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Michael d’Esprit Riche organise l’édition de décembre de l’évènement « A la croisée des blogs« . C’est un évènement mensuel qui regroupe de nombreux bloggueurs autour d’un thème commun, que l’on appelle aussi Carnaval de blogs.
Ce mois-ci, Michael nous propose ce sujet : “Si vous n’aviez plus jamais à travailler pour de l’argent, que feriez-vous?”
Vaste question. Et je ne cacherais pas que c’est le but que je poursuis actuellement. Non pas de ne plus travailler, car j’aime travailler dans les domaines qui me plaisent, mais d’être libre de le faire ou de ne le pas faire et surtout de choisir sans restriction où, quand, et sur quelles choses je travaillerai.
Voici donc une liste des choses que j’aimerai le plus faire si je n’avais plus à travailler pour gagner ma vie :
- Voyager, être un nomade, un citoyen du monde
Ce rêve est commun à beaucoup d’entre nous. Libéré de la nécessité de travailler, je ne voyagerai pas comme un touriste en suivant un itinéraire balisé et aseptisé, mais je me plongerai dans la culture d’un pays en y restant plusieurs mois, en y assimilant autant que possible sa langue, en me mêlant à sa population et en y pratiquant les activités dans lesquelles ce pays excelle. A la manière d’Antoine de Maximy, globe-trotter infatiguable de l’émission J’irai dormir chez vous, ou de Timothy Ferris, auteur du best-seller La semaine de 4 heures.
Mais mon modèle est Sir Richard Burton, l’aventurier polymathe et polyglotte qui découvrit les lacs africains Tanganyika et Victoria dans sa recherche de la source du Nil et qui vécut plusieurs vies à lui tout seul. Il a voyagé dans de nombreux pays, exercé des métiers aussi divers qu’explorateur, militaire, écrivain, poète, linguiste, ethnologue, diplomate, et maîtrisait 29 langues (!).
Quelques images de Richard Francis Burton qui donnent un aperçu des multiples vies qu’il a vécu
Ce qui m’attire chez Richard Burton, c’est sa polyvalence et la capacité de caméléon incroyable qu’il avait pour se fondre dans les cultures avec lesquelles il entrait en contact. Il a été le premier Européen a aller faire un pélérinage à la Mecque et à revenir le raconter (enfin, après Ludovico de Verthema qui l’avait fait en 1503, mais s’était converti à l’islam pour cela), se déguisant en pachtoune et allant même jusqu’à se faire circoncire pour ne pas se faire démasquer !
C’est ainsi que je rêve de voyager : en me fondant dans les cultures pour, tel un ethnologue, les découvrir de l’intérieur et tenter de les comprendre sans à priori, en tirer ensuite le meilleur pour être un meilleur moi-même lorsque je reviendrai chez moi ou que je repartirai vers d’autres aventures.
Quelles sont les destinations que je rêverai de faire en premier ? Il y en a beaucoup. En voici quelques unes :
- La Mongolie
Photo par Digitalain
Les vastes steppes herbeuses et le mode de vie traditionnel des nomades mongols me font tant rêver. J’aimerai y partir, louer les services d’un guide et partir à la découverte des steppes et des nomades à dos de cheval pendant un mois au moins. Il faudra pour cela que j’apprenne l’équitation, mais cela ne me fait pas peur et je me vois bien prendre des cours là-bas, ils ont certains des meilleurs cavaliers de la planète
.
Photo par Jeff Bauche
- Barcelone
Photo par Askielboe
Je suis tombé amoureux de cette ville. J’ai eu la chance de la découvrir en étant guidé par une amie qui a tout quitté à 23 ans – études de commerce international, job, engagements – pour partir un jour à Barcelone avec 100 € en poche, une guitare et un sac de voyage pour vivre son rêve et tenter de vivre de sa musique. Elle ne parlait pas Espagnol. Six mois plus tard, elle avait un copain, un appart, un job et parlait Espagnol couramment. Et elle m’accueillait et me plongeait directement dans cette ville vibrante, cosmopolite, animée et toujours pleine de musique – et de sangria. Je rêve d’en faire ma seconde ville, mon port d’attache – et de parler Espagnol couramment. C’est également un endroit rêvé pour apprendre la guitare flamenco.
(Note : mon amie n’est autre que Julie Doce et vous pourrez avoir un aperçu de ses créations artistiques sur sa page MySpace
).
Photo par Pierofix
- L’Australie
Ce pays est immense, extrêmement diversifié, l’un des plus lointains que l’on puisse atteindre, et en même temps si proche de nous par sa culture occidentale et sa langue anglaise. Un mélange fascinant, que je rêve d’explorer de manière approfondie un jour. Un endroit rêvé pour apprendre à faire du surf, dévaler les rivières de canyon en rafting ou apprendre à nager plus vite que les crocodiles !
Photo par Dobln
- Le Pérou et le Machu Picchu
Le Pérou et cette forteresse mystérieuse sont tout simplement fascinants. Je suis depuis longtemps passionné par l’archéologie et les vieilles ruines dans des paysages sublimes m’émeuvent jusqu’au plus profond de mon être.
Le Pérou, c’est aussi la cordillère des Andes, la jungle Amazonienne, les figures de Nazca uniquement visibles par avion, la source de l’Amazone, et un peuple d’origine diverse parlant essentiellement Espagnol.
C’est aussi le berceau de la civilisation Inca, à l’origine du Machi Picchu et de nombreuses autres ruines somptueuses.
J’adorai y faire une expédition archéologique en tant qu’archéologue amateur bénévole, comme je l’ai déjà fait en France
Et il y a tellement d’autres pays que j’aimerai visiter (comme le Japon, l’Inde, les Etats-Unis, la Chine, le Tibet, les pays Scandinaves que j’adore) et de cultures que j’aimerai rencontrer. Une vie n’y suffirait pas. Mais quelle vie ! Tant de choses à faire et à voir suffirait à combler de bonheur un homme aventureux, à condition qu’il dispose d’un foyer, d’un port d’attache vers lequel il pourrait revenir pour se ressourcer.
- Écrire (et publier des livres)
Photos par Jl62
Écrire est ma passion, mon rêve absolu. Depuis mon enfance, je veux devenir écrivain. Etant tiraillé par ce que certains appelleraient une dichotomie, une attirance artistique pour la littérature, et une autre plus rationnelle pour les sciences, c’est tout naturellement que ce rêve s’est très tôt orienté vers une spécialisation particulière, qui me permettrait de joindre le meilleur de mes deux tendances : devenir écrivain de science-fiction.
Néanmoins, ayant été fort déçu par une première L idéalisée, doublée d’une crise adolescente sur le tard et d’une véritable envie de me lancer dans la vie active, j’ai fait ce choix merveilleux de créer mon entreprise, ce qui fut une aventure extraordinaire à tout point de vue. On s’en doute, cela me laissa peu de temps pour écrire et je mettais en standby pendant plusieurs années mes pulsions créatrices littéraires, au prix d’une certaine frustration pour ma tendance artistique, un peu laissée de côté au profit de mon esprit rationnel. J’ai repris depuis la plume – ou plutôt le clavier – à l’occasion et j’ai publié une nouvelle dans une anthologie parue en 2006 chez l’Harmattan.
Je ne passe pas toutefois pas assez de temps à écrire à mon goût. Depuis cette publication, j’ai bien écrit quelques nouvelles éparses, et j’ai surtout un roman en cours, de plus d’une quarantaine de pages (A4) à l’heure actuelle, mais je ne prend pas assez le temps (oui, je procrastine) et je n’ai pas non plus le temps ni la quiétude nécessaire pour le faire. Ne plus avoir à gagner ma vie me permettrait de me consacrer entièrement à cet art, à mon art, et de le nourrir en multipliant les expériences, les rencontres, les réflexions et en diminuant stress et fatigue qui nuisent à la qualité du travail littéraire.
- Vivre une multitude d’expériences diverses, passer d’une culture à une autre, d’un groupe à un autre, d’une couche sociale à une autre
J’adore passer d’un groupe à un autre, pour y découvrir la manière de fonctionner de ceux-ci, pour vivre avec les personnes qui les composent des moments inoubliables souvent sublimés par le partage d’une passion commune… J’adore aussi découvrir et vivre de multiples expériences aux goûts, aux couleurs et aux saveurs très différentes, qui à chaque fois me font entrevoir un peu plus de ce joyau aux milles facettes qu’est la vie.
J’ai ainsi eu l’occasion de faire des chantiers archéologiques, de chanter sur scène devant 200 personnes, de jouer du théâtre d’impro devant un public de même taille, d’exposer des oeuvres photographiques avec une dizaine d’autres artistes, de m’associer avec un ami de coeur, Gass, d’origine Congolaise, pour l’aider à se lancer dans le monde de la mode (voir son site Rogass si les vêtements comme oeuvre d’art vous intéressent), de prendre des cours de pilotage d’avion (pas assez hélas pour pouvoir piloter librement, mais cela viendra !), de faire une étude sociologique de terrain dans le cadre de mes études au CNAM, de monter une association sur le développement personnel dans ma ville de Lille, d’être président d’une association de défense de la nature, de faire du chien de traîneau en Suède… et évidemment de créer mon entreprise et bien d’autres choses encore !
Exemple du travail remarquable de mon ami Gass
(photo par le non moins remarquable Gaetan Lamarque)
Mon premier squelette, reste d’un solide gaillard Mérovingien et souvenir de mon premier chantier archéologique. Cela m’a permit de constater que les archéologues savent lever le coude
Moi sur un traîneau de chiens en Suède. Une expérience inoubliable.
Je suis donc un polymathe ou en tout cas j’aspire à l’être, un homme d’esprit universel ouvert à toutes expériences et désireux d’en vivre de nombreuses avant de devoir tourner la page…
- Lire et apprendre
J’adore apprendre. J’adore lire. J’ai ça dans le sang. Le fait même d’apprendre est tout aussi important pour moi que ce que j’apprend. En n’ayant plus besoin de travailler, j’aurai plus de temps pour lire et prendre des cours et partager et vivre milles expériences fascinantes. C’est une synergie. Mais ce qui est beau, c’est que même en travaillant, j’apprend et je continue à progresser
.
Photo par Drunkprincess
Bref, bien que je crois que j’aurai peut-être peur du vide si j’arrêtais de travailler – le travail constituant tout de même une grosse partie de mes journées, je pense honnêtement que je n’aurai aucun mal à trouver une multitude d’activités à faire, de nouvelles personnes à rencontrer, de connaissances et de proches à côtoyer et à aimer, de groupes à intégrer, de pays et de culture à découvrir pour vivre une vie pleine, riche, diversifiée et satisfaisante, où à la fin je pourrai me retourner et me dire « oui, j’ai bien vécu » et, je l’espère, « j’ai apporté ma pierre ».
Car la vie est belle, la vie est intense, la vie est pleine de promesses et de choses à apprendre et à découvrir et à sentir et à goûter et à aimer et…
Comme le chantait Freddy Mercury :
So much to do in one life time…
Et vous, que feriez-vous si vous n’aviez pas à travailler pour gagner votre vie ?
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on jan 1st, 2009 at 17:50
Très beaux projets !
J’ai appris un nouveau mot par la même occasion : « Polymathe » et je pense que ça défini aussi ma manière d’être.
Merci
on jan 2nd, 2009 at 5:05
[...] Olivier de Des livres pour changer de vie propose une approche que je partage totalement : il présente ses destinations de voyage et les passions qu’il souhaite réaliser. Avec la visite de la Mongolie ou encore de Barcelone, Olivier a du pain sur la planche ! [...]
on mar 1st, 2009 at 22:24
Si je n’avais pas à travailler pour gagner ma vie…
J’ai énormément de projets, et apparemment je n’ai pas ‘encore’ besoin de travailler pour gagner ma vie. J’ai une « marge de manœuvre » d’un an, que je vais utiliser pour voyager, d’autant de manières différentes que possible (des simples vacances sur la plage – de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal – au tourisme culturel en passant par un éventuel stage et des associations humanitaires).
Je suis par contre plus attirée par le trajet d’Alexandra David-Néel, par sa force de vie, son énergie. Son obstination aussi, dans une certaine mesure.
Juste une question, cependant :
So… you want it all ? you would want it now ? Simple citation plus ou moins hors contexte ou chemin détourné pour dire que tout avoir n’est qu’une question de point de vue ?
on mar 2nd, 2009 at 19:48
Bonjour Julie,
Ma foi tu as de la chance de ne pas « encore » avoir besoin de travailler et de pouvoir vivre tes rêves pendant un an
. J’ai vu sur ton blog que tu prépares une thèse, c’est néanmoins beaucoup de travail !
Je ne connaissais pas Alexandra David-Néel, merci de me l’avoir fait découvrir, sa vie semble absolument passionnante ! J’adore les personnes dont la vie a vraiment value la peine d’être vécu, je crois que je vais bientôt me plonger un peu plus dans la sienne, merci
.
Sinon, yes I want it all, anyway all the best things I can take or make. All now ? Oh no !