.

    La plupart de ces produits, dit Malcolm Gladwell, ne sont pas des révolutions surgies de nulle part, mais juste des variations mineures d’idées qui se trouvaient déjà dans l’air du temps, et dont des produits circulaient déjà. Selon l’auteur, les innovations dans un marché sont semblables à une expérience de physique très courante au lycée : un professeur rempli un verre d’eau à ras-bord. Puis, il verse une gouttelette d’eau. Contrairement à ce qu’attendent les étudiants, la gouttelette supplémentaire reste au sommet de l’eau. Le professeur rajoute des gouttelettes, une par une, et elles finissent par former un monticule d’eau est plus haut que la hauteur du verre. Puis, soudainement, une seule gouttelette supplémentaire fait que le monticule d’eau complet s’écroule et s’écoule le long du verre.

    Selon Gladwell, les nouvelles tendances fonctionnent de cette manière : dans n’importe quel contexte social, beaucoup de personnes partagent la même idée de base à propos des innovations qui devraient être apportées. Des innovations se font jour ici ou là, mais la plupart de ces innovations sont absorbés par la culture en place sans produire de différences significatives.

    Ces innovations mineures sont malgré tout repérées par d’autres innovateurs qui peuvent voir la tendance, comme ils verraient le monticule d’eau, et comprennent que tôt ou tard il va s’écrouler.

    Selon Michael Masterson, cela signifie que votre objectif n’est pas de développer des idées totalement nouvelles, mais de repérer des tendances qui commencent et de développer des produits qui les anticipent un peu – juste assez pour attirer l’attention des clients.

    Mais alors, quid de l’importance de développer des produits moi-aussi que l’auteur a prôné dans le chapitre précédent ? Selon lui, le problème des imitations pures et dures est qu’elles viennent toujours trop tard, et qu’un compétiteur peut facilement entrer sur le marché avec son propre produit moi-aussi et faire s’effondrer vos ventes. Ces produits sont toutefois très utiles pour générer l’essentiel de la rentabilité de votre entreprise, en appliquant le principe de front-end (le marketing et les produits destinés à vos prospects) et de back-end (le marketing et les produits destinés à vos clients) développé dans le chapitre précédent. Voyons comment.

    Pour gagner de nouveaux clients dans un marché compétitif, des produits ordinaires ne sont pas très efficaces. Des innovations point de bascule sont ce qu’il vous faut : des variations innovantes de produits existants qui vont déclencher une véritable frénésie d’achat dans votre marché. Vous pouvez gagner de l’argent en vendant ces produits point de bascule, mais souvent ce n’est pas là que se trouve la véritable rentabilité de votre business : elle se trouve dans tous les produits ordinaires que vous vendrez ensuite à ces clients que vous venez d’acquérir. Toute personne qui vous a acheté un produit est beaucoup plus susceptible d’en racheter d’autres ensuite, parce qu’elle a apprécié votre produit et vous fait à présent confiance, et également susceptible d’acheter des produits plus chers. Cela veut dire qu’à produit égal, votre client préfèrera l’acheter chez vous plutôt que chez le concurrent, et que les coûts en marketing pour vendre ces produits seront beaucoup plus réduit que ceux que vous proposez au front-end.

    Donc pour résumer :

    1. Le secret pour entrer dans de nouveaux marchés ou faire revivre une entreprise moribonde est de créer des produits point de rupture.
    2. Le secret pour créer des produits point de rupture est de trouver des produits tendances dans des marchés émergeants, et de trouver une manière de faire un produit semblable, mais nouveau et différent.
    3. Vous avez besoin de produits point de bascule pour votre front-end, mais vous pouvez gagner beaucoup d’argent en vendant des produits ordinaires, à condition que vous les vendiez à vos clients existants.

    Mais comment concrètement créer des produits point de bascule ? Selon Michael Masterson, la clé est de créer beaucoup de produits : seul un sur dix deviendra un produit point de bascule. Et comment faire pour avoir beaucoup d’idées de produits intéressants ? La clé est de faire des brainstorming, avec au minimum 3 personnes et au maximum 6 (ou à l’extrême rigueur, 8), et en suivant la formule en 8 étapes que l’auteur donne dans son livre. Un conseil important qu’il donne est également d’enregistrer complètement la session de brainstorming (car personne ne se rappellera un mois plus tard du cheminement qui a amené à l’idée, et tous les détails comptent dans la mise au point d’un produit innovant) et de faire rédiger une page de vente décrivant le produit dans les 24H suivant la session.

    Vous pouvez également utiliser un excellent outil appelé le Cube de Produits Magique. C’est un cube car, comme tous les cubes, il a trois dimensions : la première est le prix, la seconde le type de produit, et la troisième la Proposition Unique de Vente. Pour le golf cela pourrait donner :

    • Prix : vous avez trois niveaux de prix, entrée de gamme, gamme moyenne, et haut de gamme
    • Type de produit : vous vendez des clubs de golf, des balles de golf et des sacs de golf
    • PUV : vous avez trois professionnels du golf qui ont signé un contrat pour avaliser vos produits : Tiger Woods, Bubba Watson, Joe Bailey.

    Avec cela, vous avez 3 fois 3 fois 3 produits potentiels différents, c’est à dire 27. Vous pouvez également ajouter une catégorie à chaque dimension, en ayant par exemple un très haut de gamme, des accessoires de golf divers, et un autre professionnel du golf. Cela ferait 4 fois 4 fois 4 produits, c’est à dire 64 !

    • Chapitre 11 : La vitesse – mettre en place Prêt, Feu, Visez dans votre entreprise

    Quand l’innovation et la vitesse sont combinées, les résultats peuvent être incroyables. Selon l’auteur, la quantité de croissance qu’une entreprise peut attendre dans son deuxième stade de développement est directement reliée à sa capacité à générer et tester des nouvelles idées de produit rapidement.

    Si vous faites des sessions de brainstorming comme conseillé au chapitre précédent, vous serez capable d’avoir de nombreuses idées de nouveaux produits en y passant juste une journée tous les deux ou trois mois. Mais vous aurez besoin de passer beaucoup de temps pour faire en sorte de concrétiser ces idées. Il y a bien sûr de nombreuses autres choses pour lesquelles vous serez sous pression, mais vous devriez à présent avoir une demi-douzaine de personnes clés sur qui vous appuyer pour en déléguer l’essentiel.

    Pour réussir en tant qu’innovateur, vous devez développer des sentiments passionnés pour trois choses :

    1. Vous devez aimer les bonnes idées.
    2. Vous devez haïr l’apathie. Quand vous travaillez avec de nouvelles idées, vous devriez être anxieux à propos du temps qui passe.
    3. Vous devez apprécier le processus. Amener des idées nouvelles de la conception à l’exécution est souvent une procédure longue et laborieuse. Si vous la trouvez trop ennuyeuse, vous pourriez ne pas vous y engager suffisamment et laisser trop de latitude à la chance.

    Pour implanter des bonnes idées aussi vite que possible, une bonne solution est de faire tester le produit d’abord par des clients existants, en leur offrant gratuitement contre des feedbacks sur ce qu’ils ont aimés ou non. Toutes les entreprises ne peuvent pas le faire, mais si vous le pouvez n’hésitez pas, car :

    - Votre base existante de clients est toujours votre meilleur marché. Si votre nouveau produit ne se vend pas rapidement alors qu’il est gratuit à vos clients, il ne fonctionnera certainement pas si vous en faites la publicité ailleurs.

    - Parce que le nouveau produit est affiché comme un test et donné gratuitement, il n’a pas besoin d’être totalement finalisé. Cela fait économiser beaucoup d’argent.

    - Un lancement test de ce genre vous donne des retours de vos clients avant qu’il ne soit officiellement lancé. Tous ces retours vont vous permettre d’améliorer le produit.

    - Cela donne à l’équipe marketing des témoignages clients convaincants à propos de la valeur du produit.

    - Enfin, l’annonce à vos clients qu’un nouveau produit est testé peut créer une attente qui fait qu’il pourra y avoir un meilleur taux de réponse à ce produit lors de son lancement officiel.

    Mais les deux concepts phares pour lancer rapidement des produits sont :

    L’échec accéléré

    Vous devez rester assez humble pour réaliser que la plupart de vos bonnes idées seront rejetées par vos clients, pour différentes raisons. Vous devez accepter les échecs. Et faire en sorte qu’ils profitent à tout le monde, en documentant ces échecs et en les publiant dans l’entreprise, de manière à ce que chaque nouvelle idée puisse être comparée avec les anciennes pour déterminer si un des échecs passés peut aider à en éviter un nouveau.

    La stratégie Prêt, Feu, Visez

    Cette stratégie veut dire ce qu’elle veut dire : quand vous avez une idée qui a le potentiel de faire croître votre entreprise, testez-la dès que vous êtes prêt, sans essayer de la rendre parfaite.

    En d’autres termes : utilisez la plus grande partie de votre temps, de votre argent et de vos ressources à faire en sorte que l’idée soit prête à être testée. Toutes les autres choses que vous pouvez faire pour perfectionner le concept devrait être fait, au maximum, après le test, et uniquement si l’idée a montrée qu’elle est viable.

    Reprenons l’exemple de 7-Up, non pas tel que cela s’est passé lors de l’introduction sur le marché de cette boisson en 1929, mais dans une application que la stratégie Prêt, Feu, Visez aurait pu donner.

    L’idée est de vendre un cola incolore, alors que le marché ne connaît que des colas colorés, comme le Coca-Cola. Quand vous discutez de cette idée pendant la séance de brainstorming, vous réalisez que réaliser le produit a deux inconnues majeures :

    1. Est-ce que le marché va aimer le goût du nouveau produit ?
    2. Est-ce que le marché est prêt à boire un cola incolore ?

    Pour répondre à ces deux questions, vous devriez d’abord créer un cola avec un excellent goût et incolore avant de faire quoi que ce soit, ce qui peut prendre des années et coûter des millions de dollars. Si vous cassez l’innovation en ses deux constituants essentiels et les testez séparément, vous pouvez accélérer le processus.

    La stratégie évidente serait de tester l’aspect incolore en premier en essayant de le vendre à un groupe de test marketing aussi vite que possible, et en faisant un test scientifique permettant de montrer si oui ou non un cola incolore peut être vendu. Si la réponse est non, vous aurez économisé énormément de temps, d’argent et de ressources en évitant de créer un goût exquis pour une boisson qui ne se vend pas.

    Créer une culture Prêt, Feu, Visez dans votre entreprise réduira le temps nécessaire pour faire à peu près tout. Cela réduira le coût des échecs, augmentera les chances de succès, et diminuera les dommages que le temps a sur chaque bonne idée. Michael Masterson donne 8 concepts clés pour accélérer l’implantation de cette stratégie :

    1. Expliquer les concepts clés. Quand vous introduirez cette stratégie dans votre entreprise, vous devrez faire face à une résistance interne aux changements, venant parfois de vos meilleurs éléments.
    2. Soutenez le management. Certaines parties de votre entreprise prendront plus longtemps que d’autres à s’adapter.
    3. Appliquez. Pour mettre en place tous ces changements, la clé est que vos employés vont suivre vos actions, pas vos paroles.
    4. Etablissez des paramètres. Vos employés doivent savoir à quelle vitesse vous voulez qu’ils aillent. Soyez spécifique.
    5. Obtenez des accords. L’implantation ne fonctionnera que si vos employés clés la supporte.
    6. Accélérez graduellement. Vous ne pouvez pas passer l’Etape 2 en juste quelques semaines. Si votre but ultime est de créer 50 produits et que pour le moment vous n’en avez créé qu’un en trois ans, faites de ces 50 produits un objectif sur 3 à 5 ans.
    7. Supportez l’entreprise pendant sa croissance. Soyez libéral avec le fait d’embaucher de nouvelles personnes, mais strict sur le fait de licencier les moins bons.
    8. Suivez le programme. La méthodologie est Prêt, Feu, Visez, et elle expliquée en détail dans le livre.
    • Chapitre 12 : Se tenir prêt

    Le concept Prêt, Feu, Visez est à propos de la vélocité, à propos des profonds bénéfices de passer d’une idée à l’action le plus rapidement possible. Mais cela ne veut pas dire de s’emballer et de passer à l’action avant que vous ne soyez prêt. C’est Prêt, Feu, Visez, pas Feu à Volonté. C’est mettre le pistolet au niveau de vos épaules et le pointer, et pas tirer à partir de la hanche.

    Pour vous assurer de faire cela, il faut vous posez 7 questions essentielles tout au long du processus :

    1 – Est-ce que j’ai une bonne idée ?

    Vous ne saurez jamais à quel point est bon un produit tant que vous ne l’avez pas testé sur le marché. Mais cela paye de vous poser cette question au début – quand vous brainstormez l’idée.

    Commencez par définir ce que bon signifie pour vous. Est-ce que le produit est bon dans le sens où il est meilleur qu’un autre produit ? Bon dans le sens où le marché en a besoin ? Ce sont des motivations communes pour développer de nouveaux produits, mais cela ne suffit pas. Pour développer votre entreprise vous devez vendre beaucoup de produits, mais chacun de ces produits doit être vendu une certaine quantité. Tant que votre produit ne s’est pas vendu à cette quantité minimale, il ne peut être bon.

    Donc, avant de lancer votre produit, parlez au coeur de votre équipe marketing – les 6 ou 8 personnes qui seront les plus impliqués dans le lancement – de votre objectif de ventes. Expliquez vos pensées, demandez-leur ce qu’ils en pensent. Si quelqu’un a des doutes sur l’objectif, demandez “Ok, François, si tu ne penses pas que le produit tel que nous l’imaginons n’est pas assez bon pour vendre 10 000 exemplaires, comment peux t-on l’améliorer ? Comment peut-on le rendre assez bon pour atteindre l’objectif ?”

    2 – Est-ce que je sens que cela va fonctionner ?

    Si on laisse à Michael Masterson le choix entre 1) analyser méthodiquement quand une idée de business est assez bonne pour avoir du succès dans le marché et 2) s’appuyer sur l’intuition d’une personne expérimentée, il choisit la seconde solution.

    L’intuition est plus fiable pour anticiper le futur qu’une analyse formelle, car elle incorpore des années et des années d’expérience et d’information collectées via des observations minutieuses, dont la plupart ne peuvent pas être remémorées consciemment mais continuent à alimenter le processus de prise de décision.

    Vous avez probablement déjà un ressenti sur ce qu’est ou non un bon produit. Ne l’ignorez pas. Mais faites plus attention aux conseils de ceux qui ont plus d’expérience dans le lancement de nouveaux produits sur le marché.

    3 – Est-ce que mes objectifs de vente sont réalistes ?

    Votre idée de produit est bonne. Elle apporte un grand bénéfice explicite aux clients, et vous le sentez bien, aussi. A présent, vous définissez des objectifs de vente. Vous devez maintenant vous demander : “Est-ce que ces objectifs sont réalistes ?”

    Si vous avez fait tout ce que conseille l’auteur, la réponse est probablement oui. Mais parce que les résultats dans une entreprise sont rarement aussi bons que les attentes, vous devriez passer un peu de temps à faire des calculs “Et si je me trompe ?” :

    • Déterminez combien cela coûtera de transformer votre idée en produit. Prenez ce nombre et doublez-le.
    • Déterminez combien d’exemplaires seront vendus (ou combien de revenus cela apportera), et divisez ce nombre par deux.

    Si même après avoir doublé vos coûts et réduit vos bénéfices par deux l’aventure semble toujours profitable, allez-y. Sinon, laissez tomber.

    4 – Puis-je tester l’idée ?

    Comme les hypothèses scientifiques, les idées de business peuvent être testées dans des environnements contrôlés. Tester les idées est une procédure standard du marketing direct, ce qui est une des raisons pour lesquelles l’auteur pense que chaque entreprise devrait faire du marketing direct.

    Tous les nouveaux produits ne peuvent pas être testées sur des groupes échantillons avec du marketing direct, mais beaucoup le peuvent.

    5 – Est-ce que je connais les tâches qui doivent être accomplies ?

    Avant de vous retrousser les manches, cela paye de créer une courte liste des principales tâches qui doivent être accomplies. Une telle liste ne devrait pas mettre plus de quelques heures à être réalisée.

    6 – Est-ce que j’ai les personnes qui peuvent réaliser les tâches ?

    Toutes les grandes idées ont besoin de grandes personnes pour en faire des succès. Avant de continuer plus avant, stoppez et demandez-vous “qui peut m’aider ?”

    Commencez par choisir votre champion, une personne dont vous pensez qu’il a la personnalité pour concrétiser l’idée. Un champion doit 1) croire en l’idée, 2) avoir l’autorité pour la mettre en pratique, 3) avoir l’expérience pour prendre des sages décisions tout au long du projet.

    En plus de ce champion, une bonne idée peut avoir besoin d’autres personnes talentueuses pour jouer des rôles clés : qui peut produire le produit ? Qui peut le tester sur le marché ? Qui peut être en charge de la complétion des opérations ?

    7 – Ai-je un plan B ?

    Parfois, tout est là : l’idée est bonne, vous avez un bon feeling à propos d’elle, les tests fonctionnent bien, et des personnes de talent sont derrière elle, et pourtant le produit s’écroule face contre terre alors que vous commencez à le pousser. Plutôt que d’être surpris par un événement aussi peu probable, pourquoi ne pas le planifier en avance ?

    En ayant un plan B – un plan “Que faire si cela échoue ?” vous seriez bien plus préparé à agir si ce temps vient.

    • Chapitre 14 : Cibler le produit

    Prêt, Feu, Visez ne veut pas dire que vous êtes prêt à créer des produits médiocres. C’est au contraire, une des manières les plus efficaces de créer des produits de qualité, car moins d’argent et de temps sont gaspillés dans des fonctions, des mécanismes et des détails dont les clients n’ont que faire. Moins de ressources gaspillées à l’étape Prêt signifie plus de ressources pour l’étape Visez.

    L’auteur nous met en garde contre la tentation que peuvent avoir les entreprises de diminuer les coûts en diminuant la qualité des composants du produit de manière imperceptibles : de petites détériorations insensibles du produit peuvent s’accumuler et produire à la fin un résultat largement inférieur au produit original, sans que la dégradation de la qualité soit sensible à chaque étape.

    Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’attacher à réduire les coûts de fabrication, mais qu’il faut avoir en tête que développer une entreprise à succès requiert de construire des relations à long terme avec ses clients. Au final, ce que vous ferez en ciblant votre produit dépendra de la manière dont vous pensez que le monde des affaires fonctionne.

    L’auteur a trouvé que les hommes d’affaire – enfin, tous les êtres humains – sont divisés en deux groupes :

    1. Ceux qui ressentent, à un niveau instinctif, que l’univers est limité et déconnecté.
    2. Ceux qui ressentent que l’univers est interconnecté et en expansion infinie.

    Ceux qui pensent que l’univers est limité et déconnecté pensent que la richesse est quelque chose de limité et donc doit être amassé et gardé. Ceux qui ressentent l’inverse pensent à la richesse comme quelque chose qui peut être étendu indéfiniment et partagé.

    Les premiers ont tendance à traiter ceux qui sont proches d’eux mieux que des étrangers. Ils ont donc tendance à rendre leurs produits aussi peu chers à produire que possible : au mieux est leur marge nette, au mieux ils se sentent. Les deuxièmes suivent un principe différent : ils pensent que la bonne manière est de donner autant de valeur que possible – et aussi généreusement à un étranger qu’à leurs proches.

    Les amasseurs suivent la Règle de l’Or :

    Au moins je donne à mes clients, au plus il en restera pour moi.

    Les partageurs suivent la Règle d’Or :

    Traitez vos clients comme vous aimeriez être traité en tant que client.

    Michael Masterson a rencontré en 30 ans de carrière plus d’amasseurs que de partageurs. Et pire, il  a été un amasseur lui-même. Cela a représenté pour lui une expérience stupide, auto-destructrice et dégradante. Et cela lui a coûté beaucoup d’argent – il le sait à présent.

    Car il sait à présent qu’il peut gagner plus d’argent plus facilement en suivant la Règle d’Or – en traitant ses collègues, employés, vendeurs et clients comme il aimerait être traité en tant que collègue, employé, vendeur et client. Il sait que s’il donne plus il va obtenir plus, et que si il partage davantage, davantage sera partagé avec lui.

    Si vous voulez développer une entreprise qui continue à croître, ne passez pas votre temps à essayer de réduire vos coûts de production. Passez une bonne partie de votre temps à vous demander “comment je peux rendre cela meilleur ?”.

    Parce que vous avez été prêt avant de tirer, vous êtes arrivé sur le marché avec un produit que vous connaissez comme étant déjà bon. Et vos clients semblent heureux avec celui-ci. Mais parce que vous croyez en la Règle d’Or, bon n’est pas assez bon pour vous. Vous voulez que vos clients soient plus qu’heureux avec tous les produits qu’ils vous achètent. S’ils sont heureux avec vos produits, ils vous récompenseront en en achetant davantage. S’ils sont plus qu’heureux, ils vous recommanderont à leurs amis et collègues.

    Pour vous assurer de cela, vous devez vous engager dans un processus d’amélioration incrémentielle – en améliorant vos produits légèrement, même s’il n’y a aucune évidence que vos clients ne soient pas heureux. Mais n’oubliez pas que les profits comptent. Faire en sorte que votre entreprise soit rentable est la meilleure manière de vous assurer qu’elle produira des produits de qualité toujours supérieure. Gardez en tête que vous voulez améliorer votre produit pour en faire le meilleur dans un marché étroit. Vous ne voulez pas vendre la meilleure montre du monde pour 39 €, vous voulez vendre la meilleure montre à 39 € du monde.

    • Chapitre 15 : Cibler le marketing, partie 1

    Pour franchir l’Etape 1, vous avez dû devenir un expert pour vendre votre produit phare à un type de clients. Pour franchir l’Etape 2, vous devez étendre votre ligne de produits – et cela veut dire étendre vos compétences en marketing.

    Si vous n’êtes pas un vendeur et un marketeur nés, ne vous en faites pas : Michael Masterson indique qu’il ne pense pas qu’il y avait moins doué que lui quand il a commencé. Et vous connaissez déjà les choses les plus importantes. Il vous suffit de pratiquer les trois étapes que donne l’auteur pour que, un jour, les personnes autour de vous vous qualifient de “génie du marketing”, et que vous penserez que vous ne le méritez pas – alors que vous le mériterez.

    Etape 1 : Exorciser les démons

    Même si vous avez créé une entreprise qui a atteint ou dépassé un million d’euros de chiffre d’affaires, vous pouvez nourrir des mauvais sentiments à propos du processus de vente. Vous pouvez également avoir peur de vendre. Si c’est le cas, ne vous inquiétez pas : c’est extrêmement courant. Mais pour devenir un génie du marketing, votre entreprise a besoin que vous changiez vos pensées et votre ressenti par rapport à la vente. Pour cela, l’auteur donne trois mythes extrêmement courants et leurs remèdes :

    • Mythe 1 : Il est bon de vendre des choses à des personnes qui en ont besoin, comme des céréales ou du lait, mais il est mauvais de vendre des choses à des personnes qui n’en ont pas besoin, comme des télévisions ou des voitures de sport.
      • Réalité : Plus de 90% de ce que les personnes achètent est basé sur des envies, pas des besoins.
    • Mythe 2 : Il est bon de vendre des choses, à condition de ne pas demander plus que ce qu’elles valent.
      • Réalité : Qu’est-ce que la valeur signifie réellement ?  Il est souvent dit qu’il y a une différence entre la valeur intrinsèque et la valeur perçue, la valeur intrinsèque étant la valeur comme denrée de base, et la valeur perçue étant ce que le produit vaut d’un point de vue psychologique. Il y a une certaine vérité là dedans, mais gardez à l’esprit que 95% du commerce moderne n’est pas basé sur le fait de vendre des denrées de base, mais des choses qui ont été fabriquées. Et quand quelque chose a été fabriqué, il y a de la place pour des différences qualitatives. Et là où il y a des différences qualitatives, il y a de la place pour de la valeur perçue. Combien cette petite différence en qualité vaut est entièrement subjectif.
    • Mythe 3 : Il est bon de rendre les choses meilleures, mais il est mauvais de les vendre.
      • Réalité : Oui, c’est cela, oui. Si vous comprenez que plus de 90% de ce que les personnes achètent est basé sur des envies, pas des besoins, et que 90% de ce que nous payons pour n’importe quel objet est basé sur une valeur perçue, pas intrinsèque, alors vous devez conclure que le monde du business est à plus de 90% à propos de faire vibrer les molécules, pas de satisfaire les besoins humains de base.

    Cela nous amène à la Règle d’Or du génie du marketing :

    Ne soit pas effrayé de faire à ton voisin ce que tu as secrètement envie que l’on te fasse.

    Ce qui est une autre manière de dire “Traitez vos clients comme vous aimeriez être traité”.

    Etape 2 : Faire exploser les revenus avec trois approches basiques

    Jay Abraham dans Getting Everything You can Out of All You’ve Got explique qu’il n’y a que trois manières de développer une entreprise :

    1. Augmenter le nombre de clients.
    2. Augmenter le panier d’achat moyen des clients.
    3. Augmenter le nombre de fois où les clients reviennent et achètent à nouveau.

    Imaginons que vous avez mille clients qui achètent en moyenne pour 100 € à chaque achat, et qu’ils achètent en moyenne deux fois dans l’année.

    Cela donne donc :

    1000 x 100 x 2 = 200 000 € de chiffre d’affaire

    Que se passe t-il si l’on augmente de juste 10% ces trois facteurs ?

    1100 x 110 x 2,2 = 266 200 € de chiffre d’affaire

    Le chiffre d’affaire augmente de 33,1%. Et une augmentation de 25% de tous ces facteurs double presque le chiffre d’affaire en le faisant atteindre 390 625 €. C’est très simple. Mais les résultats peuvent être incroyables.

    Pour savoir comment faire, lisez la chronique ou directement le livre.

    Etape 3 : Un cours intensif en vente et en marketing

    L’auteur nous donne 20 leçons et nous encourage à prendre une heure pour les étudier, puis de les revisiter une fois par mois pendant un an. En voici les titres, avec un aperçu des questions qu’elles posent :

    1. Vos clients ne font pas attention à votre entreprise ou à vous. Ils font attention à eux-même.
      • Est-ce que vos messages marketing prennent en compte ce fait fondamental ?
    2. Une petite proportion de vos clients vous donne la part du lion en profits.
      • Avez-vous identifié ces grands acheteurs dans votre base ?
      • Est-ce que vous communiquez avec eux séparément des autres clients ?
      • Les remerciez-vous pour ce qu’ils vous apportent ?
    3. Comprenez pourquoi vos clients vous achètent à vous.
      • Jeffrey J. Fox dans son livre How to Become Ceo dit que les clients n’achètent que pour deux raisons : pour se sentir bien (avec eux-même) et pour résoudre un problème.
    4. Presque toute transaction de vente débute par un processus de génération de prospects.
      • La génération de prospects peut être accomplie de nombreuses manières, mais la plus efficace est de loin le marketing direct.
      • Si votre entreprise n’utilise pas des techniques de marketing direct pour générer des prospects, vous ratez une grande opportunité.
    5. Apprenez le marketing multicanaux.
      • Il n’y a pas de raison pour lesquelles chaque entreprise n’utiliserait pas au moins 3 ou 4 médias de vente et marketing.
    6. Suivez la Règle d’Or du génie du marketing : traitez vos clients comme vous aimeriez être traité.
      • Développer l’habitude de penser à, parler à, et traiter vos clients comme vous aimeriez que l’on pense de vous, que l’on vous parle et que l’on vous traite.
    7. Comprenez le secret du Tabouret à Quatre Pattes.
      • Chaque campagne marketing à succès a quatre éléments, comme vu dans la première partie de cette chronique : la Grande Idée, le Grand Bénéfice, la Grande Promesse et la Preuve. Si vous vous assurez que votre équipe marketing adresse ces 4 éléments dans chaque publicité ou promotion, vous n’aurez pas à vous inquiéter des échecs.
    8. Comprenez que les plaintes et les objections des clients sont la clé pour de meilleures ventes.
      • Les hommes d’affaire inférieurs haïssent les plaintes des clients et leurs objections car ils ont l’impression d’être critiqués.
      • Les hommes d’affaire supérieurs comprennent que les plaintes et les objections sont les blocs de construction pour de meilleurs produits et de meilleurs discours de vente.
    9. Maintenez une politique “pas d’impasse” à propos de vos produits.
      • Chaque vente devrait conduire à une autre opportunité pour vous de résoudre le problème d’un client ou de satisfaire à un désir.
    10. Tirez parti de l’inertie des clients.
      • Les génies du marketing comprennent que la léthargie et l’apathie sont les principales raisons pour lesquelles les clients arrêtent d’acheter.
      • En rendant les futurs achats automatiques, vous pouvez aisément doubler les revenus de votre entreprise.
    11. Comprenez la règle des 20/80.
      • Appliquez la loi de Pareto à votre stratégie marketing. Comme 20% de vos clients vous donneront 80% de vos revenus, traitez-les comme des VIP.
    12. Comprenez la Proposition Unique de Vente de chaque produit.
      • Quand vous lancez un produit, demandez-vous : “est-ce que c’est quelque chose dont les personnes ont vraiment besoin aujourd’hui ? Ou c’est quelque chose qui n’est plus valorisé ?”
      • Il n’est pas suffisant d’avoir une PUV. La PUV doit être désirable. Faites-en sorte que chacun de vos produits a une PUV désirable, et promouvez-les comme un fou.
    13. Chaque ligne de produit a besoin de sa propre marque.
      • Tout comme chaque produit a besoin de sa propre PUV, chaque ligne de produit a besoin de sa propre identité.
    14. Ne laissez jamais s’émousser la lame de votre marketing.
      • Alors que votre entreprise croît de plus en plus, vous remarquerez que beaucoup d’efforts de vente et de marketing continuent simplement parce qu’ils sont en place depuis des années. Est-ce qu’ils sont encore rentables est une question que personne ne se pose.
    15. Comprenez les secrets de la complexité du coeur.
      • Pour créer des campagnes marketing qui percent, vous devez toucher les véritables désirs et problèmes de vos clients.
      • Ce qui à l’extérieur peut ressembler à un désir de luxe peut être une peur de l’embarrassement à  l’intérieur.
    16. Pratiquez la réciprocité avec vos clients.
      • Donner à vos clients quelque chose de gratuit sur le long terme est la meilleure manière d’établir une relation à long terme et profitable.
      • En leur donnant avec de leur prendre, vous apprenez à vos clients qu’ils sont en sécurité en faisant des affaires avec vous.
    17. Comprenez que l’intimité est la clé de la valeur à vie d’un client pour votre entreprise.
      • La familiarité est le terreau dans lequel les ventes poussent. L’intimité rend les ventes encore plus faciles.
      • Soyez toujours honnête avec vos clients dans vos communications. Ils apprécieront si vous l’êtes, et le sauront si vous ne l’êtes pas.
    18. Soyez confiant et enthousiaste quand vous vendez.
      • N’ayez jamais peur quand vous faites un discours de vente.
    19. Ne poussez pas ou ne soudoyez pas vos clients.
      • Les appels à froid et d’autre formes “hardcore” de vente sont fondamentalement faibles car elles se basent sur l’intimidation et donc créaient des relations déséquilibrées.
      • Si votre entreprise se repose sur ces formes de vente, vous serez maudit par tous les problèmes qui accompagnent ces tactiques aussi longtemps que vous êtes dans le business.
    20. Développez et nourrissez une culture marketing qui met l’emphase sur trois sentiments.
      • Tout d’abord, faites en sorte que les bénéfices pour vos clients soient au coeur du développement des produits.
      • Ensuite, apprenez à vos employés que donner de la valeur devrait être au coeur de toutes les transactions de vente.
      • Enfin, mettez la sincérité au coeur de toutes vos communications avec vos clients.
    • Chapitre 16 : Cibler le marketing, partie 2 – Comprenez la frénésie de l’achat

    Un des clients de Michael Masterson possède une entreprise internationale de publication générant plus de 270 millions de dollars de chiffre d’affaire annuel. Ses responsabilités lui demandent de voyager partout dans le monde. Durant les 15 dernières années, l’auteur a fait une cinquantaine de voyages avec lui. Durant ces 15 années, il ne l’a vu utiliser qu’un seul sac de voyage, un sac en nylon miteux, informe et usé sur les bords, sa fermeture fonctionnant à peine. Il le trimballe dans ses voyages en première classe, et dans ses suites dans des hôtels 5 étoiles à Paris ou Madrid.

    Du point de vue de l’auteur, son client a désespérément besoin d’un nouveau sac. Mais lui ne le voit pas de cette façon. Tant que son petit sac pathétique peut transporter ses effets, il n’en achètera pas un nouveau parce qu’il ne sens pas qu’il en a besoin d’un nouveau. Et s’il n’en a pas besoin d’un, il n’en veut pas un.

    Michael Masterson, d’un autre coté, veut un nouveau sac presque à chaque fois qu’il rentre dans un magasin qui en vend. Il en veut un en cuir noir, un autre en daim marron, un avec beaucoup de compartiments, un autre d’un seul tenant. A coté de la pièce où il écrit ceci, il y  a un mur contre lequel sont rangés 14 sacs, de toutes les tailles et de toutes les formes. Clairement, il n’a pas besoin d’un sac de plus. Pourtant, il est sûr que la prochaine fois qu’il ira dans un magasin, il en voudra un autre.

    Souvent, quand son client et lui voyagent ensemble, ils passent devant un magasin de bagages ou un magasin d’accessoires qui a  des sacs en vitrine. Michael Masterson s’arrête presque toujours pour regarder… et ensuite suggère qu’ils entrent ensemble “juste pour jeter un oeil”. Son client lui rend généralement ce service, mais sans enthousiasme. Pour lui, une boutique qui vend ces choses est aussi intéressante qu’un magasin de robes pour l’auteur. Entouré par des douzaines de nouveaux sacs de voyage, l’auteur se sent rempli d’énergie. Mais tout ce qui l’excite à propos de sacs ennuie son client. Avant que 10 minutes ne se soient écoulées, il a quitté le magasin, son vieux sac à la main, et l’auteur s’est frayé un chemin jusqu’à la caisse avec un quelconque nouveau sac à ajouter à sa collection.

    Question : si vous étiez dans le business des sacs de voyage, quel client voudriez-vous ? Le gars qui a un sac et a vraiment besoin d’un nouveau ? Ou le gars qui a plein de sacs vides et qui n’a véritablement pas besoin d’un nouveau ?

    Quand l’auteur pose cette question à un séminaire avant de raconter cette histoire, la plupart des personnes répondent qu’ils voudraient plutôt le premier client car il a besoin d’un sac. Quand il pose cette question après avoir raconté cette histoire, la plupart disent qu’ils voudraient le client qui n’a pas besoin de sac. Ils comprennent.

    Ils comprennent que ce n’est pas à propos de ce que le client a besoin. C’est à propos de ce que le client désire.

    Examinons les implications psychologiques du penchant de l’auteur pour posséder autant de sacs de voyage. Est-il fou ? Peut-être. Mais il se sent pas fou. Il se sent bien à propos de ses sacs, comme certaines femmes à propos de leurs chaussures, ou des hommes à propos de leurs voitures, ou de leurs livres.

    Quand l’auteur entre dans un magasin de bagages, il n’agit pas rationnellement – mais pas irrationnellement non plus. Quelque part dans son esprit, il a pleinement conscience qu’il n’a pas besoin d’un nouveau sac. Mais il est aussi conscient qu’il ressent beaucoup de plaisirs à posséder ces produits, et il sait que parfois – si le magasin a les bons produits et les bons vendeurs – il ressent beaucoup de plaisir dans l’expérience d’achat elle-même. Il reconnaît rationnellement que s’il entre dans un tel magasin il a de bonnes chances d’apprécier le moment, et de sortir de la boutique avec quelque chose qu’il pourra apprécier dans le futur. C’est plutôt rationnel, non ?

    Ainsi, reprenant en partie l’analyse de Maslow dans sa fameuse pyramide, Michael Masterson nous indique qu’à partir du moment où nous avons couvert nos besoins de base – la nourriture et l’abri – l’objectif suivant, si nous sommes intelligent, est d’économiser ou d’acheter des choses qui pourront nous être utiles dans le futur, et qu’ensuite, tout ce que nous dépensons a pour objectif de nous donner une meilleure vie, c’est à dire, acheter des choses dont nous n’avons pas besoin.

    Ainsi comme il le disait dans le chapitre précédent, vous ne devriez jamais vous sentir mal en vendant des produits à des personnes qui n’en ont pas réellement besoin, parce que 1) il y a très peu de ventes qui ne tombent pas dans cette catégorie, et 2) comme acheter des choses dont vous n’avez pas besoin est quelque chose que vous faites tout le temps, alors vendre ce que les autres veulent et désirent est une manière très efficace de suivre la Règle d’Or du génie du marketing : traitez vos clients de la manière dont vous voudriez être traité.

    Qu’est-ce qui déclenche cette frénésie d’achats dont l’auteur nous fait part avec son goût immodéré des sacs de voyage ? Après y avoir réfléchi pendant des années, il est parvenu à la conclusion qu’il y a trois facteurs qui la stimule :

    1. Avoir le sentiment que j’ai plus d’argent que je n’en ai besoin.
    2. Etre exposé à des signaux de vente psychologiquement efficaces.
    3. Ressentir du plaisir en achetant.

    Vous ne pouvez guère influencer le premier paramètre, mais les deux derniers paramètres sont largement déterminés par la manière dont votre entreprise communique autour de ses produits et les vend à ses clients.

    Critique du livre :

    Une fois n’est pas coutume, il y a un pan entier du livre que je n’ai pas chroniqué : l’Etape 3, l’adolescence et l’Etape 4, la maturité (7 chapitres en tout), tout simplement parce que j’estime que si vous arrivez à amener votre entreprise à la lisière de la troisième Etape, vous aurez largement eu le temps d’acheter et de lire ce livre ;) . L’auteur y met l’accent sur la nécessité d’amener des compétences corporate dans votre entreprise pour franchir l’étape 3, en identifiant et éliminant les goulets d’étranglement (de manière similaire à ce qui est décrit dans le livre Le But), puis indique que l’Etape 4 est de vous retirer du travail actif dans votre entreprise et de devenir son principal investisseur et conseiller.

    Lire ce livre est assez frustrant pour l’entrepreneur que je suis : d’après Michael Masterson, je n’ai jamais dépassé la première étape du développement d’une entreprise. Il n’y a que donc sur cette première étape que je peux parler d’expérience, et je n’ai qu’une chose à dire : la focalisation de l’auteur sur la vente, la vente, et encore la vente est on ne peut plus vraie et réaliste. En cela, la lecture de Ready, Fire, Aim a également été éclairante pour moi : pour toute entreprise qui se créée, trouver ses premiers clients et faire ses premières ventes devrait être la toute première priorité, et après ces premières ventes je suis entièrement d’accord avec l’auteur sur le fait que l’entreprise devrait consacrer 80% de ses ressources et de son temps à vendre. Et que la majorité des entrepreneurs font l’erreur de ne pas accorder aux ventes la priorité qu’elles méritent et se focalisent sur d’autres tâches – aménager les bureaux, créer et imprimer des plaquettes et des cartes de visites, créer leur site web – par ignorance et par peur de se lancer dans la vente.

    J’ai fait cette erreur là lorsque j’ai créé mon entreprise, et j’aurai vraiment aimé avoir lu l’Etape 1 de ce livre, tant elle m’aurait fourni un guide à appliquer dans mon entreprise, à la fois pour me fixer des objectifs, et dans mes actions de tous les jours. Il m’aurait peut-être permis, des années avant que je ne découvre The Emyth Revisited, de comprendre que comme le dit l’auteur “la liberté que l’entreprenariat vous donne est en général la liberté de travailler deux fois plus longtemps et deux fois plus dur que ce que vous faisiez auparavant”, à moins que l’on ne créé un business plutôt qu’un job. De plus, l’accent mis sur la question fondamentale “Comment vais-je trouver mes clients ?” et les pistes et méthodes que donne l’auteur me paraissent absolument brillantes.

    La première partie me semble donc excellente, tout comme la deuxième : le fait que pour développer une entreprise il faille d’abord vendre très bien un produit phare, puis lancer de nombreux produits, soit à destination de prospects sur notre marché existant ou sur d’autres marchés, soit à destination des clients actuels me semble tout à fait judicieux. L’auteur insiste sur l’importance de la différence entre le marketing de front-end (à destination des prospects) et de back-end (à destination des clients) et cela me paraît un point extrêmement important que l’on peut mettre des années à réaliser si l’on n’a pas reçu la bonne formation en commerce et marketing – ou lu les bons livres ;) .

    De plus, la méthode Prêt, Feu, Visez qui est à la base du livre est pertinente et pratico-pratique : elle permet d’éviter la procrastination et le perfectionnisme tout en permettant de tester plus rapidement des produits en les confrontant à la réalité du marché. En lançant plusieurs produits, cela permettra de déterminer efficacement ceux qui fonctionnent le mieux, puis de se concentrer sur ceux-ci pour les améliorer et mieux les marketer en s’aidant des ressources financières qu’ils ont dégagés. C’est brillant, clair et simple à comprendre (mais sans doute moins à appliquer).

    Enfin, le fait que l’auteur décompose la croissance d’une entreprise en 4 étapes ayant chacune leurs propres challenges est génial, car cela fournit une carte, un guide pour tous les entrepreneurs en herbe qui n’auraient par eux-même que peu d’idées sur la grande image à adopter pour parvenir à amener leur entreprise au delà de 100 millions d’euros de CA.

    Le livre n’est toutefois pas sans défaut. Le premier est que l’objectif affiché de l’auteur en créant autant d’entreprises et passant par ces 4 étapes est d’avoir une vie à La Semaine de 4 heures où comme il le dit, il travaille quand il veut, où il veut, et avec qui il veut, en faisant uniquement ce qu’il veut faire. Même si l’auteur y est arrivé, la très faible proportion d’entreprises qui dépassent 100 millions de CA (ou même 10 millions) par rapport à toutes celles qui se créent, et les délais qu’il donne pour passer de l’étape 1 à l’étape 4 (une dizaine d’années) font que cela me semble beaucoup plus difficile et beaucoup moins réaliste que les muses automatisées préconisées par Tim Ferris. Mais sa méthode reste excellente pour ce qui concerne les entreprises classiques.

    Le second est que, si les deux premières étapes sont bien détaillées, les deux dernières sont très simplifiées et que le contenu du livre ne reflète sans doute pas la complexité réelle de ces étapes. Mais si vous y arrivez, je pense que non seulement vous aurez lu le livre, mais en aurez lu bien d’autres d’ici là, et que vous serez entouré de personnes compétentes désireuses de vous aider ;) .

    Enfin, tout comme pour La Semaine de 4 heures, l’ego de l’auteur apparaît visiblement dans tous les chapitres, car comme Tim Ferris il ne cesse de se montrer en exemple et de présenter sa vie comme un idéal.

    Comme pour Tim Ferris, il serait toutefois dommage de s’arrêter là, car la méthode Prêt, Feu, Visez, la focalisation sur la vente et la décomposition de la croissance d’une entreprise en 4 étapes font de ce livre une référence pour tout entrepreneur. Un must-read.

    Points forts :

    • Focalisation sur la vente intelligente et assortie de nombreuses méthodes et pistes pour la mettre en oeuvre
    • Méthode Prêt, Feu, Visez pratico-pratique permettant d’éviter la procrastination et le perfectionnisme outrancier
    • Ecrit simplement, avec de nombreux exemples
    • Décomposition pertinente de la croissance d’une entreprise en 4 étapes
    • Globalement, excellent guide pour tout entrepreneur avisé

    Points faibles :

    • L’objectif d’une vie libre débarrassée de la contrainte du travail est beaucoup plus réaliste et atteignable via la méthode de La Semaine de 4 heures que de Ready, Fire, Aim
    • Deux dernières étapes un peu trop simplifiées
    • Ego un peu surdimensionné de l’auteur qui pourra rebuter des lecteurs
    • Pas traduit en Français

    Avez-vous lu le livre ? Combien le notez-vous ?

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    Défi PMBA :

    Coût du livre : 19,38 €

    Coût total du projet :

    508,44 €
    Nombre de pages : 375
    Nombre de pages totales : 7669
    Temps pour le lire : 5H
    Temps pour écrire cet article : 10H
    Temps total du projet : 307H

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    Etude de cas audio : Comment Véronique, cadre sup dans la Santé, a mis en place GTD

    Véronique Guiberteau

    Véronique Guiberteau est une femme dynamique et très active, ancienne médecin, qui a à présent des responsabilités importantes dans une entreprise qui s’occupe d’établissements de santé. Elle a posté fin décembre 2009 un commentaire dans ma chronique de GTD disant qu’elle applique GTD depuis 1 an, et donnant des conseils pour l’implémenter. Sachant à quel point GTD est difficile à mettre en place, j’ai sauté sur l’occasion et lui ait proposé de l’interviewer pour qu’elle nous explique en détails comment elle a fait, et pour qu’elle nous donne ses précieux conseils de vétérante ;) (si vous aussi pensez avoir appliqué correctement les principes d’un livre déjà chroniqué ici, n’hésitez pas à me contacter pour réclamer votre interview).

    La qualité du son est médiocre, sorry. Les deux premières minutes sont particulièrement atroces, ensuite cela va mieux mais il y a beaucoup de grésillements (si vous savez comment faire sauter cela avec Audacity, je suis preneur ! ). C’est pourquoi je vous propose aussi la transcription écrite de cette interview (les […] indiquent que le ou les mots étaient inaudibles).

    En bas de page se trouvent les ressources, comprenant des liens vers tous les outils que Véronique utilise.

    Bonne écoute, ou bonne lecture !

    Vous pouvez écouter ce podcast en live en cliquant sur le bouton Play en haut, téléchargez le MP3 en cliquant sur Download, ou le récupérer dans iTunes directement.

    Interview  

    Olivier : Bonjour, c’est Olivier du blog « des livres pour changer de vie ».

    Pour ce podcast, on a pour la première fois une étude de cas. Je suis tombé il y a quelque temps sur le commentaire de Véronique tout en bas de la chronique de GTD qui disait en gros : « J’ai réussi à mettre en place GTD »… et elle donnait beaucoup de conseils et expliquait comment elle avait fait.

    Donc ça m’a intéressé. J’ai contacté Véronique pour savoir si elle serait prête pour faire une interview, pour expliquer comment elle a mis en place GTD et quels conseils elle pourrait nous donner.

    Donc bonjour Véronique !

    Véronique :  Bonjour Olivier !

    Olivier : Alors déjà, est-ce que tu peux te présenter rapidement pour nos auditeurs ?

    Véronique : Je suis Véronique Guiberteau. J’utilise la GTD depuis maintenant un peu plus d’an an. Je suis cadre dans une entreprise qui s’occupe d’établissements de santé. J’ai été confrontée à de multiples tâches puisque je suis itinérante.

    Olivier : D’accord. Itinérante, c’est-à-dire ? Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ?

    Véronique : Je travaille pour ce qu’on pourrait appeler, mais qui n’est pas dans les termes juridiques, une filiale, en tout cas une direction régionale. Ce qui fait que dans le contexte de notre activité, j’ai en charge 7 établissements pour ce qui est de la facturation et de la génération du chiffre d’affaire, ainsi qu’une partie de l’analyse de données.

    Olivier : D’accord, on peut dire que c’est un travail qui est quand même assez prenant, j’imagine…

    Véronique : C’est un travail qui est relativement prenant avec surtout des tâches relativement différentes. Puisque d’une part j’ai des tâches qui ressortent de la direction régionale et du Co-régional , qui mettent des tâches spécifiques. Je vais avoir des tâches qui sont des tâches de management et d’encadrement d’équipes dans les établissements, en sus d’une petite équipe régionale. Et en suite des tâches qui sont des tâches d’analyse de données, qui peuvent aller de choses relativement simples, je dirais : mise en place de tableaux de bord, de suivi, de pilotage, à des analyses un peu plus importantes. Ce qui fait une relative diversité des tâches parce qu’il y a à la fois du management assez classique avec de la gestion de projet et d’autre part des choses qui sont beaucoup du travail de l’ordre personnel.

    Je ne sais pas si c’est relativement explicite. C’est quand même une grande diversité de tâches qui ont des timings différents. Il y a des tâches qui sont de l’ordre de la réflexion, sur des timings relativement longs. C’est-à-dire proposer de nouveaux indicateurs aux directeurs des établissements de façon à faire évoluer certaines idées ou certaines stratégies. Mais aussi d’autre part, tout simplement encadrer des équipes avec ce que cela comporte. C’est-à-dire mon ordinateur portable ne marche plus, donc j’appelle l’informatique ou j’écris à l’informatique, plus exactement. Je dirais des tâches qui ont des urgences différentes, qui ont des gestions différentes. J’y ajouterai un autre facteur. Je travaille à Paris, je vis à Marseille. J’ai environ plus de 50% de mon temps qui est lié à du management, d’encadrement d’équipe, et j’ai environ 40% de mon temps que je consacre à des travaux que je pourrais faire à l’autre bout du mondes à condition d’avoir un accès internet, un accès au serveur… je dirais des conditions de travail. Que je peux faire n’importe où.

    Olivier : D’accord. Donc ces 50% de travail que tu pourrais faire à distance, tu les fais à Paris ou à Marseille actuellement ?

    Véronique : A Marseille

    Olivier : A Marseille, d’accord.

    Véronique : De préférence à Marseille ! J’ai un accord avec mon employeur […] tout se passe bien, avec un emploi du temps extrêmement souple, qui dépend aussi… nous on est une interface dans une région, une direction régionale, nous sommes une interface entre le siège et les établissements, ce qui fait qu’on est sollicité du bas, du haut… ce n’est ni le bas ni le haut, on est aussi sollicité par le siège. […]

    Olivier : En fait dans ton métier, tu fais vraiment des tâches très variées. A la fois, tu dois gérer les interruptions, des tâches à court termes, moyen terme, long terme… tu dois gérer des réflexions, etc. tu as vraiment un boulot qui a un panel très large d’activité. Ça va être très intéressant de découvrir comment tu as utilisé GTD pour ça. Mais déjà, est-ce que tu peux nous dire quand est-ce que tu as découvert GTD ?

    Véronique : J’ai découvert GTD parce que j’ai un ami avec qui d’ailleurs j’ai déjà travaillé, qui m’a offert, enfin offert… je travaillais avec lui, j’ai fait une mission avec lui et il m’a offert, il y a un peu plus d’un an, le livre GTD en me disant ; «  lis-le, c’est intéressant, etc. » C’est vrai que ça devait être à l’automne, et bien j’ai découvert cette façon là, j’ai assez rapidement adhéré.

    Olivier : Tu l’as lu en automne 2008, c’est ça ?

    Véronique : Tout à fait

    Olivier : Explique-nous un petit peu comment tu as commencé à le mettre en place ? Déjà est-ce que tu l’as mis en place tout de suite un système ? Est-ce que tu as changé toutes tes habitudes ou tu y es allée progressivement ?

    Véronique : Alors je vivais depuis des années, depuis le début des années 2000 avec de nombreuses alertes Outlook, qui étaient extrêmement polluantes, parce que j’avais des alertes toutes la journée qui revenaient. Et ç m’énervait, avec cette notion très bien décrite par certaines personnes qui se mettent à la GTD, d’avoir toujours cette impression de ne pas arriver à faire les choses. D’autre part j’étais obligée d’avoir – sans parler de grandes gestion de projets – d’avoir des mini- gestions de projets par ailleurs. C’est-à-dire de la déclinaison de tâches derrière une idée centrale ou une action centrale à faire. Il y a toujours des tâches à découper. D’autre part, troisième point, après avoir été quasiment workaholic , j’étais dans une réflexion depuis probablement plusieurs années. Mais consciemment depuis quelques mois, je dirais depuis un an, sur comment améliorer ma productivité et comment me dégager du temps pour faire autre chose.

    Donc c’est ensemble de choses qui fait que : 1. j’étais polluée dans mon quotidien de travail ; 2. Il me manquait quelque part un bon outil ; 3. J’avais un projet personnel quelque part qui était de me libérer du temps, ne pas y passer ma vie, qui ont fait que j’ai particulièrement adhéré. J’insisterai là-dessus parce que j’ai un Iphone, beaucoup de systèmes GTD sont sur l’Iphone, il y a plusieurs propositions et très souvent quand on regarde les commentaires, on a : « c’est une usine à gaz ! », « c’est trop compliqué à mettre en œuvre », etc. Et je voudrais revenir à la page de la GTD, si on en fait qu’un outil… la GTD n’est pas uniquement un outil, c’est aussi une méthode globale. Ça a en plus considérablement amélioré ma vie personnelle et son organisation aussi. Parce que progressivement j’ai tout intégré dedans.

    Olivier : Donc au début tu étais un terreau fertile pour le GTD parce que tu avais cette envie d’équilibrer un peu mieux ta vie professionnelle et personnelle et d’être plus productive au travail. Et d’être moins interrompue par toutes tes interruptions… mais comment tu as commencé à mettre en place ? Est-ce que tu t’en rappelles ? Est-ce que tu as commencé progressivement ou tu t’es dit que du jour au lendemain tu allais changer toutes tes habitudes ?

    Véronique : Premièrement j’ai commencé par lire le livre, ça m’a quand même interpelée. J’ai commencé… Bon, je n’ai pas consacré, comme il est dit dans le livre, un week-end à tout ranger… j’étais déjà, je tiens à le préciser, totalement no papier. Je suis dans un univers très règlementaire sur le plan professionnel… je prends déjà le journal officiel, j’ai des newsletters ou des équivalents de newsletters de mailing-listes réglementaires, et d’autre part quand arrive un document dans les établissements, je demande à ce que l’on me le faxe. Je ne veux plus de papier. Je n’ai aucun papier parce que je suis itinérante. Cela fait 10 ans que je suis itinérante avec différents postes et différentes entreprises. Et différentes fonctions.

    Bon ça c’est la première chose : j’ai lu le livre. Je me suis dite : je vais déjà appliquer la première règle – que tu signales d’ailleurs dans ton blog – qui est : « Arrêter les alertes Outlook ». Ca, c’est idiot mais c’est colossal.

    Arrêtez les alertes Outlook.

    Ensuite j’ai repris toutes mes tâches Outlook et j’ai essayé de toutes les formater GTD. Alors quand je dis formater GTD, c’est avant tout se poser les questions que conseille de se poser David Allen. C’est-à-dire qu’est-ce qu’on fait de cette tâche ? Ne pas se laisser encombrer par des tâches qui sont de l’ordre différent, c’est même au-delà de la priorisation. C’est d’ordre différent. Qu’est ce que je fais de cette tâche ? Est-ce que c’est une tâche sur laquelle il y a une action à faire ? Ça c’est la première grande question : y a-t-il une action ? Cette action est-elle faisable immédiatement ? Et cette déclinaison est-elle déjà rangé quelque part dans ma boite à outils ? Ca, ça a été le premier point.

    Comme j’avais lu le livre et que j’étais dans cette démarche à titre personnel, je dirais que l’aspect objectif, l’aspect un petit peu plus terme, l’objectif à long terme, s’est mis en place un peu plus lentement. J’ai commencé par du pratico-pratique qui était mon premier problème.

    Ensuite s’est posé à ce moment là, la question de l’outil. Pourquoi ? Parce que je suis « no-papier », c’était hors de question, cela faisait très longtemps que je me suis mis à l’électronique. J’ai eu tout : j’ai eu un Psion, j’ai eu un Palm, non moi j’ai tout eu. Pour moi c’est indispensable, j’ai un Blackberry et un Iphone. Aucun document, aucune application intéressante pour le Blackberry. Je tiens à le signaler pour des raisons purement ergonomiques du Blackberry. Je dis Blackberry… j’ai un Blackberry de base, un Bold,  mais il n’y a pas grand-chose en appli téléchargeable ne Blackberry. De toute façon je me suis tournée vers l’Iphone. Mais surtout au départ je me suis tournée vers mon ordinateur et j’ai le Jello Dashboard qui est un outil branché sur Outlook. On garde les tâches Outlook mais elles sont réarrangées façon GTD. Au bout d’un moment j’ai trouvé ça un peu lourd et maintenant depuis plusieurs mois, presque un an, je suis sur […] c’est-à-dire que je n’ai plus rien de desk top, j’ai tout sur un serveur qui est Toodledo qui est synchronisé avec l’Iphone.

    Olivier : Alors effectivement la question de quel logiciel utiliser, c’est une grande question pour ceux qui mettent en place GTD, parce qu’on a un peu l’embarras du choix. Je ne savais qu’il y avait pout le Blackberry une pénurie à ce niveau-là. Mais c’est clairement une grande question, on est parfois écrasé par le nombre d’applications qui existe pour GTD, que ce soit sur son ordinateur ou son Iphone, sur internet etc. Alors, toi, tu as voulu au début conserver ton outil principal qui est Outlook.

    Véronique : Oui, je suis PC. Beaucoup d’outils sont Mac en plus

    Olivier : Oui, exactement. Moi aussi je suis PC et effectivement ça pose un vrai problème. Pareil, moi j’étais très axé Outlook. Comment as-tu réussi à te débarrasser de ce centrage vers Outlook ?

    Véronique : Alors ce centrage Outlook c’est-à-dire que quand Jello Dashboard qui est un module GTD qui se branche sur Outlook, j’avais toujours les tâches de Outlook mais qui n’étaient plus gérées par Outlook mais par le module. Je n’ai utilisé que la fenêtre géo Dashboard. En perfectionnant ce système, et je pense que je reviendrais sur ce problème de perfectionnement du système, c’est devenu un peu lourd et j’ai découvert Toodledo en ligne qui est remarquable.

    Olivier : Aujourd’hui tu te sers toujours d’Outlook pour le logiciel de messagerie ?

    Véronique : J’utilise le calendrier.

    Olivier : Par contre au niveau des gestions des tâches tu ne t’en sers plus du tout?

    Véronique : Alors Outlook c’est pour la messagerie, calendrier compact. La messagerie professionnelle qui est un Exchange reste sur l’Outlook et le Blackberry. Ma messagerie personnelle qui est un gmail maintenant est sur gmail, l’Iphone et Outlook. Le calendrier synchronisé avec le Blackberry avec Exchange mais également par gmail, sur gmail et Google agenda. Et ensuite l’envoi le synchronise sur l’Iphone.

    Note : Vous pouvez utiliser Google Sync pour cela.

    Et les contacts c’est pareil, en passant pas Soocial qui est une petite application gratuite en ligne et qui permet de synchroniser mes contacts également en boucle, sur l’ensemble, serveurs professionnels, mes serveurs internet personnels, c’est-à-dire Google ou autre chose, et l’ensemble de mes « devices » portables, que ce soit ordinateur et mes deux téléphones.

    Il y a un client Outlook et un client gmail.

    Olivier : C’est toujours intéressant d’avoir des ressources comme ça. Ok, là c’est ton système actuellement. Alors est-ce que tu peux nous dire comment tu l’utilise au quotidien ? Qu’est-ce que ça t’apporte dans ta vie professionnelle, personnelle etc. est-ce qu’il te fait gagner beaucoup de temps ou pas ?

    Véronique : Alors on est bien d’accord j’ai Toodledo sur mon ordinateur mais qui est sur un site, je n’ai aucun application en export et j’ai d’autre part l’Iphone sur lequel j’ai tout. Alors ce que ça m’apporte… je vais donner 2 petites anecdotes. Maintenant quand je n’écris pas dans le système une tâche, je ne la fais pas. Je l’oublie. J’ai atteint un tel niveau « de zénitude » comme le décrit David Allen dans son livre en introduction. On n’y croit pas. On atteint la zénitude du karatéka. C’est-à-dire que la semaine dernière j’ai un collègue qui me dit : «  il faut donc que ça soit fait tel truc dans la semaine » j’ai dit « écoute j’appelle x et je lui dirais de venir ». Je n’ai pas écrit que j’appelais X. J’ai eu 10 mails de X entretemps et puis X est une de mes collaboratrice très proche… eh ben je n’ai jamais dis qu’il fallait qu’elle vienne et heureusement elle s’est suis débrouillée toute seule, ce qui est très bien ! Mais globalement voilà pour la semaine dernière…

    Deuxième point très amusant, maintenant que je note quelque chose dans mon système je ne me force pas à le retenir, à me le rappeler, mais très souvent je m’en rappelle beaucoup mieux que si je ne l’avais pas noté. Je devais changer la fermeture éclair d’un jean. Et bien je n’ai pas eu d’effort à faire pour aller à la mercerie. Mais néanmoins c’était dans mon système, il était écrit que je devais acheter une fermeture éclair et que je devais amener le jean pour avoir la bonne taille.

    Je viens de donner 2 petits exemples qui sont l’un personnels et l’autre professionnel. Je vois que c’est à ça que j’en suis arrivée. Je veux dire que aujourd’hui ce qui n’est pas dans le système n’est pas fait, ne sera jamais fait et ne sera jamais retenu. Ce qui veut dire aussi que je ne pense plus à faire quelque chose. Je le fais ou je ne fais pas.

    Olivier : D’accord. Et donc tu as vraiment l’impression de t’être libéré l’esprit, d’avoir atteint la zone dont tu parlais au tout début ?

    Véronique : Oui, je l’ai atteinte, parce que, par exemple : très souvent je renvoie des mails professionnels le dimanche soir. Je regarde ce que j’avais à faire, ce qui est dans ma « hot List », je peux très bien décider de ne pas faire une tâche de ma hot list , mais dans ce cas là je la change de date, je la change de priorité, je peux la modifier, toujours est-il que je suis certaine quand j’ai vu ma hot list et ma boite de réception, je suis certaine d’avoir fait tout ce qu’il fallait faire. Que ce soit les dossiers, comme envoyer un mail, bien sur il m’en envoie toute les semaines… comme d’avoir pris, je ne sais pas, mon parfum.

    Olivier : D’accord. Tu notes vraiment tout ce que tu dois faire … que ce soit personnel ou professionnel dans le même système.

    Véronique : TOUT est noté dans le même système.

    Olivier : Comment tu le consultes et à quelle fréquence ?

    Véronique : En fonction des besoins sur l’Iphone quand je ne suis pas sur mon ordinateur. Systématiquement dès que j’allume mon ordinateur, je me connecte à internet, j’ouvre Toodledo et toute la journée, mon Toodledo est ouvert.

    Olivier : Dès que tu es un moment de libre tu regardes ton Toodledo et tu regardes ce que tu peux faire en fonction du contexte…

    Véronique : Non, c’est toujours ouvert ! j’ai quand même beaucoup de réunions, d’interruptions, d’obligations, de rendez-vous mais je dirais ; je m’assoie, ce matin j’ai une réunion comme tous les lundis matins, je suis en retard à cause de la neige, j’ouvre mon ordinateur, j’ouvre mon Toodledo même si on parlait d’autre chose. Mais mon Toodledo est systématiquement ouvert.

    Olivier : Tu as toujours un œil sur les tâches que tu dois faire…

    Véronique : J’y ai toujours accès. Ce n’est pas un œil dessus parce que justement si je faisais ça je ne serais pas zen.

    Olivier : Combien de temps tu as mis entre le début de la mise en place de GTD et le fait que tu atteignes facilement cette zone de zénitude, cet état de zénitude ? Ça t’a pris plusieurs mois ?

    Véronique : Ça se fait progressivement. On se sent déchargé très vite. J’en arrive maintenant à un système de plus en plus efficace. Mais je dirais qu’être déchargé, on y est très vite. On perd un peu moins vite certaines habitudes qui sont des habitudes de due date par exemple, des tâches à faire. On perd moins vite cette notion de mettre tout en priorité top. On attribue moins bien les critères aux tâches parce que les notions qui développées par David Allen sont très utiles mais ne sont pas évidentes au départ.

    Olivier : Tout à fait…

    Véronique : La notion de contexte, la notion de date, la notion qu’on appelle étiquette, la notion de folder, comment gérer ses projets, comment gérer ses items, même sans parler du long terme et des objectifs à long terme, tout en parlant du quotidien… ce n’est pas si simple.

    Olivier : Justement, ma prochaine question c’est… on va parler de tes principales difficultés mais avant je voudrais savoir : au-delà de ce sentiment de zénitude est-ce que tu as l’impression de la mise en place de GTD te rend plus productive et du coup te fait gagner du temps ?

    Véronique : Enormément. Je pense qu’avec GTD on gagne, je dirais, 20% minimum de temps, si ce n’est pas 25% avec en plus une valeur ajoutée perçue qui augmente.

    Olivier : Par rapport à toi ?

    Véronique : Par rapport aux autres ! Moi je suis en position de gérer pas mal de conseils, je suis quasiment en position de prestataire puisque en dehors de l’équipe régionale, qui est comme une petite équipe avec toutes les fonctions, pour le reste je suis avant tout prestataire. En dehors de mon équipe par ailleurs. Mais je suis avant tout prestataire. Donc j’ai de multiples demandes en permanence. Et je dirais que globalement l’application de GTD, qui est aussi bien une tâche rapide qui dure moins de 2 minutes, on la fait maintenant et pas dans 3 jours, que prioriser certaines tâches me pousse d’ailleurs à redemander des précisions quant aux délais à certains, parce que je vois assez rapidement qu’il faut que je m’y mette, que j’en ai pour 2 heures, je redemande une précision en proposant une date qui me parait en rapport avec la tâche en question… je pense qu’effectivement on gagne du temps à ne pas chercher ce qu’on a à faire. Et on gagne du temps parce que quand on a une tâche à faire, on la décline tout de suite en petites tâches. Donc je dirais que maintenant automatiquement on a une présentation très importante à faire au PDG à la fin de la semaine, j’ai de multiple petites tâches à faire : remettre le bon modèle PowerPoint, s’assurer que les pages sont identiques dans tous les diaporamas, enfin bon, je passe les détails des petites chose comme changer le chiffre en small sur le commentaire qu’on a rajouté bon parce qu’on coordonne la modification. D’emblée je me mets des tâches avec des sous tâches.

    Par exemple pendant les comités de direction, j’ai GTD devant moi, j’ai Toodledo devant moi et je saisis dans Toodledo.

    Si je fais mes courses, je décide de faire mes courses, c’est pareil.

    Olivier : Dans Toodledo ?

    Véronique : Je mets tout dans Toodledo. Les cadeaux de Noël, c’était dans Toodledo…

    Olivier : Et tu coches au fur et à mesure quand tu fais tes courses dans ton Iphone ?

    Véronique : Et je coche au fur et à mesure sur mon Iphone. Ce d’autant maintenant que je suis passée à Todo. Il y a 2 systèmes de listes : un système projet et un système de liste, qui est très, très bien. Que n’a pas Toodledo, mais ce n’est pas grave, ça n’a aucune importance pratique. Mais sur Iphone, Todo est mieux que Toodledo.

    Olivier : Donc du coup, aujourd’hui tu utilises Todo plutôt que Toodledo ou tu utilises les 2 ?

    Véronique :Todo sur l’iphone mais ça ne se synchronise qu’avec Toodledo pour internet.

    Olivier : D’accord, Todo sur l’Iphone. Et est-ce que tes collègues ont remarqué la différence entre l’ancienne Véronique avant GTD et la nouvelle Véronique ?

    Véronique : Heu… non. Alors moi je pense que non. J’estime que je travaille plus tranquillement, probablement en brassant moins d’air pour avoir un niveau de valeur ajoutée perçue qui reste au moins identique.

    Olivier : Tu as choisi d’augmenter et d’améliorer ton style de vie, plutôt que d’en faire plus.

    Véronique : J’en fais déjà beaucoup. Je veux dire, je ne me plains pas non plus, quoi. J’ajoute que j’ai la réputation de ne rien oublier et de faire globalement tout en temps et en heure. Rien n’est laissé au hasard, n’est laissé de côté.

    Olivier : Quels sont les principales difficultés que tu as rencontrées, justement quand tu as mis en place GTD?

    Véronique : La première difficulté maintenant qu’on a passé le coté outils, sur lequel on peut toujours revenir, ça a été peut être de bien s’imprégner de l’ensemble du système. Mais aussi savoir laisser de côté, si vous ne comprenez pas exactement la finalité de certaines choses. Je vais m’expliquer. Je pense ce que j’ai eu le plus de mal à comprendre, à intégrer, à vivre c’est la notion de contexte. La notion de statut est beaucoup plus facile à comprendre, elle est très utile parce ce que un genre de statut c’est «  tâche à planifier », « tâche à déléguer », « tâche de référence », « ligne de référence », « on fera dans 15 jour / someday », enfin. c’est assez facile, c’est imposé par les applications. Par contre les contextes on les choisit soit même. J’ai été un peu aidée par le blog de Pierre Morsa, où il propose ses contextes et ça m’a rassurée sur ce que j’avais fait.

    Olivier : Oui c’est un excellent blog que je recommande à tous ceux sont intéressés par la mise en place du GTD parce que Pierre Morsa, toute les semaines ou presque, écrit des articles à ce sujet.

    Véronique : Et c’est très pratique.

    Olivier : Oui, oui.

    Véronique : Donc ça c’est vraiment… la seule chose qui manque, ce n’est pas du tout une critique car je ne souhaite pas critiquer, c’est un très joli blog, c’est qu’il n’y a pas la vision globale de ce que peut apporter la GTD. On est dans une mise en pratique. C’est peut être la seule chose, parce que je crois qu’il ne faut pas se couper de l’intérêt global. Mais ça c’est que j’en pense moi. Après il y a moins cette notion de temps, de travail sur l’échelle du temps, on pourra en reparler après pare que je crois que c’est l’un des points importants de la GTD.

    Je reviens à la mise en place. La mise en place, ça a été de se dire que je ne fais plus de la gestion de liste, je fais de la gestion intelligente de tâches. Donc chaque tâche n’est pas un item dans une liste mais a de multiples attributs qui me permettront de la retrouver, de la faire ressortir dans ma hot list en particulier. Donc ça, ça a été surtout ça, effectivement le problème des contextes qui ne sont pas forcément évidents. Ça a été peut être l’un des points les plus difficiles. Au départ c’est aussi ne pas vouloir être trop parfait, parce qu’on se chemine vers une usine à gaz, qui prend tellement de temps à gérer que l’on ne s’en sort pas. C’est respecter onc certains points car ça fait partie des avantages du GTD, c’est une revue quotidienne, ce qu’appelle David Allen la review. C’est une revue hebdomadaire…

    Olivier : … qui est très importante ?

    Véronique : Oui. Et une revue à long terme. Alors, il ne faut pas s’imposer de mois, de quinzaines, de trimestre, d’années. C’est un peu aller voir tout ce qu’on n’a pas fait, tout ce qui est en sommeil, tout ce qui est brainstorming – bon moi j’ai un contexte brainstorming – tout ce qui est des choses même personnelles que je note au fur et à mesure. Ça permet de faire un petit peu un point. Là je pense qu’il ne faut pas s’épargner ça, mais il ne faut surtout se l’imposer, il faut le faire un jour au calme, un dimanche après-midi.

    Autrement, la difficulté, c’est de se laisser porter par la méthode et il faut surtout être très attentif, parce qu’au début, j’étais encore dans mon truc de tâche Outlook, très attentive à ma boite de réception au sens de David Allen. C’est-à-dire que tout doit rentrer dans cette boite à réception, qui est un fourre tout, dans lequel on met toute les tâches, qui ne sont pas encore caractérisées, qui n’ont souvent aucune échéance, aucune priorité, aucun contexte, aucun dossier, aucun statut, aucun tag, etc. Et cette liste là, c’est celle là qu’il faut regarder tous les jours. Il faut regarder votre liste (la liste des priorités, ce qui est important ce jour-là) et d’autre part sa boite de réception. D’autre part sa boite de réception, moi j’y envoie des mails. C’est-à-dire que je m’envoie des mails dans Toodledo.

    Olivier : Ah oui ! Et ça fait des tâches c’est ça ? C’est une fonction du système ?

    Véronique : Exactement, oui. C’est très important parce que ça évite de recopier. On a des mails de type information. On a des mails du type « oui, oui, d’accord ok ! ». On a des mails qui deviennent des rendez-vous. Et à des mails où il y a des choses à faire. Donc un mail «  choses à faire » part dans la boite de réception de Toodledo. C’est envoyé par mail à Toodledo.

    Olivier : Finalement, les principales difficultés rencontrées c’étaient le contexte. Avec l’expérience et l’article de Pierre Morsa, apparemment, ça a résolu ton problème. Aujourd’hui tu te sens à l’aise par rapport au contexte ?

    Véronique : Eh bien, c’est la chose avec laquelle je me sens de plus en plus à l’aise. Mais c’est surement la chose que j’ai eu le plus de mal à utiliser complètement.

    Olivier : Est-ce qu’il y a des choses dans GTD qui ne t’ont pas parlé, que tu as décidées de ne pas mettre en place que tu as testées, qui t’ont semblé pas pertinentes ?

    Véronique : Je ne pense pas qu’il y ait une seule chose qui ne soit pas pertinente. C’est une méthode, je ne pense pas que ce soit quelque chose d’impertinente. Je pense qu’il y a des choses que l’on s’approprie plus ou moins bien. Je pense qu’il faut se donner la peine de lire le livre. Il faut se donner la peine de se faire son weekend de tri, qu’on le fasse en trois demi-journées ou en… il faut la peine d’y réfléchir. Autrement si on applique ça comme une liste de tâches un peu améliorée, ça n’a pas d’efficacité. Mais je dirais qu’il n’y a rien qui me parait inutile. Même le long terme me parait utile. L’altitude 10000, l’altitude 30000, etc. Même ça, ça me parait utile.

    Olivier : Est-ce que tu as mis le système de dossier qu’il préconise ? Un dossier pour chaque jour, un dossier pour chaque mois ?

    Véronique : Pas du tout parce que je suis informatisée. Pour moi ça fait parti des choses tout à fait intéressantes mais qui s’appliquent plus à du papier qu’à de l’informatique.

    Olivier : On peut aussi le mettre en place au niveau informatique…

    Véronique : Moi je n’en ai pas ressenti le besoin, mais je ne dis pas que c’est à jeter… tu vois ce que je veux dire… parce que je pense qu’il n’y a rien à jeter avec cette méthode. Il y a « on prend ce avec quoi on est le plus à l’aise », à condition d’avoir fait l’effort de lire le livre et de se poser la question de fond sur la méthode.

    Olivier : Et aujourd’hui, tu en parles autour de toi de GTD ?

    Véronique : Alors, j’en parle autour de moi. Bon. Je dirais que mon univers personnel n’a rien à voir avoir mon univers professionnel. Donc avec des besoins et une façon de gérer les activités diverses, qui sont un peu différentes. Je gère d’ailleurs les activités de quelqu’un d’autre avec mon système, pour des raisons pures d’arrangement de notre vie personnelle. J’ai des choses, des tâches qui ne sont pas à moi dedans. Autrement dans mon univers professionnel, j’en ai un peu parlé mais ce n’est quand même pas simple à expliquer. C’est-à-dire que j’en ai parlé en particulier à une personne : « tu gagneras du temps si tu faisais ça… ». Je crois qu’il faut être ouvert. Il faut avoir envie de s’y mettre à la GTD. Ce n’est pas ouvert comme une critique de la personne – c’est d’ailleurs une personne très ouverte – mais je crois qu’il faut avoir l’envie de s’y mettre. C’est quand même un système qui demande au départ une implication personnelle qui va bien au-delà de l’achat ou de l’utilisation d’un outil. Il faut lire le livre, il faut se dire qu’est ce que j’en prends, qu’est ce que j’en laisse. Moi par exemple, j’ai laissé le système de classement par jour, par semaine, par mois parce que ça ne s’applique pas trop à mon rythme de vie. C’est ma question, c’est pour ça que je dis que je ne jette rien. Il faut quand même avoir tout lu.

    Olivier : Et après c’est de la rigueur, de l’énergie, de la persévérance pour mettre en place ce système ?

    Véronique : Comme on en voit les bénéfices très vite, si on a lu livre, si on se dit j’ai envie de mettre ça en place parce que je peux gagner du temps, on met en place progressivement, on n’est pas parfait d’emblée. Mais si on met en place le système de gestion des tâches de GTD, on en voit des bons effets très vite. Alors après la boite de réception de départ, n’était pas aussi pleine qu’aujourd’hui. Il n’y avait pas tout dedans. Ça a été progressif. Mais je trouve qu’on en voit très vite les effets.

    Olivier : Ça, c’est l’avantage par rapport aux autres méthodes ou d’autres livres ou parfois il faut travailler longtemps avant de voir les premiers effets. Il y a une courbe d’apprentissage très longue. Là c’est moins le cas.

    Véronique : Là on est sur quelque chose de pragmatique. Ce qui est intéressant avec GTD, c’est une méthode qui nous donne une méthode. Il a un petit diagramme qui pour moi est la clé de tout. C’est son petit diagramme « comment trier, on a quelque chose à faire, on a une tâche qu’est ce qu’on fait ? » ; le petit diagramme qui est dans le livre, tu vois ce que je veux dire ?

    Olivier : Oui

    Véronique : Ce diagramme là si déjà on applique ça, et bien déjà on a fait un grand pas. Après on va se l’approprier plus lentement. Moi, ça a été les contextes. Pour ce qui est des attributs de tâches, on va utiliser plus lentement la plénitude des altitudes par exemple. Parce que moi je suis rentrée dans GTD en disant j’en ai marre de ces tâches Outlook. Si on rentre dans GTD en se disant qu’est-ce que je vais faire de mes dix doigts et une machine, on va peut-être plus travailler sur les altitudes et décliner ensuite. Il y a deux niveaux d’entrées. Comme il y a deux niveaux d’entrées, il y en a un qui est d’un pragmatisme quotidien certain. Le gros intérêt, et je tiens à le dire, ce qui me parait très intéressant, c’est que c’est un système à 2 étages c’est d’une part solidifier le quotidien – diminution du stress, augmentation de l’efficacité sur des mini tâches. Je n’oublie pas de racheter des œufs ou des ampoules, c’est écrit dans GTD. Le jour où je vais faire des courses, au moment où je vais aller faire des courses, j’ouvre l’Iphone, je vais dans « contexte course » et je regarde ce que j’ai à acheter. Ça c’est le quotidien. Et ça va être vrai pour tout. Ça va être vrai : le matin ce que j’ai à faire de plus urgent c’est ça. Et d’autre part, ça permet aussi de, la fois où l’on se pose et qu’on fait sa revue de long terme, de préciser et d’accomplir, je troue, ses objectifs à moyen terme et à long terme. Un objectif qui va être un projet professionnel de moyen terme, qui va être de mutualiser telle activité, qui va être d’améliorer la productivité d’une certaine catégorie de personnes, d’une certaine catégorie d’activité. Ce n’est pas quelque chose que l’on va faire en une journée. Et bien ça, ça le permet aussi parce que ça va forcer à décliner en tâches activables. Et de na pas être dans «  il faudrait que… ».

    Olivier : Alors je suis d’accord, mais par contre c’est quand même un reproche qu’on fait souvent à GTD qu’on peut se transformer en machine à faire cette liste de choses à faire et du coup on perd un peu de vue l’image globale, l’objectif final etc. C’est vrai qu’il y a ces notion d’altitude mais il y a quand même des personnes qui reprochent à GTD d’être un peu superficiel à ce niveau là. Je crois que David Allen dans son livre « Making it all work » a été un peu plus loin sur ce concept là. Est-ce que tu l’as lu ?

    Véronique : Je l’ai acheté, j’ai commencé à le lire. Mais je ne l’ai pas lu encore.

    Olivier : D’accord. Mais c’est vrai qu’il y a cette notion d’altitude et surtout que l’on transforme des « peut être », des « un jour je ferais » en tâches qu’il faille mettre en action. On a déjà plus de chance d’avancer vers ses objectifs qu’en les laissant trainer dans notre cerveau pendant des mois voire des années.

    Véronique : Voilà. Moi je suis quelqu’un d’assez pragmatique. Je l’ai abordé de façon pragmatique et j’ai plutôt remonté tout en étant en même temps ces 2 choses : d’un, je suis pragmatique ; de l’autre coté j’étais dans un contexte où je voulais gagner du temps. Et vouloir gagner du temps, c’est bien pour quelque chose, c’est pour mon objectif personnel. Moi j’ai le sentiment d’avoir amélioré ma qualité de vie. Et ça déjà ça m’a permis d’accomplir des choses extraordinaires. Je n’en suis pas à la semaine de 4 heures, loin de là, mais au moins je fais les choses de façon plus tranquille sans craindre d’oublier quelque chose. Et je ne me culpabilise pas si j’ai passé quelque chose un jour, parce que j’aurais décidé que cette chose là n’était pas à faire ce jour là. Ou que j’avais assez travaillé pour aujourd’hui. Parce que tout simplement j’étais fatiguée et que ce n’était pas le moment de faire les choses. Il y a plein de bon sens sur David Allen. Il y a une chose répétée à des gens qui travaillent, parce que ça s’adresse quand même à un certain type de personnes, David Allen, je trouve que c’est plutôt du travail intellectuel, de prestation de service, si on peut résumer en termes de type d’activité. Probablement plus qu’une activité industrielle. Quand il dit de ne pas le faire quand vous vous ne sentez pas de faire cette tâche et ayez en réserve quelque part une série de mini tâches qu’il faut faire mais qui vont vous prendre 5 -10 minutes et qui vont permettre de déplier de faire avancer les choses, vous aurez l’impression d’avoir fait quelque chose – je résume les 20 pages de David Allen – hé bien, c’est assez satisfaisant. On a tous des moments de relâchements, des moments où on n’est pas en forme, on trouve un truc à faire si on a un système bien fait.

    Olivier : Tout à fait. C’est vraiment l’un des avantages principaux du système, c’est que finalement on peut trouver de tâches qui sont en fonction de notre contexte, de notre niveau d’énergie, du temps qu’on a. C’est vraiment énorme. On ne se retrouve plus à se demander ce qu’on va faire.

    Véronique : Ça arrive à tout le monde même si on est bourré de travail, il arrive toujours des moments où on se demande qu’est ce que je fais maintenant.

    Olivier : On ne sait pas par où commencer parmi toutes les tâches à faire. Si on pas un système de notes écrites, on doit s’en rappeler de ce qu’on doit faire. On doit prioriser. Avec une liste de contexte…

    Véronique : Les contextes, les priorités, les échéances de dossier… moi j’ai des dossiers, des folders, je les utilise entre la gestion de projet et surtout les grands thèmes de travail. Des fois je me dis tiens je vais travailler là dessus, je vais aller voir si ne reste pas des traineries dans ce dossier là, des choses, des idées que j’avais noté qui sont de l’ordre du contexte brainstorming , ou someday ou de priorité très basses… et je retrouve des idées ! des idées qui ont été oubliées. Et je les réutilise.

    Olivier : Je pense que tu nous as brossé un beau portrait d’ensemble : comment tu as découvert la GTD, ce que ça t’a apporté, comment tu l’appliques, les systèmes que tu utilises. On s’achemine vers la fin parce que ça fait ¾ d’heure qu’on discute, mine de rien. Est-ce que pour finir tu aurais quelque chose à conseiller à ceux qui se lancent dans le GTD, à ceux qui vont aller acheter ce livre suite à cette interview et vont se lancer demain ?

    Véronique : A lire le livre. Selon votre état d’esprit, s’appesantir sur les altitudes d’un côté ou le diagramme de tâches. Comme tu l’as dit ce n’est pas une méthode de vie, c’est un diagramme. Se persuader de la nécessité d’une seule boite de réception, ça me parait être une des bases : une seule boite de réception. Et pratiquer les revues.

    Olivier : Donc, revues hebdomadaires ?

    Véronique : Quotidiennes, hebdomadaires et échéances à long terme.

    Olivier : Toi, tu as choisi quoi par exemple ? tu as pris le mois, l’année ? tu changes ?

    Véronique : Il n’y a aucune obligation. Je ne suis pas à l’année. Je suis à : « j’ai le temps et j’ai envie de réfléchir à où j’en suis ». je ne me suis créée aucune obligation sur le sujet. Je fais en moyenne une revue de l’intégralité de mes tâches en moyenne tous les mois.

    Olivier : D’accord. Très bien. Ecoute je pense que ce sont de très bon conseils pour ceux qui veulent démarrer. Tu as quelque chose à rajouter par rapport à GTD ? De manière globale ?

    Véronique : Je dirais que d’une manière globale GTD, c’est une méthode. C’est aussi un outil. Ce n’est surement pas une philosophie. Par contre si on utilise l’outil sans la méthode, on va avoir une usine à gaz. Et si on utilise la méthode sans outil on va y passer beaucoup de temps. Moi, je conseille très, très fortement l’informatisation de GTD. Il est vrai que dans son livre il évoque les gestions papier. Pierre Morsa propose avec un petit carnet moleskine, qui est sympa. Moi, il n’y a pas photo, c’est l’informatique. pourquoi l’informatique ? Parce que ça te permet de faire « jaillir » ta hot List automatiquement sans avoir à retrier. Et ça te permet de consulter par exemple ou des contextes, ou des taches, ou des folders, tout ce que tu veux si tu veux, en fonction de tes besoins, de tes moments, du moment qu’il est, de l’état d’esprit dans lequel tu es, si tu es dans un contexte de revue mensuelle ou hebdomadaire ou quotidienne. Donc ça, c’est pour moi un point important. Il me parait difficile de l’envisager sans outil informatique.

    Olivier : C’est un point de vue que je partage totalement. Je pense qu’on peut automatiser beaucoup de choses grâce à l’informatique aujourd’hui. Qu’effectivement le tri des tâches automatiques en fonction de tous les éléments GTD c’est quand même un vrai plus par rapport au papier. On peut passer beaucoup de temps à chercher dans ses papiers. Personnellement je ne vois pas trop comment on peut utiliser GTD avec uniquement du papier

    Véronique : J’ai 300 pages en permanence…

    Olivier : C’est ça ; si en plus tu édites en permanence, tu changes des choses etc. sur du papier ça donnerais des ratures partout.

    Véronique : Voilà.

    Olivier : Très bien ! Merci Véronique pour toutes ces informations. Je pense que nos lecteurs seront très intéressés par ça. Et puis peut être à bientôt pour de nouvelles aventures !

    Véronique : C’est moi qui te remercie. bonne fin de journée ! Au revoir !

    Olivier : Au revoir !


    Ressources :

    Mon week-end dans un monastère bouddhiste, et ce qu’il m’a apporté

    Début Novembre 2009, j’ai passé un week-end au Village des Pruniers avec une amie. Le Village des Pruniers – situé à Thénac en Dordogne – est un monastère bouddhiste fondé en 1982 par Thich Nhat Hanh, un moine zen qui a été exilé du Vietnam en 1966 pour avoir prôné une solution pacifique au conflit avec les Américains.

    Les trois jours que j’ai passé là-bas ont été très riches pour moi, et de nombreuses choses prônées par le bouddhisme zen et que j’ai pu vivre pendant ce court temps ont de nombreux points communs avec le développement personnel et différentes notions que j’ai déjà abordé sur ce blog, notamment dans ma chronique de L’art de la Méditation, et j’ai souhaité les partager avec vous dans le cadre du A la croisée des blogs du mois de février intitulé Comment vivre l’instant présent ?. Suivez le guide.

    Thich Nhat Hanh et le village des Pruniers : courte présentation

    Thich Nhat Hanh (prononcez tiche nate hann) est un moine bouddhiste zen (tout comme le christianisme, le bouddhisme est divisé en nombreuses branches, et le bouddhisme zen en est une) célèbre et qui a une vie riche et mouvementée derrière lui : il est né au Vietnam en 1926, devint moine en 1949, étudia les religions comparées à Priceton aux Etats-Unis, puis retourna au Vietnam pour prôner une issue pacifique au conflit avec les Américains. Celui lui valu à la fois de se faire exiler du Vietnam, et de se faire recommander par Martin Luther King (qu’il avait rencontré en 1965) pour le prix Nobel de la Paix de 1967 (le prix ne fut pas attribué cette année).

    Thich Nhat Hanh

    Thich Nhat Hanh en marche vers le temple où il va donner son enseignement

    Il s’installa en France en 1972, où il est réfugié politique, et fonda le village des Pruniers en 1982. Il est l’auteur de très nombreux livres dont la plupart sont traduit dans plusieurs langues, lui donnant un rayonnement international (Tim Ferris le cite dans La semaine de 4 heures, chapitre 15 “Combler le vide” ;) ).

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    Ready, Fire, Aim

    Traduction : Prêt, Feu, Visez – De zéro à 100 millions de dollars en 0 secondes chrono

     Ready Fire Aim - Michael Masterson

    Phrase-résumée du livre : Il y a quatre étapes dans le développement d’une entreprise, chacune ayant ses propres défis et challenges ; Michael Masterson nous brosse un panorama complet de ceux-ci en nous donnant pour chaque étape ses méthodes, trucs et astuces pour les dépasser et faire atteindre à notre entreprise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, ou plus.

    De Michael Masterson, 2007, 375 pages

    Chronique et résumé du livre :

    Dans une introduction ressemblant beaucoup à celle de La semaine de 4 heures, Michael Masterson commence en nous expliquant qu’il possède des dizaines d’entreprises, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, Australie, Allemagne, Espagne, Afrique du Sud, et en Inde, dans des domaines très variés allant de la vente de vitamines jusqu’a une newsletter sur le business lue par des centaines de milliers de personnes, en passant par des entreprises de gestion immobilière, de relations publiques, ou de santé…

    Ce n’est pas en cela que l’introduction est semblable à La semaine de 4 heures. Non : Michael Masterson nous explique que malgré ses nombreuses entreprises, il passe l’essentiel de son temps à voyager et à écrire. Et que selon lui les trois choses les plus importantes dans la vie sont :

    • Ce que vous faites.
    • Quand vous le faites.
    • Avec qui vous le faites.

    Et qu’il a une liberté absolument totale sur ces trois points : il travaille quand il veut, où il veut, et avec qui il veut, en faisant uniquement ce qu’il veut faire. C’est ce qu’il appelle, le meilleur job du monde.

    Cela n’a pas toujours été le cas : il fut employé plusieurs fois au début de sa vie, et d’autres que lui décidaient de son temps et de ce qu’il devait faire. Quand il s’est lancé dans l’entreprenariat, il commença avec l’heureuse illusion qu’il pourrait travailler les heures qu’il voulait. Mais il découvrit rapidement la vérité à propos de l’entreprenariat : que la liberté qu’elle vous donne est en général la liberté de travailler deux fois plus longtemps et deux fois plus dur que ce que vous faisiez auparavant – même si vous pensiez que vous travailliez trop pour quelqu’un d’autre.

    Note : Comme le dit Michael Gerber dans The Emyth Revisited, c’est le biais dans lequel s’enferme la grande majorité des entrepreneurs, qui se créent un job plutôt qu’un business – ils sont les hommes-orchestre plutôt que les chefs d’orchestre.

    Aujourd’hui, c’est donc différent : la plupart du temps, il ne fait pas de “travail travail” avant 16 heures, puis il arrête à 17H.

    Le “travail travail” est tout travail que vous ne feriez pas à moins d’être payé pour le faire. Pour l’auteur, son “travail travail” est de répondre à ses emails.

    L’objet de ce livre est de nous enseigner les choses les plus importantes que Michael Masterson a appris pour créer et développer autant d’entreprises tout en développant un style de vie aussi libre et libéré du travail :

    - Démarrer une entreprise de zéro et la rendre rentable rapidement – souvent en moins de deux ans

    - Prendre un business qui stagne et le faire bouger à nouveau

    - Garder une entreprise en croissance alors que les revenus annuels montent de un million de dollars jusqu’à dix millions puis cent millions

    - Faire en sorte que d’autres personnes font le travail difficile afin que vous soyez libre de ne faire que les choses amusantes

    - Vous positionner comme un constructeur d’entreprise indispensable afin que vous puissiez profitez d’une bonne part des profits même si vous ne travaillez qu’à temps partiel

    - Dupliquer votre stratégie gagnante dans de nombreuses entreprises afin que nous n’ayez jamais besoin de vous inquiéter à propos de l’un d’eux

    - Apprécier le meilleur job du monde

    Cela vous tente ? Suivez le guide.

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    Etape 3 : La Monétisation

    Ceci est la sixième et dernière partie d’une série de six articles consacrés à la création et au développement d’un blog à succès, ainsi que de sa monétisation. Le premier article se trouve ici et explique comment j’ai généré 3000 € de CA mensuel en moins d’un an et demi avec ce blog. Il donne également un lien vers les 6 autres articles.

    A présent que vous avez un blog dans une niche qui vous passionne et qui n’est pas trop concurrentielle, et que vous en avez fait un blog à succès qui a du Trafic, qui est une Autorité et inspire de la Confiance en créant une Relation avec vos lecteurs, il est temps de le monétiser.

    Ne nous voilons pas la face : c’est là où 99% des blogueurs Francophones se trompent lourdement. Quand je vois cet article (de 2007, où l’on voit que Presse Citron gagnait légèrement moins que moi alors qu’il avait 16 fois plus de trafic que celui que ce blog reçoit actuellement) cela me fait rêver.

    Chers collègues blogueurs, il est temps de l’admettre : la publicité, c’est peanuts, à moins d’avoir beaucoup de trafic et de vendre les emplacements publicitaires en direct aux annonceurs (si vous faites cela il faut automatiser le processus, sinon vous allez vous tirer une balle…). Et je ne parle même pas de cette technique de gagne-petit qu’est l’écriture d’articles sponsorisés, où le blogueur est payé pour écrire un article, le plus souvent une revue d’un produit commercial ou d’un site web.

    Non, chers amis blogueurs, il n’y a que deux manières efficaces de monétiser votre blog :

    • Faire des chroniques/revues/critiques de produits affiliés.
    • Vendre vos propres produits.

    C’est tout. Le reste, ça met un peu de beurre dans les épinards si vous avez beaucoup de trafic, mais c’est du beurre de cacahouètes. Voyons donc comment utiliser au mieux ces deux manières.

    L’affiliation

    Gagner de l’argent avec des produits affiliés consiste à placer des liens dans vos articles qui auront un effet intéressant pour vous : à chaque fois qu’un de vos lecteurs cliquera sur un de vos liens et achètera un produit, vous gagnerez une commission. Cette commission ira typiquement de 5-6% (Amazon) à beaucoup plus pour les produits numériques (sur Clickbank, 1TPE ou le Club Positif de Christian Godefroy) . La norme pour les produits physiques va de 5 à 20% (sur Commission Junction). Cela peut vous faire gagner beaucoup plus que les quelques centimes du clic d’une publicité. Si vous parlez d’un ebook vendu 29 € et qui vous rapporte 50% de commissions et que 2% de vos lecteurs l’achètent, combien allez-vous gagner pour la rédaction d’un article ? Et ne prenez pas pour votre calcul que les lecteurs sur un mois, prenez la quantité de lecteurs sur toute la durée de vie de l’article, qui peut être de plusieurs années.

    Intéressant, non ? Pour parler d’un produit affilié, il y a trois possibilités :

    1. Vous parlez d’un produit sur votre blog parce que cela rentre dans le cadre de celui-ci et que vous alliez en parler quand même. Dans ce cas, cela ne fait pas de mal de mettre un lien affilié dedans (c’est ce que je fait avec les liens Amazon dans mes chroniques de livre). Les lecteurs qui voudront l’acheter passeront par votre lien, et cela ne dérangera pas les autres.
    2. Vous trouvez qu’un produit est vraiment génial et il a un rapport plus ou moins proche avec le sujet de votre blog. Vous en faites un compte-rendu parce que vous pensez que cela peut aider une partie de vos lecteurs. Là encore, mettre un lien affilié ne fait de mal à personne.
    3. Vous écrivez une revue dans le but principal de générer de l’argent.

    Dans les trois cas, il est extrêmement important que vous soyez totalement honnête et transparent. Vous avez créé de l’Autorité et développé de la Relation et de la Confiance avec vos lecteurs, vous n’allez pas la gâcher pour un peu d’argent en recommandant des produits que vous n’offririez pas à votre mère. Non : il est très important que vous disiez honnêtement ce que vous pensez du produit dont vous faites le review, et je vous recommande de lister ses avantages/inconvénients pour que vos lecteurs puissent s’en faire la meilleure opinion possible avant d’acheter. Et vos lecteurs doivent savoir que vos liens sont des liens d’affiliés, soit parce que c’est évident (Amazon par exemple), soit parce que vous l’indiquez dans votre article ou quelque part sur votre blog (dans la page “A propos” par exemple). La plupart seront très heureux d’acheter des produits dont ils ont besoin et envie par vos liens affiliés, puisque cela n’augmente en rien le prix qu’ils vont payer, et qu’ils savent que cela vous aide à continuer à écrire ce blog qu’ils apprécient ;) (j’en profite pour indiquer que quasiment tous les liens vers des plateformes d’affiliation dans cette série d’articles sont des liens d’affiliation, merci si vous passez par eux pour vous inscrire dessus ;) ). En fait, si vous faites des recommandations de produits pertinentes, cela peut renforcer vos 3 piliers, et en particulier ceux de l’Autorité et de la Relation/Confiance.

    L’affiliation est magique, parce qu’à part mettre le lien affilié dans vos articles, vous n’avez rien à faire : c’est le fabricant ou le distributeur qui s’occupe de la commande du client, du stockage éventuel, de la distribution et de la livraison. Vous n’avez absolument aucun travail à faire, et pouvez générer un chiffre d’affaires récurrent.

    Le Saint Graal de l’affiliation, vous l’avez compris, est les produits numériques, parce que leur coût de production, de stockage et de distribution proche de zéro fait que les vendeurs sont en général très généreux avec les commissions qui sont souvent de l’ordre de 50% ou plus.

    J’ai testé différentes plateformes d’affiliation pour les produits numériques (pas forcément sur ce blog) et voici les deux principales :

    • 1TPE est un site Français et est la plateforme de référence en France pour les produits numériques. Malheureusement, je trouve que son interface est archaïque, que la plupart des produits sont de mauvaises qualité (enfin, ce n’est pas la faute de 1TPE, plutôt du manque d’esprit entreprenarial en France), et que leur système de paiement frôle le ridicule tellement il est Moyen-Âgeux : vous devez envoyer une facture tous les mois à 1TPE avant le 5 (sinon vous êtes bon pour attendre encore un mois) et ils vous envoient un chèque. Lol. Autant vous dire que si vous voulez vivre la vie ultra-nomade de La semaine de 4 heures, vous devrez payer les services d’une entreprise qui devra réceptionner votre chèque et l’encaisser. Incroyable, et complètement suranné pour moi (toutefois leur guide en PDF est bien réalisé). Heureusement, il est possible de recevoir un paiement par virement si vous en faites la demande expresse par email à l’administrateur (mais ce n’est pas proposé par défaut dans le système), et si vous êtes un particulier vous n’avez pas besoin d’envoyer de factures.
    • Clickbank est un site Américain qui s’attaque depuis peu au marché Français. C’est la plateforme de référence sur le marché Anglophone, avec des milliers de produits recensés, et seulement quelques dizaines Français pour le moment (cela va sans doute changer bientôt). Ils ont une interface claire et agréable, et, Alléluia, paient par virement automatique, toutes les semaines ou tous les 15 jours, à votre convenance. Le bonheur non ? Le seul bémol est qu’avant d’être éligible pour le virement automatique, vous devez encaisser trois chèques qu’ils vous enverront, et que ces chèques sont en dollars. Si vous les encaissez sur un compte en Euros, vous allez vous tirer une balle (comptez 30 € environ de frais). Mais une fois cette épreuve initiatique passée, l’argent arrive automatiquement sur votre compte, libellé en euros, sans commission bancaires (Clickbank vous facture juste 2,50 € par virement).

    Et le top du top, ce sont les produits numériques récurrents, c’est à dire des clubs avec abonnements mensuels : chaque client que vous apportez à ce type de club vous fera gagner des commissions tous les mois, tout le temps où le client restera client. Le paradis non ? C’est la source principale de revenus de Steve Pavlina actuellement, et cela demande peut-être un article par an pour générer des dizaines de milliers de dollars de commissions par mois (évidemment, ses trois piliers sont extrêmement forts pour qu’il puisse gagner autant d’argent en recommandant un produit, fut-il récurrent).

    Où trouver de tels programmes ? 1TPE n’en propose pas, Clickbank oui, mais actuellement le seul produit Français récurrent sur cette plateforme est mon club Agir&Réussir ;) , qui n’est pas listé à l’heure actuelle. Le seul qui propose ce genre de programmes à ma connaissance en France est Christian Godefroy avec son Club Positif.

    Vos propres produits

    Aaah. S’il y a quelque chose de mieux encore que l’affiliation sur les produits récurrents, c’est bien cela : vos propres produits. Non seulement parce que c’est une étape extrêmement excitante dans l’évolution de votre blog, et que cela vous apportera reconnaissance et fierté, tout en augmentant vos 3 piliers, mais aussi parce que, sur vos produits que vous vendez vous gardez 100% de la marge, et des affiliés vont travailler pour promouvoir ces produits, au prix certes d’une commission, mais que vous ne paierez que si vous obtenez un client. Le bonheur.

    Il y a des milliers de produits physiques ou numériques que vous pouvez faire. Mais je vous recommande évidemment de faire en sorte que vos produits s’inscrivent dans deux catégories :

    • Les produits numériques
    • Les produits numériques récurrents

    Dans ces deux catégories se situent les potentiels de gain maximum et les contraintes logistiques à gérer minimales. Et vous pouvez évidemment référencer vos produits sur Clickbank – et je vous le recommande – afin que vous puissiez utiliser le formidable effet de levier que représente une armée d’affiliés qui se battent pour promouvoir votre produit ;) .

    Si vous voulez vivre de votre blog, je vous recommande définitivement de lancer un produit avec abonnement mensuel. Un tel produit a de multiples avantages :

    • Vous pouvez le lancer en ayant créé seulement 10% du contenu, ou moins.
    • Les affiliés seront motivés car ils gagneront une commission récurrente en cas de conversion.
    • Evidemment, cela vous permet de gagner un revenu récurrent.
    • Envoyer du contenu régulièrement, plutôt que de tout donner d’un bloc, est selon moi la meilleure manière d’aider nos clients, qui sinon se sentiraient un peu écrasés par tout le contenu à absorber et ne sauraient pas par où commencer. Ici vous pouvez y aller progressivement, et donner des tâches à faire d’ici la prochaine leçon.

    Mais avoir le meilleur produit du monde ne suffit pas : encore faut-il bien savoir le vendre. Et c’est là, encore, que 99% des blogueurs Francophones se trompent…

    Comment vendre un produit efficacement

    Tout d’abord, à l’étape même de la conception du produit, beaucoup de blogueurs se trompent : ils créent le produit qu’ils veulent créer, plutôt que de créer le produit dont a besoin leurs lecteurs. Comment savoir de quel produit ont besoin vos lecteurs ? C’est très simple : demandez-leur ! Publiez un sondage qui posera aux lecteurs différentes questions, et notamment “quel est le plus gros obstacle que vous rencontrez actuellement en relation avec thème du blog ?”.

    Une ou plusieurs tendances se dégageront de ces réponses. Vos futurs produits.

    Ensuite, voici la façon dont 99% des blogueurs lancent leur produit : ils le créé, font éventuellement un ou deux tweet dessus pour indiquer qu’ils bossent dessus, puis le mettent en ligne et publient un bref article sur leur blog en disant “Hé ça y est, j’ai créé tel produit, il est là !”.

    C’est nul. Zéro. L’antimarketing par excellence, et le plus sûr moyen que vos ventes soient minimales.

    Pourquoi Harry Potter cartonne ? En avez-vous déjà lu un tome ? Si oui et si vous l’avez aimé, il est probable qu’à la fin de chaque chapitre, vous étiez pris d’une irrésistible envie de lire le suivant. Pourquoi ? Parce certains actions avaient eu lieu dans le chapitre que vous veniez de terminer qui créaient une attente ou un mystère que vous aviez envie de résoudre. En bref, J. K. Rowling a réussi a créé un suspens qui tient en haleine ses lecteurs d’un bout à l’autre de ses livres. Dan Brown fait de même.

    Le suspens. C’est l’art de jouer avec la curiosité, qui est un puissant facteur de motivation humaine. Si vous savez l’utiliser pour mettre en avant votre produit, vous pouvez créer potentiellement chez vos lecteurs la même envie de découvrir votre produit que les lecteurs de Harry Potter le prochain chapitre du livre.

    Et ce n’est qu’un aspect de que l’on appelle aux Etats-Unis, le marketing de lancement de produit. C’est un art et une science, et il consiste en gros à entretenir un suspens maximal sur une liste de mails de prospects qualifiés, et à créer de la rareté autour du produit en définissant une période de temps courte pendant laquelle soit il sera possible d’acquérir le produit, soit il sera possible de l’acquérir à un prix promotionnel. Il y a bien sûr beaucoup d’autres facteurs pour démarrer un lancement de produit sur les chapeaux de roues (c’est toute une méthode !). Pour le lancement d’Agir et Réussir, j’ai été aidé par un ami expert en marketing, qui a été formé à ces techniques. Je ne peux pas dévoiler publiquement son nom, cependant si vous disposez d’un blog ou d’une newsletter ayant déjà un certain trafic (et les 2 autres piliers, Autorité et Relation), vous pouvez m’envoyer un email pour que je vous mette en relation avec lui. Mon adresse est  : deslivres [at] technosmart.net.

    En France, presque personne n’utilise le marketing de lancement de produit, alors qu’elle est très courante sur le web Anglo-Saxon et qu’elle peut facilement vous apporter en une semaine l’équivalent d’un an de chiffre d’affaires. Christian Godefroy a récemment lancé un produit au nom de Superlancement enseignant comment utiliser ces techniques, mais malheureusement il ne sera plus possible de l’acquérir après le 15 janvier (il devrait être possible de s’inscrire sur une liste d’attente toutefois).

    En tout cas si vous deviez retenir quelque chose, c’est bien cela : ne vous contentez pas d’annoncer que vous avez créé un produit, entretenez un suspens avant sa sortie, et lors du lancement, prévoyez quelque chose que vous offrirez (une réduction ou un bonus) pendant un temps limité : la procrastination étant un mal rampant et très répandu dans notre société, ce genre de “deadline” permet d’aider vos lecteurs à dépasser la procrastination et à passer à l’action.

    Bravo ! Vous avez lu cet article en entier, à présent vous en savez plus sur ce qui fait un blog à succès et monétisable que 95% des blogueurs Francophones. Et si vous appliquez tout cela, vous pourrez certainement créer un blog qui se distingue de la masse, que vous et vos lecteurs apprécieront et qui vous rapportera de l’argent – et même beaucoup d’argent ! ;)

    Le web Francophone manque cruellement de blogs de qualité. Il y a énormément de places à prendre, mais d’ici 3 ou 4 ans cela aura certainement changé et il sera sans doute plus difficile de se faire sa place au soleil. Agissez donc MAINTENANT ! Si vous écrivez au moins un article par semaine pendant 3 à 4 ans, je peux vous assurer qu’il est presque obligatoire que vous disposiez au bout de ce temps d’un blog de référence qui vous rapporte de l’argent, si vous avez bien choisi la niche au départ. Une nouvelle vie s’offrira à vous, et vous apporterez de la la valeur en plus pour le monde, et le web Francophone en particulier ;) .

    Si vous réussissez à faire décoller votre blog grâce à ces méthodes, n’hésitez pas à me contacter pour me le dire, la prochaine étude de cas que je publierai sur l’anatomie d’un blog à succès (car c’est prévu) pourrait bien porter sur le vôtre ! :)

    Note : si vous souhaitez participer, en tant que partenaire, au prochain lancement d’Agir et Réussir (afin de pouvoir en profiter pour toucher des commissions), et que vous avez une liste email d’au moins 500 abonnés, il vous suffit de m’envoyer un simple email pour que je vous donne plus de détails. Mon email : deslivres [at] technosmart.net